• Traces du passage de Jean-Baptiste page 75 à 84

    Traces du passage de Jean-Baptiste

     

    Page 75 à 84

    1.14.Traces du passage de Jean-Baptiste. – Guérisons
    miraculeuses. - Médiocrité générale de la foi ...


    Ce village se révéla très intéressant, car il contenait des documents historiques fort bien conservés. Une fois traduits, ils nous parurent apporter la preuve indiscutable que Jean-Baptiste avait séjourné là cinq ans. Nous eûmes plus tard l’occasion de voir et de traduire d’autres documents montrant qu’il était resté une douzaine d’années dans la région. Plus tard encore, on nous montra des documents paraissant prouver qu’il avait voyagé avec les gens d’ici pendant une vingtaine d’années à travers le Tibet, la Chine, la Perse, et les Indes.

    Nous eûmes l’impression de pouvoir suivre ses traces jalonnées par ces documents. Ceux-ci nous
    intéressèrent tellement que nous retournâmes aux divers villages pour approfondir notre enquête. En compilant les données obtenues, nous pûmes établir une carte montrant très exactement l’itinéraire des déplacements de Jean.
    Certains événements nous furent décrits en des récits tellement vivants que nous nous imaginions marcher dans le même chemin que Jean-Baptiste et suivre les sentiers qu’il foula dans un lointain passé.
    Nous restâmes dans ce village pendant trois jours, durant lesquels un vaste aperçu du passé se déroula devant moi. Je pus remonter dans la nuit des temps et retracer l’origine de ces doctrines jusqu’au vrai commencement, à l’époque où tout émanait de l’unique Source de Substance, c’est-à-dire de Dieu.

    Je pus saisir les divisions doctrinales formulées par les hommes, dont chacun ajoutait son idée
    personnelle, croyant qu’elle lui était révélée par Dieu pour lui appartenir en propre, s’imaginant ensuite qu’il possédait le seul vrai message, et qu’il était seul qualifié pour apporter ce message au monde.

    C’est ainsi que les conceptions humaines se mélangèrent avec les révélations pures. À
    partir de ce moment des concepts matériels s’introduisirent, et il en résulta de la diversité et de l’inharmonie.


    Je pus voir les Maîtres, solidement plantés sur le roc de la vraie spiritualité, percevant que l’homme est vraiment immortel, non soumis au péché ni à la mort, immuable, éternel, créé à l’image et à la ressemblance de Dieu. Si l’on entreprenait des recherches plus approfondies, on
    obtiendrait la certitude que ces grands hommes ont transmis cette doctrine à l’état pur au long des millénaires.


    Ils ne prétendent pas tout savoir. Ils ne demandent pas que l’on accepte des faits si l’on ne peut pas les prouver soi-même en accomplissant les mêmes oeuvres qu’eux. Ils ne prétendent faire autorité que par leurs oeuvres.
    Après trois jours, nous fûmes prêts à retourner au village où j’avais laissé mes camarades. La mission d’Émile et de Jast dans ce village ne consistait qu’à guérir des malades. Ils auraient indubitablement pu faire le voyage et celui du temple en bien moins de temps que nous n’en prîmes, mais comme je ne pouvais me déplacer à leur manière, ils avaient emprunté la mienne.


    Mes camarades nous attendaient au village. Ils avaient complètement échoué dans leur recherche des hommes des neiges.

    Au bout de cinq jours, ils s’étaient lassés et avaient abandonné. Sur le chemin du retour, leur attention avait été attirée par la silhouette d’un homme se découpant dans le ciel sur une arête distante de quinze cents à deux mille mètres. Avant qu’ils aient pu la saisir dans le champ de leurs jumelles, l’homme avait disparu. Ils ne le virent que pendant un laps de temps très court. Ils en gardèrent l’impression d’une forme simiesque couverte de poils. Ils se hâtèrent vers le lieu de l’apparition, mais n’en trouvèrent aucune trace. Ils
    passèrent tout le reste de la journée à explorer les environs sans succès, puis finirent par abandonner leurs recherches.


    À l’audition de mon récit, mes camarades voulurent retourner au temple, mais Émile les informa que nous en
    visiterions très prochainement un similaire, sur quoi ils renoncèrent à leur projet.


