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    Mandala réalisé avec des grains de sable Du site  à visiter : http://www.tuxboard.com/tableau-moines-tibetains-grains-de-sable/mandala-moines-tibetains-1/

    Dernièrement, en regardant un documentaire sur les femmes du Tibet, il m'est revenu en mémoire les écrits d'Alexandra David O'Neel. Lors de ses longues marches dans les montagnes himalayennes, elle et son compagnon tibétain, ne mangeait que de la Tsampa et buvait du thé avec du beurre de yak. Cette atlimentation leur suffisait malgré les efforts fournis dans les hivers glacés  parfois à 4.000 mètres d'altitude. De même, ces femmes cultivaient de l'orge et ramassaient à la main, avec très peu d'outils, les brins d'orge dont elles faisaient de gros tas amassés dans des paniers qu'elles portaient sur le dos. S'ensuivait tout le travail de récolte de la farine pour l'hiver entier.

    Les enfants et les vieillards ne consommaient que de l'orge, du Tsampa et du thé au beurre de yak et du lait de chèvre et peu de viande. En hiver, dans la montagne, les tibétains font réserve de viande séchée de yak afin de survivre en se chauffant avec du bois : l'été est une saison très ardue à la tâche afin de préparer toutes les réserves de l'hiver. Ce qui m'a frappé, c'est le peu de diversité dans la nourriture et pourtant, on y voyait des vieillards encore en bonne santé dépassant les 80 ans. Pour aller à l'école, les enfants partaient en début d'hiver, dans la neige traversant des lieux très périlleux pour se rejoindre tous dans un monastère afin d'y poursuivre des études. Certaines fillettes étant destinées à la garde des chèvres ne se rendent pas à l'école et restent au foyer pour aider et soigner leurs vieillards, soutenir la famille. Dans les pâturages l'une d'elle exprimait que les journées étaient longues.


    Ainsi, vivent des hommes et des femmes, loin des civilisations industrielles : leur vie est rude et très modeste. Leurs vêtements toujours colorés, restent toujours dignes et leur vie spirituelle élaborée, vitale, essentielle. C'est ainsi, que je fus fascinée par les écrits et documents extrêmement riches nés dans les montagnes enneigées, par des froids extrêmes, la culture tibétaine a survécu au travers de laborieux travaux et une organisation de vie particuliière leur donnant une résistance fantastique. Ainsi,beaucoup se disciplinairent à des pratiques et usages visant à la survie de leur corps au travers de la rigueur en hautes montagnes, de ces hivers long et glacés. 

    Utilisant l'huile pour s'éclairer et le bois pour se chauffer. L'hiver signifiait beaucoup de silence sinon le vent et les tempêtes hivernales ponctuées de leurs instruments de musiques et de leur mantra : une culture littéraire extrêmement riche et très profonde touchant l'âme. Aujourd'hui, l'Himalaya est touché par les déchets nucléaires que la Chine y dépose et l'extraction de l'uranium qui les intéressaient. La culture tibétaine ne sera jamais erradiquée car, si la source de cette culture est indienne ; ils ont avancé en subtilité dans les connaissances reçues, inspirées et universelles. Les récits d'Alexandra David O'Neel restent extrêmement édifiants et certains de ses écrits touchet au sacré qui vit en nous afin de nous remémorrer ce que notre intellect a oublié c'est à dire notre identité profonde. 

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    Tsampa

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    Thé au beurre tibétain

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    Femme tibétaine

    Alexandra David O'Neel

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    Elle fut, en 1924, la première femme d'origine européenne à séjourner à Lhassa au Tibet, exploit dont les journaux se firent l'écho un an plus tard et qui contribua fortement à sa renommée, en plus de ses qualités personnelles et de son érudition. l'une des premières européennes à entrer dans l'univers tibétain en tant qu'exploratrice. De nombreux ouvrages écrits de sa main, racontent ses voyages orientaux.

    Description de cette image, également commentée ci-après

    Habillée du costume du Lama en 1933

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     Lachen Gomchen Rinpoché, né en 1867 à Namok dans le Sikkim) il vécut jusque 1947.

    Aussi appelé le Gomchen de Lachen, supérieur du monastère de Lachen, Ngawangt Kunzang Richen est un lama nyingmapa qui fut le maître spirituel d'Alexandra David-Neel en 1915. Il fut aussi un des grands maîtres rencontrés par Marco Pallis en 1936. En 1937, Anagarika Govinda le rencontra au Sikkim.

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    Lama Govinda au centre.

     L’Arya Maitreya Mandala avait été fondé 1933 à Darjeeling  par un Allemand, Ernst Lothar Hoffmann, plus connu sous le nom de Lama Anagarika Govinda. Il avait reçu l’ordination du Bouddhisme theravada à Ceylan, avant de parcourir l’Himalaya et d’adhérer au bouddhisme tibétain pour lequel il avait des préjugés l'estimant à priori diabolique. Govinda (1898-1985) s’installe à Almora en Inde du Nord où il vit pendant trois décennies. Dans les années 1960, il commence à voyager dans le monde et à donner des conférences sur le bouddhisme et l’Arya Maitreya Mandala. En Allemagne une extension de l'Arya Maitreya Mandala a été implantée en 1952 par Hans Ulrich Rieker, en Hongrie en 1953 par Ernö Hetényi. Lama Anagarika Govinda nomma Karl-Heinz Gottmann, Armin Gottmann, Robert Janssen et Volker Zotz ses régents Vajra, fonction traditionnelle qui confère la responsabilité de poursuivre la tâche d'enseignement léguée par le maître.

    Il fit un pèlerinage au mont Kailash au Tibet en 1932. Après la fondation de son ordre en 1933, il vécut durant trois décennies une vie d’ermite à Crank's Ridge, près d’Almora en Inde du nord. Puis, il a entrepris des voyages dans les régions les plus éloignés du Tibet, réalisant un grand nombre de tableaux, dessins et photographies. En 1937, il rencontra Lachen Gomchen Rinpoché au Sikkim. Il a décrit ses voyages dans son livre Le Chemin des nuages blancs.

    Le 14ème Dalai Lama: « Anagarika Govinda a beaucoup fait pour créer avec des gens de l'Ouest ont un intérêt pour la culture et la religion du Tibet et de promouvoir. » (Sur son 75ème anniversaire en 1973)

    K. C. Ayang Rinpoché: « Lama Govinda avait une grande connaissance de la culture tibétaine et le bouddhisme tibétain, il était un pratiquant accompli et atteignit la réalisation profonde » .

    Luise Rinser: « Je ne savais pas qui était ce Govinda, mais ses réponses étaient ceux qui (bien que je suis catholique et j'ai beaucoup étudié la  théologie) : il m'a donné la plus profonde impression, avec des réponses qui me correspondaient comme si elles venaient de moi lui-même... Son langage et la méthode sous-jacente de la pensée étaient européens. avec cette méthode, il peut  rapprocher les européens de l'Est contenu le plus dur sans simplifier illégalement et sans diluer les secrets profonds à une simple «philosophie de vie».

    Anagarika Govinda, qui a été naturalisé sous ce nom en Inde, était le fils d'un père allemand et d'une mère bolivienne le 17 mai 1898 à Waldheim en Saxe au monde. Son nom de naissance était Ernst Lothar Hoffmann.
    Il a travaillé à travers des études de littérature intensives des religions du monde bouddhisme et le christianisme. Le résultat de ce début conflit est apparu en 1920 à Leipzig sous forme de livre comme les idées de base du bouddhisme et sa relation à l'idée de Dieu.
    Pour accéder directement aux anciens textes bouddhistes, il a appris la langue Pali dans l'auto-étude.
     
    Pendant la Première Guerre mondiale, en tant que soldat, il a contracté la tuberculose. Après la sortie du  sanatorium, il a étudié la philosophie à l'Université de Fribourg, mais a renoncé à cela pour vivre comme un artiste. Dans la colonie d'artistes internationale sur Capri, il s'installe en tant que peintre et poète. En plus de nombreuses peintures de paysages et peintures abstraites  et de poèmes il fait éditer  Rythmiques Aphorismes (1926) et Des pensées et des visions (1927).
    En 1928, il se rendit à l'île de Ceylan (aujourd'hui le Sri Lanka) pour devenir moine bouddhiste. Mais  il a abandonné cette voie et a vécu depuis lors comme « Anagarika », littéralement « Maison Loser ». Dans l'ordination correspondante il fut, à Ceylan, le premier moine bouddhiste allemand Nyanatiloka le nom Govinda.
    Anagarika Govinda opérationnel jusqu'en 1932 créa et développa une « Union internationale bouddhiste », dans laquelle il voulait effectuer des organisations bouddhistes d'Asie et d'Europe. 
     
    De 1931-1937, il a travaillé comme chargé de cours dans les universités indiennes.
     
    À l'Université Vishva Bharati, il est entré en contact étroit avec son fondateur, le lauréat du prix Nobel Rabindranath Tagore (1861-1941).
    Il fit de nombreuses conférences sont apparus sur la psychologie bouddhiste à l'Université de Patna en 1939 comme l'attitude psychologique de la philosophie bouddhiste précoce.
    Suite à une conférence des bouddhistes indiens à Darjeeling,  Govinda resta assis pendant une longue tempête de plusieurs jours au monastère tibétain Yiga Choling. Cela a conduit à sa rencontre avec les savants et mystiques Lama Ngawang Kalzang (1866-1936), qui était aussi connu sous le nom de Tomo Guéshé Rinpoché et fut évalué comme un maître exceptionnel du bouddhisme tibétain de l'école Gelugpa. Govinda est devenu un disciple de Ngawang Kalzangs, qui lui a donné les réflexions suivantes comme base du chemin spirituel dans sa première instruction:
    " Plus notre propre imperfection est grande, plus nous sommes enclins à voir les erreurs des autres, tandis que ceux qui ont acquis une compréhension plus profonde, peuvent voir à travers cette erreur  la vraie nature des autres êtres". A remarquer que dans d'autres enseignements spirituel, il est dit :"Ne voir le mal en rien".... Ce qui pourrait ne pas être une bonne base et contradictoirement, ceux qui mesurent le mal fait et les dommages seraient une faculté justement élevée : le discernement étant la qualité du sage.
     
    "Tant que nous jugeons penser à d'autres et regarder vers le bas sur le monde, nous ne pouvons faire aucun progrès réel. mais dès que nous arrivons à la prise de conscience que nous vivons exactement le monde que nous méritons, nous sommes les erreurs des autres que notre propre sensation - même si elles se produisent sous une forme différente que nous en apparence, il est de notre propre travail que nous vivons dans ce monde imparfait, car cela est le sens ultime de notre propre création. Seule une telle attitude peut nous aider à vaincre nos difficultés, parce que remplacer la négation stérile par l'impulsion positive vers la perfection, ce qui non seulement nous rend digne d'un monde meilleur, mais nous sommes partie prenantes de la création".
     
     

     

    A la découverte du Tibet et de l'Himalaya et des enseignements du bouddhisme tibétain

               ©Colinearcenciel ayant pris refuge avec Rimpoche Lama Karta boddhisattva qui lui donna le                  nom de Karma  Samten Tcheu Dreun en 1989 ou 1988. Cela fera 30 ans. Lama Karta se                   trouve au ilieu le bras droit levé.

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    40.

    La présente réunion sert à consolider cet idéal. On peut observer l’influence silencieuse dégagée par les milliers d’humbles âmes rassemblées ici. On peut calculer cette influence en prenant pour prémisses qu’un seul homme se présentant dans sa divinité et la manifestant au suprême degré triomphe si bien du monde que la mort n’existe plus. Si l’on y ajoute une deuxième influence équivalente, le total des deux est quadruple de l’influence unitaire.

     

    En prenant le carré du nombre de personnes réunies ici, vous comprendrez la puissance qui rayonne de cette multitude sur le monde entier. Avec un centre de puissance semblable en plein rayonnement, le monde renaît, se revitalise, et se renouvelle instantanément, que les unités humaines le comprennent ou non.

    Une assemblée similaire se réunit tous les douze ans dans des endroits déterminés, disséminés de par le monde. Il en est ainsi depuis un passé immensément reculé, bien avant que Neptune eût rejeté son manteau divin. Le nombre des participants était moindre autrefois, mais le rayonnement  du groupe en a attiré d’autres sans qu’une parole audible ait été prononcée. Le premier petit groupe grandit et devint une multitude. Puis un membre de la multitude se détacha pour former un autre groupe, et ainsi de suite jusqu’à ce que douze nouveaux groupes fussent formés. Le présent groupe est le douzième.

    Il a été rassemblé pour consolider l’union des douze groupes avec le premier, ce qui formera un grand groupe dont les sous-groupes se réuniront en des endroits différents pour faciliter aux participants l’accès des lieux de réunion. Ni voyez pas une tentative d’organisation précise, car les lieux de réunion n’ont jamais été rendus publics. Les groupes n’adhèrent pas à des règles rigides. Ils forment le parallèle de l’organisation interne d’un individu, par laquelle celui-ci est attiré vers l’un des groupes. L’assemblée qui va se réunir demain à midi consolidera tous les groupes sous l’égide du premier.

