•  

    XX

    3.5. L’un des explorateurs se dégage des contingences. - Les trois étapes de l’aboutissement divin

    Le second jour après la destruction de la bande, à midi, nous avions pris soin de tous les blessés et fait une dernière tournée pour nous assurer qu’il n’en restait pas dans le ravin parmi les débris. Tandis que nous rentrions à l’auberge pour déjeuner et prendre un repos dont nous avions grand besoin, l’un de nous exprima tout haut la pensée qui hantait nos cerveaux depuis des heures : « Pourquoi ce terrible holocauste, cette destruction de vies humaines ? »

    Nous étions épuisés de fatigue, et le choc nous avait complètement mis à bas. En raison de la terreur mortelle que ces bandits inspiraient aux habitants, tout l’effort du sauvetage était retombé sur nous, surtout dans les premières heures. Même, après que nous eûmes dégagé les blessés de l’enchevêtrement des chevaux, nous eûmes grand-peine à persuader les villageois de prêter assistance aux blessés. Ils ne voyaient absolument pas de motif pour nous aider à sauver la vie de ceux qui avaient tenté d’ôter la leur.

    Beaucoup éprouvaient une profonde répugnance à toucher quelque chose de mort. S’ils n’avaient eu égard à nos amis, les habitants auraient immédiatement quitté sans esprit de retour le théâtre des opérations.

    Quoi qu’il en fût, nous étions fatigués et nous avions mal au cœur, car cette expérience avait été la plus terrible de toute notre vie. En arrivant à l’auberge, nous prîmes quelques soins de toilette et nous nous assîmes à table à bout de nerfs. La nourriture ne tarda pas à apparaître. Nous étions seuls, Thomas ayant accompagné Lin Chu, le Bandit, Noir, et un ou deux Maîtres dans une tournée en aval dans la vallée. Nous allâmes nous coucher après le repas, et aucun de nous ne se réveilla avant le lendemain soir.

     

    Tandis que nous nous habillions, l’un de nous suggéra que nous devrions nous rendre directement à notre sanctuaire. C’est ainsi que nous désignions la salle supérieure du temple. Nous quittâmes donc l’auberge et nous dirigeâmes vers le temple par le chemin habituel. Nous étions arrivés à l’échelle qui conduisait à l’entrée du tunnel, et le premier de nous avait posé le pied sur le premier barreau quand il s’arrêta net et dit : Que nous est-il arrivé ?

    284

    Hier ou avant-hier nous étions au septième ciel, nous nagions dans la joie, nous nous déplacions à volonté, et nous terminions en moins de trois mois des travaux qu’il aurait normalement fallu des années pour achever. Notre nourriture apparaissait sur la table. Tout cela se passait sans le moindre effort de notre part, et maintenant, nous voilà soudain retombés dans nos vieilles habitudes. Je veux connaître le motif de cette chute subite et je n’en vois qu’un : Chacun de nous a pris sur ses épaules le fardeau de l’expérience que nous venons de traverser. C’est ce qui nous gêne maintenant. Il ne fait plus partie de moi sous quelque forme que ce soit.

    Il pesait sur moi tandis que je l’adorais, que je m’y cramponnais, et que je ne l’abandonnais pas. Je quitte cette condition pour un état meilleur et plus élevé. Je laisse aller le passé. J’en ai complètement fini avec lui. Tandis que nous le regardions avec étonnement, nous nous aperçûmes tout à coup qu’il n’était plus là. Il avait disparu. Sur le moment, nous fûmes suffoqués de voir que cette âme avait abouti. Cependant, aucun de nous ne voulait lâcher ce qui le tirait en arrière, sachant bien toutefois qu’il s’accrochait à des événements qui ne le concernaient en rien. En conséquence, nous fûmes obligés de grimper à l’échelle, de franchir le tunnel, et de traverser toutes les salles avant d’arriver à notre but. En y arrivant, nous trouvâmes notre camarade déjà installé.

    Tandis que nous nous entretenions de sa réussite, Jésus, plusieurs Maîtres, et Thomas apparurent. Ils entrèrent dans la salle par la porte qui donnait sur le balcon. Nous nous assîmes, et Jésus prit la parole.

    Il dit : Beaucoup de gens déclarent qu’ils sont les fils de Dieu et disposent de toutes les possessions du Père. Ils en disposent en effet, mais leur affirmation ne se traduit pas dans les faits avant qu’ils aient le courage de faire le pas suivant et de se considérer eux-mêmes comme étant Dieu, unis à tout ce qui représente Dieu. C’est alors seulement qu’ils ont abouti. Quand un homme limité par sa pensée matérielle commence à voir le Christ, son corps plus éthéré irradie de la lumière. Quand cet homme extériorise le Christ, il jouit d’une vision plus subtile, plus claire, et plus étendue. Il voit son corps supérieur vibrer à un rythme plus rapide que son corps inférieur, sans perdre ce dernier de vue. Il croit posséder deux corps Il en voit un qui lui apparaît extérieur et éloigné de lui. Il le prend pour le Christ de quelqu’un d’autre, mais cette dualité apparente provient de ce qu’il ne croit pas être le Christ.

    Si au contraire il déclare être le Christ et accepte la chose comme un fait, les deux corps se fondent instantanément en un seul. Cet homme a extériorisé le Christ, et le Christ se présente triomphalement. L’homme peut faire un pas de plus et déclarer que c’est le Christ de Dieu qui se présente. Instantanément, il est le Christ de Dieu. Le Fils de Dieu ne fait plus qu’un avec le Père et va directement au Père. Mais un dernier pas reste à faire, et c’est le plus difficile. Ce pas exige la plus grande résolution, car il faut que l’homme ait entièrement balayé de sa pensée toute crainte matérielle et toute limitation. Il faut qu’il s’avance, qu’il aille directement à la source, et déclare expressément qu’il est Dieu.

    En le déclarant, il doit savoir que c’est vrai, sans crainte des précédents, sans superstition, sans arrière-pensée humaine. Il doit déclarer et savoir qu’il est complètement immergé en Dieu, amalgamé à lui, qu’il est Amour, Sagesse, Intelligence, qu’il est Substance, qu’il est chaque attribut de Dieu le Père, Source et Principe. Il doit accepter cela en toute humilité. Alors il représente effectivement Dieu.

    À travers un tel homme, tous les attributs de Dieu se répandent sur l’humanité entière, et c’est seulement à travers de tels hommes que Dieu peut s’exprimer. Quand on s’amalgame à Dieu, rien n’est impossible. Non seulement on possède tout ce que possède le Père, mais on est tout ce qu’est le Père. On est l’homme-Christ, le Christ de Dieu, et Dieu, réunis en un. On est la Trinité. Le Saint-Esprit demeure en vous. La totalité de l’Esprit éternel, dans son activité créatrice, habite en vous. Acceptez tout cela, et vous chanterez aussi bien que les autres : « Louez le pouvoir du nom de Christ » Il ne s’agit pas du nom personnel de Jésus, mais du Christ. 

    Que les anges se prosternent jusqu’à terre. Présentez le diadème royal et couronnez Christ comme Seigneur de tous. Ne couronnez pas Jésus à titre personnel, couronnez Christ, car Christ mérite le plus magnifique des diadèmes royaux de la couronne christienne. Aucun joyau n’est trop beau ou trop divin pour la couronne de Christ triomphant. Vous voyez maintenant que quiconque le veut peut entrer dans le royaume. Venez, devenez le Christ triomphant, et vous faites entrer ceux qui le veulent.

     286

    Quand vous dites « Dieu », considérez-vous comme étant Dieu. Voyez Dieu se présentant quand vous vous présentez. Dieu ne saurait être un bigot, un vantard, ni un égoïste. Le Christ, le Dieu-Homme, l’image et la ressemblance de Dieu, ne sauraient l’être davantage. Vous pouvez être Dieu. Il est vrai de dire que « JE SUIS » est dans le Père, et que le Père est en moi. « JE SUIS » et mon Père ne font qu’un en toute humilité et en toute grandeur. Dieu et l’humanité réunis sont tout-puissants, ils constituent l’omnipotence de Dieu. Ce qui est né dans votre pensée d’iniquité se trouve élevé en gloire, car la pensée d’iniquité est effacée. Ce qui porte la marque de la terre portera la marque du ciel quand vous en aurez élevé l’image idéale.

    Je vous dis que c’est maintenant, à l’instant présent, que vous avez l’occasion de sortir de ce grand tourbillon extérieur, d’entrer dans la grande paix et les bénédictions de Dieu, et de vous vêtir de la lumière de Dieu. En toute humilité, placez la couronne de Christ sur votre propre tête. Si vous ne le faites pas, nul ne peut l’y placer pour vous. Avancez-vous pour faire partie du grand trône blanc, de la source. Devenez un avec ceux qui ont achevé de cette manière la grande perfection. Ne soyez pas seulement un avec Dieu, mais soyez Dieu, effectivement Dieu. Alors vous pourrez présenter les attributs divins au monde entier et vous le ferez. Comment l’énergie de Dieu pourrait-elle s’exprimer, sinon par l’homme ?

    Il n’y a pas sur terre d’organisme capable de vibrer à la même fréquence. Il est si hautement organisé qu’il perçoit l’énergie suprême permettant d’exprimer Dieu au monde entier, puis il l’engendre et la transforme. Comment pourrait-il le faire sinon par le corps hautement organisé et parfait qui est le vôtre quand vous en avez la maîtrise ?

    Cette maîtrise signifie que l’on est pleinement Maître, Messie, et Disciple. Pour commander au corps et être parfaitement harmonisé avec lui, il faut se présenter avec la maîtrise parfaite de tous les attributs de la Sainte Trinité, le « JE SUIS » humain, le Christ, et le Christ de Dieu. En combinant ces trois personnes avec la plus élevée, Dieu, vous êtes Dieu. C’est cela que vous êtes, vous, l’homme d’aujourd’hui qui étend sa vision et perçoit la vérité sur soi-même. Il y a pour vous une vie meilleure que le cycle des expériences mondaines. Vous la percevrez en suivant le chemin de la  justice, en harmonie et en véritable accord avec les idéaux les plus élevés que vous puissiez exprimer et concevoir.

    Dans une première étape, vous, l’homme, vous devenez le Christ humain, le Fils unique de Dieu. Dans une deuxième étape vous devenez le Christ de Dieu en constatant que le Christ humain est le Christ de Dieu et en les réunissant. La troisième étape conduit directement à la source. Elle consiste à fondre les deux en un, Dieu le Père. En d’autres termes, vous avez intégré le « JE SUIS » humain dans le Christ humain. Vous avez ensuite transmué le Christ humain en Christ de Dieu, ou Seigneur Dieu. Et enfin vous avez transmué le Christ de Dieu en Dieu éternellement vivant. La dualité est devenue l’unité. Vous êtes l’image et la ressemblance de l’Énergie Suprême, Dieu le Père de tous.

    Si vous ne déviez pas de ce chemin de juste emploi de vos facultés, rien ne vous est impossible. Il faut que vous le suiviez sans crainte, en toute sincérité, sans égard pour l’opinion du monde entier. En vous présentant dans votre puissance et en reconnaissant votre communion, vous êtes indissolublement lié au Père, principe suprême de toutes choses, toujours présent et agissant. Considérez votre Bible à la lumière de ce que je viens de dire. N’offre-t-elle pas le tableau d’une grande description allégorique du développement spirituel de l’homme, et de sa perfection quand il a bien compris ses pouvoirs et les utilise justement ? Le faisceau de lumière que les artistes peignent descendant du ciel sur moi est au contraire projeté de mon corps vers l’extérieur. Il est vrai que cette lumière est céleste, car le ciel nous entoure de toutes parts et il est vibration lumineuse. Mais le foyer central, le point de départ du ciel se trouve dans mon être intime. Il faut donc que la lumière céleste jaillisse de moi. Mon « JE SUIS » doit permettre à l’essence de la lumière de pénétrer en moi. Il faut ensuite que j’engendre et que je transmue cette énergie lumineuse de manière à l’extérioriser avec l’intensité désirée par Dieu, par « JE SUIS ». Alors, rien ne peut résister à la puissance de cette pure lumière. Elle constitue les rayons lumineux que vous voyez émaner de mon corps quand les artistes reproduisent mes traits à Gethsémani. Vous pouvez de la même manière transmuer le pouvoir de Dieu et le projeter à l’extérieur avec une force irrésistible, grâce à votre réflecteur. Toutes ces choses sont faites couramment par ceux qui se présentent comme étant à   la fois Dieu, leur divin héritage, et le Christ de Dieu, tous en un.

    Telle est la devise divine et précise donnée à toute l’humanité. Plus les hommes se rapprocheront de ce rayon de guérison, plus vite disparaîtront toutes les discordes et les inharmonies. Si vous vivez librement dans cette vibration lumineuse qui est la lumière du monde, si tous s’en inspirent, vous vous rapprocherez de la véritable demeure préparée pour l’homme. Vous : découvrirez que « JE SUIS » est la lumière du monde. Regardez Dieu, la table est servie. Élevez votre « JE SUIS », élevez votre corps à Dieu, et vous serez couronné Seigneur de Tous. Il vous appartient de placer la couronne sur votre propre tête. Nul ne peut le faire pour vous.