    Un grand nombre de gens des environs s’étaient rassemblés au village en vue d’obtenir des guérisons, car des messagers s’étaient répandus partout, relatant le sauvetage des quatre captifs des hommes des neiges. Le jour suivant, nous assistâmes aux réunions et fûmes témoins de quelques
    guérisons remarquables. Une jeune femme d’une vingtaine d’années qui avait eu les pieds gelés l’hiver précédent les vit se rétablir. Il nous fut donné de voir sa chair se reformer à vue d’oeil jusqu’à ce que ses pieds fussent redevenus normaux et qu’elle fût en état de marcher parfaitement.
    Deux aveugles recouvrèrent la vue. L’un d’eux était, paraît-il, aveugle de naissance. Beaucoup de maux bénins furent guéris. Tous les malades paraissaient profondément impressionnés par les paroles des Maîtres.

    Après la réunion, nous demandâmes à Émile s’il se produisait beaucoup de conversions. Il répondit : Beaucoup de gens sont réellement aidés, ce qui excite leur intérêt.
    Certains se mettent au travail spirituel pour un temps : Mais la plupart ne tardent pas à retomber dans leurs anciennes habitudes. Ils mesurent l’effort à fournir, et celui-ci leur paraît trop grand. Ils vivent presque tous une vie facile et insouciante. Parmi ceux qui prétendent avoir la foi, un pour cent environ prend le travail au sérieux. Le reste compte entièrement sur autrui pour se faire aider en cas de difficulté. Telle est la cause essentielle de leurs ennuis. Ils affirment pouvoir aider quiconque désire de l’aide, mais sont incapables de faire le travail pour quiconque. Ils peuvent parler de l’abondance tenue en réserve pour leurs malades.
    Mais pour baigner réellement dans cette abondance, il faut l’accepter et la démontrer pour soi-même en accomplissant réellement les oeuvres de la vie sainte.

    1.15. Un contemporain de Jean-Baptiste


    Nous quittâmes le village le lendemain matin, accompagnés de deux habitants qui paraissaient avoir
    entrepris le travail spirituel. Le troisième soir, nous arrivâmes à un village situé à une vingtaine de kilomètres
    de celui de Jean-Baptiste. Je désirais vivement que mes camarades pussent compulser à leur tour les documents que j’avais vus. Nous décidâmes donc de séjourner dans le second village, et Jast nous y accompagna.

    Les écrits les impressionnèrent profondément et nous servirent à dresser une carte retraçant les voyages de Jean-Baptiste.


    Ce soir-là, le Maître qui accompagnait la quatrième section vint passer la nuit avec nous. Il nous apportait des messages de la première et de la troisième section. Il était né dans ce village et y avait grandi. C’étaient ses ancêtres qui avaient rédigé les documents, lesquels avaient toujours été conservés dans la famille. Il appartenait à la cinquième génération des descendants de l’auteur, et nul membre de sa famille n’avait subi l’expérience de la mort. Ils avaient tous
    emporté leurs corps avec eux et pouvaient revenir à volonté. Nous demandâmes si cela ne gênerait pas trop l’auteur des écrits de venir converser avec nous. Le Maître répondit que non, et il fut convenu que l’entretien aurait lieu le soirmême.


    Nous étions assis depuis peu de temps quand un homme paraissant âgé de trente-cinq ans apparut subitement dans la pièce. On nous le présenta, et nous lui serrâmes tous la main. Son aspect nous rendit muets d’étonnement, car nous nous attendions à voir quelqu’un de très âgé. Il était de
    taille moyenne avec des traits accusés, mais son visage était empreint de la plus profonde expression de bonté que j’eusse jamais rencontrée. Chacun de ses mouvements décelait sa
    force de caractère. Une lumière étrange émanait de tout son corps.