    Les douze groupes formeront une pyramide symbolisant la perfection de l’idéal de Christ dans l’homme, et le treizième constituera le diadème, ou pierre de couronnement. Les treize groupes se rassembleront séparément aux mêmes endroits que précédemment. Cependant la réunion de l’un quelconque d’entre eux sera semblable à la réunion des douze avec le groupe de tête, telle qu’elle aura lieu demain. En dehors de l’œuvre de consolidation des treize groupes en un, douze membres se détacheront, de chacun des douze groupes, et chacun d’eux formera un nouveau groupe. Il y aura donc cent quarante-quatre groupes nouveaux.

    Quand leurs rangs auront été grossis par de nouvelles recrues, le nombre des groupes se multipliera à nouveau par douze, élevant ainsi une pyramide d’ordre douze qui grandira jusqu’à inclure toute la terre. Les deux seules conditions requises pour faire partie de ces groupes consistent premièrement à se présenter à soi-même l’idéal de Christ, et secondement à l’exprimer au monde par la pensée, la parole, et l’action. On communie alors avec l’ensemble du grand groupe.

    Quand vous rencontrez Dieu, les membres du groupe vous rencontrent forcément dans votre maison, dans votre propre sanctuaire, fussiez-vous dans l’endroit le plus désertique du monde, sur le sommet d’une montagne ou dans l’activité des marchés de commerce.

    Un avec Dieu, tel sera toujours le facteur déterminant. Dès que vous élevez votre pensée vers Christ, votre corps répond à la vibration de Christ, et vous répondez à l’influence vibratoire qui émane de cette vaste foule. Votre idéal est repris par l’énergie exponentielle du nombre de ses participants, puis claironné au monde, ce qui répand notre influence avec celle de l’ensemble des groupes comme un grand raz de marée de la pensée.

    Alors, au lieu de rester secrets comme autrefois, nos préceptes seront universellement connus. Un tel groupe n’a pas besoin de chef en dehors du Dieu de la race humaine tout entière. Nulle secte, nul formalisme, nulle croyance n’est nécessaire. Proclamez que vous êtes le Christ et commandez à votre Moi de vivre sincèrement en pensée, en paroles, et en actes, conformément à ce concept idéal. De la sorte, vous concevrez et manifesterez le Christ. Une fois ces vibrations établies, elles ne diminuent jamais, même si l’on n’a pas conscience de leur existence. Mais si l’on persévère, on en devient conscient, et cela constitue de loin la plus haute expérience que l’on puisse subir.

    Le foyer ainsi établi est véritable et indestructible. Chaque unité humaine doit finalement s’y rallier. L’ensemble du vaste horizon de l’Univers lui est alors dévoilé, sans aucune restriction individuelle. Le point de vue imposé par la vision humaine peut se trouver extérieur à ces vibrations, mais on peut le réintégrer dans leur gamme. Il se peut qu’aucun individu ne paraisse se trouver dans votre rayon vibratoire, mais ils sont tous là, et nous les reconnaissons. Vous qui avez parcouru à pied ou à cheval tout le chemin pour venir jusqu’ici, vous ne seriez pas là si vous n’aviez eu, au moins par éclairs, la vision de ce fait.

    Avec une humanité pareillement unie, est-il possible de livrer la bataille d’Armaguedon, de Gog, et de Magog ? Les manifestations humaines peuvent-elles produire une force qui écrasera, la Loi de Dieu, laquelle règne sur toutes les forces et cœxiste avec elles ? Il suffit qu’un seul Dieu-homme dise NON, et ce sera non, car tous vibrent à l’unisson et répondent à l’unisson. Inutile de faire usage de la force. Si des hommes vivant dans une atmosphère de vibrations inférieures émettent une force nuisible, on peut concentrer cette force et la leur renvoyer avec des bénédictions et un amour sincère. S’ils résistent, ils n’aboutiront qu’à se détruire eux-mêmes. S’ils acceptent la force d’amour, ils n’ont même pas besoin de lever le petit doigt. Tous les groupes décrits se tiennent debout comme la Grande Pyramide, indestructible à travers les âges, témoin de pierre vis-à-vis de l’humanité, affirmant que le Christ était établi dans l’homme bien avant la venue de l’homme sur la terre, et que l’Homme-Christ n’a jamais été séparé de la divinité.

    Le témoignage de la Grande Pyramide est pleinement confirmé par son âge, sa construction, sa pureté de lignes, et sa valeur intellectuelle. Il y a des millénaires qu’elle est préservée et connue sous son nom. Les données scientifiques imbriquées dans son énorme masse n’y ont pas été incluses pour les progrès de la science, car il faut déjà être fort versé dans les sciences pour les interpréter. La grande ancienneté de la Pyramide et sa merveilleuse structure l’ont mise à part comme un objet de mystère pour l’humanité. Le secret de l’Univers est exposé dans sa masse. Chaque tracé partiel en est fait avec précision, selon les méthodes des sciences exactes.

    Tout fut ordonné à l’avance et contribue à la fusion harmonieuse de l’homme avec Dieu, à la perfection de l’homme en tant que Christ de Dieu. La culmination de cet accomplissement posera la pierre de couronnement sur la Grande Pyramide.

     

    3.18.Commentaires de Jésus sur le Psaume XXIII et sur sa propre vie Tandis que le Rishi finissait de parler, nous vîmes s’avancer vers notre camp un groupe assez nombreux dans lequel nous distinguâmes Jésus.

     

     

    Nous avions remarqué que ce groupe s’était réuni sur la pente de la montagne, à peu de distance du camp. Nous avions supposé qu’il s’agissait d’une réunion privée, car de tels rassemblements se produisaient dans tous les environs. À l’approche du groupe, Weldon se leva et serra les deux mains de Jésus. Les présentations étaient inutiles, car le groupe se composait d’amis intimes du Rishi et de Jésus.

     

    En ce qui nous concerne, nous nous sentions comme de petits atomes prêts à prendre racine dans n’importe quelle anfractuosité du sol. Tous se réunirent autour de notre feu de camp, et Weldon demanda à Jésus s’il voulait bien nous parler de la Bible.

     

    Cette proposition ayant recueilli l’assentiment général, Jésus prit là parole et dit : Considérons la prière de David dans le Psaume XXIII : « L’Éternel est mon berger, je ne manquerai de rien. » Vous remarquerez qu’il ne s agit pas là d’une prière supplicatoire.

     

    Son sens véritable implique que le Grand Principe Unique nous conduit dans le chemin que nous devrions suivre. Il nous y précède et nous permet de redresser les méandres de la route. Il prépare notre sentier tel un berger pour ses brebis confiantes et soumises.

     

    Nous pouvons donc dire : « Quand notre Père nous conduit, je suis sans crainte. » Le bon berger connaît les lieux où se trouvent les choses qui sont bonnes pour ses brebis. Nous pouvons même répéter avec David : « Je ne peux manquer de rien », car JE SUIS est préservé de tous les maux. Il est pourvu à tous les besoins de notre nature physique. Non seulement nous serons bien nourris dans les verts pâturages, mais il y aura abondance de restes. Nous nous reposons dans l’assurance formelle qu’il est pourvu d’avance à tous nos désirs.

    Nous pouvons abandonner tout sentiment de lassitude et dire avec David : « Il me fera reposer dans de verts pâturages, il me conduira auprès d’eaux paisibles. » Le bleu de leurs profondeurs tranquilles calme nos esprits et apaise notre conscience agitée.

     

    Quand le corps et le cerveau sont au repos, l’inspiration céleste du Principe Suprême inonde nos âmes de la pure lumière de vie et de pouvoir. Notre lumière intérieure brille de la splendeur de mon Seigneur, la Loi en laquelle nous communions tous. Cette radieuse lumière d’esprit renouvelle notre intelligence. Nous nous révélons à nous-mêmes, ne faisant qu’un avec l’Infini.

     

    Nous savons que chacun a reçu du Principe la mission de manifester la perfection du Principe. Dans la paix tranquille de nos âmes, nous nous retrouvons nous-mêmes et nous connaissons notre plénitude. D’où les paroles des versets 3 et 4 : « Il restaure mon âme. Même quand je marcherais par la vallée de l’ombre de la mort, je ne craindrais aucun mal. » Que pouvons-nous craindre dans la plénitude, la bonté de ce Principe de Dieu ? En lui, nous reposons nos natures physiques, Dieu calme nos pensées, Dieu apaise nos âmes, Dieu nous illumine pour que nous rendions service. Avec cette parfaite préparation intérieure, quels événements pourraient nous faire craindre les ennuis d’une mauvaise chose ?

     

    Dieu est au milieu de chacun de nous. Il est une aide toujours présente dans les temps troublés. C’est en lui que nous vivons, évoluons, et avons notre existence Nous disons d’une seule voix : « Tout est bien. ». Maintenant chacun peut dire : « L’amour de Dieu me conduit directement au troupeau. On me montre le bon chemin et l’on ni y ramène quand je m’écarte du troupeau. Le pouvoir de l’amour de Dieu m’attire vers ce qui est bon pour moi. » Maintenant chacun peut dire avec David. « Car tu es avec moi. Ta houlette et ton bâton, ce sont eux qui me consolent. » Le premier pas dans le chemin consiste à attaquer le travail, à percevoir les vérités, c’est-à-dire les faits scientifiques fondamentaux sous-jacents à toute vie, et à trouver le chemin pour les réaliser, Ce pas procure à ceux qui le font une illumination et un épanouissement qui dépassent de si loin leurs expériences précédentes qu’ils décident de continuer. Alors le doute, la crainte, et le découragement commencent à s’insinuer et semblent retarder leur développement. Ils luttent dans une direction, puis dans une autre, et paraissent perdre du terrain. La bataille semble trop rude pour être gagnée par des hommes. Vous commencez alors à considérer les faillites qui vous entourent.

     

    Vous constatez que les enfants de Dieu meurent de tous côtés, et qu’aucun membre de votre génération n’a  réalisé mon idéal de vie éternelle, de paix, d’harmonie, et de perfection. Vous dites alors que l’accomplissement ne peut que suivre la mort, et vous vous abandonnez, estimant bien plus commode de vous laisser glisser au fil du courant descendant de la marée humaine. Il en résulte un recul de la conscience raciale. À nouveau, un homme doué d’une grande intelligence et de la compréhension spirituelle a fait faillite alors qu’il aurait pu réussir.

     

    La conscience de race a enserré l’humanité dans un nouveau lien, plus puissant et plus tenace de génération en génération. Quoi d’étonnant à ce que la nature humaine faiblisse et devienne fragile ? Chacun suit l’exemple d’autrui dans l’éternel moulin de la discipline. Les aveugles suivent les aveugles, et tous s’enfoncent pas à pas dans l’oubli, dans le grand tourbillon où non seulement le corps se désagrège et se dissout, mais où l’âme est broyée entre les meules implacables des perceptions et des fautes humaines.

     

    Comprenez comme moi et comme tant d’autres qu’il est bien plus aisé de résoudre votre problème en une seule expérience terrestre que d’accumuler indéfiniment une conscience raciale du bien et du mal. Celle-ci finit par ressembler à une coquille encroûtée que les expériences successives épaississent couche après couche. À la fin, il faut des efforts surhumains et un marteau de forgeron pour la casser et en libérer vôtre Moi véritable. Tant que vous n’aurez pas brisé cette coquille, vous continuerez à être broyés dans le même tourbillon.

     

    Par vos efforts, vous pouvez vous libérer suffisamment pour jeter un coup d’œil sur le « grand horizon ». Là encore, vous abandonnez généralement la lutte après les premiers résultats. Votre vision mentale demeure clarifiée, mais votre corps reste toujours prisonnier de sa coquille. Considérez le poussin nouveau-né qui a sorti sa tête de la coquille. Il faut qu’il continue sa lutte et se libère totalement de sa vieille coquille avant de pouvoir grandir dans le nouvel entourage qu’il perçoit par ses sens dès le percement de son premier trou.

     

    Est-ce une vie pour un homme né de Dieu que de passer par une courte existence humaine en étant toujours broyé entre les meules des lois, superstitions, et conventions établies par les hommes ? Et de batailler pendant peut-être soixante et dix ans pour gagner le ciel et la glorieuse récompense de la musique des harpes et du chant des psaumes ? Rien de tout cela n’a d’existence logique, sinon  dans les cervelles faciles à duper des malheureux sur lesquels s’engraissait la prêtrise de mon temps.

     

    Vous êtes complètement aveugles au fait que, dès mon enfance où je travaillais avec mon père à son établi de charpentier, j’ai perçu qu’il y avait une vie supérieure. Après ce grand éveil, après cette réalisation intérieure, il me fallut de longs jours et de longues nuits de luttes dans le silence et l’isolement, au cœur de mon être intime, pour vaincre mon égoïsme. Vous avez été absolument incapables de comprendre qu’après cette épreuve, il me fallut passer par l’expérience bien plus grave et plus amère du contact personnel avec ceux que j’aimais et à qui je voulais montrer la lumière que j’avais perçue.

     

    Je savais que cette lumière si brillante illumine le chemin de tout enfant de Dieu qui vient au monde. Vous ne saisissez absolument pas que je fus assailli par la grande tentation de continuer mon métier de charpentier et de vivre la courte vie allouée aux hommes par les autorités et l’orthodoxie au lieu d’aborder la vie spirituelle. Je n’avais encore perçu celle-ci que par éclairs qui m’avaient permis de voir à travers le bourbier de la superstition, de la discorde, et de l’incrédulité.

     

    Vous êtes complètement étrangers à l’angoisse corporelle et aux insultes ignominieuses que ma propre famille accumula sur moi, indépendamment des méchancetés de ceux à qui je m’efforçais de montrer la lumière. Vous n’avez pas compris que pour franchir ces épreuves, il me fallait être soutenu par une volonté plus forte que la mienne. Vous ne pouvez connaître qu’une infime fraction des avatars, tentations, et défaites qui m’assaillirent.