    288

    Union, Oraison, Samadhi constitue le lien, l'union intime avec la paix divine. Les affirmations ne sont pas suffisantes. En tant que créatures nous avons une voie, un chemin mais c'est encore Dieu qui nous couronne et décide comme un Père bienveillant. "Je suis le chemin, la vérité et la vie, celui qui vint à ma suite, ne marchera pas dans les ténèbres". Cependant l'union restaure notre véritable identité et plus encore. La nourriture terrestre nous est indispensable, les nourritures spirituelles et subtiles apportent tout le nécessaire utile à notre fonction et à notre élan dans les vies les plus modestes qui soient. Nous restons proche de notre Demeure. La reliance utile et indispensable chaque jour et tout le long de notre vie.

    Symbolisme de la couronne :

    Ell est associée aux valeurs de la tête et à celles qui surmontent la tête, un don venu d'en haut. Sa forme circulaire indique la perfection. En forme de dôme, elle indique une souveraineté absolue.

    Elle exprime l'élévation, le pouvoir et l'illumination.

    Dans le symbolisme kabbalistique, elle exprime l'Absolu, le Non-Etre. Elle se trouve alors au sommet de l'arbre des Sephirots. L'iconographie alchimique montre les esprits planétaires recevant leur lumière sous forme de couronne des mains du roi, le soleil.

    En Egypte, les couronnes étaient des objets de culte, manipulées uniquement par les initiés.

    Dans l'Islam, c'est le point par lequel l'âme s'échappe pour s'élever vers des états supra-humains. On lui attribue une valeur prophylactique par la matière dont elle est faite : fleurs, métal, pierres précieuses et par sa forme circulaire.

    En Grèce et à Rome, c'est le symbole de la consécration aux Dieux ; leurs statues sont couronnées avec les feuilles des arbres et les fruits qui leur sont consacrés.

    La couronne assimile celui qui la porte à la divinité, parce qu'elle capte les vertus du ciel et des dieux. Elle représente le séjour des Bienheureux ou des morts et l'état spirituel des initiés. Elle est le symbole de la lumière intérieure qui illumine l'âme de celui qui a triomphé dans son combat spirituel.

    En Amérique centrale, elle n'apparaît que chez les dieux agraires. La couronne de plumes des Indiens est l'indentification avec la divinité solaire.

    Pour les Juifs, elle est assimilée au diadème en or porté par les grands prêtres. Les prophètes disent qu'Israël est la couronne de Dieu, signe de son action toute-puissante parmi les hommes.

    Lorsqu'il est représenté comme un souverain couronné, le Christ est identifié à Dieu. La couronne de l'athlète victorieux est assimilée dans le christianisme primitif à un rôle spirituel : Isaïe parle des couronnes réservées dans le Septième Ciel à ceux qui aiment le Bien-Aimé. Les rites médiévaux de consécration des vierges utilisaient comme éléments symboliques le voile, l'anneau et la couronne.

    Source : http://echange-spirituel.kazeo.com/la-couronne-et-son-symbolisme-a120437144

     

     


    votre commentaire
  •  

     

     

    3.6. Le Muni. - Évolution de la pensée humaine – Fin des tyrannies et des superstitions

    Je m’excuse d’avoir relaté avec tant de détails les expériences de ces quelques jours concernant les brigands.

    J’ai voulu décrire d’une façon aussi probante que possible le pouvoir d’un seul homme complètement drapé dans sa maîtrise divine ainsi que sa manière de faire pour transformer l’énergie déployée par une horde sans foi ni loi en une force de protection pour lui-même et pour tout le district.

    Non seulement nous fûmes protégés, mais l’énergie de cette horde était telle qu’après avoir été amplifiée, vivifiée, et retournée vers elle-même, le résultat fut que les fauteurs de destruction s’entre-détruisirent.

    La protection du pays fut complète sur des kilomètres à la ronde, bien que les habitants fussent trois fois moins nombreux que les bandits et n’eussent aucune arme de défense apparente. Dès que la surexcitation et le choc nerveux des jours précédents furent calmés, nous reprîmes nos occupations avec un intérêt renouvelé.

    La saison de Pâques approchait rapidement et nous désirions terminer notre travail du village de la Croix en « T » avant de retourner aux Indes. Il fut en effet rapidement achevé. Les derniers préparatifs de retour furent terminés la veille de Pâques, et nous comptions que le dimanche serait un jour de détente et de repos complets.

    En partant pour le temple bien avant l’aurore, nous trouvâmes Chander Sen assis dans le jardin de l’auberge. Il se leva pour nous accompagner, disant que Thomas nous retrouverait au sanctuaire.

    Il suggéra que nous devrions retourner aux Indes par Lhassa, puis par Mouktinath en passant par le col transhimalayen de Kandernath. De là, nous nous dirigerions sur Darjeeling. En arrivant au pied de l’échelle qui conduisait à l’entrée du temple, nous nous arrêtâmes un instant pour regarder poindre l’aurore.

    Chander Sen posa une main sur l’échelle, comme prêt à monter vers l’entrée du tunnel, et dans cette attitude se mit à parler. Il dit : La Lumière ne comprend pas les ténèbres, car elle brille à travers les ténèbres. Quand Jésus se vit sur le point d’être trahi par Judas, il dit : « C’est maintenant que le Fils  de l’Homme est glorifié, et Dieu se glorifie en lui. »

    Le Maître ne dit pas : « Judas m’a trahi », il ne fit aucune allusion à Judas. Il s’appuya uniquement sur l’universalité du Christ de Dieu glorifié en lui-même.

     

    L’homme est glorifié en Dieu. Dieu glorifie l’homme en lui-même. Cette parfaite action et réaction de Dieu détruit toute inharmonie d’une manière caractéristique. C’est alors que l’on peut commander : « Christ, apparait d’une manière de plus en plus précise, tellement précise que tu es moi-même. » En fait nous ne formons plus qu’un corps, une pensée, un esprit, un tout, un principe complet. Vous êtes « JE SUIS », et ensemble nous sommes Dieu.

    Au moment où Chander Sen se tut, nous nous trouvâmes dans notre sanctuaire, la salle centrale du temple de la Croix en « T ».

    À peine avions-nous eu le temps de reprendre nos esprits que Jésus et plusieurs autres personnages, dont Thomas, entrèrent par la porte qui donnait sur le balcon. À leur entrée, la salle s’embrasa de lumière.

    Nous échangeâmes des salutations et fûmes présentés à un étranger qui accompagnait les arrivants. Il avait l’air d’un homme entre deux âges et cependant plein de sève.

    On nous informa qu’il était l’un des Munis qui avaient la garde des souterrains de Hastinapur. Il retournait dans cette région et se tenait prêt à nous accompagner.

    XX

    Il avait connu les grands Rishis (Maîtres) Végas et aussi le Rishi Agastya dont l’ermitage est situé dans cet endroit remarquable quoique très isolé.

    Notre bonne fortune nous remplit de joie. Nous formâmes un cercle et nous tînmes debout en silence pendant quelques instants, les deux mains appuyées sur la table. Bien qu’aucun mot ne fût prononcé, la salle était entièrement remplie des pulsations vibrantes d’une étrange émanation.

    Nous éprouvions des sensations absolument inconnues qui commencèrent par nous accabler. Les rochers avaient des battements et vibraient avec des résonances musicales.

    Cela ne dura que quelques instants. Un Maître rompit le silence en nous disant que ce matin nous allions voir en images la création d’un univers. Ces images représenteraient les événements qui accompagnèrent la naissance de notre système planétaire. Nous sortîmes et avançâmes jusqu’au bord du balcon naturel. Il s’en fallait encore d’une heure que le soleil fût levé. Nous étions ensevelis dans un calme de mort et un silence absolu.

    L’heure était propice pour le déroulement d’une nouvelle naissance. Nous regardions éperdument  loin, dans l’espace infini, l’âme remplie d’une espérance attentive.

     

     

    Le Muni commença par dire : Il n’y a que deux sortes d’événements dans le monde. D’une part ceux qui existaient avant que la conscience ne commençât de s’affirmer. Ils existent maintenant et existeront éternellement. D’autre part ceux que l’humanité a pensé et pensera.

    Ce qui existait avant le commencement de la conscience est éternel. Ce que l’humanité pense est variable et inconsistant. Ce qui existait avant le commencement de la conscience est la Vérité. Ce que les hommes pensent n’est vérité que pour eux.

    Quand ils prendront conscience de la Loi de Vérité, cette loi supprimera toutes les pensées erronées de l’humanité. À mesure de leur écoulement, les siècles repoussent le voile matériel par le processus de l’évolution. En même temps, certaines idées se font jour dans la pensée de l’humanité et la font revenir vers la Vérité, ou, comme nous disons, vers le fait cosmique originel. Ces idées, qui remplissent la mémoire du passé, se confrontent aux faits du présent, et se nuancent d’après les prophéties de l’avenir. Dans l’ensemble, elles se tiennent nettement sur le chemin que parcourt la conscience évoluante de la race humaine. Celle-ci est donc continuellement ramenée à la considération du principe originel.

    Par la répétition de ces retours en arrière, l’humanité découvre que la création est éternelle et semblable dans tous les pays. Les créatures humaines varient continuellement sous l’effet de la loi d’action et de réaction. Quand les hommes ont été trop loin dans leurs créations personnelles, la grande loi de la Vérité Absolue intervient pour les ramener en face du plan originel. La loi cosmique, toujours polarisée dans le sens de l’égalisation, de l’équilibre, et de l’harmonie, ne permet donc jamais à la vie de s’égarer trop loin sur la tangente. Malgré les idoles et les dogmes, elle rassemblera l’humanité dans une union complète avec les réalités absolues.

    Quand la loi de vérité absolue sera prépondérante dans la conscience humaine, tout ce qui n’est pas en accord et en union parfaite avec la vérité cosmique expérimentale disparaîtra de soi-même. Les pensées de l’humanité se forment toujours de telle sorte que les conséquences imparfaites nées de demi-vérités sont abandonnées aussitôt que la vérité arrive.

     

    Il faut que la loi cosmique absolue s’accomplisse complètement. Quand l’humanité pense, parle, et agit selon la loi de réalité, elle est forcément conduite vers la loi elle-même, c’est-à-dire vers la vérité.

    Les anciens nous ont dit que tout arbre non planté par le Père Céleste sera déraciné : « Ne vous occupez pas des aveugles conducteurs d’aveugles. Si des aveugles conduisent toujours les aveugles, ne tomberont-ils pas tous dans la même fosse ? »

    Le cycle au cours duquel les guides aveugles ont conduit la race aveugle dans un marais d’ignorance, de superstition, et d’illusion est en train de se clore rapidement.

    Ce marécage a été créé par les idées personnelles, et non par ceux qui s’efforcent de découvrir la vérité. La civilisation née des illusions et des superstitions des derniers siècles s’engloutit elle-même dans le marécage. Une nouvelle conscience raciale a été conçue et grandit rapidement sous le stimulus des souffrances et du tragique désordre des créations humaines.

    En fait, la porte s’ouvre toute grande à cette nouvelle naissance. On ne peut donner d’autre conseil que celui d’avancer dans le sentier cosmique en s’élevant à des plans de conscience supérieurs.

    Une seule sorte de pensée est interdite dans le système vibratoire du grand cosmos. C’est celle qui permet à la race humaine de s’attacher si solidement à ses croyances, de s’accrocher si désespérément à ses illusions, qu’elle ne veut plus abandonner le passé. Elle ne peut alors participer au mouvement d’expansion de la pensée universelle.

    Quand une race est absorbée par ses idées personnelles, elle est obligée de continuer dans ce sens Jusqu’à ce que ses croyances aient épuisé leurs effets naturels et que ses expériences ne lui permettent plus d’aller de l’avant. Alors la Loi absolue intervient spontanément et progressivement par le moyen de maladies, de souffrances et de pertes jusqu’a ce que l’homme ait compris et finisse par découvrir que la malédiction d’une idée fausse réside dans la fausseté de l’idée.

    Il arrive que les pensées humaines créent dans les races et les nations un état d’esprit non conforme à la réalité pure. Si la race ou la nation refuse d’abandonner cet état d’esprit, la Loi interfère avec ses progrès en permettant aux vibrations accumulées par l’ancien état d’esprit de se réfléchir sur elles-mêmes au moyen du Rayon de lumière. Alors cette race ou cette nation est effacée du monde par des  guerres, des luttes, des dissensions, et des décès survenant de tous côtés.

    290

    Elle est ensuite replacée dans le courant ascendant de la création pour reprendre son évolution après un nouveau contact avec la Vérité qui existait avant le commencement de la conscience humaine. Aujourd’hui la civilisation approche rapidement d’une grande époque de reconstruction. Toutes les choses qui paraissent actuellement si stables et si bien fondées se trouveront bientôt immergées dans un courant de reflux. Tout arbre qui n’aura pas été planté par la Vérité sera déraciné.

    Nous voyons poindre un bouleversement cosmique complet des présentes institutions sociales, politiques, financières, et religieuses. Ce bouleversement fera place à une ère nouvelle qui prendra plus étroitement contact avec la Vérité que la conscience humaine a submergée ou mise de côté. 

    La Vérité reste drapée dans sa bienfaisance attentive, aimante et radieuse. Elle attend que les .hommes se rendent compte que leur conscience peut embrasser les choses éternelles.

    L’humanité est en train d’émerger des contes de fées de la génération précédente. La nouvelle génération s’éveille à une individualité et à un discernement spirituels où toutes ces anciennes histoires ne lui serviront plus de rien. La fin des illusions, des traditions, et des superstitions approche, ainsi d’ailleurs que la fin de la civilisation fondée sur elles. Les vieilles idoles sont bonnes pour les consciences naïves qui aboutissent maintenant à une impasse. Leur destruction résultera des illusions qu’elles ont provoquées. Il apparaîtra évident qu’elles ne représentaient que des histoires pour des enfants au berceau, inventées par un état-major de prêtres et de précepteurs pour endormir les enfants vagissants d’une race qui évolue. 

