• TIBET PRECIEUX

    A la découverte du Tibet et de l'Himalaya et des enseignements du bouddhisme tibétain

               ©Colinearcenciel ayant pris refuge avec Rimpoche Lama Karta boddhisattva qui lui donna le                  nom de Karma  Samten Tcheu Dreun en 1989 ou 1988. Cela fera 30 ans. Lama Karta se                   trouve au ilieu le bras droit levé.

    TIBET PRECIEUX

     

    ARTICLES

    1. Les femmes et les enfants du Tibet

    2. ☼~~Milarépa et où les déboires familiaux de jeunesse l’amenèrent~~☼

    3. ☼~~☼Comment les Cents mille chants de Milarépa ont traversé le temps☼~~☼

    4.  ☼~~☼Chant de la Vallée du Joyau de la Roche Rouge☼~~☼

    5.  Le voyage de Milarépa à Latchi

    6. ☼~~☼ Le chant des Septs grands ornements☼~~☼

    7.  ☼~~Boddhisattva&Nirmânakâya~~☼Edification ☼

    8.  ☼☼~~La Conscience vivante~~☼☼

    9.  Le Tibet et la Haute Spiritualité Himalayenne

    10.  Le Yoga de Kalou Rinpoche

    11. Ma rencontre avec Lama Karta

    12. TIBET PRECIEUX

    13. Les temples disparus du Tibet

    14.

     
  • Femme tibétaine qui fume la pipe traditionnelle.

    Himalaya et la femme tibétaine, dans les montagnes : ces petits drapeaux de toutes les couleurs secoués par les vents s'y trouvent en signe de vénération spirituelle constante en harmonie totale avec la nature.

     

    Les drapeaux tibétains parsemés dans les montagnes himalayennes.

     

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    Om mani padme Om

     

    Les femmes tissent aussi, rapportent de l'eau au foyer, cuisinent, cultivent, s'occupent des enfants et des animaux : les hommes participent aux tâches lourdes. La vie est ponctuée d'une haute spiritualité. Il y a aussi les vieillards dont il faut s'occuper mais qui s'astreignent également aux tâches diverses, parfois aidés par les enfants très respectueux.

    Ce peuple tient bon grâce à une haute spiritualité transmise de génération en génération comme le bien le plus précieux.

     

    Ci dessous des femmes plus âgées tissent.

     

     

    P

    Prières avec moulin en récitation des mantras

     

    Pri

    Dévotion

    Les femmes et enfants du Tibet

    Femme cultivant l'orge en préparation

    de l'hiver afin de faire des réserves suffisantes.

    Himalaya et Tibet.

     

    Chemin dans la montagne himalayenne, certains chemins sont plus périlleux encore et empruntés par des jeunes enfants, ensemble ou seul pour rejoindre l'école du monastère où ils resterons le temps de l'hiver extrêmement rude.

    Ils sont contents d'apprendre car en plus "dans le monastère il fait bien chaud". Les enfants participent de façon naturelle aux tâches familiales comme ce petit garçon portant le bois (photos du photographe Olivier Föllmi dans son ouvrage "Fleuve de vie").

    Les photos sont magnifiques. La rudesse de la vie portée par une haute spiritualité et l'instinct de survie y compris spirituelle.

     

    ©Olivier Föllmi (Visitez son site pour voir ses photos superbes) et ci dessous des enfants longeant un fleuve indien.

     

    Les enfants disent :" Il ne faut pas avoir peur,

    sinon on tombe. Il faut avancer en sachant

    que l'on ne tombera pas, c'est ainsi que l'on ne tombe pas".

     

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     ©Colinearcenciel

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  • ☼~~Milarépa et où les déboires familiaux de jeunesse l’amenèrent~~☼

    Milarépa n’avais aucunement l’intention de devenir ce qu’il devint au cours de sa vie lorsque sa mère et sa famille furent dépouillés de tous leurs bien : une rage terrible s’empara de sa mère qui l'obligea, selon  le jeune homme, à devenir un sorcier magicien et un criminel.
     