    Avant de se rasseoir, Émile, Jast, le Maître, et l’étranger se tinrent un moment les mains unies dans un parfait silence. Nous nous rassîmes tous, puis l’étranger qui était apparu si subitement dans la pièce prit la parole et dit :
    Vous avez demandé cet entretien pour mieux comprendre les documents qui vous ont été lus, et interprétés. C’est bien moi qui les ai rédigés et conservés. Ceux qui concernent la grande âme

    de Jean-Baptiste et qui ont paru tant vous surprendre relatent les événements réels de son séjour ici

    avec nous. Comme il est dit, c’était un homme de grand savoir et une puissante intelligence. Il perçut la vérité de notre doctrine, mais, apparemment, il ne put jamais l’assimiler complètement, car s’il l’avait fait, il n’aurait jamais connu la mort.

    Bien souvent je me suis trouvé assis dans cette chambre, écoutant parler Jean et mon père. C’est
    ici que Jean reçut une grande partie de son enseignement. C’est ici que mon père trépassa en emportant son corps, ce dont Jean fut témoin. Tous les membres de ma famille
    paternelle et maternelle ont emporté leur corps en trépassant. Ce trépas, ce passage, signifie que le corps est spirituellement parfait. On devient conscient du sens spirituel de la vie, du sens de Dieu, au point que l’on perçoit la vie de la même manière que Dieu. Alors on bénéficie du
    privilège de recevoir les plus hauts enseignements et l’on peut aider tout le monde.
    Nous ne descendons, jamais de ce royaume, Car ceux qui l’ont atteint n’ont pas le désir d’en déchoir. Ils savent tous que la vie est un progrès, un avancement. Il n’y a pas de
    recul, et nul ne désire revenir en arrière.

    Tous tendent la main pour aider ceux qui recherchent la lumière. Ils envoient continuellement des messages dans l’Universel.
    Dans toutes les parties du monde, il est aujourd’hui des enfants de Dieu réceptifs qui les interprètent. C’est
    essentiellement pour rendre ce genre de service que nous désirons atteindre ce royaume, cet état de conscience. Nous sommes tous capables et désireux d’aider de quelque manière. Nous pouvons parler aux esprits réceptifs, les instruire, et élever leur conscience soit directement, soit par
    un intermédiaire. Nous faisons tout cela. Mais un intermédiaire ne peut pas faire le travail pour d’autres ni les traîner indéfiniment. Il faut décider de faire le travail soi-même et passer à l’exécution. Alors on est libre et l’on compte sur soi-même.
    Jésus avait conscience que le corps est spirituel et indestructible. Quand tous atteindront cet état de conscience et s’y maintiendront, nous pourrons communiquer avec tous et répandre dans la masse l’enseignement que nous avons reçu. Nous jouissons du privilège de savoir que chacun peut
    accomplir les mêmes oeuvres que nous et résoudre tous les problèmes de la vie. Toutes les difficultés et les complications apparaîtront dans leur simplicité. Mon aspect n’est différent ni du vôtre ni de celui des gens que vous rencontrez tous les jours. Et je ne vois aucune différence
    entre vous et moi.


    Nous lui assurâmes que nous apercevions en lui quelque chose d’infiniment plus beau. Il répondit : Ce n’est que lemortel se comparant à l’immortel. Regardez donc la qualité divine de chaque homme sans le comparer à d’autres, et vous le trouverez semblable à moi. Recherchez le Christ sur tout visage et vous y ferez apparaître cette qualité divine.

    Nous évitons les comparaisons. Nous ne voyons que le Christ en tous et à tout instant. Ce faisant, nous sommes invisibles pour vous. Grâce à notre vision parfaite, nous voyons la perfection, tandis qu’avec votre vue imparfaite vous voyez l’imperfection.
    Notre doctrine vous paraîtra de nature inspirée jusqu’à ce que vous ayez pris contact avec un Maître capable de vous instruire et que vous aurez pu élever votre conscience au point de nous voir et de nous parler comme maintenant. Il n’y a nulle inspiration dans le fait de parler ou d’essayer de parler à quelqu’un. Notre enseignement conduit jusqu’au point où l’on-peut recevoir la véritable inspiration. Mais
    celle-ci provient exclusivement et directement de Dieu. Enlaissant Dieu s’exprimer par vous, vous vivrez avec nous.


