• 14. INTRODUCTION ☼~~☼LES TEMPLES TIBETAINS ☼~~☼

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    Nous commençons ce voyage au Tibet avec la découverte des temples tibétains en sachant que de très nombreux temples tibétains ont été détruit par les chinois. Cependant certains et des plus importants ont résisté au temps et parfois de façon miraculeuse.

    Nous prenons comme référence certains livres cités dans la rubrique LIVRES en PDF dont la vie des maîtres et la vie secrète de Jésus Christ ainsi que d'autres ouvrages datant d'avant et après 1900.

    Nous partons avec un livre de G.T. Tsybikov "Un pélerin bouddhiste au Tibet" pour découvrir certains temples.

    Il est un des premiers à avoir pu se rendre à Lhassa entre 1900 et 1901. Il connaissait le sanskrit et le tibétain ce qui fut un avantage et pratiquait le bouddhisme tibétain.

    Il venait de l'empire russe et bouriate, il réussit à se faire passer pour un moine tibétain se rendant à Lhassa en pélerinage. En 1899, il termina ses études de langues orientales à l'université de Saint Pétersbourg.

    Il est le premier à publier une biographie du VIème Daïla Lama et celle du Panchen Lama ainsi que l'histoire des grands monastères de dge lugs pas de la région de Lhasa. Son livre publié en 1919 sous le titre "Un pélerin bouddhiste dans les sanctuaires du Tibet".

    L'auteur écrit dans sa préface que son ami Tsebak Danja Irdiniev, lama officiel du monastère de Yan Gatchin en Transbaïkalie, lui envoya une description du monastère de Boltimor par le lama Mitched Dorje. Il existe un palais de Yan Gatchin à 45 kms au sud de Saint Petersbourg. Ce palais porte aussi le nom de Gatchina.

    Le voici au XVIIIème siècle.

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    Voici une photo récente du palais de gatchina

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    Le domaine est acheté en 1765 par l'impératrice Catherine II au prince Kourakine pour l'offrir à son favori, le comte Grigori Orlov. Le palais de Gatchina est construit entre 1766 et 1781 d'après les plans d'Antonio Rinaldi. C'est alors le seul palais d'importance des environs de la capitale impériale. Une chapelle y sera restaurée à partir de 1799. 

    C'est sous le règne de Nicolas  Ier que de nouveaux chantiers s'ouvrent dans les années 1840. Nicolas Ier fait installer en 1851 une statue de son père au milieu de la place d'armes.

    Le palais est électrifié dans les années 1880 et dispose du téléphone, les canalisations sont refaites et l'eau courante installée. De même Alexandre III fait installer des calorifères.

    Le palais en 1850 avec cette peinture sur porcelaine.

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    Ce joyau, devenu un musée retenant des oeuvres d'arts et du mobilier d'art et de factures diverses (Louis XV notamment), (de Chine) ne contient pas de monastère. Cependant pas loin de là  existe un lieu de repos et religieux : il s'agit du Prieuré de Gatchina dont l'histoire ne manquera pas d'intérêt.Voici le Palais du prieuré de Gatchina, Oblast de Léningrad, Russie.

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    Situé au bord du Lac Noir, le Prieuré de Gatchina 

    L'endroit s'appelait jusqu'à la fin du XVIIIe siècle Maly Zverinets, c'est-à-dire la Petite réserve et prendra son nom actuel lorsqu'est construit entre 1797 et 1799 le prieuré au bord du lac Noir. Cette petite demeure ressemble à un manoir gothique avec un clocher, comme un petit prieuré allemand. L'empereur Paul Ier en commande les plans à l'architecte Nikolaï Lvoy, ce qui explique qu'il reste quelques éléments classiques. Paul Ier aimait à s'y reposer non loin de son palais. À la suite de son élection au titre de grand maître de l'ordre de Saint Jean de Jérusalem en 1799, il destine le Prieuré à la protection et la vénération de la parcelle de la Sainte Croix de la Mère de Dieu de Philerme et de la relique de la main de Saint Jean Baptiste, trésors religieux de l'Ordre de Saint Jean de Jerusalem, qui ont quitté l'île de Malte après la conquête napoléonienne en 1798.

    À la mort du Tsar en 1801, les reliques rejoignent la cathédrale du Palais d'Hiver à Saint-Pétersbourg.

    Le parc est aménagé selon les plans de l'architecte-paysagiste James Heckett.

    Le lac Noir est agrandi et approfondi et les berges redessinées avec des chemins de promenade. La terre ainsi creusée sert à créer des îlots artificiels.

    La seconde étape importante date des années 1840–1850. On dessine des allées, on creuse des fossés. En 1854–1856 les berges du lac Noir sont renforcées et l'on procède à la plantation d'un grand nombre d'arbres et à l'assainissement et au drainage du parc.