    Milarépa obéit lui aussi très révolté de l’attitude de tous ceux qui s’acharnèrent contre sa mère et tous leurs biens. Mais il n’avait pas cette intention avant que ces épreuves arrivèrent. Ainsi il arriva à détruire plusieurs vies, une trentaine, celles de coupables tout en ayant acquis des facultés de pouvoirs maléfiques à tels points qu’il utilisait les forces de la nature comme faire tomber de la grêle violemment sur un village et faire en sorte qu’un torrent dévaste une vallée et sa population. Milarépa n’avait donc aucune pitié pour les pilleurs qui avait ruiné sa mère et sous l’impulsion de celle-ci , il accomplit une vengeance vis-à-vis de ceux, faisant aussi partie de sa famille, afin de leur ôter la vie. Par la suite, il fut très accablé de ce qu’il avait fait, perdant totalement le sommeil, l’appétit, le goût de vivre. faitet devint un yogi tellement intéressant et puissant, qu’il enseigna en chantant ses diverses expériences et cela grâce à l’aide de son maître magicien qui l’incite à rencontrer Marpa.
     
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    ☼~~Milarépa et où les déboires familiaux de jeunesse l’amenèrent~~☼

    Marpa

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    Nous avancerons par petites touches dans le cheminement de Milarépa, en tâchant de faire au mieux pour en retirer les bienfaits de son expérience notamment tous les obstacles qu’il surmonta durant son édifiante pérégrination de son passage sur terre.
     
    Mais ce n’est pas un hasard s’il fut choisi comme représentant de la lignée Kagyu tibétaine comme nous le verrons au fur et à mesure des pages qui suivrons.

    ☼~~Milarépa et où les déboires familiaux de jeunesse l’amenèrent~~☼

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    ☼~~☼Milarépa rencontre Marpa☼~~☼
     
    Marpa lorsqu’il va rencontrer le grand magicien Milarépa, (celui-ayant accompli la vengeance de sa mère) avec des méthodes et des pouvoirs sur les éléments tels qu’on en lit dans la bible en Egypte ; il trouve un “petite homme” en détresse et, avant de lui donner des instructions édifiantes, l’oblige à se purifier au travers de travaux assez fatigant et difficiles. Ensuite Milarépa s’engage dans l’ascétisme, se revêti de coton ( ras-pas) et vécu un temps dans les grottes et ermitages.
    “Dans le Tibet ténébreux”s’écriera Naropa “ce disciple sera pareil au soleil levant sur les neiges” en se prosternant trois fois vers le nord.
     
    Marpa donna à Milarépa quelques “outils” avant le départ de Milarépa :
     
    1- il lui donne le manteau de Naropa, symbole d’autorité spirituelle ;
    2- il lui donne un texte su r la doctrine de la chaleur intérieure, symbole de la maîtrise du yoga et le laisse partir en errance.
     
    Milarépa s’en va dans la montagne en faisant le voeux de ne plus descendre dans des lieux habités tant qu’il n’aura pas atteint l’Eveil.
     
    ( Mahasiddha Nāropa était un érudit d'Inde et un maître reconnu du bouddhisme tibétain. Il est l'un des maillons de la Lignée du Rosaire d´Or. Nāropa naquit dans une famille royale du Bengale. Il lui fut donné le nom de Samantabhadra et devait devenir roi) (1016-1100) . (Naropa ici  ). Il est parlé de Naropa dans le document ci-après : Himalaya, Terre de Sérénité Le Lac des Yogis.
     
    A propos de Milarépa©Karma Samten Tcheu Dreun/Colinearcenciel
     
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    ©Colinearcenciel /©Karma Samten Tcheu Dreun.

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  • Résultat de recherche d'images pour "bouddha"
    Ses paroles et ses chants furent recueillis par des auditeurs, partout où il passait en retraçant leur contexte historique, géographique et social. La source de la transmission fut verbale. Milarépa vécu “nu”, sans livre, loin des institutions et des pouvoirs, pour se livrer à ses expérimentations.

    ☼~~☼Comment les Cents mille chants de Milarépa ont traversé le temps☼~~☼

     
    Ses chants recèlent : (Les Cents mille Chants de Milarépa)
     
    1- les bases de la voie tantriques vers l’Eveil ; elles initient de façon claires, précises, vivantes la doctrine suprême de l’école Kagyupa
     
    2- le yoga de Mâhâmudra, la Grande Attitude, le Grand Geste.
     
    3- le Grand Sage indien TILOPA, premier maître de la lignée, transmit cette instruction à Naropa, lui-même à Marpa et ce dernier la traduisit du sanskrit en tibétain. C’est pourquoi Marpa le traducteur est nommé toujours ainsi.
     
