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    Le Bouddha Padmasambhava 

    Le Bardo Thödol est un ouvrage important sur le plan spirituel universel, reconnu scientifiquement comme étant une oeuvre remarquable. Des recherches sont encore en cours au sujet du contenu de cette oeuvre. Je pense qu'il serait utile de simplement reprendre une partie de son introduction qui donne des explications fort intéressantes. J'ai choisi l'introduction du livre présenté par  Lama Anagarika Govinda aux éditions Albin Michel. Cette présentation et introduction donne des éléments qui relie également cet ouvrage précieux au travail réalisé dans le Srimad Bhagavatam, cependant la teneur de ces ouvrages abordent des sujets différents. Les hautes qualités du bouddhisme tibétains demeurent dans sa psychologie et analyse inégalée par sa profondeur extrêmement érudite et la qualité de l'authenticité de l'oeuvre et des oeuvres dans une culture universelle venue des hauts sommets spirituels de l'Himalaya ; la tradition, malgré les conditions de vie rude, la haute spiritualité, demeurera unique comme un Joyau au coeur même de nos vies. Voici donc, le début de l'introduction qui nous en dit long déjà sur les sources du Bardo Thödol et son importance.

     

    Préface

    "Acarya, Arya Maîtreya Mandala

    "Il y a plus d'un demi siècle, le Lama Kazi Dawa Samdup fit une traduction du Bardo Thödol que le Docteur Evans Wentz rédigea et publia sour le titre dde "Livre des morts tibétain."

     

    Il s'agissait à cette époque d'une réalisation importante, du fait que l'on ne connaissait que très peu le bouddhisme tibétain, au point même que certains savants renommés mirent en doute l'authenticité du texte présumant que Evans Wents avait été victime d'une tromperie, ayant eu dans les mains un manuscrit falsifié. On omit de voir en même temps que la falsification d'un tel manuscrit en tibétain classique ne pouvait être que de la main d'un savant de haut rang et qu'il n'était guère plausible, en ce cas, d'imputer une telle intention à celui qui s'était d'un travail pareil. En effet, livrer au monde un tel travail sous son propre nom eût été plus simple que de le signer de celui de Padmasambhava. Ceci n'est qu'un exemple du scepticisme de cette époque à l'égard du Tibet et de la littérature tibétaine, qui étaient inconnue dans la plupart des cercles.

     

    Entre temps, le bardo Thödol devint une des oeuvres les plus célèbres de la littérature internationale A ce titre, il e mérite pas seulement la plus grande considération des philologues, notamment les tibétologues, mais également celle des psychologues qui firent d'importantes découvertes grâce à la connaissance du Bardo Thödol.

     

    C. G. Jung, par exemple, écrivit des commentaires significatifs à ce sujet De ce fait, le Bardo Thödol est passé au centre de la pensée moderne et de la recherche scientifique. Nous commençons à considérer cette oeuvre, non seulement comme un document important d'une spéculation religieuse ou d'une pensée mythologique, mais comme le fondement d'une connaissance psychologique qui appartient dès lors à l'humanité dans sa totalité, et n'est plus le bien propre d'une religion ou d'une culture particulière. Nous devons réviser notre jugement sur ce que nous tenions pour le produit d'un folklore primitif.

     

    De même, nous devons reconsidérer ce que nous prenions pour le progrès d'une civilisation. Il est possible que les Tibétains soient restés e arrière dans le domaine du développement technique mais ils sont d'autant plus avancés dans le domaine de la psychologie, et surtout dans les techniques de méditation. Il suffit de lire des oeuvre comme le Lam rim chen po de Tsonkapa ou le Mkasgrub rjè, le Fundamentals of the Buddhiste Tantras  pour être émerveillé par le développement extraordinairemnt raffiné de la psychologie dans la scolastique tibétaine.

     

    Aujourd'hui seulement nous commençons à comprendre ces idées très avancées grâce à la nouvelles psychologie des profondeurs qui, pour la première fois, a osé dépasser les frontières de notre conscience éveillée pour s'aventurer dans les couches profondes de la psyché humaine.

     

    La psychologie moderne découvrait ainsi les structures universelles du conscient profond et leur conditionnement par les archétypes. Ceux ci ne jouent pas seulement un rôle déterminant dans le conscient humains. Nous savons maintenant que la vérité des dieux et des déesses consiste précisément en les archétypes, qui sont rejetés par la pensée de l'homme occidental d'aujourd'hui ainsi que par la pensée de l'homme ainsi que par tant de générations précédentes. Cette perspective nous fait donc voir que ce qui nous paraissait simplement la symbolique mythique d'unne culture particulière est, en réalité, d'une signification universelle, et contient une vérité pour l'humanité aussi bien présente que future.

     

    Pour cette raison, nous considérons les enseignements du Bardo Thödol comme une oeuvre précieuse de la littérature universelle, tels la Bible, le Coran, les Unpanishads, le Yi King, le Tao te king, ainsi que les drames de Shakespeare, de Goethe, la Divine Comédie de Dante, et les grandes oeuvres de la Renaissance".

     

    Plus loin dans la préface 

    "Les enseignements du Bardo Thödol sont attribués au grand apôtre bouddhiste Padmasambhava".

    Au milieu du VIIIème siècle de notre ère, sur l'invitation du Roi Ti song de tsen, il apporta le bouddhisme au Tibet et fonda le premier monastère (samye). Sa personnalité exceptionnelle fit une si profonde impression sur ses contemporains qu'aujourd'hui encore, après douze siècles, le souvenir de sa vie et de ses actes est encore vivant dans la mémoire du peuple tibétain. D'après ce que nous savons de lui, c'était un homme qui transmettait la Connaissance de façon pratique, donnant un enseignement inhabituel : il était en même temps doué de forces psychiques jaillissant d'un profonde spiritualité".

     

    Plus loin :

    "Padmasambhava agissait ici comme le Bouddha, qui ne combattit jamais les divinités de la tradition védique mais montra combien le bouddhisme les englobait, la notion du karma ayant totalement anéanti la  mauvaise influence qu'elles auraient pu avoir sur l'âme du peuple tibétain.

     

    Les vers de dédicace, au commencement de l'ouvrage, nous indiquent que les idées essentielles et peut être même une version primitive du Bardo Thödol, comme elle nous est conservée dans la partie métrique de l'oeuvre,sont à attribuer à Padmasambhava. Ces vers nous permettent d'identifier l'auteur. Ils nous présentent en tout cas les fondements spritieuls sur lesquels l'oeuvre repose.

     

    Oh! Amitabha, lumière infinie du Corps de Vacuité

    Oh! Appparitions paisibles et courroucées (Jinas et Boddhisattvas) (Lha)

    Oh! Ordre du Lotus, Corps de Jouissance.

    Oh! Padmasambhava, sauveur de tous les êtres, icaratio terre (Nirmanakaya)

    Vénération à vous les Trois Corps de Bouddha.

     

    Ces vers font appel à la connaissance des mandalas, à la symbolique des images et surtout à l'enseignement des Trois corps (trikaya) qui concerne la nature des réalisations spirituelles d'un Bouddha

    Nous retrouvons la représentation de ces "Trois corps de Bouddha" dans le Mahayana Shrad dhotpada Shastra."

     

     

     

     

     

     

     

     


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