    L’image idéale de la fleur dans ses plus infimes détails existe dans la graine. Il faut un processus continu de
    préparation pour que la graine croisse, se multiplie, s’épanouisse et se transforme en fleur parfaite. Quand
    l’image intérieure est achevée dans ses ultimes détails, la fleur apparaît dans sa magnificence. De même, Dieu tient dans sa pensée l’image idéale de chaque enfant, l’imageparfaite par laquelle il désire s’exprimer.


    Dans ce mode idéal d’expression, nous dépassons de beaucoup la fleur quand nous laissons Dieu s’exprimer à travers nous selon son propre idéal. C’est quand nous prenons les choses en main qu’elles commencent à se gâter.


    Cette doctrine s’applique à tous et non à une minorité. On nous a montré que nous n’étions pas différents de vous par nature, mais seulement par degré de compréhension.


    Tous les cultes, sectes en « isme », credo, et points de vue dogmatiques sont bons, car ils conduiront finalement leurs adeptes à la conclusion qu’il existe un facteur sous-jacent
    commun, réel et méconnu, une chose profonde qu’ils n’ont pas atteinte. Ou alors ils comprendront qu’ils n’ont pas pris contact avec les biens qui leur appartiennent de droit, et dont ils pourraient et devraient être légitimes propriétaires.
    C’est cela qui poussera l’homme en avant. Il sait qu’il y a quelque chose à posséder. Il ne le possède pas, mais pourrait le posséder. Cela le stimulera jusqu’à ce qu’il soit arrivé à ses fins.
    Voici comment s’effectuent les progrès dans tous les domaines.

    D’abord, l’idée du progrès est pressée hors de Dieu et introduite dans la conscience humaine. L’homme perçoit un but susceptible d’être atteint par ses efforts. C’est alors généralement qu’il commence ses bévues. Au lieu de reconnaître la source d’où l’idée émane, il se figure qu’elle provient entièrement de lui. Il s’écarte de Dieu au lieu de laisser Dieu exprimer par lui la perfection que Dieu conçoit pour lui. Il l’exprime à sa manière et produit imparfaitement la chose qui aurait dû être faite ou manifestée avec
    perfection.


    L’homme devrait avoir conscience que toute idée est une expression directe et parfaite de Dieu. Aussitôt qu’elle traverse son esprit, il devrait en faire un idéal exprimant Dieu, ne plus y apporter son grain de sel mortel, et laisser Dieu s’extérioriser à travers lui d’une façon parfaite. Alors l’idéal apparaîtrait sous forme parfaite. Dieu est au-dessusdu domaine mortel. Le matérialisme ne peut apporter aucune aide à Dieu. Si l’homme avait conscience de tout cela et agissait en conséquence, il ne tarderait pas à exprimer la
    perfection. Il faut absolument que l’humanité franchisse le stade où elle s’appuie sur les forces psychiques et mentales. Il faut qu’elle s’exprime directement à partir de Dieu. Les forces psychiques sont exclusivement créées par l’homme et de nature à le faire dévier du droit chemin.

    1.16.Âge et aspect des Maîtres. - Enquête sur le passage de
    Jean-Baptiste. - Disparition instantanée de la fatigue


    Le lendemain matin nous nous levâmes de bonne heure et fûmes prêts à six heures et demie pour le petit déjeuner. Au moment où nous traversions la rue qui séparait notre logement du local où nous prenions nos repas, nous rencontrâmes nos amis les Maîtres qui prenaient le même chemin. Ils marchaient et causaient entre eux comme de simples mortels. Ils nous saluèrent et nous exprimâmes notre surprise de les rencontrer ainsi.


    Ils répondirent : Nous ne sommes que des hommes semblables à vous. Pourquoi persistez-vous à nous
    considérer comme différents ? Nous ne différons de vous en rien. Nous avons simplement développé davantage les pouvoirs que Dieu donne à tous.


    Nous demandâmes alors : Pourquoi sommes-nous incapables d’accomplir les mêmes oeuvres que vous ? La
    réplique arriva : Et tous ceux avec qui nous entrons en contact, pourquoi ne nous suivent-ils pas et
    n’accomplissent-ils pas les oeuvres ? Nous ne pouvons ni ne désirons imposer nos méthodes. Chacun est libre de vivre et d’aller son chemin comme bon lui semble. Nous ne cherchons qu’à montrer le chemin facile et simple que nous avons essayé et trouvé très satisfaisant.