    PS : r i t u e l s et e x e r c i c e s de yoga (les tantras) sont diffusés oralement sous le nom de “Quatre-vingt-quatre Siddha”. Plusieurs formes de yoga qui peuvent se traduire sur le plan pratique au travers du BHAKTI YOGA, SIDDHA YOGA, kryia YOGA. Qu’est ce que le siddha yoga , le bhakti yoga et le kriya yoga ....

    ☼~~☼Comment les Cents mille chants de Milarépa ont traversé le temps☼~~☼

     
    ☼~~☼Milarépa : Chant des six souvenirs du Lama - La bourrasque☼~~☼
     
    Milarépa se trouvait au Ford de Garuda (ce terme signifie le roi des races à plumes) de la vallée du joyau, dans la sphère de Mâhâmudrâ (c’est-à-dire qu’il se trouvait dans la grande attitude de la sagesse intérieurement née et dans l’enseignement pratique de la vacuité “si tu réalises la non - réalisation alors tu as réalisé le Mâhâmudrâ”. Il se trouvait simplement dans la voie de l’ultime réalisation dans la tradition Kagyüpa.).
     
    Un jour, il se leva pour préparer sa nourriture et constata qu’il n’y avait pas de bois, et encore moins de farine, de sel et de condiments. Il n’y avait pas non plus d’eau, ni de feu dans le foyer . Il se dit : “j’ai manifestement ignoré mes intérêts de façon excessive”.
     
    Et, pensant qu’il devait aller chercher des branchages, il vit quelques brindilles mais un vent violent soudainement déferla si fort qu’il arracha son habit de coton au moment où il avait du bois dans les bras tout en tentant de retenir son vêtement.
     
    Il se dit :” bien qu’ayant vécu longtemps en solitaire, en ermite, je n’ai pas encore abandonné mon attachement à mon ego. Celui qui n’a pas abandonné son ego à quoi peut t’il prétendre avec ses méditations et la pratique du Dharma ?”. Si le vent se réjouit du bois qu’il l’emporte ! Si le vent se complaît avec le coton, qu’il emporte ma robe !”. Il cessa donc de lutter , renonçant à ces deux exigences. Mais en raison de ses misérables moyens de subsistance et de la bise glaciale, il perdit connaissance.
    Lors qu’il revint à lui, il vit tout de suite, son vêtement qui se balançait sur une branche. Il apaisa son esprit et s’assis sur un bloc de pierre et médita sur l’immense tristesse qui était la sienne. Il pensait à Marpa le Traducteur , son Lama, son maître, et se remémorra la façon dont il fut instruit et il voulu aller le retrouver tellement sa douleur était forte par le souvenir de son Guru qui lui manquait cruellement. Dans cet état de désolation, il dit son premier chant “Les Six souvenirs du lama”, un chant de chagrin ardent qui exprimait l’étendue de son désarroi.
     
    "Le souvenir du Père adoucit la détresse, 
    Le cri de douleur éteint, 
    Le mendiant se jette aux pieds de Marpa. 
    A l'est de la Vallée du Joyau de la Roche Rouge Emerge un nuage blanc, 
    Les nuées blêmes ondoient, 
    La montagne semble un puissant éléphant 
    Et le sommet paraît tel un grand lion assis. 
    Dans le temple de la Vallée du Drowo, sublime sanctuaire, 
    Il est un trône en belle pierre 
    Dont le siège est couvert d'une peau d'antilope noire. 
    Qui donc ici demeure ? 
    Ici demeure Marpa le Traducteur 
    Quelle joie si vous étiez là maintenant 
    Bien que ma dévotion soit mince, je désire tant vous rencontrer ! 
    Quand je pense, je me languis de mon Lama. 
    Quand je médite, je revois Marpa. 
    O Dagméma, Mère meilleure encore que ma propre mère, 
    Je me réjouirais si vous séjourniez là aujourd'hui 
    Bien que le voyage soit long, je désire tant vous rencontrer, 
    Même si la route est périlleuse, j'aspire tant à vous revoir ! 
    Quand je pense, je me languis de mon Lama. 
    Quand je médite, je revois Marpa.
    Quel bonheur ce serait si vous disiez en ce moment 
    Le Tantra profond de Gyépa Dordjé ! 
    Bien que mon intuition soit faible, je désire l'embrasser, 
    Même avec peu d'intelligence, j'aspire à le réciter. 
    Quand je pense, je me languis de mon Lama. 
    Quand je médite, je revois Marpa.
    Quelle béatitude si vous confériez justement 
    Les quatre initiations, symboles de la transmission orale ! 
    Bien que mes offrandes crient misère, je désire les demander, 
    Même si je manque de présents, j'aspire à les recevoir. 
    Quand je pense, je me languis de mon Lama. 
    Quand je médite, je revois Marpa. 
    Quelle satisfaction si vous transmettiez maintenant 
    Les Six Doctrines de Naropa, ces instructions parfaites ! 
     Bien que peu assidu, je désire les solliciter 
    Même si mon endurance est fragile, j'aspire à les pratiquer. 
     