    Ceux qui voient plus loin n’ont pas vagi, et l’on n’a pu les conduire au sommeil. La plupart ont perçu la fausseté de ces contes pour bébés, et beaucoup d’entre eux se sont courageusement portés en avant pour détruire les mensonges.

    Leur vision s’étend jusqu’à l’absolu qui a toujours existé, et avec quoi une faible fraction de l’humanité a toujours gardé contact par connaissance directe.

    C’est de cette fraction que s’élèvera une nouvelle conscience raciale plus vivifiante, pleinement éveillée, et prête à détrôner les idoles instaurées par certains hommes pour dominer leurs compagnons. Elle fera place aux nouveaux idéaux qui sont aussi anciens que l’aurore de la création. Il sera indispensable que ceux qui enseignent, conduisent, ou inspirent la conscience de race travaillent sur un plan de contact réellement vivant. Ce plan devra être si élevé qu’il ne pourra comporter ni erreurs ni contradictions. Son interprétation devra être si simple qu’il ne pourra y avoir de malentendus. Le tigre de la spiritualité et de l’intelligence supérieure est réveillé. Il refusera de se rendormir, car il est déjà blessé par les fragments du passé et déçu par les tortures résultant de sa confiance mal placée. Il va exiger une pensée directrice plus forte et plus vivante, basée sur la Vérité elle-même. 

    Extrait de la vie des maîtres de Baird Spalding.

    XX

    Hastinapur fut la capitale légendaire du royaume des Kaurava, appartenant à la dynastie des rois de Kuru. Le trône de la ville était l'enjeu de la guerre de Kurukshetraque met en scène le Mahābhārata, la grande épopée indienne. Tous les évènements du Mahābhārata eurent lieu dans cette cité. La toute première référence à Hastinapur, dans l'histoire indienne, est la mention de la ville en tant que capitale de l'empereur légendaire Bharata.

    XX

     

    Carte Védique de Hastinapur dans le Kuru.

    À l'époque moghole,Hastinapur  et sa région étaient gouvernés par un Gujjar, le Raja Nain Singh Nagar, qui construisit de nombreux temples dans Hastinapur et en dehors.

    PS : "ils" auraient détruit les vestiges historiques de cette ancienne capitale où il y avait de nombreux temples et des souterrains tels que Baird Spalding évoque. Curieuse idée de détruire des vestiges aussi précieux.

    Bharata (Sanskrit : भरतः) est un empereur légendaire de l'Inde, ancêtre éponyme de la nation indienne auquel se réfèrent les mythologies hindoue et jaïn. Sa capitale était Hastinapur. Il est le fils du roi Dushyanta et de son épouse Shâkuntalâ.

     


    votre commentaire
  •  

    Résultat de recherche d'images pour "Constellation plan"

     

    Une partie des constellations du ciel vue de la terre

    Par-dessus les siècles de traditions superstitieuses, les foules prêtent maintenant une oreille attentive à l’antique message qui creuse son chemin dans le cœur et la vie des humains sujets à la nouvelle naissance.

    Ce message ancien et nouveau est le son de trompette qui domine le chœur d’une prêtrise superstitieuse. Il est plus fort que le bruit de la bataille, plus clair que les mensonges religieux, et plus éclatant que les contradictions voilées de l’industrie et de la politique.

    Une fraction, de l’humanité est prisonnière de ses superstitions et de ses traditions idolâtres concernant Dieu, Christ, l’homme, le moi, la vie, et la mort. Il faut que tout cela disparaisse et que tout ce qui a été construit sur cette base soit détruit par une humanité complètement libérée de ces idées préconçues. Une rédemption possédant un sens entièrement nouveau apparaît confusément à l’horizon.

    Une foule de gens de toutes races et de toutes nationalités, possédant une vision plus claire et une perception plus précise, sera rachetée par une révélation plus profonde émanant de toutes les races et de tous les peuples. Cette révélation est le message de la vie unique et universelle. Malgré les illusions de la multitude, malgré les bandes réactionnaires et en dépit de l’étroitesse d’esprit générale, nous voyons poindre des aperçus plus nobles et plus larges sur Dieu, le Christ de l’homme, le Christ de Dieu, la personnalité des hommes, et même sur la mort. L’aurore d’un nouveau siècle spirituel commence à éclairer le monde. Un nouvel âge de la race de cristal surgit du maelström. Chaque fois qu’un peuple pense à Dieu comme étant l’absolu, ce peuple est Dieu, car l’idée de Dieu est ancrée en  lui.

    295

    Quand les hommes aiment, adorent, et révèrent cet idéal, ils deviennent Dieu. Les temps sont accomplis. Les hommes ont hérité de ce qui existait au commencement, de ce qui est fondé en esprit.

    Chaque fois qu’un individu pense à Dieu, il est Dieu. Quand on insuffle la vie à l’humanité, on lui insuffle aussi la vie de Dieu. Dans leur compréhension plus vaste de la révélation cosmique, les hommes découvrent Dieu. Il est pareil à ce qu’il était avant que la conscience humaine ait commencé à se manifester, le même hier, aujourd’hui, et toujours. Le temple réel, non construit avec les mains, éternel dans les cieux et dans l’homme, surgit lentement des cendres de l’orthodoxie. Une grande race nouvelle de penseurs fournit des efforts herculéens pour prendre les devants.

    Les raz de marée vont bientôt envahir la terre. Ils balayeront les restes d’illusions semées sur les sentiers de ceux qui avancent en se débattant sous le fardeau de l’évolution. Le travail est déjà accompli. Des centaines de millions d’hommes sont à nouveau délivrés et possèdent un cœur, une âme, un corps, et des instincts libres. Ils forment le pouls battant d’une race qui n’est pas encore née, mais qui recueillera l’héritage des éons. Je les vois franchissant les époques cycliques, marchant la main dans la main avec Dieu. De grandes vagues de sagesse issues des rivages éternels de l’infini affluent vers eux. Ils ont l’audace de s’avancer en déclarant qu’ils sont une partie du Dieu éternel, le Christ éternel, Dieu et l’homme unis éternellement à la vie éternelle.

    Ils déclarent au ciel que les œuvres humaines sont des mensonges forgés dans un aveuglement terrible. Ceux qui sentent battre le pouls de la nouvelle race forment la crête de la vague qui a pour base la nouvelle conscience raciale. Celle-ci voit dans homme l’expression  revient à sa source pour ne faire qu’un avec elle, sachant qu’elle représente le côté toujours silencieux de sa pensée divine consciemment amalgamé en pensée avec l’Esprit Infini. La nouvelle race comprend, qu’à travers le soleil et l’ombre, l’âme est sans amertume en quête d’amour et de paix véritables.

    Elle les trouve dans la Vérité de Dieu et de l’homme. Cette race n’hésite pas à démailloter l’humanité de ses langes d’illusion. Le spectre décharné de l’ignorance humaine qui a entravé pendant des siècles les pieds débiles des hommes égoïstes va disparaître complètement. L’homme découvre qu’il a supprimé toute limitation en se connaissant lui-même dans sa plénitude. Il s’est élevé du stade humain à celui de l’homme-Dieu, à Dieu.

    297 3.7.

    L’énergie vibratoire supérieure. - Le soleil central. - La naissance des planètes. -

    Apparition des hommes dans le système solaire

     

    Après un court intervalle de repos, le Muni se leva tandis que les premiers rayons du soleil se montraient au-dessus du lointain horizon. Il dit : « Sont avec moi ceux qui ont appris beaucoup de choses que le Père a en vue pour l’humanité et qui voient avec la compréhension de l’esprit. Le vaste monde est donc compris en entier dans leur vision. Ils voient ce que l’humanité ne fait que sentir. Ils sont donc capables d’aider l’humanité dans l’accomplissement de ses désirs.

    Ils entendent des milliers de sons ordinairement inaudibles, tels que le chant de l’oiseau-mouche, le pépiement du moineau nouveau-né, les notes à quinze mille vibrations et plus par seconde émises par les sauterelles des champs, et bien d’autres sons musicaux débordant largement la gamme audible.

    Ils peuvent aussi ressentir, contrôler, et émettre des sons inaudibles susceptibles de produire certaines réactions émotionnelles bienfaisantes pour le monde entier, telles que l’amour, la paix, l’harmonie, et la perfection. Ils peuvent également amplifier et émettre des vibrations correspondant aux sentiments d’abondance et de joie intense.

    Ces vibrations entourent l’humanité et en interpénètrent tous les membres, au point que chacun d’eux peut les recevoir s’il le désire. Quand on reconnaît l’existence de ces vibrations comme un fait, on coopère avec elles en les amplifiant et en les transmettant. Alors la chose même dont l’humanité a besoin se cristallise autour des individus et prend forme parmi les populations. Les désirs des hommes sont alors accomplis.

    Quand les vibrations appropriées sont mises en mouvement, les individus ne peuvent échapper à leurs effets. Tous les désirs parfaits de l’humanité se condensent donc en des formes concrètes. Le vaste océan illimité de l’espace créateur de Dieu est transparent comme le cristal. Il est pourtant rempli de vibrants effluves d’énergie. Cette énergie est connue sous le nom de substance éthérée. Tous les éléments y sont dissous, prêts à répondre à l’appel du régime vibratoire qui leur permettra de se condenser en formes. L’être humain, coopérant avec cet ensemble, peut mettre en mouvement par ses pensées les influences vibratoires appropriées. Alors les éléments, n’ayant pas d’autre issue, se précipitent pour remplir le moule formé par le désir.

    Telle est la loi absolue dont nul ne peut arrêter les répercussions. Écoutez un orgue joue des notes très basses. Commençons par les abaisser encore, de manière qu’elles cessent d’être audibles pour nous. La, sensation, ou l’émotion que nous avons ressentie à l’audition du son, persiste encore, n’est-ce pas ? La vibration continue, bien qu’inaudible. Maintenant faisons monter les notes de plus en plus haut à travers la gamme jusqu’à ce qu’elles redeviennent inaudibles. La sensation qu’elles ont provoquée persiste, tandis que les hautes vibrations inaudibles continuent. Nous savons que les vibrations ne cessent ni dans le premier cas ni dans le second, alors même qu’elles sortent du domaine de l’audition physique. Ce sont elles que nous désignons sous le nom d’Esprit.

    Quand les sens physiques perdent le contrôle des vibrations, l’Esprit le prend, et son contrôle est infiniment plus précis. Il s’étend en effet sur une gamme bien plus vaste que celle de la physique. Cette gamme réagit beaucoup mieux aux commandements des influences vibratoires de la pensée, car la pensée est bien plus étroitement reliée à l’esprit qu’à la matière. La physique est entièrement limitée à l’action matérielle du corps, mais non à ses réactions. Quand nous parvenons aux réactions du corps, nous sommes Esprit pourvu que nous définissions le corps comme étant esprit.

    On voit ainsi comment le corps physique est limité. Non seulement l’Esprit pénètre toutes ses cellules, mais il interpénètre les plus petites particules de substance solide, liquide, ou gazeuse. En fait, il est la force dont est bâti le moule d’où la substance prend ses différentes formes. La substance ne peut prendre forme autrement. L’homme est l’unique projecteur, le coordinateur exclusif des divers moules de la substance.

    Permettez-moi une courte digression. Vous voyez le soleil de notre univers briller dans toute son éblouissante splendeur. Tandis que l’horizon recule progressivement et découvre à nos yeux un jour nouveau, nous voyons naître une nouvelle époque, une nouvelle Pâque. Ce que nous appelons notre univers et qui tourne autour de ce soleil n’est que l’un des quatre-vingt-onze univers semblables qui  tournent autour du grand soleil central. La masse de ce soleil est quatre-vingt-onze mille fois plus grande que la masse combinée des quatre-vingt-onze univers.

    Il est si colossal que chacun des quatre-vingt-onze univers qui tournent autour de lui dans un ordre parfait est aussi petit en comparaison de lui que les infimes particules d’un atome qui tournent autour de son soleil central que vous appelez noyau. Notre univers met plus de vingt-six mille huit cents ans à parcourir une fois son orbite autour du grand soleil central. Il se meut en relation mathématique exacte avec une précession complète de l’Étoile Polaire. Est-il possible de douter qu’un grand pouvoir divin et positif commande à tout cela ? Mais retournons à nos observations. Regardez de près : une image se forme et vous voyez le globe blanc du soleil. Une tache rouge s’y forme. Regardez de plus près, et vous verrez qu’un minuscule éclat de pure lumière blanche a jailli de là tache rouge. Ce n’est pas un rayon de lumière, c’est un point mouvant de lumière pure, une étincelle de vie, émise et incluse dans ce qui doit naître. Ce n’est pour vous qu’un infime point de lumière. Pourtant il est immense pour ceux qui peuvent le regarder de près. Il vous paraît étrange.

     

    L'étoile polaire : 

    L’étoile Polaire a la particularité d’être visible toutes les nuits de l’année depuis l’hémisphère nord. Pour la localiser, c’est simple : repérez la constellation connue de tous, celle de la Grande Ourse, dont les étoiles principales forment une casserole. En partant des deux astres du bout du récipient et en prolongeant de cinq fois la distance qui les sépare, on tombe sur l’étoile Polaire qui est aussi l’astre principal de la constellation de la Petite Ourse et porte donc le nom d’Alpha Petite Ourse.

