• Carl Maria Friedrich Ernest von Weber est né le 18 novembre 1786 à Eutin, près de Lübeck et vécut jusqu'en l'an 1826  à Londres était un compositeur allemand de musique classique.

    Il est issu d'une famille vouée à l'art depuis longtemps. Son père, Franz Anton, était un homme étrange qui, de son propre chef et sans autre forme de procès se déclara de noblesse (baron). Il débuta comme officier et finit comme directeur de différents groupes dramatiques non moins obscurs. Néanmoins, il était un excellent violoniste et sa mère chanta sur scène. Ses cousines, Josepha, Aloysia, Constanze et Sophie, filles du frère de Franz Anton, Franz Fridolin, atteignirent une haute réputation comme chanteuses.

     

    Mozart, après avoir été refusé par Aloysia, épousa Constanze et donc devint son cousin par alliance.

     

    Blog de colinearcenciel :BIENVENUE DANS MON MONDE MUSICAL, LA CARRIERE MUSICALE DE CARL MARIA VON WEBER

    Von Weber commence à exercer comme chef d’orchestre du théâtre de Breslau de 1804 à 1806.

    Il part ensuite à Karlsruhe comme intendant de la musique du Duc Eugene de Wurtemberg. Il écrira son premier grand opéra, Silvana, alors qu’il est maître de musique du Prince Louis à Stuttgart.

    En 1811, il entame une tournée de concerts à travers la Suisse, l’Allemagne et la Bohême. Cette année-là, il écrit également un autre opéra, Abu Hassan.

    En 1844, ses cendres seront transférées au cimetière catholique de Dresde sur une musique funèbre - inspirée d'Euryanthe - composée et dirigée par Wagner. 

     

    Weber nous laisse également des lettres, des poèmes, des écrits, qui ont déjà été édités.

     

    Son fils Max Maria (1822-1881) sera son premier biographe.

    Gustav Mahler terminera en 1888 l'opéra Die Drei Pintos que Weber avait commencé en 1820.



    De 1813 à 1816, il est chef d’orchestre au Standethater de Prague. En 1817, il épouse la cantatrice Caroline Brandt et prend la direction du nouvel opéra allemand de Dresde. Il en fait un foyer de l’art allemand pour lutter contre les nombreux théâtres italiens disséminés dans toute l’Europe.

    C’est durant cette période qu’il écrit un des plus grands triomphes de l’histoire de l’opéra : Der Freitschutz, achevé en mai 1820 à Dresde. La première eut lieu à Berlin le 18 juin 1821. Parmi les auditeurs se trouve le jeune Felix Mendelssohn-Bartholdy.

    Ce succès foudroyant va se prolonger sur les autres scènes européennes. Cet opéra, correspondant à toute les traditions folkloriques allemandes, est au cœur du romantisme. C’est l’opéra le plus important depuis ceux de Mozart.

    Carl Maria Von Weber écrira encore Euryanthe, composé pour Vienne en 1823, et Oberon (1826) pour le Covent Garden de Londres. Euryanthe est un drame musical inspiré d’un récit français du XIIIème siècle. Cet opéra annonce en quelque sorte Lohengrin et Tännhauser de Richard Wagner. Oberon se présente comme une féérie et alterne dialogues et chant. Certains détails rappellent la Flûte enchantée de Mozart. Weber comptait remanier cette œuvre pour en faire un véritable opéra. Il n’en eut pas le temps.

    Six semaines après la création d’Oberon, Weber meurt à Londres, le 5 juin 1826. Il est inhumé en Angleterre au son du requiem de Mozart. En 1844, Richard Wagner organisera le retour de sa dépouille à Dresde.

    Il était également virtuose du piano. Sa main lui permettant de grandes extensions, les œuvres qu’il se destinait sont difficiles à jouer. Il écrivit entre autres quatre sonates et des variations. On peut encore citer l’invitation à la valse, le rondo brillante, et la grande Polonaise. Ses trois concertos pour piano sont des œuvres extrêmement virtuoses. Citons également son Quintette en si bémol pour clarinette et cordes (1815, op. 34, J 182) ou le Grand Duo concertant pour clarinette et piano (1816, J204).

    Il est également l’auteur de deux concertos écrits en 1811 (en fa mineur et en mi bémol majeur, opus 73 et 74) et d’un concertino pour clarinette (mi bémol majeur, opus 26), ainsi que d’autres pièces de musique de chambre qui restent cependant mineures par rapport à ses opéras.

    En 1844, ses cendres seront transférées au cimetière catholique de Dresde sur une musique funèbre - inspirée d'Euryanthe - composée et dirigée par Wagner. 

    Weber nous laisse également des lettres, des poèmes, des écrits, qui ont déjà été édités.

    Son fils Max Maria (1822-1881) sera son premier biographe.