    Quand je pense, je me languis de mon Lama. 
    Quand je médite, je revois Marpa. 
    Quelle allégresse si pour une fois 
    Nous étions réunis avec mes frères de Ü et de Tsang ! 
    Bien que mes investigations soient malhabiles 
    Et ma compréhension mauvaise, je désire me mesurer à vous.
      
    Quand je pense, je me languis de mon Lama. 
    Quand je médite, je revois Marpa.
    Bien qu'il ne se soit pas écarté de la vénération, 
    Le mendiant ne peut plus endurer le tourment 
    Causé par le désir et le souvenir ardent du Lama. 
    Je suis oppressé, manque d'air, perds la voix, 
    De grâce, de votre fils, soulagez le chagrin"
     
    Ainsi il a chanté.
    Résultat de recherche d'images pour "Marpa"
     
    Au sommet d'un nuage qui chatoyait comme une soierie déployée de cinq couleurs, le Seigneur Marpa vint en personne. Il chevauchait une lionne blanche parée jusques aux pattes et paraissait plus beau, plus resplendissant que jamais.
     
    - Grand sorcier mon fils, que t'est-il donc arrivé pour que ta terrible détresse m'appelle ? Es-tu las des Trois Précieux Joyaux , de ton voeu, de ton Lama ?
    As-tu régressé vers les régions des influences mauvaises et des pensées troublantes ?
    Es-tu entraîné, dans ta cellule même, par les dangers des huit phénomènes mondains ?
    Es-tu chagriné par la persécution de ces magiciens que sont l'espoir et la crainte ?
    De plus, n'es-tu pas parvenu à cette harmonie génératrice de vertus et qui purifie des souillures ?
    N'as-tu pas offert ces mérites-là aux êtres vivants des six mondes et accompli le service des Trois Joyaux et du Guru ?
    Quoi qu'il puisse en être, en aucune circonstance, et d'aucune façon, nous ne serons séparés, toi et moi. Par la méditation, pour le bénéfice de tous, pour celui de la Doctrine, abolis les pensées créatrices de ton appel !
    Réjoui, ébloui par le rayonnement de Marpa, Milarépa chanta. 
     
    Le mendiant a retrouvé ses forces vitales, Il a entendu les paroles et vu le visage du Lama son Père. Du plus profond de la dévotion naît la réalisation. Le souvenir de la vie du Lama, Sa compassion, sa grâce, véritablement incarnées en moi, Ont fait obstacle aux conceptions qui ne sont pas la Loi. Le mendiant ne possède rien que cette vision.
    Et votre écoute, ô Vénérable, De ce chant de chagrin ardent en mémoire du Guru. Faites encore plus !
    Par votre amour protégez-moi 
    La perfection de la patience, de la persévérance 
    Est le service qu'apprécie le Lama mon Père. 
    L'errance, la solitude des ermitages 
    Est le culte qu'affectionnent les Dakinis, Cette Doctrine sacrée, suivie sans complaisance 
    Est célébration du bouddhisme. 
    Cette uniformité de la pratique et de la vie 
    Est offrande aux êtres vivants sans protection. 
    Cette volonté de joie dans la maladie et la mort 
    Est une brosse qui défait des souillures. 
    Cet ascétisme, abandon des nourritures contaminées,  
    Est le climat propice créant l'expérience et la réalisation. 
    Le fils répond par la méditation aux bontés de son Père. 
    Seigneur Guru ! Par votre amour protégez le mendiant !
     Bénissez-le, qu'il achève sa retraite
    Ainsi il a chanté.
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    ☼~~☼Comment les Cents mille chants de Milarépa ont traversé le temps☼~~☼

    Bouddha - 37 Citations

     
    Tantra  
     
    Les trois joyaux   :
    Les étapes du chemin, comme ce Flambeau de la Certitude, apprendre ce qui est essentiel et annexe, et ensuite mettre en pratique ce que nous avons appris.
     