    L’étoile Polaire s’appelle ainsi car elle se trouve presque exactement au pôle nord céleste, l’endroit du ciel boréal vers lequel pointe l’axe de rotation de la Terre. Notre planète, en tournant sur elle-même, génère le mouvement circulaire apparent des étoiles, bouclé en un jour et centré sur le pôle nord céleste qui est donc immobile. Et notre étoile, située au même endroit, semble fixe elle aussi. Cette localisation lui donne un rôle important : 

    toutes les autres étoiles semblent tourner autour, elle nous indique le nord !  

    Très pratique pour s’orienter, l’étoile Polaire a souvent été chargée d’une symbolique forte. Ainsi, elle correspond au nombril du ciel pour les populations Yakoutes, ou à un moyeu autour duquel il tourne pour les Lapons.

    En Mésopotamie, les Assyriens l’appellent Stella Maris (l’étoile de la mer), elle qui est si précieuse pour s’orienter lorsqu’ils naviguent.

    Cet usage en mer a d’ailleurs été commun à de nombreuses générations de marins quelles que soient les civilisations, jusqu’à l’invention des instruments modernes de localisation. Faisant de l'étoile Polaire un symbole fort pour les marins.

    Image associéeRésultat de recherche d'images pour "Soleil et étoile polaire"

     

    D’ici peu vous disposerez d’un instrument qui servira d’auxiliaire à vos yeux pour voir toutes ces choses, et qui révèlera encore beaucoup d’autres merveilles à l’humanité. . Pendant des milliers d’âges, le grand soleil central a attiré vers lui les pulsations harmonieuses des émanations d’énergie obligées de se répandre ou d’exploser.

    Image associée

     

    Nepture est une planète bleue.

    Résultat de recherche d'images pour "Neptune système solaire"

     

     

     

     

     

    Observez qu’une grande masse nébuleuse et gazeuse s’est détachée du soleil par explosion. C’est l’image de la naissance de la planète Neptune, qui, n’est encore qu’un grand ensemble de particules microscopiques, ou atomes, éjectées avec puissance du soleil générateur. Le point lumineux apparu avant l’explosion finale est un centre solaire qui possède à son tour le pouvoir d’attirer à lui les particules les plus infimes et d’en maintenir la cohésion en même temps que celle des particules plus grosses issues du soleil générateur qu’à première vue, vous croiriez qu’une explosion a eu lieu et que des fractions du soleil ont été lancées dans l’espace. Arrêtez un instant et observez ce qui est réellement arrivé. Pourquoi les particules et les gaz gardent-ils de la cohésion et prennent-ils une forme sphérique précise ? C’est à cause de la loi intelligente qui a formé les modèles et qui guide l’ensemble des univers dans une harmonie parfaite..

     Les dessins astronomiques de Galilée  montrent qu'il a observé Neptune le 28 décembre 1612  alors qu'il regardait Jupiter. La planète est alors répertoriée comme une simple étoile de magnitude 8. 

    30.

    plan de Galilée sur la planète Neptune

    Il la remarque de nouveau dans le ciel un mois plus tard, le 28 janvier 1613 , et constate même qu'elle a bougé par rapport à une étoile voisine. Ce ne peut donc être une étoile, mais Galilée  ne tire aucune conclusion et n'en reparle plus par la suite. Comme il pense alors n'observer qu'une étoile, il ne peut alors être crédité de sa découverte.Comme Neptune n'est pas un corps solide, son atmosphère subit une rotation différentielle. La large zone équatoriale tourne avec une période d'environ 18 heures, ce qui est plus lent que la rotation de 16,1 heures du champ magnétique de la planète. En revanche, l'inverse est vrai pour les régions polaires où la période de rotation est de 12 heures. Cette rotation différentielle est la plus marquée de toutes les planètes dans le système solaire, et il en résulte un fort cisaillement du vent en latitude. Voici l'orbite de Neptune. L'histoire de Neptune et Uranus se montre complexe au cours de l'histoire. (souce wikipédia pour l'image. Neptune possède 5 anneaux relativement proches les uns des autres (environ 100 kms) Les recherches à leur sujet sont peu avancé. D'où tenait Baird Spaldind ces renseignements ? Ceux ci n'étant pas contredits. En effet :

    "La formation des géantes glacées, Neptune et Uranus, s'est avérée difficile à modéliser avec précision. Les modèles actuels suggèrent que la densité de matière dans les régions extérieures du système solaire était trop faible pour permettre la formation de ces grands corps avec la méthode traditionnellement acceptée d'accrétion de base, et différentes hypothèses ont été avancées pour expliquer leur création. La première est que les géantes de glace n'ont pas été créées par accrétion de base, mais des instabilités dans le disque protoplanétaire originaire ont fait sauter plus tard leurs atmosphères loin par la radiation d'une étoile massive proche de type OB.

    Un autre concept est qu'elles se sont formées plus près du Soleil, où la densité de matière est plus élevée, et ont ensuite migré vers leurs orbites actuelles, après le retrait du disque protoplanétaire gazeux. Cette hypothèse de la migration après la formation est actuellement favorisée, en raison de sa capacité à mieux expliquer l'occupation des populations de petits objets observés dans la région trans-neptunienne. Le courant le plus largement accepté des explications sur les détails de cette hypothèse est connu sous le nommodèle de Nice, qui explore l'effet d'une migration de Neptune et des autres planètes géantes sur la structure de la ceinture de Kuiper.

     

    300

     

    C’est la preuve qu’il ne s’agit pas d’un accident, mais que tout s’accomplit selon un ordre parfait régi par une loi infaillible. Le point lumineux ou noyau est l’étincelle centrale, le soleil, le Christ de l’Humanité autour duquel tourne toute l’humanité. C’est la force déterminée de l’Esprit dont la loi prévaut parmi toutes les unités humaines. L’étincelle centrale est un point de pure lumière blanche, le Christ qui a pénétré la première cellule. Il croît ensuite, puis se divise, et communique sa lumière à une autre cellule. Née de la scission, celle-ci reste cependant attachée à la première par une force de cohésion appelée AMOUR.

    La nourriture et la cohésion des particules sont assurées comme celles d’un enfant serré et nourri par sa mère. Il se forme en réalité un enfant du soleil qui contient en lui-même le noyau, ou soleil central. Ce noyau est à l’image et à la ressemblance du parent qui vient de lui donner naissance. Dès qu’il est né, ce nouveau soleil central possède les mêmes pouvoirs que son ascendant pour attirer, consolider, et maintenir les vibrations d’énergie qui l’entourent et qui sont nécessaires à sa vie et à sa croissance. Il se consolide finalement en formant la planète Neptune, la plus ancienne de notre univers et celle qui occupe l’orbite la plus éloignée. Quand Neptune naquit et que son soleil central commença d’attirer l’énergie vers lui, principalement celle en provenance de son parent le soleil, l’atome commença à prendre la forme du moule projeté pour lui avant sa naissance. Neptune occupa alors l’orbite matricielle, intérieure à celle que Mercure occupe aujourd’hui. Sur cette orbite, l’enfant est mieux capable de tirer sa substance du parent, car il en est encore très proche.

    À mesure qu’il tirait sa substance du soleil, Neptune se consolida et prit forme. Au lieu de rester une masse de vapeurs gazeuses à l’état nébuleux, ses éléments commencèrent à se séparer et à se condenser en se combinant chimiquement. La structure rocheuse de la planète se forma sous une chaleur et une pression intenses. À mesure que la substance pâteuse durcissait, sa surface se refroidissait, et une croûte se formait. Celle-ci devint plus lourde et plus dense, tant par suite de son refroidissement que par suite de l’assimilation de particules étrangères., Quand cette croûte fut assez solide pour contenir la masse en rotation, celle-ci forma la structure des roches primitives de la planète avec une masse pâteuse à son centre.

    Puis l’eau fit son apparition à la suite de l’union chimique de certains gaz et vapeurs. C’est alors seulement que la nébuleuse mérita le nom de planète.

    Elle était devenue manifeste et évoluait vers un état où elle serait susceptible de servir de support à la vie. Cependant il lui fallait encore poursuivre sa marche pendant des milliers de siècles et ajouter à sa structure particule après particule des éléments venant de l’extérieur.

    Le refroidissement continu de sa masse centrale la rapprocha de la perfection en attendant que son état superficiel atmosphérique et chimique fût prêt à servir de support à des organismes vivants.

    À cette époque, le soleil générateur se prépara à donner naissance à un autre atome. Quand ce fut fait, la planète Uranus était née.

    L’expulsion eut lieu avec un excédent de force qui projeta Neptune hors de l’orbite matricielle et le força à circuler sur l’orbite actuellement occupée par Mercure. Ceci était nécessaire pour faire place sur l’orbite matricielle à l’enfant nouveau-né Uranus, afin qu’il pût recevoir sa nourriture de son parent jusqu’à ce que sa structure nébuleuse se fût condensée en une planète. Le calme s’installe maintenant pendant une longue période de temps.

    Neptune, le premier-né, grandit et approche de l’état où il peut servir de support à la vie. En fait, des formes amibiennes apparaissent dans ses mers intérieures saumâtres et surmontées de nuages. En même temps, un nouvel atome est prêt à être expulsé. L’excédent de force de l’expulsion envoie Uranus hors de l’orbite matricielle et projette Neptune sur l’orbite actuellement occupée par Vénus.

    Neptune était alors suffisamment refroidi pour que sa surface pût servir de support à la vie. Certaines amibes sélectionnées sont indispensables comme support pour la vie et la nourriture du corps humain. Elles existaient sur Neptune, mais pour que la Vie pût s’attacher à ces amibes, il fallait certaines conditions. Elles furent réalisées sur Neptune occupant l’orbite de Vénus, et la vie humaine y apparut, semblable à ce qu’elle est sur terre aujourd’hui.

    C’est ainsi que la première race humaine vint à l’existence, non à partir de l’amibe animale, mais de l’amibe humaine d’un type et d’un caractère sélectionnés, douée d’une intelligence susceptible de hâter le processus de l’évolution. L’état des choses sur Neptune à cette époque se prêtait parfaitement à un développement humain sélectionné, et un tel développement s’y produisit en effet à vive allure.

    Il n’existait pas d’organisme intérieur du règne animal. La vie animale ne se développa donc pas. Neptune était habité par des êtres supérieurs qui formèrent très vite une race humaine parfaite dont tous les individus étaient capables de recevoir directement leur subsistance de la substance cosmique éthérée. Ils auraient été qualifiés de dieux sur notre terre, beaucoup de légendes et de mythes d’aujourd’hui prennent leurs racines dans ce grand peuple qui était exactement semblable au principe qui lui avait donné naissance.

    Cette race possédait l’aptitude d’exprimer la beauté et la perfection. Elle commença donc à s’entourer de conditions parfaites et magnifiques. En fait, elle fit de Neptune un paradis de beauté et de perfection. Selon les intentions du Créateur, cette race devait se maintenir éternellement dans l’état parfait qu’elle avait réalisé par sa maîtrise absolue sur tous les éléments. Lorsqu’un homme exprimait un désir, celui-ci était immédiatement accompli. Mais dans la suite des temps quelques individus commencèrent à faire montre de paresse et d’égoïsme en essayant de surpasser leurs compagnons. Il en résulta des divisions qui donnèrent naissance à l’égoïsme et aux convoitises. Celles-ci à leur tour provoquèrent des dissensions. On dissipa en batailles et en disputes le temps qui aurait du être employé à des créations utiles au progrès. Au lieu de rester étroitement attachés à leur source, les hommes se séparèrent et creusèrent des fossés entre eux.

    Seul un petit groupe conserva un esprit élevé et noble. Les autres abandonnèrent ce qui faisait leur sécurité et leur protection. Cela provoqua la naissance d’un tourbillon autour de la planète. Les hommes auraient dû s’attacher à suivre le parfait modèle de la divinité, ce qui leur aurait permis de bâtir un univers complet d’attributs divins sur des planètes divines.

    Mais ils rétrogradèrent à un tel point que l’explosion planétaire suivante fut colossale. Quand la nébuleuse correspondante se condensa, elle forma une planète plus grosse que toutes les précédentes.

    Telle fut la naissance de Jupiter. L’excédent d’énergie qui accompagna son expulsion fut tellement gigantesque que Saturne fut repoussé de l’orbite matricielle et projeté sur l’orbite actuellement occupée par Mercure.

    Système solaire

     

    L’explosion fut si formidable et se produisit dans un système solaire si tendu qu’il se forma grandes quantités d’astéroïdes qui se rangèrent autour de Saturne. Ayant une polarité différente de Saturne, ils ne purent s’agglomérer avec lui et restèrent indépendants. Ils n’eurent d’autre possibilité que de se réunir autour de cette planète en bandes connues sous le nom d’anneaux de Saturne. Plusieurs des astéroïdes qui les composent sont gros comme de petites planètes.

    L’excédent de force dont nous venons de parler projeta la grandiose et magnifique planète Neptune sur l’orbite actuellement occupée par la Terre. Toute sa splendeur et ses grands habitants furent balayés. Il en subsista cependant un petit nombre qui n’avaient jamais abandonné leur héritage divin. Ils s’étaient constitués des corps capables de chercher refuge dans les émanations de la sphère spirituelle qui entoure et interpénètre les quatre-vingt-onze univers actuellement existants.

    Sous la forme ainsi revêtue, ces survivants ont pu préserver leur savoir et le répandre de manière qu’il ne puisse jamais disparaître.

