• Une prière en pleine bataille selon Baird Spalding (réalité ou oubli ?)

    XX

    Une partie du texte a été volontairement non repris. Mais, il est évident qu'un tel livre mérite d'être près de soi en papier afin de pouvoir relire certains passages.

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    3.4. L’attaque du village par quatre mille cavaliers. - La prière de Jésus. - La barrière miraculeuse. - Les bandits s’entre-tuent. 

    Sauvetage des blessés Le lendemain matin nous avions repris goût au travail, toute crainte ayant été bannie de nos pensées. Le surlendemain nous étions en train d’étudier certaines images sculptées dans les rochers du ravin quand notre attention fut attirée sur la sentinelle du village.

    Celle-ci se tenait de l’autre côté du ravin à une altitude un peu supérieure à la nôtre, ce qui lui donnait une vue beaucoup plus étendue sur le pays.

    Nos jumelles nous permirent de voir que l’homme faisait des signaux au village.

    Nous aperçûmes bientôt les villageois courant en tous sens et cherchant évidemment un abri dans les gorges profondes des solitudes montagneuses. Ils faisaient tous montre d’une agitation extrême. En prêtant l’oreille, nous pûmes entendre le tonnerre lointain de la horde des bandits qui s’avançait. L’un de nous grimpa un peu plus haut pour avoir un meilleur aperçu de la situation. Il nous appela en disant qu’il pouvait voir le nuage de poussière soulevé par les cavaliers dans leur avance vers l’entrée du ravin.

    Nous cachâmes nos affaires dans une crevasse du voisinage, rejoignîmes notre camarade, et trouvâmes un abri dans les escarpements rocheux d’où nous pouvions observer les mouvements de la horde. Elle s’arrêta à l’entrée du ravin.

    Cinquante cavaliers partirent en avant-garde, puis toute la bande remonta le ravin dans un galop éperdu, cravachant et éperonnant les chevaux. Le fracas des sabots heurtant le sol rocheux joint aux clameurs de défi formait un tintamarre indescriptible.

    Même si les circonstances n’avaient pas été aussi tragiques, le spectacle de cette grande masse de cavaliers se ruant en avant aurait suffi pour inspirer la terreur. Nous occupions une position très avantageuse, car les parois du ravin étaient presque à pic.

    Nous pouvions regarder vers le bas et observer la horde de brigands dans leur poussée semblable à la force irrésistible d’un raz de marée. L’avant-garde avait dépassé nos positions, et les cavaliers de tête de la masse principale avançaient rapidement.

     

    Nous tournâmes nos jumelles vers le village et remarquâmes que la panique s’emparait des habitants. Nous vîmes également un de nos camarades sur le balcon du temple. Il cessa de travailler pour observer la bande qui avançait. Puis il se retourna et regarda vers la porte qui conduisait, à la salle centrale du Temple.

    Jésus sortit par cette porte et vint sur le balcon. Il avança directement jusqu’au bord et se tint immobile un instant, campé dans une pose sculpturale d’un équilibre admirable. Toutes nos jumelles étaient naturellement centrées sur lui. Le balcon se trouvait à cinq kilomètres de notre cachette et à environ trois cents mètres plus haut. Nous comprîmes instantanément qu’il était en train de parler, et ses paroles nous parvinrent clairement et distinctement au bout de quelques secondes. Notre camarade qui était sur le balcon s’assit pour prendre des notes sténographiques. J’en fis autant. Un rapprochement ultérieur nous permit de constater que les paroles de Jésus avaient nettement dominé le tumulte de la horde en mouvement. Cependant, nous apprîmes qu’il n’avait pas élevé la voix au-dessus de son timbre normal, ni modifié sa bonne articulation habituelle. Dès que Jésus se mit à parler, tous les habitants du village recouvrèrent un calme parfait.

    XX

     

    Voici, revues par lui-même, les paroles qu’il prononça. Mon souhait le plus cher est de ne pas les oublier, dussé-je vivre dix mille ans.

     

    La lumière Tandis que je me tiens seul dans ton grand silence, Dieu mon Père, une lumière pure flamboie dans mon sein et emplit de son grand rayonnement chaque atome de mon corps. La Vie, l’Amour, la Force, la Pureté, la Beauté et la Perfection dominent en moi de toute leur puissance. Tandis que je regarde au cœur même de cette lumière, j’en vois une autre - liquide, douce, d’un blanc doré, et radieusement claire - qui absorbe, nourrit, et irradie le feu caressant de la plus grande lumière. Je sais maintenant que je suis Dieu, ne faisant qu’un avec tout l’univers de Dieu. Je murmure à Dieu mon Père, et rien ne me trouble.

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    Calme dans le silence.

    Cependant, dans ce silence complet règne la plus grande activité de Dieu.

