• Roses de picardie

    Valentine, un prénom typique de l'époque et dont je vous ai déjà parlée, elle qui portait des cheveux teint en roses et argentés dans les années soixante connu si bien les années 1920 : elle chantait de tout son coeur toutes ces chansons de sa jeunesse.Car, comme je vous l'avais dit, elle portait des cheveuxlongs, me disait-elle, "jusqu'en  dessous des fesses" etlorsqu'elle les coupât à la garçonne, son mari futdes plus furieux : et, elle me racontait cela souventen riant aux éclats et "ton Pépé était si furieux" !Le "Pépé" en question adorait les femmes, si bien que ma grand-mère ne connût pas trop de bonheur avec lui, maiselle fit une chose très rare : après son veuvage, elle seremaria à l'âge de 73 ans et connût des années trèsheureuses avec son époux.Je me souviens des couleurs et décors de son intérieur : beaucoup de velours pourpres, des poupées en porcelaine :vous comprenez que tout cela faisait rêver la petite fille que j'étais : toute sa vaisselle en porcelaine ajoutait ce quelque chose à tous ces tissus raffinés, à cette époque l'on soignait tout d'une façon raffinée : les meubles étaient cirés à la cire d'abeille, le dimanche on s'habillait bien et donc chaque dimanche était un jour de fête. Les choses avaient toute une âme, la machine à écrire, précieuse dans un logis, et la machine à coudre avec son pédalier et ses forges décorées. Même les senteurs, si naturelle me reviennent encore aux narines lorsque j'y pense et sa fameuse poudre de riz dont elle poudrait son nez avec pour le tamponner délicatement ce petit coussin rose de duvet de cygne.

    ©Colinearcenciel : mon adorable grand-mère Valentine et moi en juillet 1962

    Roses de picardie

    ROSES DE PICARDIE

     Tino ROSSI

    De ses grands yeux de saphir clair

    Aux reflets changeant de la mer

    Colinette regarde la route va rêvant, tressaille, écoute

    Car au loin, dans le silence, monte un chant enivrant toujours

    Tremblante, elle est sans défense

    Devant ce premier chant d'amour.

    refrain :

    Des roses s'ouvrent en Picardie, essaiment leur arôme si doux

    Dès que revient l'avril attièdi, il n'en n'est de pareille à vous !

    Nos chemins pourront être un jour écarté

    Et les roses un jour perdrons leur couleurs

    L'une au moins pour moi gardera sa beauté

    C'est la fleur que j'enferme dans mon coeur. A jamais sur l'aile du temps

    Depuis lors ont fui les ans

    Mais il lit dans ses yeux la tendresse

    Ses mains n'ont que des caresses 

    Colinette encore voit la route qui les a rapproché un jour

    Quant monta vers son coeur en déroute

    Cette ultime chanson d'amour

    (refrain)

     

      
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