    C’est par leurs idéaux et grâce à eux que nous vivons aujourd’hui. Nous nous réclamons de notre parenté avec ces grands hommes dont la race forme la racine de l’humanité. Ce sont eux qui ont préservé les idéaux humains et maintenu la divinité de l’homme.

    Ensuite s’écoulèrent les milliers d’âges nécessaires à la planète Jupiter pour prendre forme. Elle est tellement énorme que, même aujourd’hui, elle ne s’est pas encore beaucoup refroidie (moins 110 à 148 degrés). À nouveau le temps s’écoule d’un vol rapide et le soleil est prêt à donner naissance au cinquième noyau nébuleux.

     

     

    Voici la naissance de Mars, la planète rouge sang. Au moment où son expulsion s’achève, nous apercevons un phénomène sur le puissant Jupiter. Une énorme tache rouge se développe soudain sur son flanc, et il expulse un gros morceau de lui-même. Il a donné naissance à un satellite appelé Lune. Il se dégage un tel excédent de puissance lors de ces deux expulsions que le géant Jupiter est projeté hors de l’orbite matricielle où il laisse place à la planète Mars. Tandis que le géant Jupiter occupe sa nouvelle orbite, sa forme nébuleuse tourbillonnaire n’a nullement la puissance d’attirer vers elle la grande quantité de particules expulsées du soleil au moment de sa naissance. Celles-ci sont projetées à une telle distance qu’elles entrent dans la zone d’influence de Neptune, Uranus, Saturne et Mars.

    Mais elles sont d’une polarité différente, inassimilable par ces planètes. Elles  deviennent des astéroïdes séparés, sans polarité planétaire.

     

    304

    Elles ne peuvent donc faire figure de planètes ni tourner en ordre et à l’unisson autour du soleil central. En conséquence, elles forment dans l’espace comme de vastes essaims de météores, sans rythme spécifique, filant à une vitesse énorme, entrant en collision avec d’autres planètes, et s’encastrant dans leur surface ou se brisant en mille morceaux après la collision. De minuscules particules sont entraînées dans la course folle des astéroïdes à travers l’espace et finissent par retourner progressivement à la masse éthérée, d’où le grand soleil central peut les reprendre et les réassimiler. Il les expulsera à nouveau sous forme de nébuleuses lors de la naissance de nouvelles planètes ou de nouveaux atomes.

    Maintenant prend place l’explosion qui donna naissance à la nébuleuse qui forma finalement notre Terre. Mars est projeté hors de l’orbite matricielle et la Terre y prend sa place. En même temps, toutes les planètes sont repoussées sur une autre orbite, pour faire place au nouvel enfant. Puis vient la naissance de Vénus. Comme dans les cas précédents, la Terre et toutes les autres planètes ou tous les autres atomes sont projetés sur des orbites toujours plus lointaines pour faire place sur l’orbite matricielle à la nouvelle venue. Puis vient la naissance de Mercure, projetant les autres planètes ou atomes sur d’autres orbites plus étendues et complétant le nombre des planètes visibles aujourd’hui par les astronomes, soit huit en tout. En réalité, il y en a neuf, car l’orbite matricielle n’est pas occupée par Mercure. Elle est occupée par la dernière nébuleuse ou enfant, mais cette nébuleuse ne s’est pas condensée, de sorte qu’on ne peut la voir. Elle est cependant là, et son influence se fait sentir.

    L’univers dont notre Terre fait partie contient donc neuf planètes ou atomes qui tournent autour du soleil central ou noyau sur neuf orbites qu’elles suivent avec une précision mathématique. Vous avez pu voir les images de cette création telle qu’elle s’est produite en une suite parfaitement ordonnée. Il advient quelque chose à Neptune, la planète la plus éloignée du soleil sur la plus grande orbite. Neptune est arrivé à maturité et aussi à sa limite de vitesse. Il a reçu sa pleine charge de lumière et se trouve prêt à devenir un soleil. Il va sur son déclin, tandis que la nouvelle nébuleuse commence à prendre forme et que le soleil se trouve prêt à donner naissance à la dixième nébuleuse.

    Avant l’expulsion  de cette dernière, Neptune, a atteint sa limite de vitesse dans sa circulation autour du soleil central. Il s’envole dans l’espace et explose, puis retourne à la substance éthérée d’où il sera repris par le soleil central. Il augmentera l’énergie de ce soleil pour lui permettre d’expulser de nouvelles planètes ou de nouveaux atomes.

    Dans l’univers dont notre terre fait partie, il ne peut exister simultanément que neuf planètes ou particules tournant autour du soleil central. Elles évoluent selon un cycle constant comportant les diverses phases décrites : naissance, consolidation, expansion de l’orbite, arrivée à la limite de vitesse, envol dans l’espace, explosion, désintégration, et enfin réassimilation le soleil en vue d’une nouvelle naissance. Le sol rassemble donc en provenance de la substance éthérée des éléments qu’il renvoie au-dehors et qui redeviendront éthérés. C’est un renouvellement continu par régénération au moyen de nouvelles naissances.

    Sans ce processus, le grand soleil central des quatre-vingt-onze univers ainsi que les soleils centraux des différents univers auraient été consumés depuis longtemps. Tous auraient fait retour à l’infini qui contient l’existence de toute substance. Une sage intelligence, qui pénètre toutes les émanations et tout l’espace, appelle les univers à prendre forme et les lance dans leur marche en avant. Le soleil ne vieillit jamais, le noyau central ne meurt pas. Il accepte, absorbe, retient, consolide, puis donne naissance à l’atome. Cependant il ne diminue jamais car il reçoit perpétuellement et absorbe en lui-même l’équivalent de ce qu’il émet au-dehors. La régénération et la renaissance continuent donc indéfiniment.

    Les univers se forment, se développent, et restituent ce qu’ils ont reçu. Il y a des cycles de progression aboutissant à des niveaux de plus en plus élevés. La galaxie des quatre-vingt-onze univers dont notre Terre et sa galaxie d’atomes font partie n’est qu’une galaxie dans un univers plus étendu. Celui-ci comporte à son tour quatre-vingt-onze galaxies tournant autour d’un noyau central ou soleil dont la masse est quatre-vingt-onze mille fois plus grande que la précédente. Cette formule se reproduit presque indéfiniment en se multipliant chaque fois par quatre-vingt-onze.

    L’ensemble forme le grand Cosmos infini, les galaxies qui comprennent la Voie Lactée. On appelle fréquemment ce cosmos « le rayon de chaleur atomique » la source de chaleur du soleil. C’est une nébuleuse née du grand soleil central cosmique dont nous venons de parler. Elle a été expulsée de son noyau. Le soleil tel que vous le voyez dans cette nébuleuse ne vous envoie qu’une partie des rayons lumineux du grand soleil central.

    Cette fraction du rayonnement se courbe sous un certain angle quand elle pénètre dans la matière, puis se réfracte : À la fin, les rayons courbés et déformés ne présentent qu’une image du soleil et le situent dans une fausse position. Les mêmes rayons sont ensuite réfléchis si distinctement que vous croyez réellement regarder le soleil quand ils vous parviennent.

    Le même phénomène provoque la distorsion de beaucoup d’autres planètes ou atomes. Là où les astres paraissent nombreux, ils le sont relativement peu. Leur total se chiffre cependant à un grand nombre de millions. En regardant l’image de près, vous verrez que ces nébuleuses et leur soleil ne sont pas des disques, mais des sphères globulaires aplaties à leurs pôles comme la Terre. Quand on les examine, on ne peut observer que leur grande zone polaire aplatie. La masse inimaginable du grand soleil cosmique exerce une influence si profonde sur les rayons de lumière que ceux-ci se réfractent complètement autour du cosmos : Leur contact avec les rayons cosmiques exerce également sur eux une action précise et produit leur réfraction.

    Les particules de lumière sont projetées hors de leur place au point qu’un seul faisceau donne des millions d’images réfléchies de planètes ou d’étoiles. Ces astres apparaissent alors en fausse position, et il en résulte à nouveau des milliers d’images réfléchies. Quand nous regardons à travers l’univers nous voyons les deux faces des images. La lumière de l’une nous vient directement, tandis que la lumière de l’autre, émise des centaines de millions d’années auparavant, a fait le tour complet du cosmos. Nous voyons donc deux images au lieu d’une. La première est celle de l’astre tel qu’il existait il y a quelques centaines de mille années, tandis que l’autre nous le montre tel qu’il était il y a des centaines de millions d’années. Ce phénomène se produit dans tout le grand ordonnancement cosmique.

    Dans bien des cas, nous regardons effectivement dans un passé immensément reculé. En vertu de la même loi, nous pouvons aussi regarder dans l’avenir.

    Pour régir la totalité des univers, des commandements spirituels sont émis. Ils se transmettent par des connexions  invisibles, similaires au mouvement de la pensée et aux battements du cœur, mais amplifiés des milliards de fois.

    Ces formidables impulsions, ces immenses battements de cœur sont transmis par l’intelligence qui imprègne la Substance Primaire. Celle-ci entoure le Cosmos qui est sa contrepartie spirituelle. Ces battements de cœur gigantesques envoient des courants vitaux dans tous les atomes du Cosmos et les font mouvoir dans un ordre et une harmonie parfaits. Dans l’immensité de ce cosmos infini, il ne peut y avoir aucune cellule malade ou discordante, car une telle cellule romprait l’harmonie de l’ensemble. Un chaos provisoire en serait la conséquence. Il en est de même pour un organisme humain troublé par des pensées inharmonieuses.

    Le mot « Divinité » a été créé pour donner un nom à ce commandement central. Les battements du cœur humain correspondent en miniature aux impulsions colossales du cœur cosmique.

    L’homme provient de l’intelligence qui commande à toute la substance primaire. Il en est la contrepartie et cœxiste avec sa source. Il tire directement sa substance de ce grand réservoir primaire. Le grand soleil central fait de même, mais à un échelon supérieur, à cause de son union avec l’intelligence supérieure qui dirige la source. L’homme, l’unité humaine, est un univers divin fort bien organisé, quoique infinitésimal en comparaison du grand ensemble des univers.

    Cependant, le rôle de l’homme assumant la charge de sa divinité et la remplissant effectivement est indispensable, car l’homme fait partie de la grande intelligence qui existait avant tous les univers et qui commande tout le plan divin de leur évolution. L’intelligence originelle interpénètre toutes les émanations de la substance primaire, au même titre qu’elle imprègne les formes physiques les plus rudimentaires. Donc, même si tous les univers étaient détruits, l’homme en coopération avec l’intelligence originelle pourrait les reconstruire en partant des émanations lumineuses.

    Si une telle catastrophe survenait, l’homme non seulement aurait le pouvoir mais serait le pouvoir qui se résout dans l’intelligence originelle où la destruction n’existe pas. Quand l’homme est de retour dans ce royaume, peu lui importe le temps nécessaire pour que le calme et l’harmonie se rétablissent.

    Il peut s’écouler des milliards de siècles avant que la perfection première soit restaurée et permette  la reprise du processus d’évolution régulier.

    308

    Dans le domaine de sa divinité, l’homme maintient sa communion avec l’infini et peut se permettre d’attendre que les temps soient mûrs pour la manifestation des univers. Alors, ayant conservé la conscience de ses précédentes expériences, il est mieux équipé pour contribuer à la manifestation d’un état de choses plus parfait et plus durable. En cela, il ne peut jamais faillir à sa tâche, car son existence est mieux définie que celle de toute autre forme. L’échec n’est inscrit ni dans son horizon ni dans sa conscience. L’infinitésimal devient l’infini de toutes les formes.

    C’est ce que perçoit le sage avisé qui dit : « Je suis immortel, sans âge, éternel : Il n’est rien dans la Vie ou la Lumière que je ne sois pas. »

    Telle est sa véritable divinité quand il a réellement effectué son ascension. 

    3.8. Visions d’éternité. - Lhassa. - Le Grand Prêtre. - La tablette chantante

     

    Quand l’orateur s’interrompit, nous nous aperçûmes que le soleil avait largement dépassé le méridien. Nous étions assis là, non pas sous le charme, mais enlevés en esprit. Nous faisions effectivement partie de la vision projetée devant nous. Où l’horizon s’en était-il allé ? Nous l’avions complètement supprimé de nos pensées. Nous voguions dans l’infinité, nous lui appartenions, et l’infini nous appartenait parce que nous nous étions efforcés de l’atteindre et que nous l’avions accepté. Cela vous étonne-t-il ? Étions-nous en mesure de comprendre l’immensité de nos êtres, de savoir où nous étions, et de saisir l’importance de notre rôle dans le grand plan cosmique ? Pas encore, chers amis, pas encore ! Le monde voudrait-il accepter cette vision ? Nous ne le savions pas.

    Nous avions plongé nos regards dans un passé prodigieusement lointain. Nous ne pouvons savoir ce que l’avenir réserve sans avoir démontré l’avenir en vivant effectivement le présent. Mais nous avons vu l’histoire du passé pendant des millions d’années. Nous nous proposons de regarder vers la perfection à venir, sachant que l’avenir s’étend sur autant de millions d’années que nous en avons vu dépeintes dans ces images du passé.

    Nous avons abandonné nos vieilles croyances, nous les avons oubliées entièrement. Nous envisageons l’accomplissement de toutes les perfections, non pas avec espoir, mais avec connaissance. Où sont les vieilles croyances ? Parties, dissipées comme un brouillard.