    Ainsi, lorsque la pratique est fondée sur l’écoute et la réflexion, nous gagnons en confiance et en foi. Nous devenons aussi des bouddhistes actuels, non parce que nous aurons choisi le bouddhisme par préférence à une autre tradition, mais parce que nous aurons utilisé notre intelligence pour examiner les raisons qui nous font prendre refuge dans les Trois Joyaux Bouddha, Dharma, Sangha.
     
    Il nous appartient donc de nous engager dans les pratiques qui nous conduisent à l’éveil. Et la première étape consiste à prendre refuge de tout notre être dans ce qui est le plus précieux, les trois Joyaux que sont le Bouddha, le Dharma (***) et la Sangha (****).
     
    (***)Dharma : Dans l'hindouisme, le mot a les sens suivants : Ordre universel cosmique ; loi éternelle ; morale, devoir ; vertu ; droiture. L’hindouisme se désigne lui-même en tant que Sanātana-Dharma (सनातन धर्म), « loi éternelle ».
     
    Le dharma est aussi « la Vérité éternelle qui règne sur le monde. »
     
    Le Dharma désigne “Non violence véracité, absence de tout désir de dérober, non-soumission au désir, à la colère et à la convoitise, activité dirigée vers ce qui est bon et agréable pour tous les êtres, tel est le dharma commun à toutes les castes”. Dharma « le Juste », peut être un sage ( Dharma « le Juste », peut être un sage (rishi) ou un saint personnifiant la justice et l'ordre naturel. Tout comme les anges, les saints ont aussi quelques défauts, ils ne sont pas parfait et pourtant reste des rishi et des saints dans leur destin : ils naissent dans l’incarnation dans l’état de rishi.
     
    (****) Sangha 
     
     
    Le Sangha est un des trois lieux de refuge dans lesquels tout bouddhiste se place quotidiennement.
    Sangha ( सङ्घ ) sanskrit voulant dire « association », « assemblée », « compagnie » ou « communauté ». Il se réfère le plus souvent aux communautés monastiques bouddhistes de moines ou de soeurs.
    À l'intérieur de cette communauté, celles et ceux qui ont atteint un plus haut niveau de réalisation sont identifiés comme étant ariya-sangha ou « noble Sangha ».
     
    D'un point de vue plus large, la sangha inclut aussi les laïcs et il y a aussi une connotation liée à l'ensemble des personnes qui possèdent un haut niveau de réalisation spirituelle.
     
    Un sangha est un rassemblement, une communauté de personnes qui pensent de la même façon et qui pratiquent une sadhana favorisant une spiritualité qui mène vers l'éveil.
     
    Le Sangha original se considérait comme suivant la mission dictée par le Maître (sans connotation hiérarchisante), à savoir aller de l'avant (…) pour le bien du plus grand nombre, pour le bonheur du plus grand nombre, par compassion pour le monde, pour le bonheur des dieux (deva) et des hommes.
     
    Ainsi, l’incarnation est pour certain le seul but : la sangha dans ce sens précis d’apporter ce bien et ne limite pas l’incarnation à la lourdeur des erreurs sans cesse commise afin de les surmonter au fur et à mesure de leurs diverses incarnations, une vue un peu lourde et terre à terre qui ne permet pas de ressentir la noblesse de telles incarnations au niveau spirituel et accomplissement du karma dont la définition demeurerait de se fait assez limité : le karma signifie subtilement : le travail, la tâche, l’action .
     
    Le Bouddha  quant à lui est l’Etre totalement Eveillé, pur et parfait.
     
    Les Bouddhas ayant chacun leur particularité.
     
    Ce sont des êtres totalement réalisé ayant atteint la pleine conscience et signifie également “celui qui a vaincu”.
    Nous reviendrons sur les particularités des Bouddhas et des Boddhisattva qui sont eux aussi en pleine Conscience et des êtres pleinement réalisés ce qui ne veut pas dire qu’ils soient “débarrassés” d’un karma dans le sens profond et subtil du terme.
    With all my love for you take care
    ©Karma Samten Tcheu Dreun/Colinearcenciel pour le rassemblement de ces données avec reconnaissance pour tous ceux qui  les ont apporté à des fins de Bienveillance.