    À nouveau rien ne me trouble, et le silence complet m’entoure de tous côtés. Le rayonnement de la lumière s’étend maintenant au vaste univers de Dieu, et je sais que la vie consciente est partout. Je répète sans crainte que je suis Dieu. Je suis silencieux et n’ai pas peur. J’élève le Christ bien haut en moi-même et je chante les louanges de Dieu.

    L’inspiration fredonne dans la tonalité de ma musique. La Grande Mère chante une vie nouvelle, de plus en plus haut en moi-même. Plus fort et plus clairement chaque jour, l’inspiration élève ma pensée consciente jusqu’à la mettre à l’unisson du rythme de Dieu.

    À nouveau j’élève bien haut le Christ, et je prête une oreille attentive à la joyeuse musique. L’harmonie est ma clef, et Dieu est le thème de mon chant.

    Il scelle mon cantique du sceau de la vérité. Voici, je suis né de nouveau, un Christ est là Dieu mon Père, je suis libre avec la grande lumière de ton Esprit. Ton sceau est placé sur mon front. J’accepte. : Je tiens ta lumière haute, Dieu mon Père. À nouveau, j’accepte.

    Quand Jésus cessa de parler, un rayon éblouissant de pure lumière blanche jaillit de son plexus solaire vers le ravin et toucha le sol à un endroit où la gorge faisait un tournant brusque vers la gauche, juste en avant du premier groupe des cavaliers de tête.

    Un grand barrage semblable à une muraille de pierre s’éleva instantanément au point de contact. Il en sortit de longs dards semblables à des flèches de feu. Les montures de tête s’arrêtèrent si brutalement dans leur folle course en avant qu’elles désarçonnèrent un grand nombre de cavaliers. Beaucoup de chevaux restèrent quelque temps cabrés sur leurs pieds de derrière, puis firent volte-face et foncèrent le mors aux dents vers l’aval du ravin, en sens inverse du gros de la bande. Quand ils en approchèrent, les cavaliers qui n’avaient pas été désarçonnés s’efforcèrent, mais en vain, de reprendre en main leurs chevaux emballés. Ils se heurtèrent en même temps que les chevaux sans cavaliers à la masse principale des brigands, ce qui brisa l’élan des premiers rangs.

    Les rangs suivants, ne réalisant pas le danger, arrivèrent au galop dans cette confusion, et le ravin offrit l’aspect d une masse grouillante et désordonnée d’hommes et de chevaux. Pendant un instant, il y eut un calme de mort troublé seulement par les hurlements sauvages des hommes épouvantés et les hennissements des chevaux emballés. Puis une scène terrible se produisit à l’endroit où la ruée forcenée de l’avant-garde revenant sur ses pas s’était heurtée aux rangs avancés de la bande.

    Les chevaux sans cavaliers, entièrement libres de leurs mouvements, avaient foncé dans la masse et désarçonné par leurs bonds effrénés un grand nombre d’autres cavaliers dont les montures, emballées à leur tour, ajoutèrent à la confusion.

    Celles-ci commencèrent à ruer, à plonger, et à hurler comme seuls peuvent le faire des animaux muets dans un moment de folle épouvante. Puis la mêlée s’étendit à toute la horde massée dans le ravin en dessous de nous. Tout à coup nous vîmes des hommes dégainer leurs courts sabres de bataille et frapper sauvagement dans tous les sens.

    D’autres saisirent leurs armes à feu et commencèrent à tirer sur les hommes et les chevaux pour se frayer un chemin et s’enfuir. L’ensemble se transforma bientôt en une bataille pour la survie des plus forts. Elle se termina par une folle ruée vers les espaces libres de ceux qui eurent la chance d’échapper à la boucherie. Ils laissèrent le ravin rempli d’un monceau d’hommes et de chevaux morts ou blessés.

    Nous nous hâtâmes de descendre pour apporter toute l’aide possible aux blessés.

    Tous les habitants et nos amis se joignirent à nous. Des messagers furent envoyés au loin dans toutes les directions pour demander assistance. Nous travaillâmes fébrilement toute la nuit et jusqu’après le lever du soleil le lendemain matin.

    Jésus et nos amis prenaient les blessés en main à mesure que nous pouvions les retirer de cette masse affreuse et inextricable.

    Quand nous eûmes pris soin du dernier homme vivant, nous retournâmes à l’auberge pour le petit déjeuner. En entrant, nous trouvâmes à notre grande surprise le Bandit Noir en conversation avec Émile. Jusque-là, nous n’avions pas été conscients de la présence d’Émile. Il surprit notre regard d’étonnement et dit : Nous en reparlerons plus tard.

     

    281

    Après le repas, nous sortîmes avec Thomas qui nous dit qu’Émile et lui avaient trouvé le Bandit Noir sérieusement blessé et incapable de bouger, car il était pris sous son cheval. Ils l’avaient dégagé et emporté vers un abri provisoire où ils l’avaient installé aussi confortablement que possible.