    Le Cosmos est là, clair comme le cristal. Nous avions conscience que le soleil brillait, mais derrière sa lumière il y avait une telle illumination cristalline qu’il nous paraissait sombre. Nous réunîmes nos notes et nous nous dirigeâmes vers l’entrée de notre sanctuaire. Dès que nous eûmes projeté vers nos muscles l’influx nerveux destiné à commander ce mouvement, nous nous trouvâmes en train de voyager sur un rayon de lumière et nous entrâmes ainsi dans la salle. Cependant, celle-ci n’avait pas de murs pour la limiter. Nous étions encore ravis en esprit dans le Cosmos. Était-il vraiment possible que nous en fissions partie et que nous

    vivions imbriqués dans cette immensité ?

    310 

    L’immensité elle-même gisait prostrée devant la grandeur de son cadre.

    Nous nous assîmes et nous nous laissâmes complètement immerger dans le silence. Aucun mot ne fut prononcé. Nous n’eûmes pas même conscience de l’écoulement du temps jusqu’au moment où quelqu’un annonça que la table était servie : Le repas constitua une diversion très agréable, mais nous restâmes centrés sur la pensée fondamentale des heures qui venaient de s’écouler. Tandis que nous nous levions de table pour aller sur le balcon, le soleil était de nouveau descendu à l’horizon et disparaissait rapidement. C’était une vision et non une vue qui s’étendait devant nous. Ce n’était pas un coucher de soleil, c’était l’éternité. Un bref chapitre en avait été joué pour nous.

    À nos côtés se trouvaient nos chers amis qui vivaient avec elle, chapitre après chapitre. Vous étonnerez-vous que leur vie soit immortelle et que nous les appelions Maîtres ! Pourtant, jamais une allusion à leur maîtrise ne franchissait leurs lèvres. Nous leur demandâmes : « Pouvons-nous vous appeler Maîtres ? » Ils répondirent : « Appelez-nous fils, nous ne faisons qu’un avec vous. » Quelle beauté, quelle simplicité ! Pourquoi ne pouvons-nous pas être aussi magnifiquement humbles ?

    En quittant le balcon, nous eûmes d’abord l’intention de descendre au village par les escaliers. Au lieu de cela nous nous dirigeâmes vers le bord du balcon. À peine l’eûmes-nous atteint que nous nous trouvâmes dans le jardin de l’auberge.

    Aucun membre de notre expédition ne sut ce qui s’était passé. Nous n’eûmes conscience ni du voyage à travers les airs ni d’un déplacement quelconque. Nous commencions à être tellement habitués aux surprises que nous acceptâmes tout simplement la situation. Partant du jardin, nous marchâmes vers le village où nous trouvâmes que tout était prêt pour notre prochain départ. Des villageois en assez grand nombre étaient partis en avant pour tracer la piste à travers la neige qui couvrait encore les cols d’un manteau de trois ou quatre mètres d’épaisseur.

    Le col que nous devions franchir était éloigné d’environ quatre-vingts kilomètres et son altitude était de quatre mille mètres au-dessus du niveau de la mer. Une grande partie de ce pays est très plissée et difficile à franchir. Les gens y ont l’habitude de tracer une piste et de tasser la neige la veille du jour où ils la suivront. La neige tassée gèle pendant la nuit et forme alors un bon support pour les hommes et les animaux.

    Nous nous levâmes longtemps avant l’aurore et constatâmes que l’on avait pris soin de tous les détails. Jast et le Muni devaient nous accompagner. Tous les habitants du village s’étaient réunis pour nous dire adieu. Nous regrettions tous d’être obligés de quitter ce village où nous avions passé deux si beaux hivers. Nous nous étions profondément attachés à tous les habitants individuellement et collectivement, et nous savions qu’ils éprouvaient les mêmes sentiments à notre égard. C’étaient des gens simples et aimables. Pour témoigner leur amitié, beaucoup d’entre eux nous accompagnèrent .sur six ou huit kilomètres. Nous échangeâmes alors nos derniers adieux et nous nous trouvâmes sur notre route de retour vers l’Inde. Mais il devait enclore s’écouler des mois avant que nos regards pussent s’étendre sur les contreforts méridionaux des Himalayas

    Page 295 à 310

    Extrait du livre La vie des maîtres de Baird Spalding.

     


    votre commentaire
  • « Plus une société s’éloigne de la vérité, plus elle déteste ceux qui l’expriment ».

    Georges Orwell

    31.

    Tandis que nous suivions le corps principal de la caravane, nous prîmes conscience que nous marchions sans effort. Il nous arrivait de temps à autre de voir un point en avant sur la, piste comme dans une vision. Dès que ce point se précisait, nous nous y trouvions, et c’était parfois plusieurs kilomètres en avant de la caravane.

    À midi, nous trouvâmes des feux allumés et un repas préparé par trois villageois qui s’étaient arrêtés pour cela. Ils retournèrent au village après le déjeuner. On nous informa que les autres nous avaient précédés de manière à tracer la piste à travers la neige et nous rendre aisé l’accès du col. Notre camp avait également été préparé d’avance, et nous n’eûmes qu’à l’occuper. Tout était arrangé jusqu’au moment où, après avoir franchi le col, nous descendîmes dans la vallée du Giama-nu-chu, et rattrapâmes l’avant-garde des villageois. Ils s’étaient imposé tout ce dérangement pour nous permettre de traverser en sécurité cette région montagneuse et accidentée. Ils nous quittèrent là, car le chemin de la vallée était facile.

    C’est volontairement que j’introduis cette brève description de leurs efforts, pour faire ressortir d’une manière générale l’hospitalité dont nous bénéficiâmes chez ces gens aimables et simples pendant tout notre voyage jusqu’à Lhassa.

    Nous ne rencontrâmes que très rarement les indigènes rudes et cruels du Tibet, dont tant de voyageurs aiment à parler.

    312

    Notre itinéraire descendait la vallée du Giama-nu-chu, remontait ensuite un affluent de ce fleuve jusqu’ à la grande passe de Tonjnor Jung, puis descendait le long du Brahmapoutre jusqu’à Lhassa où nous étions attendus.

     

     

     

    Quand nous arrivâmes en vue de cette ville, il nous sembla approcher d’un Taos Pueblo. Tandis que nous regardions de tous côtés, nous pouvions vraiment nous imaginer être devant un Pueblo.

    Le palais du grand Dalaï-Lama, seigneur de tout Tibet, ressort comme le joyau unique de la cité. Celle-ci est le siège du gouvernement temporel du Tibet, mais ; le chef spirituel profond est le Bouddha vivant qui est censé gouverner spirituellement depuis la mystérieuse cité cachée dénommée Shamballa, le Centre céleste.

    Nous avions le très vif espoir de visiter cet endroit sacré que l’on suppose profondément enfoui sous les sables du Gobi. Nous entrâmes dans Lhassa accompagnés de notre escorte. On nous conduisit à nos logements où tout le confort possible avait été préparé pour nous.

    Une grande foule resta devant notre porte pendant des heures pour essayer de nous apercevoir, car il était rare que des Blancs visitassent la cité. Nous fûmes invités à nous rendre au monastère le lendemain à dix heures.

    On nous pria d’exprimer tous nos désirs et l’on nous informa que tout le monde se ferait un plaisir de nous rendre service. Partout où nous allions, nous avions une escorte. Un garde veillait à notre porte pour écarter les curieux, car les habitants de Lhassa ont coutume d’entrer les uns chez les autres sans s’annoncer. Notre présence constituait l’unique diversion de leur vie, et nous ne pouvions les blâmer de leurs marques de curiosité. Quand l’un de nous sortait seul, les curieux se massaient autour de lui dans l’intention évidente de s’assurer qu’il était bien réel, et il arrivait parfois que cette inspection fût plutôt déconcertante pour l’inspecté. Le lendemain matin nous nous levâmes de bonne heure, complètement reposés et prêts à nous rendre au monastère pour y rencontrer le grand prêtre qui nous avait précédés de deux jours seulement. Tandis que nous quittions la cité avec notre garde, il nous sembla que tous les habitants étaient sortis pour nous rendre les honneurs. Quand nous approchâmes du monastère, le grand prêtre sortit à notre rencontre. À notre grande surprise, Émile et Marie l’accompagnaient.

    Ce fut une réunion merveilleuse : Le grand prêtre avait, repris l’allure d’un jeune homme. Il dit qu’il avait absolument voulu revoir Émile ou un autre Maître de nos amis. Ayant le sentiment de ses nombreuses défaillances, il voulait en parler avec eux en vue de s’instruire plus complètement. Il nous donna aussi des nouvelles fraîches de la petite maison qui avait poussé dans le village où il officiait. Nous constatâmes qu’il parlait couramment l’anglais et le trouvâmes très désireux de s’instruire.

    Nous entrâmes dans la lamasserie où nous nous installâmes confortablement. Le grand prêtre se tourna vers Marie et dit : Le pouvoir est la démonstration du Principe actif de Dieu mon Père. L’activité parfaite de Dieu ne se manifeste jamais trop ou trop peu. Dieu n’a jamais de défaillance et n’est jamais inactif. Le Principe de Dieu travaille toujours constructivement. Je m’ordonne de me présenter moi-même en harmonie parfaite avec le Principe actif de Dieu et avec lui seul.

    313

    Saisissant sa pensée, Marie prit la parole et dit : Vous pouvez faire un pas de plus et dire avec tout autant de précision : « Je répands cette flamme divine à travers mon corps physique. » Vous êtes alors transmué en cette pure substance que le Principe de Dieu est seul à voir. Ensuite il devient nécessaire que vous acceptiez le Principe et que vous développiez votre conscience jusqu’à ce qu’elle devienne celle de Dieu. En même temps, vous vous fondez en Dieu, vous devenez effectivement Dieu, vous ne faites qu’un avec le Très-Haut. L’homme appartient à ce royaume élevé où il ne fait qu’un avec l’essence de toutes choses et où aucune division ne peut exister. Il est vraiment Dieu. Ne voyez-vous pas que l’homme lui-même peut devenir Dieu ou démon ? Ne pouvez-vous voir que s’il vit dans la sphère vibratoire de Dieu, celle-ci est tout entière son domaine ? C’est la seule sphère scientifique, l’unique domaine de l’homme, le seul endroit où il puisse exprimer Dieu et ne faire qu’un avec lui. Dans cette position, l’homme dépasse certainement la conception que les mortels s’en font.

    Dès lors, ne voyez-vous pas que vous provenez du royaume de Dieu et que vous n’appartenez à aucun démon créé par l’imagination de l’homme ? Il en résulte d’une manière parfaitement scientifique et logique que l’homme est Dieu, mais qu’il peut sortir en imagination du royaume de Dieu et créer pour son propre usage un royaume  démoniaque qui lui paraîtra réel. L’humanité n’a pas d’autre alternative que son maintien ou sa chute. Il n’y a qu’un choix, une intention, une vérité, et une science qui vous rendent libres. Vous devenez Dieu ou esclaves à votre choix. Arrêtez-vous un instant et pensez à l’universalité de Dieu, la Cause Première sans commencement ni fin, avec son champ d’action universel. Laissez-vous entourer par lui. Devenez fidèles à cette conception et à elle seule. N’adorez qu’un Dieu, UNE PRÉSENCE TOUTE PUISSANCE ! Vous découvrirez alors que les vibrations humaines de votre corps se transmuent en vibrations divines ou originelles. Vivez, pensez, évoluez, et ne faites qu’un avec cette vibration. Alors vous êtes réellement en adoration. Et l’homme devient ce qu’il adore, ce qu’il prend pour idéal. Il en est ainsi pour toute l’humanité. Il n’y a qu’un Dieu, un Christ, une Communion, un Homme, une famille générale où tous sont frères et sœurs et ne font qu’un. On ne saurait exprimer Dieu sous forme d’une personne ou d’une image personnelle. Dieu est une universalité qui inclut tout et interpénètre toutes choses. Dès que l’on personnalise, on idolâtre. On a perdu l’idéal et on ne possède plus que l’idole vide. Cet idéal n’est pas un sauveur mort ou un Dieu mort. Il faut rendre Dieu vivant et vital pour soi en pensant et en sachant que l’on est Dieu. Ceci est d’une importance capitale. C’est la science divine de votre être.

    Elle permet au Christ en vous, votre Sauveur, de prendre vie et de ne faire qu’un avec vous. Vous êtes le Christ même, et il devient le mobile des actes de toute votre vie. Vous vous sauvez vous-mêmes, vous rédimez votre véritable moi, vous ne faites qu’un avec Dieu. En révérant, en aimant, et en adorant cet idéal, vous l’incorporez et Dieu devient actif dans votre être intime.

    Ici la conversation changea de sujet et nous envisageâmes la possibilité d’aller à Shamballa. Le grand prêtre demanda s’il pourrait y aller. On lui répondit qu’il pourrait le faire sans difficulté s’il était capable d’abandonner son corps et de le rassembler à nouveau.

    De toute façon le groupe des Maîtres irait à Shamballa le soir même. Nous convînmes qu’ils se réuniraient à notre logis de bonne heure dans la soirée et que Thomas les accompagnerait. En effet, ils se rassemblèrent peu après notre retour. Après une courte conversation, ils sortirent par la porte et nous ne les vîmes plus pendant un assez grand nombre de jours. 