     

    Vous n’imaginez pas la manière, dont j’ai continué à mener la lutte à certains moments, poings crispés et dents serrées, sachant que la lumière était là. Pourtant, il semblait à peine en subsister un dernier rayon vacillant, parfois éteint par une ombre. Même alors, je gardais une forte conviction intérieure, le sentiment que derrière l’ombre la lumière brillait toujours aussi vivement. Je poursuivis mon chemin, rejetai l’ombre, et découvris que la lumière brillait encore davantage après son obscurcissement temporaire.

     

    Même quand l’ombre fut celle de la croix, je pus distinguer au-delà d’elle le réveil définitif d’un matin triomphant, encore incompréhensible pour les hommes immergés dans les craintes, le doute, et les superstitions. 

    Ce fut la force même de cette vision qui me détermina à boire la coupe jusqu’à la lie, afin de connaître par expérience et par contact effectif les choses dont je parlais, c’est-à-dire que l’homme peut prouver pour lui seul, par la liberté de sa pensée et la pureté de ses mobiles associées au libre arbitre de Dieu, que Dieu est divin et que l’homme, son véritable fils, né a son image et à sa ressemblance, l’est également. Cette divinité est le vrai Christ que chacun perçoit et possède en lui-même. Ce vrai Christ est la lumière qui illumine chaque enfant qui vient au monde. C’est le Christ de Dieu notre Père, en qui et par qui nous avons la vie éternelle, la lumière, l’amour, et la vraie fraternité. C’est par lui que Dieu et l’homme sont vraiment Père et Fils.

     

    À la lumière de cette vraie intelligence, c’est-à-dire de la Vérité, on n’a pas besoin d’un roi, d’une reine, d’une couronne, d’un pape, ni d’un prêtre. Vous êtes le roi, la reine, le pape et le prêtre. Vous restez seul avec Dieu. Étendez cette vraie perception de l’Univers entier des formes manifestées.

    Avec les facultés créatrices que Dieu vous a données, vous entourerez ces formes de la perfection que Dieu a conçue pour elles et dont il les entoure lui-même.

    Bonne route, chers amis, rendez vous maintenant  dans la rubrique Tibet précieux : je vous rajouterai des liens ou duppliquerai certains articles qui complèteront les trajets géographiques des maîtres et vous ferai part d'autres découvertes magnifiques dans les prochains jours.

    Coline

    Extrait de Baird Spalding à partir de la page 833 jusqu'à la fin de ce livre qui me semblait plus fourni dans sa première version mais tout sera mis afin de compléter ce dont nous avons besoin pour nous édifier.

    40.

     

     


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    Tandis que nous étions assis autour de notre feu de camp, la veille du jour de la grande mella, le Rishi nous expliqua le but de cet important événement.

     

    Aux Indes, presque toutes les réunions de cet ordre ont une signification beaucoup plus profonde que celle qui apparaît à la surface ou que l’on pourrait déduire de la répétition des légendes. Le Rishi continua : Il est écrit dans la première Épître aux Corinthiens (11-9) : « L’œil n’a pas vu, l’oreille n’a pas entendu, le cœur de l’homme n’a pas perçu ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment. » Il faut comprendre « pour ceux qui aiment et manifestent le Christ de Dieu ».

     

    Très peu de gens comprennent le Principe de la Vie et son but. Le Principe Intelligent est sous-jacent à toutes choses, et il est la chose principale. C’est donc, à juste titre que le proverbe conseille : « Avec tous les moyens, acquiers l’intelligence. » C’est ce que fit Salomon avec conscience et compréhension, et sa prodigieuse réussite s’ensuivit. Il demanda un cœur intelligent, fondé sur l’intelligence. Cela lui ouvrit la fontaine de la sagesse, l’éleva au sommet du pouvoir, et lui procura tant d’honneurs et de richesses qu’il fut réputé Roi de mille exploits magnifiques symbolisés sous l’appellation des « mille femmes » de Salomon.

     

    À l’époque de Salomon, une épouse symbolisait une grande œuvre, une compréhension omnisciente prophétisant toute l’histoire cosmique et les liens précis entre l’Universalité et chaque membre de l’humanité. Quand Salomon rendit ses œuvres manifestes au profit de son peuple, il lui fut donné de proférer trois mille proverbes de plus, et ses cantiques furent au nombre de mille et cinq. « Et Dieu donna à Salomon de la sagesse, et une très grande intelligence ; et un cœur large comme le sable qui est sur le bord de la mer. »(I, Rois, IV-29 à 32). Salomon n’était pas un roi au sens littéral ou matériel du mot. Il régnait sur lui-même et sa propre famille, et conserva ce royaume. De ce trône, il dispensait amour, intelligence, sagesse, justice, et abondance à quiconque venait lui demander conseil.

     

    À cette époque, toute l’humanité vivait sous le signe de la demande. En réponse à cette demande, Salomon reçut mille fois sa part d’amour, d’intelligence, de sagesse, de justice, et d’abondance. Il gouverna avec un sceptre de fer, mais c’était là le symbole d’une loi qui ne faiblit jamais. Quand les bienfaits répandus par Salomon furent amplifiés mille fois dix mille fois et lui revinrent, son royaume, eût-il compris toute la terre, se trouva trop étroit pour contenir la récompense.

     

    La Loi (ou Seigneur Dieu) connaissait les trésors du Christ de Dieu qui allaient récompenser Salomon de sa fidélité au commandement selon lequel le Moi doit obéir au Principe. Donnez sans arrière-pensée de recevoir, et votre récompense sera si grande que vous ne pourrez l’engranger. Donnez d’abord votre amour à Dieu, et ensuite à toute la terre. Quand il vous reviendra, il aura fait le tour du monde et aura été multiplié mille fois par dix mille, car il aura traversé la pensée de millions d’hommes qui l’auront chacun amplifié à cette mesure.

     

    À son retour, peut-il y avoir place sur terre pour sa plénitude ? Seul cet amour a libéré la terre, et le ciel en est résulté. Une harmonie suprême régna. Salomon s’ordonna à lui-même d’aimer ainsi avec intelligence, sagesse, justice, abondance, et grande joie. Il s’ensuivit que la terre ne pouvait plus contenir une telle abondance.

     

    Elle cessa d’être la terre et devint le ciel. Il n’est nullement étonnant que les contemporains de Salomon l’aient appelé Grand Roi et Dieu.

    Ils tombaient à genoux pour l’adorer, croyant qu’il pouvait satisfaire tous leurs besoins. En quoi ils se trompaient, ne comprenant pas que Salomon était l’exemple à suivre. Dieu dit à Salomon : « Il n’y aura personne de semblable à toi sur la surface de la terre. » En effet, il ne pouvait y avoir personne de semblable à lui sur terre, car seul il avait renoncé au domaine terrestre. Il régnait dans le domaine céleste au même titre que ses pairs. Il montra l’héritage de l’homme, le chemin de Dieu que les hommes doivent suivre

     

     

    Un tel roi ne pouvait condamner à mort un de ses pairs, un autre roi, car il se serait condamné à la même mort multipliée mille fois par dix mille. Il régna en justice, non sur des rois, mais avec des rois, sans le moindre besoin de pompe, de splendeur, ni de recherche extérieure. Il n’avait même pas besoin de faire briller sa couronne, car toute l’humanité le reconnaissait. Un tel roi règne vraiment, non sur un petit nombre, mais avec chaque individualité humaine, et chacune règne avec lui.

     

    Tel est le règne suprême de l’homme et de Dieu. C’est la Maison d’Israël quand la maison devient l’arbre, la racine, la branche, la branchette, la feuille, la fleur, et le parfum de la fleur, l’esprit véritable de toutes les races. Une race semblable a déjà habité cette terre, et une race semblable l’habitera encore.

     

    Je vous le dis en vérité, ne vous troublez pas. Le ciel est là, pourvu que chaque unité humaine y contribue. Quand les hommes refusent de prêter attention à l’appel, ils trépassent, puis reviennent connaître les épreuves et les tribulations d’une réincarnation terrestre. Ils passent et repassent ainsi par la mort jusqu’à ce qu’ils aient enfin appris la leçon, à savoir que toute la famille humaine est bâtie sur le roc de la perfection spirituelle absolue. Pour une race qui en est arrivée là, la mort n’existe plus. Le karma n’existe pas davantage, car c’est la rétribution de ceux qui rendent manifeste la discorde et l’inharmonie. En substituant la renonciation à la rétribution, on supprime la cause du karma, car il n’existe que dans la pensée des hommes décidés à le manifester.

     

    Létat de choses inférieur disparaît devant le supérieur. On a élevé les vibrations du corps au-dessus de celles qui permettent l’existence du karma. La mort n’écarte, ne supprime, ni ne détruit le karma. Elle y ajoute, le multiplie, et l’amoncelle en grandes vagues sur chaque unité humaine. Dès que l’on renonce à la mort et à la renaissance, on est libéré de la mort et du karma. Tous deux sont supprimés, donc oubliés. Et s’ils sont oubliés, ils sont pardonnés. À ce stade, si l’on n’est pas capable de percevoir la permanence de la vie, donc de la concevoir et de la manifester, il existe contre la faute de la mort l’ultime remède de la réincarnation.

     

    C’est une lumière qui guide sur le chemin aveugle de la mort et grâce à laquelle on peut triompher de la mort par une série d’expériences terrestres  successives qui enseignent l’abandon des dogmes et croyances humains imposés du dehors par les hommes. Après quoi l’on peut réintégrer la pleine gloire de Dieu et rentrer dans la lumière qui n’a cessé de briller. Si elle a semblé pâlir, c’est que nous nous sommes écartés de la Maison du Père, celle de notre véritable Moi non souillé par la superstition.

     

    Sur le chemin qui nous rapproche de la maison, la lumière brille un peu plus à chaque pas. En entrant dans la maison, nous la trouvons illuminée de chaleur et de beauté. Nous y retrouvons la paix, la tranquillité, et le repos au milieu desquels nous pouvons festoyer à notre gré. Nous aurions aussi bien pu ne jamais sortir de la maison, ni errer dans les liens de la superstition. Au bout de la route, tout est oublié, pardonné, et cela aurait pu l’être avant le commencement.

     

    Restez tranquilles pour percevoir le Salut du Seigneur en vous. Restez physiquement complètement au calme, et percevez le salut que le Seigneur Christ de Dieu, votre Moi supérieur, peut vous apporter. C’est ainsi que j’ai perçu et exposé la loi dont Abraham s’est servi il y a si longtemps. Elle est tout aussi opérante aujourd’hui qu’alors.

     

    Les manifestations prennent la forme selon laquelle elles sont conçues en pensée, en paroles, ou en action, et se reproduisent conformément à votre foi. Si la pensée n’est pas bonne, changez-la, et nommez les choses, non comme elles se présentent aux sens, mais comme elles existent en esprit. Les traducteurs des textes originaux ont introduit dans votre Bible beaucoup de contresens et de fausses prophéties.

     

    Certaines fautes proviennent d’un défaut de compréhension des caractères et symboles des textes primitifs. Elles sont alors excusables, car les traducteurs étaient consciencieux et présentaient leurs conclusions de leur mieux. Mais la plupart sont de vils mensonges commis délibérément pour induire les lecteurs en erreur et dénaturer l’Évangile original de la maison d’Israël. Le nom primitif était Is-Raël, signifiant la race de Cristal, la pure race blanche, la première qui ait habité la terre, la racine originelle dont toutes les autres sont des rejetons.

     

    On la nommait aussi race de pure lumière, le mot race signifiant fréquemment rayon. C’est d’elle que naquit la race Aryenne.  La majeure partie des déformations de la Bible fut introduite au premier et au deuxième siècle de l’ère chrétienne. Le massacre des textes fut dirigé en particulier contre les livres de Daniel, Esdras, et Néhémie. La fausse présentation s’étendit aux premières œuvres de Joseph et à bien d’autres livres. Il ressort de toute évidence qu’elle fut perpétrée volontairement pour obscurcir des événements antérieurs et des données bien connues à l’époque.

     

    Les falsifications eurent également pour but de détruire l’histoire et le système chronologique précis que les Israélites avaient conservé depuis l’époque du commencement de la conscience. On écrivit des milliers de faux récits sur des événements vrais, on les substitua aux originaux, on déforma et on détruisit de longs chapitres contenant des faits historiques véritables.

     

    La race israélite et son rejeton direct, la race aryenne, employaient le même système chronologique. Nous l’avons préservé dans sa pureté. Il permet de discerner facilement les faux et les substitutions. Nous possédons en conséquence une chronologie hébraïque complète et véritable. Nous savons que l’histoire de Salomon et de ses femmes, ainsi que celle de beaucoup de chefs, d’éducateurs, et de conseillers de la Maison des dix Tribus d’Israël furent également dénaturées.

     

    Après là séparation de la Maison des Dix Tribus, le royaume principal fut connu sous le nom de Royaume ou Maison d’Israël. L’autre branche porta le nom de Tribu de Juda. Elle provenait d’Israël, mais ses membres n’étaient nullement tous Israélites. C’est non seulement une erreur commune mais une dénaturation que de citer Abraham, Isaac, et Jacob, comme des Juifs. Le terme Juif ne fut jamais appliqué à la Maison des Dix Tribus d’Israël, ni aux douze tribus d’Israël. Les Israélites n’étaient pas des Juifs, mais les Juifs formaient une tribu de la nation israélite.

