• 85. JARDIN DE ROSES

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    MON JARDIN EST UN  JARDIN DE ROSES

    .

    Mon jardin est un jardin rempli de roses
    Et ce jardin a une porte d'entrée au milieu d'un palais
    N'importe qui n'y entrera pas, jamais !

    Il est inaccessible

    Seul s'y promène l'Amour
    Un Amour immense au dehors imperceptible
    J'ai accès à ce jardin et si mes larmes coulent parfois
    Elles vont au creux de leurs corolles


    Leur parfum respire le bonheur
    Et ces roses chantent un chant mélodieux
    Si doux à l'oreille et si tendre

    O oui, c'est un jardin merveilleux
    Et j'y vais chaque jour m'y promener
    Seule au milieu de mes roses
    Si discrètes


    Elles ont une bouche couleur de rose rouge
    Parfois, elles me disent :
    "Nous t'attendions toi ma jolie
    Assieds-toi au milieu de nous !
    Ici, nous n'avons pas d'épines, tu le sais,
    Mais pourquoi tes larmes ressemblent à des perles ?"

    Mes roses font semblant de ne pas savoir.
    Je vous le dis elles sont discrètes.
    Je leur réponds :"Toutes les larmes se transforment en
    perles !"

     

     


    "ô" me répondent-elles en coeur "tu ne nous étonnes guère ! »

    "Au milieu de vous, je me suis assise tous les jours
    Et chaque jour vous m'avez accueillie avec tendresse
    Dans ce jardin d'Amour où règne la vraie bonté
    Chez vous je me sens chez moi et j'y suis là maintenant !


    Je ne vois que la douceur, la tendresse, l'Amour, je respire

    Elles s'exclament :"Dis-nous..."Et je leur réponds : "Oui, et toutes ces perles me parent et
    Bientôt mes tendres beautés, je serai aussi une fleur..."

     

    Vos parfums suaves, mais dites-moi pourquoi mes chères et
    tendres amies, faut-il que je sorte de ce jardin ?"

    "Nous ne savons pas tout (ô les discrètes!). Tu sais, que tu peux toujours y rester si tu le veux..."


    Voici que l'une d'entre elles m'offre une pétale rouge
    Veloutée et je la porte à ma joue :
    "Mes toutes belles, je vous ai trouvées et pourtant tous les jours je semble vous chercher..."

    "Lorsque je sors de ce jardin, qui est le vôtre et le mien, qui est le nôtre en somme, je vois toutes sortes de légumes...."

    "Ah ! me répondent-elle, et comment sont-ils ? »


     Certains me semblent délicieux et d'autres bien amers mais je suis obligée d'en manger, de les nettoyer, de les couper, de les
    réchauffer, de les tuer en somme puisque mon corps a besoin de nourriture..."

    Les roses :"Ta constitution est bien différente de la nôtre et, en effet, il te faut tuer des légumes, les couper en petits morceaux, après les avoir laver... nous, nous n'avons pas autant de tâches mais tu sais dans le jardin que tu nous as donné, nous pouvons dire :
    "Tous les jours elle vient nous voir, 
     Tous les jours elle nous admire ;
     Tous les jours, elle respire notre parfum, et
     lorsque tu pars dans ce monde étranger toi qui est notre visiteuse

    Nous savons que tu reviendras chaque jour et tu vois, c'est vrai, tes larmes ont paré notre jardin de mille perles et, à chaque fois que tu viens, tu les déposes délicatement au milieu de nous : mais aussi tu en es parée chaque jour un peu plus, toi douce amie, tu es une rose de
     nacre et lorsque tu viens ici, tu es chez toi parmi nous :et, un jour tu ne nous quitteras plus.

    Mais en ces temps là notre jardin sera resplendissant et toi tu seras notre reine, notre joyau.

    Certes il est vrai que maintenant, parfois tu arrives chez nous avec une pétale flétrie, ou légèrement brunie et nous t'entourons car nous avons le
    secret de remettre tout à sa place.

    Entre toi et nous il y a ce fil d'or 

     Invisible pour les coeurs sans amour

    Invisible au dehors ; petite fleur n'y va
    plus, n'y va plus

    Reste avec nous un peu plus longtemps

    Ta robe restera toute nette et ton parfum se mêlera aux nôtres,
    Nous n'avons pas besoin de mots pour nous dire "je t'aime",
    Tout est si simple ici, reste avec nous un moment

    Le temps
    de te reposer encore un peu.

     Après tu repartiras au dehors et alors tu cueilleras des fruits,
     Restes sans bouger dans notre proximité là, prends le temps

    Le temps de te reposer

     

     

     

    ©ColinearCenCiel 2008

     

     

     

     

     

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