    315

    Durant cette période, nous nous occupâmes à faire des dessins cotés du monastère. Un jour où nous fouillions dans l’un de ses soubassements, nous découvrîmes une antique tablette de marbre après avoir déplacé des quantités considérables de détritus. Nous la sortîmes à l’air pour la nettoyer. Quand ce fut fait, la beauté de l’ouvrage et la finesse d’exécution de ses détails nous surprirent tous, même les Lamas.

    Un vieux Lama nous raconta que dans son enfance il était devenu disciple d’un des Grands Lamas qui étaient à la tête de l’ancienne lamasserie à l’époque où cette tablette reposait dans une niche de son mur. Son maître tenait à ce que l’on rendît visite à cette tablette le premier lundi de chaque mois à neuf heures du matin.

    On arrivait à la niche qui abritait la tablette et l’on y observait le silence pendant trois ou quatre minutes : Alors une voix se mettait à chanter l’histoire de la tablette et les grandes choses représentées par ses gravures.

    D’après le chant, il s’agissait de l’une des tablettes jumelles sculptées pour commémorer l’existence d’une grande civilisation blanche qui avait fleuri il y a plusieurs centaines de mille ans sur une grande partie du continent américain actuel.

    La voix chantait que la deuxième tablette sœur existait encore et que l’on pourrait la trouver dans la Terre Maternelle de sa création, ce qui apportait la preuve que cette terre existait. Nous prîmes note des données interprétées par la voix chantante.

    Plusieurs années plus tard, tandis que nous travaillions dans la contrée décrite, nous trouvâmes la tablette jumelle encastrée dans une grande muraille à l’endroit exact précisé par le chant. La muraille faisait partie d’un ancien temple, actuellement en ruine, de l’Amérique centrale. On peut voir par cet exemple comment des vérités directes sont mises en lumière par la légende et la chanson.

    L’intérêt que nous portâmes à cette tablette et à la légende répétée dans la chanson nous permit d’accéder à d’autres archives et documents qui nous apportèrent une aide incalculable dans nos travaux ultérieurs de recherche.

    Cet incident joua également un rôle décisif pour nous ouvrir les portes des archives du palais du Dalaï-Lama et des documents secrets du monastère qui y sont conservés depuis des centaines de siècles. D’ailleurs les gardiens ignoraient totalement l’importance de ces documents et même  l’existence de beaucoup d’entre eux. C’est la légende chantée qui nous attirait vers eux. À l’exception de la tablette, il ne s’agissait que de copies, mais celles-ci étaient bien faites et nous permirent plus tard de retrouver les originaux.

    3.9. Le Dalaï-Lama - Les dix commandements exposés par le Grand Prêtre

    Le lendemain à midi, nous reçûmes notification que le grand Dalaï-Lama nous recevrait au Palais. Le grand prêtre vint à notre auberge ce soir-là pour nous donner des instructions relatives à la cérémonie. Il était enchanté que l’audience nous eût été accordée sans égard pour les délais habituels. Cette faveur avait été consentie aussitôt après le retour d’un messager qui avait informé Sa Grandeur que la visite de Shamballa s’était bien passée.

    Le Dalaï-Lama avait également été informé de nos aventures dans le village où la petite maison avait poussé. Nous étions anxieux de produire la meilleure impression possible, car nous avions formulé des demandes de permis en vue de poursuivre notre travail dans tout le pays. On nous informa aussitôt que le Bogodo-Lama, ou gouverneur de la province, arriverait avant midi et avait envoyé notification par un messager qu’il nous aiderait par tous les moyens en son pouvoir. Ce fut en vérité une grande surprise. Il devenait évident que la journée du lendemain serait mouvementée pour notre petit groupe. Nous nous levâmes de bonne heure et accompagnâmes un groupe parti à la rencontre du gouverneur pour lui rendre les honneurs. Il fut très satisfait de ce geste et nous invita à l’accompagner et à être ses hôtes. Nous acceptâmes, et à notre arrivée avec le gouverneur, on nous escorta jusqu’aux chambres d’hôtes du palais.

    De là, nous nous rendîmes directement à un endroit où devaient avoir lieu les premières cérémonies préparatoires à notre réception par le Dalaï-Lama. Quand nous arrivâmes, trois lamas trônaient sur de hautes chaises de tapisserie tandis que d’autres de moindre rang étaient assis par terre dans la posture du samadhi (extase).

    Deux lamas vêtus de robes rouges plissées se tenaient debout sur de hauts tabourets et dirigeaient les incantations. Notre ami l’abbé (le grand prêtre) était assis sur un trône surmonté d’une ombrelle de cérémonie et attendait le gouverneur. La grande cour de la lamasserie était magnifiquement décorée pour l’occasion. Les ornements représentaient des scènes qui avaient eu lieu en 1417 et au cours desquelles Tsong-Kappa apparaissait sur l’autel de pierre de son monastère. Ensuite il faisait un sermon à la foule sur la grandeur des accomplissements de l’homme, subissait la transfiguration, et disparaissait avec son corps.

    Puis il revenait fonder l’Ordre Jaune ou Église Réformée Consolidée du Tibet, dont Lhassa est le pivot central. Quelques moments plus tard, le gouverneur entra avec son escorte et s’avança directement vers le trône dont l’abbé était descendu. Ils se tinrent ensemble pour nous recevoir et nous conduire à la salle des audiences du Dalaï-Lama. Le grand hall était orné de somptueuses tapisseries murales en soie et de meubles laqués jaunes. Conduits par notre escorte, nous nous agenouillâmes un instant devant Sa Grandeur, puis nous nous levâmes et l’on nous fit asseoir. L’abbé prit la parole en notre nom et exposa l’objet de notre visite. Sa Grandeur se leva et nous invita à nous approcher. Un assistant nous conduisit à nos places respectives en avant de la foule. L’abbé et le gouverneur prirent place à chacune des extrémités du rang que nous formions.

    Le Dalaï-Lama descendit alors de son trône et se tint debout devant nous. Il reçut un sceptre des mains d’un assistant et longea notre rang en touchant légèrement chacun de nous au front avec le sceptre. Puis, se servant du grand prêtre comme interprète, il nous souhaita la bienvenue au Tibet. Il dit que c’était un honneur pour lui de nous avoir pour hôtes pendant notre séjour dans la cité. Il nous pria de nous considérer comme les hôtes d’honneur de son pays et de son peuple aussi longtemps que nous resterions, et à tout moment ultérieur si nous décidions de revenir. Nous lui posâmes un grand nombre de questions et fûmes informés qu’il y donnerait réponse le lendemain.

    Il nous invita à examiner les archives et tablettes rangées dans les souterrains du palais. Il appela un assistant et donna plusieurs ordres qui ne nous furent pas traduits, mais nous comprîmes que nous avions toute liberté de circuler sans restriction dans le palais. Sa Grandeur nous donna ensuite sa bénédiction, nous serra affectueusement la main, et nous fit reconduire à nos logis avec l’abbé et le gouverneur. Ces derniers demandèrent la permission d’entrer chez nous, car ils voulaient passer en revue nombre de questions. Le grand prêtre commença par dire : Il nous est arrivé beaucoup de choses remarquables depuis que vous avez séjourné avec nous dans le petit village. Nous avons examiné diverses tablettes de notre monastère et constaté qu’elles se réfèrent toutes à l’antique civilisation du pays de Gobi

    Nous avons la conviction que toutes les civilisations et croyances religieuses proviennent d’une source unique. Nous ne connaissons ni l’origine ni la date d’établissement des tablettes, mais nous avons la conviction qu’elles reproduisent les pensées d’un peuple qui a vécu il y a bien des millénaires. Nous avons apporté un bref résumé d’une traduction faite pour nous par un lama nomade du Kisou-Abou.

    Avec votre permission, je vais en donner lecture. Nous avons parfaitement conscience que nos pensées religieuses actuelles ne remontent pas à plus de cinq mille ans. Elles forment pour ainsi dire un mélange des pensées et croyances des hommes qui vivaient à cette époque. Les unes sont des mythes, d’autres des légendes, d’autres présentent un caractère purement inspiré. Cependant, aucune d’elles ne laisse entrevoir l’aboutissement suprême de l’homme. Elles ne montrent pas que le Christ de Dieu fait partie de la plus haute perfection individuelle.

    La doctrine des Maîtres affirme que l’on peut atteindre la perfection par une vie manifestant cet idéal. Comment est-il possible que ces choses nous aient échappe, après que nous avons vécu si longtemps au milieu d’elles ? Il m’est facile de voir maintenant que Bouddha et tous les grands illuminés ont enseigné cette doctrine. Mais comment avons-nous pu méconnaître pareillement la véritable importance de leurs enseignements, tout en vivant si rapprochés d’eux ?

    Nous savons que notre bien-aimé Tsong-Kappa est parvenu à ce degré d’illumination par la vie qu’il a vécue. Je sais que d’autres sont allés très loin dans cette voie, y compris l’ami cher qui vous a reçus aujourd’hui.

    J’ai vu ce dernier apparaître et disparaître à volonté. Cependant, les gens du peuple sont piétinés, misérables, et entichés de prêtrise. Pourquoi noie-t-on la vérité, pourquoi n’apprend-on pas au peuple à faire agir la grande et unique loi, et à se présenter comme étant cette loi, cette condition parfaite ? J’ai compris que dans cette unique civilisation chaque individu connaissait effectivement cette loi, la vivait, s’y plongeait, et ne faisait qu’un avec elle.

    Toutes les manifestations qui en diffèrent ne dépendent que de l’homme et proviennent de son ignorance de la loi. Cette loi n’est-elle pas suffisamment affermie pour être donnée à toute la famille humaine ?

    320

    Dans la négative, ce ne serait pas la loi, mais une de ses divisions, ce qui la classerait comme une simple manifestation de l’ensemble, arrachée à l’ensemble et consolidée séparément jusqu’à devenir un atome isolé, sans polarité ni connexion avec sa source. Pourtant cette fraction vole dans l’espace en ayant l’air de suivre une orbite. Mais elle ne fait qu’en chercher une, car elle n’en possède point qui lui soit destinée. Elle s’attribue simplement l’orbite de sa source sans jamais s’unifier à sa source.

    On peut voir aujourd’hui dans notre système solaire des millions d’exemples de ce phénomène, spécialement dans les régions comprises entre Jupiter et Mars. Il y existe de nombreux petits astéroïdes qui paraissent reliés au soleil parce qu’ils suivent un semblant de sentier autour de lui En réalité ils ne font que suivre l’orbite de leur parent Jupiter, à cause de l’attraction de ce dernier pour eux et de leur manque de polarité envers le soleil, qui est leur véritable source. Expulsés du soleil en même temps que Jupiter, ils ne se consolidèrent jamais avec lui.

    Ils continuent indéfiniment à voler aux côtés de Jupiter en ignorant complètement leur véritable source. Nous savons pertinemment que ce phénomène résulte du manque de polarisation intérieure des astérides envers le soleil. La faute en est-elle à Jupiter, ou bien le Soleil, leur véritable parent, est-il fautif ? Ne doit-elle pas plutôt être imputée à chaque petit atome, et n’en va-t-il pas de même pour l’humanité ? Le Père est-il fautif ? La faute réside-t-elle chez ceux qui possèdent la plus grande intelligence ou chez ceux qui représentent les plus petites unités d’intelligence ?

    Elle doit certainement être imputée aux plus petits, car ils se refusent à ne faire qu’un avec le plus grand. Puis se tournant vers Émile, le grand prêtre dit : Depuis que je vous ai rencontré, je vois que c’est uniquement par ma faute que je suis resté agrippé au point de vue étroit alors que j’étais entouré de grandeur. Mais revenons à la traduction, car c’est par elle que je suis parvenu au tournant essentiel de ma vie. Le Principe Directeur, la Grande Cause Première, aperçut son fils le Christ, l’homme parfait.

    Il dit : Voilà le Seigneur Dieu. La Loi de mon Être, à qui j’ai confié le pouvoir de dominer le ciel et la terre et tout leur contenu. Ce fils parfait n’a nul besoin d’être l’esclave d’un concept mortel  quelconque, car mon Idéal Parfait s’élève au-dessus de toute servitude et détient les mêmes pouvoirs que moi. Je parlerai donc par la bouche du Seigneur Dieu de mon Être. Je ne vous donne pas d’autre commandement que celui-ci : Coopérez avec moi au sein de la divine, volonté créatrice, et vous n’aurez besoin de rien d’autre. N’établissez aucune image gravée devant Moi ni devant vous. Vous ne déifierez alors aucune image, mais vous saurez que vous êtes Dieu en qui je mets mon plaisir, et vous dominerez comme moi.

    Maintenant, mon fils, approche-toi de moi, fonds-toi en moi, je serai toi-même et ensemble nous serons Dieu. Ton corps est le corps idéalisé de Dieu qui existe et existait avant que la race humaine ait jamais été projetée sous forme manifeste. Il est l’Être de l’humanité, la créature de Dieu. Toute l’humanité possède ce corps parfait, pourvu qu’elle en accepte la véritable image. C’est le temple de Dieu appartenant à l’homme, achevé pour l’homme. Vous ne graverez aucune image, vous ne sculpterez rien à la ressemblance des êtres qui peuplent le ciel, la terre, ou les eaux de la terre. Vous ne transformerez aucune matière en image ou en idole, car toute substance créatrice vous appartient pour en user et vous est continuellement fournie en quantité supérieure, à vos besoins. Vous ne vous inclinerez devant aucun objet fabriqué, et vous n’en deviendrez pas les serviteurs. Il n’y aura donc aucune créature jalouse, et nul péché, nulle iniquité ne sera imputé à une génération quelconque de votre descendance. Vous vous tiendrez fermement les yeux fixés sur la Cause, et l’idéal que vous vous faites de cette cause ne pourra s’abaisser.