     

    Quand la tribu de Juda quitta la Palestine pour aller en captivité, on appela ses membres les Juifs. Les Juifs de nos jours sont les descendants de ceux de la tribu de Juda qui rentrèrent en Palestine après leur libération. Beaucoup d’entre, eux avaient mêlé leur sang à celui des nations environnantes. Les gens qui de nos jours prennent le nom de Juifs n’ont même pas un tiers de leur sang provenant de la vraie tribu de Juda. 

     

     

    Partout où les Juifs se sont mêlés aux Israélites et aux Aryens, ils ont prospéré. C’est à ces nations qu’ils doivent leur hardiesse. À mesure que le temps s’écoule, ils se verront obligés de se tourner vers elles pour leur demander aide et protection, et il convient qu’ils gardent leur maison en ordre. La fraction de la tribu de Juda qui se joignit aux Israélites dans leurs migrations à travers l’Europe ne fait pas partie de la race actuellement dénommée juive.

     

    Cette fraction ne peut en aucune façon se distinguer des autres Israélites qui se fixèrent dans les îles Britanniques, sur les côtes de la mer Méditerranée, et ailleurs. Ceux-ci ont perdu toutes les caractéristiques de leurs tribus par leurs mariages mixtes et leur entourage. J’appartiens à cette race. J’en parle donc en connaissance de cause. Les Juifs vivent avec nous. Nous pouvons retracer leur histoire pas à pas au long des siècles, depuis la Maison et la Tribu de Juda jusqu’à l’époque contemporaine. Ils sont un des signes qui subsistent de la grande race qui a contribué à préserver l’idéal de Dieu jusqu’au retour de l’unité des races avec le Christ de Dieu comme facteur dominant. Ce retour sera la renaissance d’un état existant avant que la grande race d’Israél ne commençât à se disséminer et à se diviser. II n’est pas difficile de retracer la migration des Israélites à partir de Jérusalem.

     

    La trace de ceux qui se fixèrent en Grande-Bretagne se distingue aisément. Il en est de même pour ceux de la tribu de Dan.

     

    Leur nom, leur histoire, et les lieux où ils se fixèrent permettent de les identifier. Le Danube auquel ils ont donné son nom est aujourd’hui un fleuve international. Les hommes de Dan se sont disséminés en petites tribus dont certaines ont remonté la vallée du Danube pour arriver finalement en Angleterre sous le nom de Danois, Jutes, Pictes, etc. D’autres habitèrent divers pays, notamment la Scandinavie, l’Irlande, et l’Écosse, avant d’aller en Angleterre et de là aux États-Unis. L’Amérique est la terre maternelle primitive des Is-Raélites.

     

    Dans ce pays, d’où ils sont originaires, ils sont en train de perdre rapidement les caractères de leur tribu et de changer leur langage pour adopter le langage unique, celui-là même qu’ils parlaient au moment de leur départ. Ils ont erré bien longtemps loin de leur foyer, mais sont maintenant de retour dans leur pays d’origine qui s’étend à l’Amérique du Sud, à l’Australie, à la Nouvelle-Zélande, aux  îles des mers du Sud, et jette des ramifications jusqu’au japon et en Chine.

     

    Les Japonais et les Chinois sont restés plutôt sédentaires. Ils dérivent d’une race fondamentale qui émigra de la terre maternelle de Mu bien avant les perturbations qui causèrent l’engloutissement de son continent d’origine.

     

    On les appelait Uigours, ou tribus errantes. Ce sont les ancêtres des grandes races mongoles.

     

    C’est dans le territoire de Mu que la race blanche atteignit son plus haut degré de civilisation. Elle utilisait l’énergie émanante et radiante. Elle savait aussi libérer l’énergie atomique et l’employer à d’utiles applications. Les hommes de cette race pratiquaient la lévitation et se transportaient ainsi de place en place.

     

    Leur philosophie était entièrement dégagée des formes païennes d’adoration, des croyances, des dogmes, et des superstitions. Ils adoraient le Vrai Principe se manifestant à travers toute l’humanité, l’homme divin au même titre que Dieu. Israël-Araya symbolise le royaume unique et la sage culture.

     

    La Bible provient de cette race, et c’est aux hommes de cette race que ses préceptes suprêmes furent adressés. Leur idéal était « Christ dans l’homme », représentant la tête du sceptre, la torche portant la lumière d’une flamme perpétuelle. Pour entretenir cette flamme et la faire briller toujours davantage, ces préceptes furent relatés non seulement dans une Bible, mais dans douze, afin que les hommes ne les oublient jamais.

     

    Pour en éviter la destruction et la dénaturation, les gens construisirent douze Bibles correspondantes en pierre et les placèrent en divers endroits de la Terre Maternelle. Puis, pour les réunir en un seul faisceau et rendre ainsi éternels leurs principes, ils construisirent la Grande Pyramide. Celle-ci prouve que le Christ, fondement de toute civilisation, est solidement établi sur terre parmi les hommes et ne saurait être ni supprimé ni défiguré. Elle est destinée à durer éternellement, non seulement comme phare portant haut la lumière, mais comme réflecteur de cette lumière.

     

    Mieux encore, elle proclame le commandement si souvent répété : « Si les hommes ont perdu la lumière, qu’ils se tournent vers l’intérieur. » Vous y trouverez retracés tous les préceptes d’où renaîtra la lumière, laquelle pourra émaner de vous-mêmes, brebis perdues qui errez, privées de lumière. 

     

    Quiconque erre sans lumière (sans vie) est une brebis égarée du troupeau. Le troupeau est toujours là, on peut le voir et le rejoindre. Le Christ, le berger, élève la lumière de sa torche en attendant ceux qui veulent rentrer. Bien que la lumière ait été voilée à travers les âges, elle reste toujours visible à ceux qui s’approchent en la cherchant. Elle est la première expression du Cosmos. La voix, la parole de Dieu, se fait entendre.

     

    Voici la LUMIÈRE, QUE LA LUMIÈRE SOIT. Les. Vibrations s’élancent, apportant avec elles la VIE. Celle-ci n’est jamais séparée de Dieu. La Grande Pyramide, avec ses fondations solidement établies sur terre, en témoigne en dressant vers le ciel sa tête sans couronne. La pierre du couronnement sera mise en place quand l’homme acceptera Christ pour son vrai héritage, quand il reconnaîtra que le Christ de Dieu est son véritable Moi et possède les pleins pouvoirs. Alors la Pyramide se dressera comme un témoin éternel que l’homme n’errera plus jamais loin du troupeau.

     

    La Grande Pyramide est une Bible en pierre, un document bibliographique indestructible relatant les réussites et les pérégrinations des peuples élus de Dieu, non d’un seul peuple, mais de tous ceux qui acceptent la lumière de Christ. Elle ne donne pas licence à ces peuples de se conduire d’une manière inférieure à Christ. À moins que l’humanité ne s’égare, n’oublie et n’obscurcisse cette vraie lumière, la Pyramide témoigne que, du milieu des hommes, doit surgir un être pleinement décidé à figuier le Christ et à donner l’exemple avec sa torche élevée, brillante de lumière, comme Christ l’aurait donné.

     

    Pendant des âges, la civilisation a reculé. En fait, la grande race a si longtemps foulé le sentier des ténèbres qu’elle a paru devoir perdre son identité et retourner entièrement à la barbarie. Il fut reconnu que très peu d’hommes restaient seuls attachés aux concepts purs qui appartiennent à l’humanité. Il fallait que ce petit groupe fût mis à part (sanctifié) pour se réunir plus facilement, se concentrer, et émettre une lumière capable de protéger l’ensemble de l’humanité.

     

     

    Par le canal de ce groupe fut promulguée la doctrine que le monde avait besoin d’un Sauveur, d’un Dieu homme, capable et désireux de se mettre en avant. Par la pensée, la parole et l’action, le Sauveur, devait démontrer aux hommes, d’abord individuellement et ensuite aux masses, que le  Christ restait toujours aussi vivant en eux, quoique inopérant.

     

    Par leur ignorance et leur refus de vivre une vie christienne, les hommes avaient submergé la lumière de Christ. Une proclamation fut adressée à l’humanité par la parole, la prophétie, et les messages de groupes d’hommes qualifiés. Elle annonçait que le Très-Haut avait désigné un Sauveur qui vivrait à nouveau conformément aux conceptions humaines les plus élevées et se manifesterait à une époque déterminée. Les proclamateurs virent que pour attirer les hommes vers le Sauveur à venir, il serait nécessaire d’annoncer la date de sa venue et d’instruire le peuple sur la manière dont il viendrait et le but de sa vie.

     

    Il fallait même préciser à l’avance le jour exact, le mois, et l’année de sa naissance, ainsi que la date exacte de sa crucifixion. Tout cela était indispensable pour donner plus de poids et de vie à la doctrine du Sauveur et pour ramener vers un foyer central la pensée des hommes, car l’humanité s’était tournée vers des dieux étrangers et s’était égarée au point qu’elle était menacée d une mort spirituelle imminente.

     

    On proclama donc que le Messie sauveur serait tué, que son corps serait placé dans une tombe creusée dans le roc, et que sa résurrection complète suivrait. Cela démontrerait à nouveau aux humains qu’ils pouvaient se détourner de l’état de « fils des hommes » pour devenir « Fils de Dieu », car le Christ de Dieu demeure toujours uni à Dieu.

    En vivant la vie sainte, les hommes ne devraient jamais retomber dans la confusion. La paix et la bonne volonté devraient régner sur terre. Il fut également écrit que cette condition existe et existait avant le commencement des choses ; et que le Messie montrerait aux hommes leur véritable héritage. Le Messie existait donc. C’était le sage caché des âges, par les préceptes de qui se manifestaient la Fontaine de la Providence de Dieu et la totalité des fruits que la terre destine à l’usage de l’homme.

     

    Dès avant la venue de Jésus, ces prophéties avaient été paganisées et adultérées. L’adultération s’est propagée Jusqu’à nos jours, incitant beaucoup d’hommes à croire que les éléments de base du Christianisme ont été empruntés à des religions antérieures, au lieu de savoir que la doctrine de Christ a toujours existé et toujours représenté l’idéal suprême de l’humanité.

     

    Le corps de la mère destiné à donner naissance au Christ enfant et à le nourrir, et le corps du père destiné à le protéger physiquement furent préparés pour cette naissance immaculée. Chacun d’eux était complet en soi. Ils furent cependant couplés en un seul pour veiller sur cet enfant qui devait grandir parmi ceux qu’il aurait à instruire plus tard. Marie était la mère et Joseph le père, tous deux représentant la descendance de David, le vrai porteur de lumière. Ils étaient de la semence d’Abraham, nom qui signifie Ah-Brahm, le porteur de la lumière parachevée du grand Cosmos.

     

    Les fils de l’homme étaient redescendus si bas sur l’échelle que les vibrations de leurs corps étaient inférieures à celles des animaux. En s’avançant pour présenter le Christ depuis si longtemps oublié, le Messie savait fort bien que les hommes tenteraient de ruiner son corps plus complètement qu’aucun animal ne l’aurait fait. À moins que les perceptions humaines ne soient guidées par la lumière du Christ, elles sombrent plus bas que celles des animaux.

     

    Le sauveur savait qu’il lui faudrait communier avec le Christ dans son royaume avec une rigueur telle que les hommes ne pourraient le toucher que s’il le voulait bien. Il faut que l’homme choisissant ce rôle soit humble, sachant pleinement que ce chemin a déjà été suivi par ceux qui ont abouti à la vie en Christ.

     

    Extrait de la vie des maîtres de Baird Spalding page 373 à 382

     

    Note : Certaines affirmations viennent de l'expérience de Baird Spalding et l'on ne peut changer d'un iota ce qui a été écrit par quelqu'un. Il aurait fallu argumenté sur certaines affirmations dont il est le traducteur d'idées qui peut- être ne sont pas complètement exactes en affirmant que la race blanche était à l'origine ce qu'il exprime. Le message profond est uniquement exprimé par le Christ qui n'a jamais évoqué de "races de couleur différente" car il voit le fond de l'âme de chacune des créatures qu'elle soit humaine ou non humaine. De même il est à constater que les animaux dont il parle ultérieurement lui semble inférieur à l'humain selon ce qu'il en écrit. La polémique ne sied pas cependant ici. Quant aux transformations des textes volontaires et non volontaires en ce qui concerne la bible et autres documents, ces faits sont totalement exacts et confirmés de multiples fois au cours de l'histoire. Le message essentiel reste actuel et peut être transmis directement à l'âme qui le transmettra à la conscience. Je vous mets ici un document où Jésus-Christ est saisissant dans ses propos tiré de l'évangile de Jean.

     

     

     

     


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     Plus de vie

    Photo du film 'La vie de Pi"

     

    3.16.Figures angéliques. - Le grand Rishi au tigre. - Une mella de cinq cent mille pèlerins. - Une légende hindoue

     

    Les réunions continuèrent ainsi pendant plusieurs jours. Il fut décidé que Gordon, Weldon et moi resterions avec le groupe comprenant les Maîtres, tandis que Thomas et les autres retourneraient à Darjeeling, où l’on établirait le poste de commandement de l’expédition pour réunir et classer les données que nous nous étions procurées.