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  • Avec au coeur une joie pure, Milarépa saisit son habit de coton, et portant une branche de résineux, il entra dans sa cabane. Cinq spectres, roulant des yeux comme des fonds de bol, s'y trouvaient. L'un était installé sur la couche du Jetsün, deux autres l'écoutaient expliquer la Doctrine, un quatrième accommodait de la nourriture, le dernier feuilletait les livres de l'ermite.
    Bouddha - 37 Citations
     
    « Il doit s'agir de créations miraculeuses dues aux divinités locales que j'ai mécontentées. J'étais radieux tout d'abord, mais je me sens en dette maintenant car j'ai vécu ici sans disperser le moindre gâteau sacrificiel. Je n'ai pas, non plus, adressé de compliments à chacun.»
     
    Milarépa pensa qu'il devrait dédier une louange à cet emplacement, et composa un « chant d'éloge au lieu ».
    Ah ! Séjour de l'ermitage solitaire
    Terre qui réjouit les Bouddhas
    Résidence des êtres accomplis
    Contrée où je vis seul
    Forteresse du Garuda
    Vallée du Joyau de la Roche Rouge
    Là-haut, le nuage du Sud tourne et retourne
    En bas, la rivière coule et s'écoule ;
    Entre eux, le vautour légèrement plane.
    Les taillis de fruits sauvages et les grands arbres
    Frémissent et esquissent des pas de danse,
    Les abeilles modulent leur hymne bourdonnant,
    Les fleurs exhalent leur suave senteur,
    Les oiseaux susurrent de mélodieux gazouillis.
    La Vallée du Joyau de la Roche Rouge est ainsi,
    Les oisillons y volent avec aisance ;
    Les petits des singes s'entraînent à la dextérité;
    Et moi Milarépa, je m'entraîne à la vivacité de l'esprit,
    Je m'entraîne à l'agilité des deux Esprits d’Eveil
    Je suis en harmonie avec les maîtres de ce lieu tranquille
    Vous ici, fantômes et démons assemblés,
    Buvez ce nectar d'amour et de compassion
    Et repartez chacun en votre séjour.
    Ainsi, il a chanté.
     
    Toujours mécontents du Jetsün (signifiant "vénérable" ou "révérend", les démons, dans un état effrayant, roulaient des yeux irrités. Deux spectres avaient rejoint les précédents ; ils se fortifiaient mutuellement, grimaçaient ; et certains, menaçants, avançaient. Quelques-uns retroussaient les lèvres, claquaient des dents. D'autres hurlaient de violentes paroles et s'esclaffaient. Tous se roulaient à terre, échangeaient des coups, adoptaient des postures insultantes.
     
    Milarépa réfléchit, médita sur le mal causé par ces êtres non humains.
     
    Bien qu'il ait murmuré une incantation extrêmement puissante, dans l'attitude et avec le regard de la colère, ils ne partirent pas. Une grande compassion naquit alors en son coeur et il leur expliqua le Dharma, mais les démons ne souhaitèrent toujours pas partir.
     
    Milarépa pensa : « Marpa du Lhobrag m'ayant démontré que la totalité des conceptions naissait en l'esprit, mon propre esprit alors s'est soumis au Vide lumineux. Après avoir réalisé leur appartenance au monde extérieur, je n'aurais aucune raison de me réjouir si spectres et génies malfaisants s'en allaient. » Une confiance sans appréhension du monde tel qu'il est lui étant devenue évidente, il dit ce chant de brave assurance.
     
    Je me prosterne aux pieds de Marpa le Traducteur,
    Le père conquérant de l'armée des quatre démons De Milarépa je ne parlerai pas,
    Mais de moi, fils de la blanche lionne des neiges
    Depuis le flanc de ma mère je perfectionnais les trois maîtrises.
    Enfant je dormais dans la tanière,
    Adolescent j'en ai gardé les portes,
    A l'âge adulte j'ai déambulé sur les hauteurs glacées.
    Je ne frémis pas, bien que la tempête tourbillonne,
    Et de la profondeur des précipices, je ne suis pas effrayé.
    De Milarépa je ne parierai pas,
    Mais de moi, fils de l'oiseau royal, du Garuda.
     