    Nous nous assîmes à table, et la conversation porta sur les événements de la vie courante.

    J’étais éperdu d’admiration. Quatre hommes étaient assis en face de nous.
    L’un d’eux avait achevé depuis près de deux mille ans la perfection de son corps et pouvait l’emmener où il voulait. Il avait vécu un millier d’années sur terre et conservait l’activité et la jeunesse d’un homme de trente-cinq ans.

    À côté de lui était un homme issu de la même famille, mais plus jeune de cinq générations. Bien qu’ayant vécu plus de sept cents ans sur terre, il ne paraissait pas avoir atteint la quarantaine. Son ancêtre et lui pouvaient s’entretenir comme deux hommes ordinaires et ils ne s’en privaient pas.


    Puis venait Émile, qui avait déjà vécu plus de cinq cents ans et en paraissait soixante. Enfin Jast, qui avait quarante ans et les paraissait. Tous quatre causaient comme des
    frères, sans le moindre sentiment de supériorité. Malgré leur aimable simplicité, chacune de leurs paroles dénotait une logique parfaite 
    et montrait qu’ils connaissaient leur sujet à fond. Ils ne présentaient trace ni de mythe ni de mystère. Ils se présentaient comme des hommes ordinaires

    dans leurs affaires courantes. J’avais cependant peine à croire qu’il ne s’agissait pas d’un rêve.


    Après le repas, l’un de mes camarades se leva pour payer l’addition. Émile dit : Vous êtes ici nos hôtes. Et il tendit à la tenancière une main que nous croyions vide. À l’examen, nous vîmes qu’elle contenait le montant exact de la note. Les Maîtres n’emportent pas d’argent sur eux et n’ont besoin de personne pour leur en fournir. En cas de besoin, l’argent est à portée de la main, tiré directement de la Substance Universelle.


    En sortant de l’auberge, le Maître qui accompagnait la cinquième section nous serra la main en disant qu’il lui fallait retourner à son groupe, puis il disparut. Nous notâmes l’heure exacte de sa disparition et nous pûmes vérifier plus tard qu’il avait rejoint sa section moins de dix minutes après nous avoir quittés.


    Nous passâmes la journée avec Émile, Jast, et notre « ami des archives », comme nous l’appelions, à nous
    promener dans le village et les environs. Notre ami nous raconta avec force détails certaines circonstances du séjour de douze ans de Jean-Baptiste dans le village. En fait, ces histoires nous étaient présentées d’une manière si vivante que nous eûmes l’impression de revivre un obscur passé, parlant et marchant avec Jean.

    Jusqu’alors, nous avions toujours considéré cette grande âme comme un caractère
    mythique évoqué magiquement par des mystificateurs. À partir de ce jour, il devint pour moi un vrai caractère vivant. Je me l’imagine comme si je pouvais le voir, se promenant comme nous dans le village et aux environs, et recevant de ces grandes âmes un enseignement dont il n’arrivait pas à
    saisir complètement les vérités fondamentales.


    Pendant toute la journée, nous allâmes de-ci de-là, nous
    écoutâmes d’intéressants récits historiques, nous
    entendîmes la lecture et la traduction de documents sur le
    lieu même où les faits relatés s’étaient passés des milliers
    d’années plus tôt. Puis nous rentrâmes au village juste avant
    la tombée de la nuit, recrus de fatigue.


    Nos trois amis n’avaient pas fait un pas de moins que nous, mais ne montraient pas le moindre signe de lassitude. Tandis que nous étions couverts de boue, de poussière, et de sueur, ils étaient frais et dispos, et leurs vêtements blancs restaient immaculés comme au départ. Nous avions déjà noté, au cours de nos voyages, que les vêtements des Maîtres ne se salissaient jamais, et nous en avions souvent fait la
    remarque, mais sans obtenir de réponse.