     

    Après leur départ, nous établîmes un camp semi-permanent utilisable jusqu’au retour de Thomas en décembre. Il était situé à la crête d’un rebord qui s’avançait à deux cents mètres au-dessus du niveau de la vallée en partant d’un éperon de la montagne principale. L’emplacement était fort avantageux pour un camp de base, car de là il était facile d’accéder aux différents endroits que nous voulions visiter. Il se trouvait au milieu d’un vaste bosquet de grands arbres majestueux.

     

    Le sol descendait en pente douce depuis le rebord principal jusqu’à notre camp, donnant à ce dernier l’apparence d’être niché au centre d’un vaste amphithéâtre en forme de croissant. Le mur opposé de la vallée reliait les extrémités du croissant comme la corde d’un arc.

     

    Au-delà des montagnes, le soleil descendait dans une mer d’or en fusion. Tous les soirs, cette couleur se réfléchissait sur la pente supérieure du rebord rocheux servant d’arrière-plan à notre amphithéâtre et en baignait la crête dans une mer palpitante de couleurs semblable à un gigantesque halo.

     

    Quand on se tenait là en silence, au moment où les derniers rayons du soleil étaient coupés par l’horizon, on pouvait imaginer un Être immense aux bras étendus, étroitement serré dans une robe d’or tombant en plis artistiques, et couronné d’une auréole de pure lumière blanche irradiant sur des kilomètres.

     

    Un soir que nous étions assis près de notre feu de camp, le soleil couchant se mit à briller d’un éclat extraordinaire. Le phénomène était si anormal que tous mes camarades le contemplèrent en extase. L’un d’eux fit observer à un sanyasi qui venait d’arriver que le soleil essayait de se surpasser avant de nous souhaiter le bonsoir. Le sanyasi répondit : C’est le présage d’un événement de bon augure. (Le sannyāsin mène en principe une vie errante, passant de lieu saint en lieu saint, d’ashram en ashram, renonçant à l'action et consacrant sa vie à la réalisation du Brahman (la réalisation du Soi). Il est « l'homme qui, des profondeurs de son être, ne désire rien, ne projette rien, ne possède rien, qui à l'instar des Dieux, vit dans un état de méditation  continue de laquelle jaillit une force de rayonnement et d'action inimaginable dans un état humain habituel. »).

     

     

    Une mella (cortège) de grandes âmes accompagnant un très grand Être va se réunir ici dans quelques instants. Silence, s’il vous plaît. À l’instant même, un silence paraissant venir de l’espace extérieur s’appesantit sur la scène.

     

    Soudain une voix du ciel éclata dans le calme. Sa mélodie et le rythme de son chant étaient vraiment célestes. Des milliers d’oiseaux kokilas firent chorus et leurs trilles aigus s’harmonisaient avec la voix. Il était impossible d’imaginer que la cantate ne vînt pas du ciel.

     

    Cher lecteur, si vous aviez été témoin de la scène et si vous aviez entendu cette musique, je suis sûr que vous me pardonneriez mes superlatifs. Un moment plus tard les oiseaux se turent, et le chant se fit plus majestueux que jamais.

     

    Puis apparurent deux angéliques silhouettes féminines drapées dans les plis d’un tissu à reflets argentés. Elles donnaient un pâle aperçu de la beauté des formes mystiques. Leurs traits étaient si merveilleux que notre réaction fut : « Pourquoi les outrager en les décrivant ? » Nous restâmes sous le charme, ainsi d’ailleurs que le sanyasi, oubliant pendant quelques minutes de respirer.

     

    Soudain, des milliers de voix se joignirent en chœur au chant, cependant que des formes commençaient à apparaître et à entourer les deux figures féminines. Puis le chant cessa aussi subitement qu’il avait commencé, et toutes les formes disparurent. Un silence absolu régna en maître, puis une nouvelle silhouette de très grande taille apparut de la même manière que les précédentes, mais dans un plus vaste déploiement de brillantes couleurs.

     

    La taille de cette silhouette diminua progressivement en même temps que les rayons du soleil s’évanouissaient, et nous eûmes finalement devant nous un homme bien charpenté, au visage parfaitement régulier, et aux cheveux flottants d’une couleur incomparable. Son corps était revêtu d’une robe blanche chatoyante dont les plis artistiques retombaient de ses épaules en vagues successives. Une ceinture lâche d’un blanc argenté ceignait ses reins, et le bas de sa robe effleurait l’herbe cependant qu’il s’avançait vers nous à grands pas majestueux. Un dieu grec n’aurait pas eu l’air plus imposant.

     

    Quand il eut approché, il s’arrêta et dit : Nul besoin de présentations, les formalités sont inutiles. Je vous salue comme de véritables frères. Je tends la main, et en saisissant la vôtre, c’est la mienne que je serre. Hésiterais je à m’embrasser moi-même ? Loin de là, car je vous aime comme moi-même. Unis au Principe de Dieu, nous aimons le monde entier. Je suis comme vous, sans nom, sans âge, éternel. Avec notre sincère humilité, nous nous tenons ensemble dans la Divinité. Il observa le silence pendant un instant, et soudain son vêtement se trouva changé.

     

    Il était maintenant habillé comme nous, et un grand tigre du Rajputana se tenait à ses côtés. C’était une bête magnifique dont le pelage apparaissait dans le crépuscule comme un duvet de soie. Notre attention avait été tellement absorbée par l’homme que nous n’avions pas eu conscience de la présence du tigre. Quand nous le vîmes, une vague de frayeur nous submergea. L’animal se mit soudain à ramper.

     

    Notre hôte lança un commandement. Le tigre se redressa, s’avança, et plaça son museau dans les mains tendues de l’homme. La vague de frayeur était passée et nous avions recouvré notre calme. Notre hôte s’assit devant le feu de camp. Nous nous rapprochâmes de lui. Le tigre s’éloigna de quelques pas et s’étendit de tout son long sur le sol. Notre hôte dit : Je suis venu faire appel à votre hospitalité pendant quelque temps, et si je ne vous dérange pas, je demeurerai avec vous jusqu’à la grande mella. Dans notre enthousiasme pour lui souhaiter la bienvenue, nous nous précipitâmes tous ensemble pour lui serrer la main. Il nous remercia et reprit la parole en ces termes : Il ne faut pas avoir peur des animaux.

     

    Si vous ne les craignez pas, ils ne vous feront aucun mal. Vous avez vu un corps inanimé gisant sur le sol devant un village pour protéger les habitants. Il ne s’agit là que d’un signe physique destiné aux gens. Le corps est exposé inerte à la merci de l’animal. Bien qu’inerte, il ne subit aucun dommage, et les gens remarquent ce fait. Ils cessent donc d’avoir peur de l’animal. Dès lors ils n’émettent plus de vibrations de peur. Ne recevant plus ces vibrations, l’animal ne considère pas plus les gens comme une proie que les arbres, l’herbe, ou les maisons du voisinage, lesquels n’émettent aucune vibration de peur.

     

    L’animal passera inoffensif en plein milieu du village où il avait précédemment choisi une proie humaine, celle qui émettait les plus fortes vibrations de peur. Vous avez pu observer cela. Vous avez même pu observer l’animal passant par-dessus le corps inanimé gisant sur le sol et se rendant directement au village à la recherche de ceux qui ont peur de lui. Il marchera tout droit entre deux enfants écartés de six ou sept mètres pour attaquer un adulte qui a peur. Les enfants n’étant pas assez âgés pour connaître la peur, l’animal ne les voit pas.

     

    Nous nous remémorâmes alors une foule d’observations et comprîmes que nous n’avions pas médité suffisamment sur la peur pour en comprendre le sens profond. Le Rishi continua : Si vous aimez un animal, il vous rend nécessairement votre amour. S’il y résiste, il se détruira lui-même avant de pouvoir vous nuire. La conscience de cet état de choses est bien plus nette chez l’animal que chez l’homme.

     

    Jetant un coup d’œil sur le tigre, il dit encore : Présentons notre amour à ce frère inférieur et observons sa réponse. Nous nous y prêtâmes du mieux que nous pûmes. Aussitôt le tigre roula sur son dos, bondit sur ses pattes, et s’avança vers nous en manifestant par tous ses mouvements une joie intense.

     

    Le Rishi conclut alors : Si vous approchez un animal comme un ennemi, vous avez affaire à un ennemi. Approchez-le comme un frère, et vous trouverez en lui un ami et un protecteur. Le Muni qui nous avait accompagnés depuis le temple de la Croix en « T » au Tibet se leva en disant qu’il allait nous quitter, car il était obligé de retourner à Hardwar pour servir les pèlerins qui allaient se rassembler pour la mella. Il nous quitta en effet après un échange de salutations. Bien qu’il fût resté très silencieux, nous avions joui de sa présence au-delà de toute expression. Il a beaucoup de gens semblables à lui dans ce merveilleux pays.

     

    Sans qu’ils aient besoin de dire un mot, on a le sentiment de leur grandeur. Après le départ du Muni, nous nous assîmes, mais nous avions à peine eu le temps de nous ressaisir qu’Émile, Jast, et Chander Sen entrèrent dans le camp. Après un échange de salutations, nous nous assîmes pour préparer un itinéraire nous permettant de visiter une grande partie du pays. Cela fait, Émile nous narra un grand nombre de légendes intéressantes intimement associées aux endroits que nous devions visiter.

     

    Je n’en relaterai qu’une, parce qu’elle se rapporte au district où nous campions et qu’elle est associée d’une manière particulièrement étroite et intéressante à la mella de Maha-Kumba qui s’y réunit tous les douze ans. Les pèlerins viennent plus nombreux à cette grande assemblée et aux lieux de culte du district qu’à toute autre mella.

     

    Il y a parfois cinq cent mille personnes réunies. Comme la mella de cette saison devait être très importante, on s’attendait à ce que ce nombre lui-même fût augmenté de plusieurs centaines de mille. Les prémices de l’événement imprégnaient déjà l’atmosphère. La nourriture est fournie gratuitement à tous les pèlerins pendant toute la durée de la mella. Hardwar est connue comme la grande place sainte.

     

    Sri Krishni a vécu à Brindavan, et son adolescence s’est écoulée dans cette vallée. Ce district est presque un paradis. C’est le lieu d’élection de l’oiseau kokila au chant exquis. C’est également dans ce district que se trouvent les bornes de pierres précieuses qui prirent naissance aux endroits où tombèrent les gouttes du nectar éternel tombé de la jarre d’Amri.

     

    Ce nectar avait été retiré de la mer après la bataille de Devatos (Dieu) et d’Asura (Démon), c’est-à-dire après la lutte de la spiritualité contre la matérialité grossière, lutte qui marque l’époque où l’Inde s’éveilla à la vaste importance de la vie spirituelle.

     

    Cette jarre de nectar était si précieuse qu’une deuxième bataille eut lieu pour sa possession. Le dieu était tellement pressé de distancer le démon que des gouttes se répandirent de la jarre. Les bornes de pierres précieuses s’élevèrent aux endroits de leur chute. Voici donc une légende qui cache un sens spirituel profond.

     

    Plus tard, il deviendra évident que les significations de ces légendes ont un caractère permanent et de très grande portée. Nous nous promenâmes dans ce district et visitâmes de nombreux temples en accompagnant le grand Rishi. Thomas nous rejoignit en décembre, et nous voyageâmes vers le sud jusqu’au Mont Abou. De là nous retournâmes à Brindavan et à Hardwar. Nous visitâmes encore de nombreux temples dont les ressortissants nous permirent de nous mêler à leur vie de façon la plus intime et la plus cordiale.

     

    Le récit détaillé de ces visites et des doctrines reçues ne peut être publié. En effet les enseignements ne nous furent donnés qu’à une seule condition, à savoir que si nous voulions les faire connaître, nous le ferions verbalement à certains groupes. Les Maîtres demandaient en effet que leur doctrine ne soit pas mise par écrit, mais exposée verbalement et seulement à ceux qui le demanderaient.

     

    La réunion de cette multitude d’hommes saints et religieux laisse un souvenir inoubliable. Il n’y a ni hâte, ni confusion, ni bousculade dans cette vaste foule qui voyage droit sur sa route vers un seul point et pour un seul but. De tous côtés on fait montre de confiance et de gentillesse. Le nom du Très-Haut et du Tout-Puissant est prononcé par toutes les lèvres avec le plus grand respect, ce qui forme un écho spirituel au long de l’interminable corridor que les Occidentaux appellent le temps. Le temps importe peu dans l’immensité de l’Orient. On ne peut guère qu’imaginer une grande réunion de quatre ou cinq cent mille personnes. Il n’y a aucun moyen de compter la foule.

    (rubrique Livre en PDF)

    Extrait de la vie des maîtres de Baird Spalding page 368 à 372.

     

     

     

     

     

     

     

     


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    3.14. Weldon, le demi-sceptique, reconnaît Jésus. - Allocution de Jésus sur les rayons cosmiques. - La perfection humaine

    37.

    Le lac de Shrinagar au Cachemire  en 1900

     

    En approchant de Hardwar, environ un jour avant d’arriver à la ville, nous fîmes halte à la maison d’un Américain nommé Weldon. Nous reçûmes une chaleureuse bienvenue, et Weldon insista pour que nous restions avec lui quelques jours.

     

    Cet écrivain bien connu, qui avait vécu aux Indes pendant de nombreuses années, manifestait un intérêt profond et sympathique pour notre travail. Il avait plusieurs fois demandé à se joindre à notre expédition, mais les circonstances n’avaient pas permis de lui donner satisfaction.