    Puis ils avaient appelé notre, hôtesse et avaient confié le bandit à ses bons soins. Quand ses plaies furent pansées, il la pria de demander à son Dieu s’il voulait bien lui montrer ce qu’il fallait faire pour lui ressembler. Il demanda également à notre hôtesse de lui apprendre à prier.

    Elle lui demanda s’il désirait recouvrer la santé. Il répondit : « Oui, je veux vous ressembler entièrement. » Elle répliqua : « Maintenant que tu as demandé la santé, ta prière a reçu une réponse. Tu es tout à fait bien portant. » L’homme tomba alors dans un profond assoupissement.

    À minuit, ses blessures s’étaient complètement fermées et il n’en restait pas la moindre cicatrice. Thomas pût le constater en faisant sa ronde. L’homme se leva, s’habilla, et s’offrit pour apporter ses soins aux rescapés.

    Nous vîmes également se rétablir complètement un grand nombre d’hommes que nous estimions voués à glisser dans les grandes ténèbres.

    Certains se crispaient de terreur à l’approche de nos amis au point qu’il devint indispensable de les séparer des autres. Quand le travail de sauvetage fut achevé, le Bandit Noir circula parmi ses compagnons blessés en faisant l’impossible pour calmer leur frayeur.

    Beaucoup ressemblaient à des animaux pris au piège, craignant une mort affreuse dans les tortures, car telle était dans ce pays la sentence répressive contre les bandits que l’on capturait. Cette idée était tellement ancrée dans leur cerveau qu’ils ne réagissaient à aucune des bontés qu’on leur prodiguait. Ils craignaient que nos efforts pour rétablir leur santé ne fussent destinés qu’à nous permettre de les torturer plus longtemps.

    Finalement ils furent tous guéris, bien qu’un petit nombre eût traîné pendant des mois dans l’espoir non dissimulé de reculer le jour de leur torture. Quelque temps après, le Bandit Noir réunit tous les anciens blessés qui voulurent se joindre à lui et forma une troupe de protection contre les raids éventuels. Il amena aussi beaucoup d’habitants à se joindre à cette unité.

     

    Nous fûmes informés plus tard qu’à partir de ce jour les bandes de brigands n’avaient jamais plus essayé de piller cette région. Deux détachements de notre expédition traversèrent (page 282) ultérieurement ce territoire sur leur chemin vers le désert de Gobi.

    Le Bandit Noir et ses acolytes les accompagnèrent pour les protéger dans leur district et le district voisin, sur sept cents kilomètres au moins, et aucun d’eux ne voulut accepter une rémunération quelconque pour ce service. Nous entendîmes encore souvent parler du Bandit Noir. Il avait développé une grande puissance bienfaisante dans toute la région, et consacrait généreusement toute sa vie à la population sans jamais se faire payer.

    Page 277 à 282

    Remarque : Ce récit me semble de mémoire défaillante, que s'est t'il donc réellement passé... Jamais une telle prière n'aurait été dite par Jésus Chris dans sa deuxième partie... Interférence de souvenirs ? Mais comment ne pas être plus précis dans de tels souvenirs et surtout l'écrit en sténo dactylo ? Celui ci aurait du reprendre littéralement et mot pour mot la prière de Jésus durant la bataille des brigands. De plus, le Christ avait il une nécessité à prier tout haut et longuement à un tel moment ?

    La bataille semble si bruyante et violente, tumultueuse... Pourquoi aurait il dû prier de cette prière longue en un tel moment ? Rien ne démontre une action directe comme durant sa vie terrestre ... Ce passage réveille en moi un questionnement et non un tourment mais un doute quant à la véracité des faits décrits et de l'attitude de Jésus Christ durant ces faits et ses paroles semblant décalée des faits en cours au moment où se déroule une bataille meurtrière... "Dans le doute abstiens toi dit on". Je resterai dans le doute même si la prière du Christ selon l'auteur, aurait été dite à ces moments de tourments dans cette vallée... N'a t'il pas confondu, par défaut de mémoire, cette prière à d'autres circonstances ? Ceci est bien la question que je me pose, sans prétention aucune mais par déduction : cette prière ne s'adapte aucunement aux circonstances et cette idée ne me quittera pas. Les lecteurs risquent de se lasser et, tel n'est pas mon but. Mon seul but est de comprendre ce qui est compréhensible et logique car, dans ce domaine subtil, reste tout de même une logique fondamentale d'Harmonie véritable et non de détachement insensible.

    Colinearcenciel.

    « THERESE D'AVILA, YOGANANDA et révision du "Je Suis" et extrait de SpaldingMajestic 12 ou MJ 12 »

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