    Ce soir-là, la question fut renouvelée, et notre ami des archives répliqua : Cela vous étonne, mais nous sommes encore bien plus étonnés du fait qu’un grain de substance créé par Dieu puisse adhérer à une autre création de Dieu à laquelle il n’appartient pas, à un endroit où il n’est pas désiré. Avec une conception juste, cela ne pourra pas arriver, car aucune parcelle de la Substance de Dieu ne peut
    se trouver placée à un mauvais endroit.


    Une seconde plus tard, nous constatâmes que nos vêtements et nos corps étaient aussi propres que ceux des Maîtres. La transformation - et c’en était une - avait eu lieu instantanément pour mes camarades et moi. Toute trace de fatigue nous avait quittés, et nous nous sentîmes aussi
    reposés que si nous venions de nous lever et de prendre un bain. Telle fut la réponse à toutes nos questions.


    Je crois que nous nous retirâmes cette nuit-là avec le
    sentiment de paix le plus profond que nous eussions encore
    ressenti depuis le début de notre séjour avec les Maîtres.
    Notre crainte respectueuse se transformait rapidement en
    un profond amour pour ces coeurs bons et simples qui
    faisaient tant de bien à l’humanité. Ils qualifiaient tous les
    hommes de frères, et nous commençâmes aussi à les
    considérer comme tels. Ils ne s’attribuaient aucun mérite,
    disant toujours que c’était Dieu qui s’exprimait à travers
    eux.
    « De moi-même, je ne peux rien faire. Le Père qui
    demeure en moi fait seul les oeuvres. »

    Remarque : Il y a longtemps que j'ai pu lire la version originale avec des illustrations. En lisant un paragraphe sur l'Amérique tel que Baird Thomas Spalding la décrit, je suis fort étonnée de la façon dont il considère ce continent mais il est né en Californie. Je retrouve dans les explications de Baird Spalding, des formules chrétiennes ou théosophiques. En faisant des recherches sur la toile, aucune carte géographique quant au voyage au Népal et dans l'Himalaya et pourtant, il me semble, si mes souvenirs sont bons que dans la première version française de cet ouvrage existait une carte et de même la photo de plusieurs maîtres. Enfin, j'ai pu retrouvé la photo de Jast ou Krupa Rao que voici :

     

    Traces du passage de Jean-Baptiste page 75 à 84

     

    Ce livre, constitue par certains passages, une aventure intérieure spirituelle. Il est principalement basé sur la chrétienté. On reste sur sa soif quant aux lieux dont il est parlé sans précision géographique... Notamment sur le chapitre parlant du temple datant de 12.000 ans : aucune situation géographique et pourtant cela ne pouvait nuire en rien de situer précisémment ce voyage. Les maîtres en question ne pouvant être en danger au vu de leur pouvoir : pourquoi Baird Spalding ne situe pas son voyage de façon précise alors que l'équipe participante "scientifique" font une étude qui devrait être précise... Il serait intéressant d'en savoir plus quant aux autres participants qui semblent quant à eux n'avoir laissé aucune trace écrite de cette expédition. Néanmoins, ce livre a traversé le monde et fut publié à des millions d'exemplaires. Cependant, on ne peut nier d'un apport intérieur, pas encore à ce stade de lecture où nous sommes actuellement, aussi nous poursuivons ce travail de lecture pour relever des éléments édifiants pour certains et pour d'autres, il ne s'agit que d'onirisme et de phantasmes... J'espère quant à moi, pouvoir retrouver une version ancienne de ce livre afin d'y voir ce que j'y ai vu il y a quelques dizaines d'années, à une époque où seul le Dieu créateur me fascinait en tant que Père et où, j'avais une admiration pour le Christ sans comprendre qu'il fallait passer par Lui pour "rencontrer le Père divin", ni le pourquoi de son sacrifice Lui ayant de nombreux pouvoirs, n'ayant pas assimilé la compréhension pratique de la résurrection. Il faut dire que dans la vie, nous sommes parfois bien surpris de n'avoir jamais prié pour rien lorsque l'on est priant et qu'on l'est devenu parce que l'on a ressenti un jour la puissance d'un Amour Divin d'une telle manière qu'Il vous marque à laisser son empreinte et vous portant toute une vie.

    Coline

     

     

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