    Sous le règne d'Alexandre III, cinq portails d'accès sont édifiés. Le parc a été laissé à l'abandon à cause de la guerre et du siège de Leningrad et fut réhabilité à partir de la fin des années 1960.

    Nous nous rendons compte à partir de ce récit et de ce projet, de l'étroit contact déjà établi entre la Russie et différentes régions du monde avec les Lama tibétains et, des échanges divers qui étaient assez fournis en données diverses. Ce qui établit un fait important par rapport à la chrétienté : c'est le lien fort unissant le bouddhisme tibétain et la chrétienté dans la personne du Christ dont il est question dans différents ouvrages, de son voyage en Asie et notamment de son passage au Tibet.

    Voyons maintenant la relique du bras de Saint Jean Baptiste ci dessous.

    Relique du bras droit de saint Jean-Baptiste 

    La translation des reliques de saints de l’Orient vers l’Occident est un phénomène courant à l’époque médiévale. Il est plus surprenant de trouver une relique chrétienne en possession d'un sultan. C'était pourtant le cas d'une relique supposée être celle du bras droit de Jean-Baptiste, aujourd’hui conservée au musée de Topkapı à Istanbul. La place qu’occupe Jean-Baptiste dans la religion islamique permet d’expliquer ce fait.

    Il s’agit en effet de Yahyâ, le prophète Issâ (Jésus).

    Il existe plusieurs reliques identifiées comme celles d’un bras de Jean-Baptiste. Plusieurs sources historiques, à différentes époques, font mention d’une relique de bras droit considérée comme étant celle du Précurseur . Parmi celles-ci il peut être tentant de rapprocher une relique mentionnée dans les sources byzantines de celle qui est conservée au Musée de Topkapi Sarayi, même si le lien est loin d’être assuré.

    D’après la chronique de Jean Skylitzès, une relique du bras droit de Jean-Baptiste fut transférée en 956 d’Antioche à Constantinople par l’empereur Constantin VII Porphyrogénète (913-959), pour être déposée dans une des chapelles du Grand Palais, sans doute dans l’église de la Vierge du Phare.

    À la fin du XIIe siècle, Antoine de Novgorod, moine et archevêque en pèlerinage à Constantinople, mentionne dans ses écrits, tout ce que contient le trésor de cette église, dont la relique du bras droit de Jean-Baptiste.

    D’après Du Cange, en 1263, Othon de Cicon, seigneur de Karistos en Eubée, fait présent du bras droit de Jean-Baptiste  à l’abbaye de Cîteaux en France. Othon avait donné refuge à Baudouin II, empereur latin de Constantinople, en 1261. En échange d’une somme payée en hyperpères byzantins, l’empereur en fuite lui avait offert la relique. Cette dernière était conservée dans un reliquaire en argent doré. Une inscription mentionnait  qu’il s’agissait du bras du Précurseur, arrachée aux mains des Barbares par l’empereur Constantin et déposé dans un trésor pour protéger l’Empire et augmenter son pouvoir.

    D’après certains defters  conservés dans les archives du Topkapı et du Ministère Turc, on sait qu’en 1484, une relique fut envoyée aux Hospitaliers de Rhodes, présents sur l’île depuis le premier quart du XIVe siècle, par le sultan Bâyazîd II (1481-1512). Ce dernier avait payé une pension aux chevaliers pour qu’ils gardent prisonnier son frère Jem. Il semble donc que la relique revient entre les mains des Ottomans au cours de la dernière décennie du XVIe siècle. Il reste difficile de voir le lien ou de prouver l’identité entre la relique mentionnée par les auteurs byzantins, celle qui va de l’Eubée à Cîteaux et celle qui apparaît comme faisant un aller-retour entre Istanbul et Rhodes, d’autant plus qu’un ambassadeur espagnol, Clavijo, a vu une relique du bras droit de saint Jean-Baptiste dans l’église de la Vierge Peribleptos à Constantinople en 1404.

     

    La relique, telle qu’on peut la voir aujourd’hui, est protégée par un reliquaire médiéval de type occidental, en métal, qui recrée la forme du bras et de la main d’une manière réaliste. Ce reliquaire est manifestement un travail italien, plus particulièrement vénitien, effectué du temps où la relique était à Rhodes entre les mains des Hospitaliers. Un motif continu de feuilles de vigne en rinceaux formant des médaillons, simule une manche en soie recouvrant le bras. On observe sur le reliquaire deux cachets en argent représentant le lion vénitien et la croix maltaise du XVIe siècle, époque à laquelle les Hospitaliers devinrent Chevaliers de Malte.

     

    La position des doigts est bien connue. C’est un geste que l’on trouve dans l’art byzantin comme signe de bénédiction mais aussi comme le geste de Jean-Baptiste lorsqu’il désigne le Christ comme étant l’agneau de Dieu.

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    Saint Jean-Baptiste peint par Léonard de Vinci

    REMARQUES :

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