     

    Blog de colinearcenciel :BIENVENUE DANS MON MONDE MUSICAL, LES OEUVRES DE CARL MARIA VON WEBER et L'INVITATION A LA VALSE

    Les principaux Opéras de Carl Maria von Weber sont : le Freischütz, à  Berlin puis sur toutes les grandes scènes d'Allemagne et en France l'on joue son Robin des bois. Son succès est triomphal puis viennent ensuites Euryanthe et Obéron qui eurent moins de succès que Freischutz ; Preciosa ; des scènes et airs pour Athalie.

    Il composa aussi l'INVITATION A LA VALSE que vous entendez ici et des messes, des mélodies, des ouvertures, des concertos pour différents instruments.

     

     


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  • Blog de colinearcenciel :BIENVENUE DANS MON MONDE MUSICAL, OBERON de Carl Maria von WEBER

    Obéron, ou Aubéron est le roi des Fées, selon de nombreuses légendes. Il apparaît dans la littérature dès le haut Moyen Âge (Huon de Bordeaux), et il est particulièrement connu comme personnage de William Shakespeare, dans Le Songe d'une nuit d'été(vers 1590).

    Obéron apparaît dans de nombreuses autres œuvres, anciennes ici sur cette très belle peinture datant de 1849 de Joseph Noel Platon nous voyons Obéron en querelle avec Titania.

    Obéron est une légende mérovingienne.

     

    Le statut d'Obéron comme roi des elfes provient du personnage d'Alberich (elbepour elfe, reix,rex pour « roi »), un sorcier dans l'histoire légendaire de la dynastie Mérovingienne. Dans cette légende, il est le « frère » dans l'Autre Mondede Merowech, dont le nom est l'éponyme des Mérovingiens. Alberich gagne pour son fils aîné Walbert la main d'une princesse de Constantinople. Dans l'épopéeNibelungenlied, Alberich garde le trésor des Nibelungen, mais est vaincu parSiegfried.

     

    L'HISTOIRE DE DER FREICHUZT

     

     

     

     

    Blog de colinearcenciel :BIENVENUE DANS MON MONDE MUSICAL, L'HISTOIRE DE DER FREICHUZT de Carl Maria von WEBER

    L'intrigue se passe en Bohême vers 1648, juste après la guerre de Trente Ans.

    Max aime Agathe, la fille du garde forestier Cuno. Il voudrait gagner un concours de tir dont l'enjeu est la nomination du nouveau garde chasse et obtenir ainsi la main d'Agathe ; mais il perd dès la première épreuve. Kaspar a vendu son âme au mauvais esprit Samiel et doit lui amener une nouvelle victime ; Max accepte que Samiel lui fournisse des balles magiques.

    Agathe est inquiète bien qu'Ännchen la rassure ; Max arrive puis la quitte sous prétexte d'aller chercher un cerf qu'il a tué dans la vallée des loups. Au milieu de visions et de bruits étranges, Kaspar prépare sept balles pour Max, mais la dernière obéira à la volonté de Samiel, ce que Max ignore. Agathe prie et se prépare à épouser Max ; elle fait des cauchemars, mais une fois encore, Ännchen la réconforte. Max surprend tout le monde lors du concours de tir. Le prince lui ordonne de tirer sur une colombe blanche avec la septième balle. Agathe sort du bosquet où se trouve la colombe et lui crie de ne pas tirer. Max tire, la colombe s'envole et Agathe tombe inanimée. Elle reprend conscience, mais Kaspar est blessé à mort. Max avoue son pacte avec Samiel, mais grâce à l'intervention d'un ermite, il sera pardonné.

    Ci-dessus l'image est une lithographie datant de 1822 pour une représentation de cet opéra Der Freischütz à Nuremberg.

     

     


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  • Compositeur pour piano, mais aussi virtuose du piano - Weber couvrait sans difficulté un intervalle de douzième- il brilla surtout dans l'improvisation. Il compte aussi parmi les plus grands orchestrateurs.

    Weber exerça également des activités de critique, ses lettres et écrits divers ont fait d'ailleurs l'objet de plusieurs éditions, il a laissé une esquisse autobiographique, un roman inachevé et des poèmes. Son fils Max Maria (1822-1881) fut son premier biographe. Gustav Mahler terminera en 1888 l'opéra Die Drei Pintos que Weber avait commencé en 1820.

     

    EXTRAIT d'un opéra : DER FREISCHUTZ

     

     


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  • C'est à Vienne, nous en avons déjà parlé que Carl Maria von Weber rencontrera l'abbé Vogler, un éminent professeur de composition qui lui donne des leçons de contrepoint et de fugue.

    A 17 ans cet abbé lui fit obtenir la place de chef d'orchestre du théâtre de Breslau. A 27 ans il est déjà nommé maître de la musique du théâtre de Prague. En 1816 il se marie avec la cantatrice célèbre  à l'époque Caroline Brandt.