    Depuis l'intérieur de l'oeuf j'ai déployé mes longues ailes.
    Enfant je dormais dans le nid,
    Adolescent j'en ai gardé le seuil,
    A l'âge adulte, le grand Garuda a fendu les hauteurs du ciel.
    Je ne frémis pas, bien que l'azur soit immense,
    Et du relief acéré de l'étroite vallée, je ne suis pas effrayé.
    De Milarépa je ne parlerai pas,
    Mais de moi, fils du noble poisson Yormo.
     
    Dans les entrailles de ma mère je tournais et retournais mes yeux d'or.
    Enfant je dormais à l'abri,
    Adolescent je guidais le banc du menu fretin,
    A l'âge adulte, le grand poisson évoluait aux limites du lac.
    Je ne frémis pas, bien que les vagues soient puissantes,
    Et des filets ou hameçons innombrables, je ne suis pas effrayé.
    De Milarépa je ne parlerai pas
    Mais de moi, fils du Lama Kagyüd.
     
    Dès le sein de ma mère ma conviction est née.
    Enfant j'ai franchi la porte du Dharma,
    Adolescent j'ai étudié,
    A l'âge d'homme, l'anachorète a erré de par les ermitages.
    Je ne frémis pas, bien que les démons soient rusés et féroces,
    Par leurs multiples prodiges, je ne suis pas effrayé.
    Le lion n'a pas froid aux pattes assis dans les montagnes.
    Si les pattes du lion gelaient dans les neiges éternelles
    A quoi lui servirait la perfection des trois puissances ?
     
    Le Garuda ne peut tomber dans son vol vers le ciel.
    Si le grand Garuda, du ciel devait choir,
    Il lui serait de peu de sens de déployer ses longues ailes.
    Le poisson ne suffoque pas en frétillant dans l'eau.
    Si le grand poisson devait être par l'eau étouffé,
    Il lui serait de peu de sens d'être né dans le lac.
    Le bloc de fer ne peut être brisé par une pierre.
    Si le fer devait éclater,
    Quelle absurdité de l'avoir forgé
    Moi Milarépa ne suis pas effrayé par les spectres.
    Si Milarépa avait peur des démons,
    La connaissance de la non-existence des phénomènes lui serait de peu de sens.
    Vous, assemblée des démons, fantômes et génies malfaisants,
    Votre arrivée est plaisante aujourd'hui,
    Ne vous pressez pas !
    Restez ici toujours, tranquillement,
    Je vous réciterai avec exactitude les Paroles du Bouddha.
    Quoi qu'il en soit, restez ce soir malgré votre hâte
    Nous observerons la différence des conceptions blanches ou noires
    En rivalisant d'agilité avec le corps, la parole et l'esprit.
    Si vous repartiez cette fois sans m'avoir infligé vos obstacles
    Vous ne pourriez répondre de la honte d'être venus.
    Ainsi, il a chanté.
     

    4. ☼~~☼Chant de la Vallée du Joyau de la Roche Rouge☼~~☼

    Près de ZANGHIE, le Parc de Danxia (Chine)

     
    Alors, la fierté de la déité tutélaire se manifesta, et Milarépa se rua sans cérémonie sur les spectres. Ceux-ci, oppressés, pris de peur panique, les yeux révulsés d'angoisse, le corps tremblant au point de faire trembler la grotte, levèrent à la hâte un tourbillon de vent dans lequel ils s'absorbèrent tous en un, pour disparaître, annihilés. Le Jetsün se dit : « C'était le roi des esprits malfaisants créateurs d'obstacles, Binayaka, cherchant une occasion. Cette tourmente aussi, lorsque je suis sorti, était un de ses tours de magie. Grâce à la bonté du Lama, il n'a pas trouvé sa chance. »
    Bouddha - 37 Citations
     
    Milarépa retira de cette expérience un profit inconcevable. L'occasion lui en avait été donnée par Binayaka, roi des démons.
    Cette histoire recèle trois caractéristiques pour une seule signification. On l'appelle : « Chant de Mila qui ramasse du bois », ou bien : « Chant de la Vallée du Joyau de la Roche Rouge », ou encore : « Chant des six souvenirs du Lama ».
    Merci aux bienveillants Transmetteurs.
    ©Colinearcenciel/Karma Samten Tcheu Dreun
     
     

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