     

    Le lendemain, tandis que nous étions assis dans son jardin et racontions nos expériences, Weldon fit soudain la remarque qu’il n’avait jamais pleinement accepté pour authentique l’histoire de la vie de l’homme appelé Jésus de Nazareth. Il avait soigneusement étudié les documents mis à sa disposition, mais ceux-ci lui avaient tous paru vagues et non concluants. En désespoir de cause, il avait finalement abandonné ses recherches, car il y avait dans sa pensée de graves doutes sur l’existence du personnage.

     

    Notre chef lui dit : Si vous étiez mis face à face avec Jésus, croyez-vous pouvoir le reconnaître, et comment, le reconnaîtriez-vous ? Weldon répondit : "Vous venez de toucher le sujet auquel j’ai consacré la plus grande partie des pensées de ma vie" Jamais vous ne pourrez savoir avec quel intérêt passionné j’ai cherché un signe permettant d’affirmer l’existence corporelle de Jésus sur cette terre. Mes doutes se sont aggravés chaque année, et finalement j’ai désespéré de trouver jamais un indice me donnant pleine confiance. Cependant, dans un coin de mon cerveau, une vague arrière-pensée, une sorte de rayon d’espoir m’incite toujours à croire que si je pouvais rencontrer cet homme face à face sans aucune suggestion de l’extérieur, je le reconnaîtrais avec certitude en quelque lieu et à quelque époque que ce soit.

     

    Aujourd’hui, mon instinct fait ressortir cette arrière-pensée, et je vous dis ceci que je n’ai encore jamais exprimé : Je sais que je le reconnaîtrais. C’est le sentiment le plus sincère de toute ma vie, et je m’excuse de répéter : Je sais que je le reconnaîtrais. 

    Note : Tous les êtres, sans aucune exception, reconnaissent Jésus si celui ci vient à leur rencontre. Il disait "je connais le nom de chaque étoile" et aussi "je connais le nom de chacun de vous" et ceci est une réalité inébranlable. Il a dit :"ce n'est pas toi qui me choisi, c'est moi qui te choisi". La meilleure chose qui soit est de savoir que tout ce que nous faisons et pensons est perçu, de même que nos émotions, nos joies et nos peines et, actuellement, l'action directe existe toujours concrètement. Il est dit :"les voies du Seigneur sont impénétrables". La présence incarnée de Jésus est exacte. Certains êtres ayant cette faculté de se matérialiser et d'apparaître devant vous sans que les autres ne le perçoivent même au milieu d'une assemblée. Il ne s'agit pas de mediumnité mais d'action directe de la part de ces êtres. Cependant, ils restent très discrets. De même, ils se rendent totalement invisibles aussi facilement par un procédé divin. Si cela arrive, il s'agit de situation particulière dans cette sphère ci qui n'est pas très évoluée et hyper compacte, matérialiste à l'excès, dans un monde "où son royaume n'est pas de ce monde" car "le monde est dominé par le mal", le mal, ces mensonges de tant et tant, insidieux, trompeurs : les tourments excessifs opposant deux forces opposées. Le choix de l'entourage demande discernement, la qualité du sage est le discernement, la plus grande afin de ne pas être aveuglé et de grandir en voyant les faiblesses en soi car, là où la faiblesse se trouve, viendra le tourmenteur. D'où la nécessité de la pratique assidue dont il est parlé ici afin de faire les bons choix et d'écouter la voix intérieure, développer les capacités d'ouverture aux êtres de lumière et au divin Père au travers de l'esprit ouvert à Lui, l'âme son Temple, la Conscience Sa voix. Tant de mystiques de tout bord offrent des clés pour ouvrir les portes aux bienfaits de la Bonté divine.

     

     

    Le même soir, tandis que nous allions nous coucher, Thomas s’approcha de nous et dit : Vous avez tous entendu la conversation de cet après-midi au sujet de la personnalité de Jésus. Vous avez reconnu la sincérité de Weldon. Si nous l’invitions à nous accompagner ? Nous ne savons pas, et nous n’avons aucun moyen de déterminer si l’homme connu sous le nom de Jésus de Nazareth se trouvera à notre lieu de destination, car nous ne pouvons contrôler ses déplacements. En fait, nous savons simplement qu’il a été là. Si nous invitons Weldon et si Jésus n’y est pas, cela pourrait lui causer une nouvelle déception sans qu’aucun bien n’en résulte. Weldon paraît très désireux de nous accompagner. Comme personne de nous ne sait si Jésus sera là, je propose que personne ne fasse de suggestion dans un sens ni dans l’autre. En l’espèce, faisons confiance à l’avenir.

     

    Nous fûmes tous d’accord, et le lendemain matin, Thomas invita Weldon à nous accompagner. Son visage s’illumina aussitôt d’un espoir anticipé. Il réfléchit un moment, puis dit qu’il avait un rendez-vous pour le mercredi suivant et serait obligé d’être de retour à cette date. Nous étions jeudi. Il disposait donc de six jours. Thomas estima que c’était là un délai suffisant.

     

    Nous décidâmes de partir dans l’après-midi. Tout se passa bien, et nous parvînmes à destination le surlendemain avant midi. En arrivant, nous remarquâmes un groupe de douze personnes assises dans le jardin de l’auberge où nous devions loger. Elles se levèrent à notre approche, et le propriétaire de l’auberge s’avança pour nous saluer.

     

    Nous aperçûmes Jésus debout dans le groupe. Avant que nul n’ait eu le temps de dire un mot ou de faire une suggestion, Weldon s’était élancé les deux mains tendues et avait saisi les deux mains de Jésus dans les siennes avec une expression joyeuse disant : Oh je vous reconnais, je vous reconnais. C’est le moment le plus divin de toute ma vie.

     

    Tandis que nous contemplions le ravissement de notre ami, un sentiment proche de la joie divine nous inonda tous. Nous nous avançâmes et échangeâmes, des salutations tout en présentant Weldon au groupe

     

    Après le déjeuner, nous nous assîmes dans le jardin et Weldon dit à Jésus : Accepteriez-vous de nous faire une causerie ? J’ai attendu ce moment pendant toute une vie. Il y eut quelques instants de silence puis Jésus prit la parole et dit :

    "Dans le calme de cette heure, je voudrais que vous sachiez que le Père à qui je parle et qui demeure en moi  est celui même qui demeure en vous tous. Chacun peut lui parler et le connaître aussi intimement que moi. Un souffle de splendeur merveilleuse passe sur les cordes de la harpe mystique et la fait vibrer d’un amour pur et divin. Cet amour est si pur que le silence attentif semble s’arrêter pour écouter. Votre grand Être Spirituel vous touche la main de ses doigts connaisseurs avec une douceur attendrie, et sa voix vous parle toujours de l’immense et glorieux amour du Père.

    Votre voix vous dit. « Je sais que tu es ici avec moi Toi et moi ensemble nous sommes Dieu. » C’est alors que le Christ de Dieu se tient là. Ne voulez-vous pas supprimer toute limitation et vous tenir avec moi en esprit ? Jamais le monde n’a reçu de pensées plus élevées que celles que je vous donne. Peu importe que les hommes affirment qu’elles sont irréalisables. Chacun de vous se présente comme le Divin Maître, triomphateur dans la plénitude de son règne, exactement tel que vous m’avez vu. L’heure est venue. La pensée d’accomplissement que vous avez envoyée vers le Divin Maître a mûri dans votre propre corps, et votre âme a pris les leviers de commande.

     

    Vous vous élevez avec moi à des hauteurs célestes. Nous élevons nos corps jusqu’à ce que leur brillant rayonnement devienne un éblouissement de pure lumière blanche. Nous sommes alors retournés au Père d’où chacun est issu.

     

    Dieu notre Père est émanation de lumière pure, et dans la vibration de ces émanations, tout ressouvenir mortel est balayé. Nous voyons les créatures projetées dans la forme à partir de l’informe et toutes choses se renouveler à chaque instant. Toutes choses existent dans le Cosmos origine dans la Substance de Dieu dite « éthérée ». Et parce qu’elles existent, leurs vibrations sont si élevées que nul ne peut les percevoir à moins de s’être élevé en esprit à notre hauteur. Quand les vibrations du corps sont spirituelles, on peut discerner le processus continu de la création. Celle-ci est causée par le rayonnement des vibrations de la lumière cosmique engendrée dans le grand Cosmos. Ce rayonnement est la vie universelle, ou énergie lumineuse, qui sert de support à tout ce que l’on appelle le Père des rayonnements ou des vibrations. La vie universelle mérite son nom, car son rayonnement prime tous les autres.

     

    En réalité, il ne fait qu’écarter les autres pour permettre à des formes nouvelles  de prendre leur place. Quand notre corps vibre à l’unisson de l’esprit, nous sommes vibrations de lumière, les plus hautes vibrations, Dieu, le Père de toute vibration. Les rayons cosmiques correspondants proviennent de la source de toute énergie, du Père de tous les éléments.

    356

     

    On démontrera prochainement que leur bombardement produit des effets terribles. Il paraît détruire la matière. En réalité il transmue ce qu’on dénomme matière en une forme d’esprit. On reconnaîtra bientôt que le prodigieux pouvoir de pénétration des rayons cosmiques leur permet de traverser toute matière, détruisant, semble-t-il, le cœur ou noyau des atomes, les transmuant en ceux d’une autre substance, et créant des éléments d’ordre plus élevé. La création progresse ainsi vers une émanation plus haute de lumière pure, vers la vie elle-même.

     

    Les rayons cosmiques se distinguent facilement de tous les autres rayonnements issus de la Terre ou de la galaxie solaire. Ils dominent complètement toutes les autres radiations ou vibrations. On reconnaîtra bientôt qu’ils proviennent d’une source universelle invisible. La Terre est perpétuellement soumise à leur effroyable bombardement. Quand ils frappent le noyau d’un atome, ils le fragmentent en particules infimes d’une autre substance. Ils ne détruisent pas la matière, ils la transmuent en des éléments de rayonnement plus élevé, ils transforment le monde matériel en monde spirituel.

     

    La production des éléments supérieurs se conforme aux ordres des hommes. Ces éléments sont d’autant plus élevés que les hommes les désignent ou les emploient pour un but plus élevé. Quand l’homme se présente en vibrations spirituelles, il est absolument maître de faire jouer les rayons cosmiques et de régler leur mode opératoire. L’homme spirituel voit donc la transmutation se produire perpétuellement autour de lui. C’est la création dans son sens le plus élevé. Chacun est donc créé là où il se trouve.

     

    La création est incessante, continue, et sans fin. Les radiations cosmiques sont lumineuses. Elles sont constituées par des projectiles de lumière qui jaillissent du Cosmos. Ce dernier est sphérique. Il inclut et entoure tous les univers. Il possède un Soleil Central. Les soleils des univers absorbent toutes les énergies que les univers dissipent. Ils la conservent, la concentrent, la transforment, et l’apportent au Soleil Central qui se charge d’énergie vibrante et pulsative. Cette énergie est concentrée à un, tel degré qu’elle émet des projectiles de lumière, et ceux-ci ont une telle force qu’ils fracassent les noyaux atomiques rencontrés, mais sans les détruire.

     

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    Les particules résultantes sont transmuées en d’autres éléments et s’agrègent finalement à l’élément auquel elles appartiennent. Cet élément devient alors vivant. La vie est l’énergie libérée par le bombardement des projectiles de lumière. La fraction d’énergie absorbée par les particules désintégrées s’appelle la vie de l’élément. La fraction non absorbée pour la vie de l’élément est attirée vers le Cosmos, retourne à lui, s’y concentre et s’y condense jusqu’à ce qu’elle puisse à nouveau être émise comme projectile lumineux pour heurter et fracasser d’autres atomes, créant ainsi de nouvelles particules qui serviront à former les atomes d’un nouvel élément.

     

    La création est donc continue et perpétuelle : expansion, concentration, condensation en forme par abaissement des vibrations. Cette énergie intelligente est Dieu, commandant aux univers qui nous entourent, commandant aussi à l’univers de nos corps qui ne sont pas matériels mais spirituels. Transmutation n’égale pas désintégration. L’Intelligence suprême règle le mouvement des projectiles lumineux selon un rythme. Proportionnellement à leur nombre et au temps, très peu d’entre eux rencontrent des noyaux atomiques, et ils le font en conformité absolue avec une loi selon laquelle aucune manifestation n’est déséquilibrée.

     

    En communion avec cette intelligence suprême, l’homme peut accélérer le rythme de ces rencontres de manière à satisfaire instantanément ses besoins. Il hâte ainsi le lent processus de la nature. Il n’interfère pas avec la nature, il coopère avec elle sur un rythme de vibration supérieur à celui où elle fonctionne selon le contact matériel. « Levez les yeux et regardez les champs, car déjà ils blanchissent pour la moisson. » Tout est vibration et correspond au plan ou champ sur lequel la vibration réagit. Les plans ou champs dont je parle n’ont aucun rapport avec les sphères ou coquilles concentriques qui entourent la Terre. Ces dernières sont des couches ionisées qui enveloppent la Terre et réfléchissent vers elle des vibrations qui en partent. Les couches ionisées ne gênent pas le passage des rayons de la lumière cosmique par lesquels la transmutation ou création s’effectue sans arrêt.

     

    Nos corps eux-mêmes sont transmués d’une condition inférieure en une plus haute. Nous pouvons diriger consciemment ce changement en maintenant consciemment nos pensées - donc nos corps - à l’unisson des vibrations supérieures.