    Nous entendons une oeuvre magnifique pour piano et orchestre le Concert Op. 79 en son début, une oeuvre toute remplie de délicatesse et de douceur, particulière pour l'époque et unique dans son genre ; romantique, belle dans une sorte de simplicité sobre et merveilleuse, profonde, forte, rayonnante et très originale. Voici le lien : https://www.youtube.com/watch?v=2VgpqpT4qM4

     

    CARL MARIE VON WEBER, LE PLUS GRAND ROMANTIQUE, A VIENNE

     

     

     

    Rappellons que Carl Maria von Weber fut un ardent promoteur de la musique romantique allemande et qu'il est né à Eutin le 18 décembre 1786 il y a 224 ans. Son père qui était un ancien officier était devenu directeur de théâtre et sa mère, de santé très délicate était cousine avec la femme de Mozart Constanzia  dont nous avons aussi la biographie et des portraits dans cet espace.

    Ici nous entendons un Andante et Rondo Hungarian particulièrement grâcieux et merveilleux.

    Parceque son père devait, par son travail se déplacer souvent, Carl voyagea beaucoup durant sa jeunesse et il reçut des leçons de musique du chef d'orchestre du théâtre de son père et puis de Michel Haydn frère de Joseph Haydn. A 12 ans déjà il fait édité un recueil de 6 fuguettes pour piano et entretemps il s'occupe de peinture et de dessin : il perfectionne un procédé de lithographie et grave lui-même sa deuxième oeuvre : Variations pour le piano.

     

     

    Oui même selon Hector Berlioz, Carl serait le plus grand romantique dépassant même Robert Schumann dans sa musique symphonique... mais Carl Maria von Weber le dépasse quant à son sens et le domaine du  théâtre. Berlioz admirait Carl Maria von Weber.

    Voici l'ouverture de l'Opéra Obéron dont nous allons parler plus longuement.

     

     

     OBERON

    Fichier:Morganlfay.jpg

    Le nom Obéron est mentionné dans la littérature française dès la première moitié du XIIIe siècle, comme nain féerique qui aide le héros, dans la chanson de geste Les Prouesses et faitz du noble Huon de Bordeaux.

    Quand Huon, fils du comte Seguin de Bordeaux, traverse la forêt où vit Obéron, il est mis en garde par un ermite. Mais sa courtoisie le conduit finalement à recevoir les salutations d'Obéron et obtenir ainsi son aide dans sa quête. Ayant tué Charlot, le fils de l'empereur (en se défendant), Huon doit visiter la cour de l'amir de Babylone et accomplir divers exploits pour obtenir le pardon. C'est seulement grâce à l'aide d'Obéron qu'il y réussit.

    L'elfe apparaît : il est d'une taille de nain mais d'une grande beauté ; Obéron explique que lors de son baptême, une fée offensée l'a condamné à cette petite taille - première mention d'une mauvaise marraine-fée). Quelque peu radoucie, elle lui aurait ensuite donné en compensation cette grande beauté. Cet aspect singulier, issu de l'Alberich de Nibelungen, la taille de nain, trouvait ainsi une explication.

    Le véritable Seguin était comte de Bordeaux sous Louis le Pieux en 839, et mourut en combattant les Normands en 845. Charles l'Enfant, fils de Charles le Chauve, mourut en 866 des blessures infligées par un certain « Aubouin », dans des circonstances similaires à celles du Charlot de l'histoire - un guet-apens. Obéron apparaît donc dans l'imaginaire courtois français du XIIIe siècle, d'après une interprétation de faits historiques datant du IXe.

    À ce personnage légendaire, il est donné quelques artefacts celtiques, telle une coupe magique (comparable au Saint Graal) qui reste toujours pleine pour le vertueux : « La coupe magique fournissait leur repas du soir ; son pouvoir était tel, qu'elle proposait non seulement du vin, mais aussi des aliments plus solides quand désirés » selon Thomas Bulfinch. Dans cette histoire, Obéron est également présenté comme l'enfant de la fée Morgane et de Jules César.

    Un manuscrit du roman dans la ville de Turin  contient un prologue à l'histoireHuon de Bordeaux, sous la forme d'un roman séparé (dédié au personnage d'Auberon), et quatre suites. Il y eut plus tard des versions françaises   

     

    Comment ne pas fondre devant une telle écriture : je suis éblouie par ce maître en écoutant et lisant les notes : quel émerveillement et mon âme sourit ainsi que mon visage ;) : quel bonheur d'écouter une telle virtuosité d'écriture et d'interprétation ! C'est le total ravissement ! Nous avons écouté entretemps un autre concerto mais sans pouvoir en lire l'écriture : c'est voulu ! Je voulais savourer cette oeuvre et avant d'en écouter la suite, l'interrompre par les trois parties du concerto pour piano et orchestre n°1 Op. 11. Pour mieux encore savourer ceci : bien que ce concerto en trois mouvements m'a énormément séduite une fois de plus! Et vous ? Dites-moi ....

    Coline

     

     


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