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    Quand notre corps est bien accordé, nous sommes devenus ces vibrations. C’est dans cet état, sous cette forme, que les Maîtres attendent.

    Tels que vous êtes, vous êtes maîtres, vous avez la suprématie sur toutes les conditions de vie. Vous savez maintenant que la splendeur d’une création divine consciente surpasse de beaucoup toute pensée matérielle. Le premier pas consiste à posséder la pleine maîtrise de toutes vos activités extérieures de pensée, d’âme, et de corps, avec l’idée dominante que vous cultivez l’habitude de la perfection, l’habitude de Dieu, du Christ de Dieu. Où que vous vous trouviez, pensez à la perfection, à Dieu, chaque fois que l’idée vous en vient, aussi bien durant votre travail que durant votre repos. Percevez en vous cette présence parfaite. Prenez l’habitude de considérer comme votre vrai moi la présence du Christ de Dieu.

     

    Faites ensuite un pas de plus. Percevez une divine lumière blanche, éblouissante de pureté, émanant du centre même de votre corps. Voyez-la jaillir avec une telle splendeur et un tel éclat qu’elle finit par rayonner de toutes les cellules de votre corps, de tous vos tissus, muscles, ou organes. Puis voyez le vrai Christ de Dieu qui se présente triomphant, pur, parfait, et éternel. Non pas mon Christ, mais votre vrai Christ de Dieu, le seul véritable fils de Dieu, la divinité qui triomphe de tout. Allez de l’avant et proclamez qu’elle vous appartient de droit divin. Elle sera vôtre aussitôt. Chaque fois que vous dites « Dieu », sachez pertinemment que vous présentez Dieu au monde.

     Ce faisant, vous lui rendrez plus de services qu’en me présentant comme Christ de Dieu, car il est bien plus grand et plus noble de vous voir vous-mêmes comme le Christ de Dieu et de présenter vous-mêmes Dieu aux hommes. Mais vous marchez à reculons et vous m’adressez des prières afin que j’intercède pour vous. Tant que vous ne faites pas de moi une image ou une idole que vous suppliez, vous reconnaissez les qualités de Dieu qui se manifestent à travers moi. Mais aussitôt que vous me représentez par une image, sculptée, vous m’avilissez et vous vous débauchez.

     

    Il est bon de percevoir l’idéal que je représente et de  l’incorporer complètement. Alors, nous ne sommes ni séparés les uns des autres ni séparés de Dieu.

     

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    C’est ainsi que l’homme triomphe du monde. Ne percevez-vous pas les grandes choses réalisables par notre communion en Dieu ? Si vous la cultivez avec amour, dévotion, respect, et adoration, elle devient une habitude qui absorbe entièrement votre vie courante. En peu de temps, vous aurez manifesté la Divinité, vous serez redevenu le Christ Divin, le premier-né de Dieu. Vous ne ferez plus qu’un avec l’Esprit originel, l’Énergie essentielle.

     

    Sentez, percevez, saisissez effectivement cette grande lumière. Acceptez-la, proclamez et sachez positivement qu’elle est vôtre. Après une brève période, votre corps émettra effectivement cette lumière. Celle-ci a existé de tout temps, en toutes circonstances, dans toute l’immensité de l’univers. Elle est la vie. Quand une chose nous est expliquée, la lumière brille dans notre intelligence consciente. La LUMIÈRE DE LA VIE brillera bientôt pour votre œil attentif, comme ce fut le cas pour tous les grands êtres. Beaucoup de ceux-ci sont représentés en images au milieu d’une grande illumination. Cette lumière est réelle, bien que vous ne la voyiez peut-être pas. Elle est la vie qui rayonne de votre corps".(fin du discours de Jésus)

     

    Ici Weldon demanda si nous pourrions approfondir certains enseignements de la Bible, et Jésus accepta volontiers. Nous nous levâmes et sortîmes ensemble du jardin.

     

    Weldon s’écria : Songez que vous avez pris contact avec ces Maîtres, alors que j’ai vécu dans leur voisinage sans jamais les reconnaître pour tels. Ce jour m’a vraiment apporté une révélation. Un monde nouveau, une lumière nouvelle, une vie nouvelle me sont ouverts. Nous lui demandâmes comment il avait reconnu Jésus. Il répondit : Vous vous émerveillez de ce que j’aie reconnu l’homme pour tel. Je ne sais pas comment je sais que c’est lui, mais je le sais, et rien ne saurait ébranler ma conviction. Nous lui rappelâmes que s’il ne voulait pas manquer son rendez-vous, il serait obligé de partir le lundi suivant. Comme deux membres de notre expédition partaient ce jour-là pour Darjeeling, il pourrait se faire accompagner.

     

    Laissez cela, répondit-il, j’ai déjà envoyé un messager pour me faire remplacer à mon rendez-vous. Je reste ici. Vous pouvez toujours essayer de me renvoyer.

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    3.15.Commentaires de Jésus sur la Bible. - La force du mot Dieu. - Le Christ de Dieu

     

    Nous passâmes une journée des plus intéressantes à visiter nombre d’endroits remarquables des environs. Nous rentrâmes à l’auberge vers huit heures du soir et trouvâmes nos amis réunis dans le jardin. Après une brève conversation sur des sujets d’ordre général, Jésus dit avoir compris que Weldon se sentait un peu perdu. Puis il continua :

     

    "Je vais, vous parler comme je voudrais que vous vous parliez à vous-mêmes. Si vous voulez vérifier ma doctrine par la pratique et l’incorporer, aucune autre doctrine ne vous sera nécessaire. Il ne faut pas utiliser mes préceptes comme des formules, mais les étudiants peuvent s’en servir pour accorder leurs idées au Principe Divin, ou, comme on dit souvent, pour « entraîner leurs pensées vers le point unique ».

     

    Nous employons aussi souvent que possible le mot Dieu, et nous le répétons un grand nombre de fois. C’est un fait bien connu que plus un homme se sert de ce mot sachant qu’il s’agit du principe suprême qui demeure en lui et s’écoule à travers lui, plus il en retire de profit. Permettez que je me répète. Notre pensée est la suivante : On ne saurait se servir trop souvent du mot Dieu.

     

    Percevez Dieu comme principe créateur, s’écoulant à travers vous. Concentrez ce principe, activez-le, émettez-le avec une influence plus dynamique. Il se propage toujours à travers vous et autour de vous. Vous pouvez donc l’accélérer en l’extériorisant avec la totalité des forces de votre être.

     

    Le corps de l’homme est l’agent de transformation et d’accélération permettant à ce pouvoir d’accomplir les plus grandes œuvres et de se manifester sous les formes les plus grandioses. Le Principe retire donc une force immense du fait que des millions d’hommes amplifient son rayonnement et l’émettent à leur tour.

     

    Cependant un homme seul, se manifestant dans sa pleine maîtrise, peut triompher du monde. Vous voyez donc ce que des millions d’hommes pourraient accomplir. Plus vous emploierez le nom de Dieu en sachant qu’il est le Principe suprême que vous êtes en train d’instaurer en vous, plus votre corps vibrera à un rythme élevé. Ses vibrations s’harmoniseront et répondront  aux vibrations divines que le mot Dieu exprime. Il vous suffit de dire Dieu une seule fois, en sachant ce que cela signifie, pour que votre corps ne reprenne jamais son précédent rythme vibratoire. Gardez cela présent à l’esprit. Incorporez ces préceptes.

     

    Mettez-les au besoin sous une forme verbale qui vous plaise personnellement. Ils viennent de vous et non d’une source extérieure. Essayez quelque temps, et vous verrez ce qu’il en résultera pour vous. Chaque fois que vous pensez « Dieu », vous êtes le Plan de Dieu. Ce ne sont pas mes paroles, mais les vôtres, venant du Christ de Dieu qui est vous-mêmes.

     

    Souvenez-vous que Jésus, l’homme, est devenu le Christ en manifestant la lumière, qui est la vie pure ou Dieu. Dieu mon Père, le principe divin s’exprimant par moi, est tout. Et JE SUIS tout ce qu’est Dieu. JE SUIS le Christ de Dieu, le Dieu-homme qui peut user de tout ce qu’est Dieu mon Père. JE SUIS est donc fondé à se servir de toute substance.

     

    En fait, Dieu mon Père fournit toute substance à Dieu-homme en quantité illimitée. Dieu-principe est mon Père. JE SUIS le Christ de Dieu. Notre union est totale. Le Christ de Dieu est tout ce que Dieu possède. Reprenons le mot Dieu. Comment se fait-il qu’il ait une telle puissance ? C’est à cause des vibrations émises quand il est prononcé. Ce sont les vibrations suprêmes, les plus efficaces. Elles sont le Cosmos. Elles s’introduisent par le Rayon Cosmique et établissent le champ de radiation le plus élevé, qui inclut tout, pénètre tout, gouverne toute masse. Ces vibrations régissent toute énergie et forment le véhicule de la lumière et de la vie. L’intelligence qui les dirige est ce que nous appelons Dieu.

     

    L’Intelligence pénètre partout par son rayonnement qui apporte lumière et vie.

     

    Quand l’homme accepte ces vibrations avec leurs effets, il les incorpore. Son corps répond immédiatement aux vibrations lumineuses et rayonne de la lumière. Il est la vibration de Dieu. Il est alors généralement invisible à ceux qui fonctionnent dans un champ vibratoire inférieur. Telle est la raison pour laquelle le mot Dieu est si puissant. C’est à lui que votre Bible doit son influence et sa longévité. Songez au nombre de fois que le mot DIEU y est écrit, donc prononcé. Percevez la variété des champs lumineux de vie et d’énergie qui émanent de chaque mot écrit ou parlé de ce grand livre. Chacun de ces mots fait retentir sa vibration dans l’âme de tous ceux qui prononcent, entendent, ou voient le mot DIEU. Or, l’âme  répond à ces vibrations qui l’élèvent et l’exaltent. Le livre dont elles émanent s’en trouve élevé et exalté parallèlement. Il reçoit donc vie, puissance, et immortalité. En réalité, tout cela est accompli par le seul mot DIEU. On peut donc dire que ce livre est la parole de Dieu au sens spirituel et non au sens littéral du mot.

     

    Bien trop de gens s’attachent à la lettre de la Bible au lieu de prêter attention à sa vraie valeur spirituelle : Ceci n’a guère d’importance parce que les vibrations spirituelles dominent et prennent la place de celles qui résultent d’une attitude de pensée inconsciente. Quand les adeptes du sens littéral pensent ou prononcent une fois le mot DIEU, les vibrations correspondantes font bien plus que compenser leur manque de compréhension.

     

    La survivance de la Bible est une remarquable pierre d’achoppement pour les railleurs et les critiques. Les athées sont absolument incapables, d’expliquer pourquoi le mot Dieu annihile le mot Mal et le domine complètement. Répétez le mot DIEU en le méditant quelque temps, puis essayez de faire vibrer votre corps à l’unisson du mot Mal. Si vous n’avez pas encore fait cette expérience, elle constituera une révélation pour vous.

     

    Beaucoup de savants proclament que l’hypothèse théiste conduit à des impossibilités. Ne vous préoccupez pas d’eux, car chaque jour apporte la réalisation de choses qu’ils déclaraient impossibles la veille. Ne savez-vous pas qu’il est grand temps de réintégrer votre maison, de la mettre en ordre, et de découvrir ce que le mot DIEU peut accomplir pour vous ? Songez-y attentivement, essayez-le, et voyez s’il ne vous fera pas abandonner toutes discussions et divergences de vues.

     

    Dites DIEU de toute votre âme. Percevez votre épanouissement quand vous traitez votre frère avec plus de bonté et quand vous agissez plus justement avec lui. Placez DIEU devant vous, et le brouillard des âges tombés dans l’oubli se dissipera comme une traînée de fumée. Les intellectuels fronceront le sourcil à cette affirmation. Mais ne vous préoccupez pas de l’intellect qui s’est trompé tant de fois. Présentez-vous sous le signe du mot DIEU. Les batailles et le désordre du monde ne pourront plus vous toucher. Quand on sait positivement que DIEU, la vibration suprême, existe et représente tout pouvoir, on peut s’en servir pour accomplir TOUTES CHOSES.

     

    Grâce à elle, on peut se transporter d’un endroit à un autre. Si vous, êtes ici  au moment où il faudrait que vous soyez ailleurs, rappelez-vous que c’est votre Moi qui vous immobilise et non DIEU. En restant sur place, vous n’utilisez qu’avec parcimonie le pouvoir de Dieu.

     

    Oubliez votre personnalité, supprimez les limitations, ordonnez à vous-mêmes d’être le Christ de Dieu ne faisant qu’un avec la vibration et le pouvoir de Dieu. Dès l’instant où tout sera précis dans votre esprit, vous serez rendus à destination. Penser à une chose ne suffit pas pour l’accomplir. Il FAUT SAVOIR ET AGIR, puis aimer la source, adorer suffisamment le principe pour accomplir.

     

    La foi montre le chemin par le moyen de la pensée. Mais il faut le commandement effectif du Christ de Dieu pour être la vibration de Dieu. Dès l’instant que vous permettez à cette vibration de prendre les pleins pouvoirs, vous vous LEVEZ et vous FAITES la chose. La CONNAISSANCE par le moyen de l’amour et de l’adoration devient l’accomplissement. Le fait que vous soyez inconscient du rayonnement divin n’empêche pas ce rayonnement d’exister.

     

    Ayez d’abord foi en l’existence des vibrations, puis sachez qu’elles existent réellement. Vous deviendrez ensuite conscients de leur existence et vous pourrez les utiliser. Quand on exprime une vibration élevée, quand on est à l’unisson d’un champ vibratoire supérieur, on est invisible aux créatures qui s’expriment dans un champ vibratoire inférieur. Si donc votre corps vibre à la vitesse de la lumière, vous êtes invisible à ceux qui sont aveugles à la lumière. La Lumière est la Vie.

     

    Si donc vous vivez entièrement dans les vibrations lumineuses, votre corps est vie pure. Lumière et Vie sont Dieu. Tous sont donc DIEU quand ils vivent dans les vibrations de Dieu. L’Écriture vous dit par la voix d’Ésaïe (LX-19) : « Le soleil ne sera plus ta lumière de jour, et la lune ne t’éclairera plus, mais l’Éternel sera ta lumière à toujours, et ton Dieu ta gloire. » Le Seigneur, Christ de Dieu, n’a plus besoin de lumière quand il vibre à l’unisson de Dieu.

     

    Son corps est lumière, plus pure que celle du soleil de midi. Le Seigneur (ou loi de) Dieu, exprimant la vie (ou lumière) pure par Jésus (ou l’homme) devient le Christ sur terre. Chaque homme devient le Christ quand il comprend et vit effectivement la loi de Dieu. L’Écriture vous dit encore par Jean (VIII 12 à 19) : « Moi JE suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera point dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie.

     

    Les Pharisiens donc lui dirent : Tu rends témoignage de toi-même, ton témoignage n’est pas vrai. Jésus répondit et leur dit : Quoique moi je rende témoignage de moi-même, mon témoignage est vrai, car je sais d’où je suis venu et où je vais ; mais vous ne savez ni d’où je viens ni où je vais. Vous jugez selon la chair ; moi je ne juge personne. Et cependant si je juge, mon jugement est juste, car je ne suis pas seul, mais avec le Père qui m’a envoyé.» Et il est écrit aussi dans votre loi que le témoignage de deux hommes est vrai. « Moi, je rends le témoignage de moi-même ; et le Père qui m’a envoyé rend aussi témoignage de moi.

     

    Ils lui dirent donc : Où est ton père ? Jésus répondit : Vous ne connaissez ni moi ni mon Père ; si vous m’aviez connu, vous auriez connu aussi mon Père. » Comment marcheriez-vous dans les ténèbres en allant la main dans la main avec Dieu ?

     

    Si vous laissez Dieu triompher, vos œuvres et vos accomplissements ne périssent pas. Vous avez été créés avec cette vibration, et puisqu’elle continue indéfiniment, vous ne changerez ni ne périrez tant que vous resterez fidèles à sa lumière. Beaucoup d’hommes ont vécu de nobles vies et accompli de nobles œuvres. C’était toujours par l’entremise des vibrations de Dieu. Ils disposaient du pouvoir de créer en abaissant ces vibrations pour permettre à la substance éthérée de prendre forme. Les savants découvriront bientôt que tous les éléments peuvent se résoudre en elle, c’est-à-dire prendre la forme éthérée où toutes les substances vibrent au même rythme. En abaissant le rythme des vibrations au niveau où les particules de l’élément se condensent et s’agglomèrent, on peut produire n’importe quel élément.

     

    Les rayons cosmiques jouent un rôle important dans cette transmutation. Bien des grandes âmes sont tombées dans l’oubli avec leurs œuvres pour avoir méconnu le pouvoir qui les soutenait. Si elles en avaient eu conscience et avaient consolidé leurs œuvres par des pensées et des actes précis, leurs accomplissements auraient subsisté comme une montagne inoubliable, semblable à celles qui frappent aujourd’hui le regard de l’humanité, telle la Grande Pyramide d’Égypte. N’est-il pas grandiose de vivre la vie de Christ ? Ne vaut-il pas la peine d’en faire votre idéal ? Ne supprime-t-elle pas complètement les mesquineries de la vie ? Ne voyez-vous pas les réalisations de ceux qui se mettent en avant pour la  vivre ?

     

    Ce faisant, ils se tiennent sur la Montagne de la Transfiguration. La loi et la prophétie humaines disparaissent. Le Christ reste seul triomphant, mais non solitaire, car chacun peut le rejoindre pourvu qu’il le veuille. Vous savez alors que vous ne faites qu’un avec le Père. C’est le témoignage de deux personnes réunies en une même loi, et ce témoignage est VÉRITABLE. Alors, si vous jugez, votre jugement est juste. Si vous affirmez votre origine, votre assertion est vraie. Connaissant votre origine, vous ne trépassez jamais, vous connaissez toujours le Père. « S’ils avaient connu mon Père, ils m’auraient connu aussi », car nous aurions parfaitement vibré à l’unisson.

     

    L’Écriture dit encore par Jean (VII 28 à 34) : « Et vous me connaissez, et vous savez d’où je suis : et je ne suis pas venu de par moi-même, mais celui qui m’a envoyé est véritable, et vous ne le connaissez pas. Moi, je le connais, car je viens de lui, et c’est lui qui m’a envoyé. » Ils cherchaient donc à le prendre ; et personne ne mit la main sur lui parce que son heure n’était pas encore venue. Et plusieurs d’entre la foule crurent en lui, et disaient : Le Christ, quand il sera venu, fera-t-il plus de miracles que celui-ci n’en a fait ? Les Pharisiens entendirent la foule murmurer ces choses de lui ; et les Pharisiens et les principaux sacrificateurs envoyèrent des huissiers pour le saisir.

     

    Jésus donc dit : « Je suis encore pour un peu de temps avec vous, et je m’en vais à celui qui m’a envoyé. Vous me chercherez, et vous ne me trouverez pas : et là où moi je serai, vous, vous ne pouvez venir. »

    Vous savez que l’esprit et la matière se fondent en Christ. L’Esprit sait que « Je ne viens pas du mystère, je proviens du Père ». Le temple (le corps) doit devenir un chenal pur à travers lequel brillera le Christ. Quand le Christ sera élevé chez l’un de vous, celui-ci opérera de plus grands miracles que moi. En cherchant, vous trouverez le Christ en Moi et en vous. Vous comprendrez que nous-sommes tous frères. Votre heure viendra quand le Christ apparaîtra individuellement à chacun de vous. Alors vous serez élevé à la conscience de Christ et vous glorifierez le Père comme je l’ai glorifié. L’Écriture relate par Matthieu (XXVII-46) que mes dernières paroles sur la croix furent : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Cette transcription est complètement inexacte.

    Mes vraies paroles furent : « Mon, Dieu, mon Dieu, tu ne m’as jamais abandonné ni aucun de tes enfants, car tes enfants peuvent venir à toi comme j’y suis venu. Ils peuvent voir ma vie telle que je l’ai vécue. En la vivant, ils incorporent le Christ et deviendront Un avec toi, Dieu mon Père. » Je n’ai jamais eu une pensée de désertion ni de séparation. Le Christ de Dieu se manifestait en moi avec précision bien avant cette heure. Si l’on avait brûlé mon corps, j’aurais pu le rebâtir en rassemblant les particules libérées par cette apparente destruction. Si l’on avait désagrégé chacune des particules, j’aurais encore pu rassembler mon corps instantanément, et il n’aurait pas été changé.

     

    L’homme est constitué de telle sorte que quand il se présente avec la compréhension du Christ de Dieu, il libère une énergie intelligente qui l’enveloppe complètement. Quand bien même son corps serait désagrégé et l’élément vital séparé de ses cellules, l’énergie intelligente pourrait rassembler toutes les particules du corps et les consolider en recréant un corps semblable à celui qui s’exprimait primitivement. Le moule, le modèle est là. Il est fait d’une substance indestructible. Il suffit de rassembler la substance et de remplir le moule, interpénétré par le même élément vital pour reconstituer le modèle parfait. Vous voyez donc que la crucifixion ne m’a pas nui. Elle n’a fait de mal qu’à ceux qui essayaient de nuire au Principe de Christ.

    Elle fut un exemple de la foi d’accomplissement du Grand Principe, un chemin que les hommes peuvent suivre. En le suivant, ils deviennent le Christ de Dieu, et leur idéal se consolide sous forme impérissable. Mon corps ne fut même pas détruit. Ses vibrations étaient trop hautes.

     

     

    L’attachement et l’élévation sur la croix ne furent que le symbole attestant que mes bourreaux en avaient fini avec toutes les limitations que les mortels peuvent infliger au corps. Pour parachever leur œuvre, il leur fallait encore placer mon corps dans la tombe et en sceller complètement l’entrée par une grosse pierre. D’où mon cri : « C’en est fini. » Quand on en a fini avec le domaine mortel, l’immortalité est complète.

     

     

    Il est donc impossible de confiner dans une tombe le corps immortel d’un homme, celle-ci fût-elle creusée en plein roc. Pour libérer un tel corps, le roc aurait été dissous s’il avait fallu. Vous voyez donc que l’ensemble de la scène symbolise l’héritage de l’homme. 

     

    Extrait du Livre des Maîtres de Baird Spalding

     

    3.16.Figures angéliques. - Le grand Rishi au tigre. - Une mella de cinq cent mille pèlerins. - Une légende hindoue

     

    Les réunions continuèrent ainsi pendant plusieurs jours. Il fut décidé que Gordon, Weldon et moi resterions avec le groupe comprenant les Maîtres, tandis que Thomas et les autres retourneraient à Darjeeling, où l’on établirait le poste de commandement de l’expédition pour réunir et classer les données que nous nous étions procurées.

     

    Après leur départ, nous établîmes un camp semi-permanent utilisable jusqu’au retour de Thomas en décembre. Il était situé à la crête d’un rebord qui s’avançait à deux cents mètres au-dessus du niveau de la vallée en partant d’un éperon de la montagne principale. L’emplacement était fort avantageux pour un camp de base, car de là il était facile d’accéder aux différents endroits que nous voulions visiter. Il se trouvait au milieu d’un vaste bosquet de grands arbres majestueux.

     

    Le sol descendait en pente douce depuis le rebord principal jusqu’à notre camp, donnant à ce dernier l’apparence d’être niché au centre d’un vaste amphithéâtre en forme de croissant. Le mur opposé de la vallée reliait les extrémités du croissant comme la corde d’un arc.

     

    Au-delà des montagnes, le soleil descendait dans une mer d’or en fusion. Tous les soirs, cette couleur se réfléchissait sur la pente supérieure du rebord rocheux servant d’arrière-plan à notre amphithéâtre et en baignait la crête dans une mer palpitante de couleurs semblable à un gigantesque halo.

     

    Quand on se tenait là en silence, au moment où les derniers rayons du soleil étaient coupés par l’horizon, on pouvait imaginer un Être immense aux bras étendus, étroitement serré dans une robe d’or tombant en plis artistiques, et couronné d’une auréole de pure lumière blanche irradiant sur des kilomètres.

     

    Un soir que nous étions assis près de notre feu de camp, le soleil couchant se mit à briller d’un éclat extraordinaire. Le phénomène était si anormal que tous mes camarades le contemplèrent en extase. L’un d’eux fit observer à un sanyasi qui venait d’arriver que le soleil essayait de se surpasser avant de nous souhaiter le bonsoir. Le sanyasi répondit : C’est le présage d’un événement de bon augure. Une mella (cortège) de grandes âmes accompagnant un très grand Être va se réunir ici dans quelques instants. Silence, s’il vous plaît. À l’instant même, un silence paraissant venir de l’espace extérieur s’appesantit sur la scène. Soudain une voix du ciel éclata dans le calme. Sa mélodie et le rythme de son chant étaient vraiment célestes. Des milliers d’oiseaux kokilas firent chorus et leurs trilles aigus s’harmonisaient avec la voix. Il était impossible d’imaginer que la cantate ne vînt pas du ciel. Cher lecteur, si vous aviez été témoin de la scène et si vous aviez entendu cette musique, je suis sûr que vous me pardonneriez mes superlatifs. Un moment plus tard les oiseaux se turent, et le chant se fit plus majestueux que jamais. Puis apparurent deux angéliques silhouettes féminines drapées dans les plis d’un tissu à reflets argentés. Elles donnaient un pâle aperçu de la beauté des formes mystiques. Leurs traits étaient si merveilleux que notre réaction fut : « Pourquoi les outrager en les décrivant ? » Nous restâmes sous le charme, ainsi d’ailleurs que le sanyasi, oubliant pendant quelques minutes de respirer. Soudain, des milliers de voix se joignirent en chœur au chant, cependant que des formes commençaient à apparaître et à entourer les deux figures féminines. Puis le chant cessa aussi subitement qu’il avait commencé, et toutes les formes disparurent. Un silence absolu régna en maître, puis une nouvelle silhouette de très grande taille apparut de la même manière que les précédentes, mais dans un plus vaste déploiement de brillantes couleurs. La taille de cette silhouette diminua progressivement en même temps que les rayons du soleil s’évanouissaient, et nous eûmes finalement devant nous un homme bien charpenté, au visage parfaitement régulier, et aux cheveux flottants d’une couleur incomparable. Son corps était revêtu d’une robe blanche chatoyante dont les plis artistiques retombaient de ses épaules en vagues successives. Une ceinture lâche d’un blanc argenté ceignait ses reins, et le bas

    Extrait de La vie des maîtres de Baird Spalding page 355 à 360


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