    Vous manifesterez donc un amour pareil à celui que je vous porte : Vous honorerez cette Cause ou Principe Directeur, sachant qu’elle est votre Père et votre Mère. Vos jours seront donc plus nombreux que les grains de sable du bord de la mer, qui pourtant sont innombrables. Vous ne souhaiterez ni blessure, ni destruction, ni mort, car les créatures sont vos créations. Elles sont vos fils et vos frères. Vous les aimerez comme je vous aime.

    Vous ne commettrez pas l’adultère, car ce que vous aurez fait à autrui, vous l’aurez fait à votre père, à votre mère, à votre frère, à votre sœur, à vos bien-aimés. Or, ils sont aimés de la Cause comme la Cause vous aime.

    322

    Vous ne déroberez pas, car vous ne pouvez dérober qu’à la Cause, et si vous volez la Cause vous vous volez vous-mêmes. Vous ne porterez de faux témoignages contre aucune créature, car ce faisant, vous témoigneriez faussement contre la Cause, laquelle se confond avec vous.

    Vous ne convoiterez rien, car ce faisant, vous convoiteriez la Cause, laquelle se confond avec vous. En communiant avec la Cause, vous possédez ce qui est parfait et qui vous appartient vraiment. Vous ne fabriquerez donc pas d’images d’argent ni d’or pour les adorer comme des dieux, mais vous vous verrez vous-mêmes communiant avec toutes les choses pures, et vous resterez toujours purs. Alors vous ne craindrez rien, car nul Dieu, excepté vous-mêmes, ne vient vous éprouver. Vous saurez que la Cause - non personnelle mais impersonnelle - existe pour tous et enveloppe complètement tout.

    Alors vous élèverez un autel sur lequel vous entretiendrez perpétuellement, non pas le feu des dieux, mais la flamme du Principe Directeur qui est Dieu. Vous verrez que vous êtes vous-mêmes le Christ, le Parfait, le Fils Unique du Vrai Principe, l’Enfant de la Cause. Sachant pleinement tout cela, il vous est loisible de prononcer la parole (Dieu) de manière qu’elle devienne visible. Vous êtes la créature et le Créateur, autour, au-dessus, au-dedans, ne faisant qu’un avec le Divin Principe Directeur, avec la Cause, avec Dieu. Les cieux obéissent à la voix de Dieu, cette voix silencieuse qui parle à travers l’homme. L’homme parle. Or, Dieu parle toujours par l’homme. Donc, quand l’homme parle, Dieu parle.

    En relation avec ce qui précède, j’ai élaboré la ligne de conduite suivante qui a bien précisé mon point de vue. Il faut de la précision dans toute pensée, toute parole ; tout acte, et il faut communier avec ce principe de précision. En se formant d’abord l’image d’une pensée, d’une parole, ou d’un acte relatif à une chose, on découvre que l’on est la chose elle-même. On a pris la forme de l’idéal exprimé. Pendant mes heures les plus sombres, je sais que Dieu existe. Quand j’ai peur, je précise ma foi en Dieu mon Père, vivant dans mon être intime. Je repose tranquillement dans la connaissance certaine que tout est bien et que ma perfection est achevée dès maintenant. Je reconnais que Dieu est la Pensée qui inclut tout et je sais parfaitement que l’homme est le Christ de Dieu, l’image faite à la ressemblance de Dieu mon Père. Je ne fais plus qu’UN avec la Source. Le jour de la vision spirituelle absolue approche lentement mais sûrement. Je la reconnais dès aujourd’hui. Elle est là, ici et maintenant, pleinement achevée. Je bénis et je loue la vision spirituelle absolue. Je te remercie, Père, de ce qu’elle réalise dès maintenant mon plus haut idéal.

    En travaillant, il me faut toujours être conscient de travailler selon la loi consciente et infaillible de Dieu. Je comprends maintenant la phrase : « Je vous donne ma paix, je vous donne mon amour.  Je vous les donne, mais pas comme le monde a coutume de donner. »

    Je sais aussi ce que signifie : « Construis-moi un temple intérieur afin que JE SUIS puisse y demeurer parmi vous. » Alors JE SUIS est votre Dieu, et vous êtes comme JE SUIS. Cela ne s’applique à aucune Église ou organisation cléricale. Il s’agit du vrai temple de paix à l’intérieur de chaque homme, où Dieu, source de toutes choses, habite effectivement.

    L’humanité a construit un tabernacle pour se rassembler en vue d’adorer le véritable idéal, le Christ intérieur que Dieu et l’homme détiennent pour tous. Mais les hommes ne tardèrent pas à adorer le tabernacle et à créer l’idole vide de sens, l’Église telle qu’elle existe aujourd’hui.

    En m’attachant au véritable idéal, j’écoute ma propre voix intérieure divine, et la révélation de cette voix m’apporte réconfort, inspiration, et directives dans l’œuvre de ma vie. Même quand deux ou trois seulement sont réunis en mon nom, JE SUIS est toujours là au milieu d’eux. Combien ces paroles sont véritables, car JE SUIS est toujours à l’intérieur de l’homme. Si je veux progresser, il me faut travailler et persévérer sans jamais me laisser ébranler ni abattre. JE SUIS le Christ, l’idéal de Dieu, en qui le Père prend plaisir, le fils unique de Dieu le Père. Je suis le seul qui sache, voie, et coopère avec le Père, le seul rejeton que Dieu connaisse. Et il connaît tous les hommes, car tous peuvent proclamer : C’EST ACCOMPLI. 

    Page 311 à 323, Le livre des maîtres de Baird Spalding.

    Notes et suppléments

    Située sur le plateau du Tibet, au fond d'une vallée entourée de montagnes, son altitude de 3 650 m, Lhassa en fait l'une des villes les plus élevées au monde. Les montagnes entourant la ville s'élèvent à 5 000 m. La ville est longée par la rivière Kyi, qui traverse les montagnes Nyainqentanglha, et coule sur 315 km avant de se jeter dans le Brahmapoutre. Le Chakpori  est une montagne sacrée de Lhassa.

    31.

    Lhassa au XIXème siècle carte réalisée par Nikita Bichourim

    D'anciens documents et inscriptions tibétaines prébouddhiques mentionnent l'appellation « Rasa », littéralement « la terre des chèvres »ou le « lieu entouré » (par une enceinte de montagnes l'Himalaya). L'installation du bouddhisme aurait converti cette appellation en « Lhassa » signifiant « la terre des dieux  (Lha = déité, Sa = terre, sol).

    31.

    Carte de Lhassa en 1932.

    31.

    Le Potala (dessin du jésuite autrichien Johann Brueber en 1661), publié dans Athanasius Kircher

    Je désire m'exprimer sur le contenu de cette page, son historicité très bouleversée par les conflits, de nombreux temples furent détruits, des documents importants et beaucoup d'oeuvres d'art également.

    Il existait un temple très ancien, situé à gauche du Potala lorsque l'on voit celui ci de face, contenant les livres les plus précieux du Tibet. Ce temple, situé en hauteur, était assez petit mais avec plusieurs étages. La pente, très escarpée et rocheuse menait à un espace petit et plus plat où se trouvait une construction ressemblant à un puit, dans ce temple existait de nombreux éléments en bois inhérent à la construction. Il fallait s'y rendre souvent et remonter. Au bas, de ce temple, dans la vallée, s'étendait une vaste prairie et une rivière. Pour se rendre à la ville de Lhassa, il fallait beaucoup marcher.

    Ce temple semble avoir été détruit et pillé de tous ses manuscrits précieux et seuls quelques uns ont pu être sauvés. Une communauté de moines y résidait. Un moine y a trouvé toute son éducation et résida de nombreuses années en ce lieu. Il ne vécu pas vieux et il était un jeune adulte qui mourut accidentellement lorsqu'il descendit cette pente très escarpée au milieu des rochers. Il s'est réincarné depuis deux fois dans le corps de femmes. Son incarnation suivante, il était une femme très nantie qui a pu conduire une voiture et s'envoler en ballon dirigeable. Elle eut une vie luxueuse avant les années 1920. Elle portait de longues robes avec le jupon bombant et un chapeau.  Elle avait des cheveux blonds et des yeux bleus et avait épousé un homme d'affaire très en vue. Sa vie fut très facile car de cette vie là, elle put jouir des biens matériels et de toutes les nouveautés : ce fut une vie récréative participant aux mouvements de l'époque.  Elle se réincarna  en Europe actuellement sous l'apparence d'une femme. Son histoire, dense, pourrait faire le sujet d'un livre au travers de ses expériences de vie très peu communes dont les souvenirs et acquis de vies antérieures sur le plan spirituel et pratique. Livrera t'elle ses secrets en ce monde hyper matérialiste, basé sur l'appât du gain ? Ce n'est pas sûr du fait de la marchandisation exaspéré des ces temps où le pouvoir et l'appât du gain domine une sphère dominée elle aussi par le mal, tel que Jésus Christ l'exprimait il y a plus de 2.000 ans.

    "Ne donnez pas de perles aux pourceaux" ajoutait Jésus Christ. Nous en resterons là quant à cette personne dont on ne tirera rien de plus.

    Quant au "JE SUIS" : cette affirmation est loin d'être suffisante que de se prendre pour Dieu, Source de la Création et Connaissance suprême. Jésus Christ disait :"je connais le nom de chaque étoile". Il avait cette capacité de guérir les malades car Il intégrait le Père : Dieu et il en était investi.  Ainsi il dit :"Lorsque vous priez, appellez Dieu "Père". Ceci est loin d'être anodin.  Le Fils de Dieu, issu de lui (qui peut le croire ainsi si cela ne nous est pas révélé par quelque chose de tangible qui bouleverserait les concepts que se font les humains de qui est Dieu. Dieu se rend visible par des intermédiaires. Il se rend visible par des éléments tangibles et concrets. La vision du Christ selon tous ceux qui l'ont vu de chair, le ressucité d'entre les morts, permet de se rendre compte selon tous les témoignages historiques, de la véracité du terme "Fils de Dieu". Au travers de l'histoire plusieurs personnages incarnés étaient Fils de Dieu né d'une mère vierge jusqu'à la ressucitation. Ce qui fait la diffférence avec le personnage unique du Christ c'est qu'il sera à l'oeuvre pour cette planète à l'heure de la Délivrance de l'oppression du Mal ayant envahi cette sphère. Il est toujours agissant "Je serai avec vous jusqu'à la fin du monde".

    Invoquer le Père c'est s'ouvrir à la Grâce divine et à l'énergie créatrice de Dieu, invoquer le Fils c'est invoquer sa présence à l'oeuvre, invoquer l'Esprit se présentant sous forme d'oiseau est la méditation et la prière. Le signe de la croix des chrétiens lorsque le signe de la croix s'accompli : il touche le front ou plus haut que le front dans un centre d'énergie ou entre deux centres d'énergies vitales. La main touche ensuite le plexus solaire, l'épaule gauche et droite ou inversément en barrant le chakra du coeur. Le signe de la croix agit donc sur nos corps subtils. Mais il est d'autres pratiques plus intéressantes d'un point de vue spirituel. Il suffit de voir comment Jeanne d'Arc utilisait ses mains pour prier. Elle utilisait l'énergie du Shi ou Ki , point de reliance à Dieu au travers de ses corps subtils. Tout ceci pour exprimer le fait de pratiques spirituelles productives dans le concret de la vie de tous les jours, demandant l'Ouverture vers le Divin afin d'arriver à l'Oraison (terme chrétien enseigné par Sainte Thérèse d'Avila dans son livre "Le château intérieur", livre corrigé sévèrement par l'Eglise catholique où elle se soumetta, non sans une certaine hypocrisie presque obligée afin de faire traîner en longueur certaines carmélites de très bonne volonté pourtant, qui s'astreignaient à de lourdes tâches pour arriver à assimiler un processus où Thérèse aurait pu en parler plus simplement.

    Cet Oraison, ou Union, ou encore Samadhi est une fusion de l'Etre divin avec l'humain de par ses fonctions existantes dans les corps subtils régissant le corps humain dont il faut prendre soin car il est actuellement, le temple de l'âme.

    Sogyal Rinpoche exprime cela autrement :"Par l'Ouverture et le Contentement tu recevras le lama dans ton coeur". Thérèse d'Avila parle de la Chambre du Roi" ou la Septième Demeure.

    Osez affirmer le "JE SUIS" n'est certainement pas une pratique simple. L'humilité demeurant la clé de la créature face au créateur. Ceci dit au passage, le Christ Jésus était et EST encore le plus Humble des Humbles. Il n'a jamais affirmé qu'il savait tout faire. Parcequ'en ce monde lourds sont les obstacles et les obstacles peuvent être majeurs. Cependant, la grâce reste vivante et active.

    Dans le livre de Baird Spalding, il y a des "formules" applicables. Le tout sont d'appliquer ce qui est bon et juste, de suivre selon ses "talents" et de rester sur une voie juste malgré nos ignorances, cette voie peut être totalement tangible et vraie. "Je suis la lumière,  la vérité et la vie, celui qui me suit ne sombrera pas dans les ténèbres" dit Jésus Christ.

    Ce serait  très "tabou" d'affirmer que certains êtres ne sont pas conçus de cette façon et il n'est pas question de races mais de "conception". Certains êtres n'ont pas  la capacité de pratiques spirituelles avancées simplement parce que leurs corps subtils ne sont pas conçus pareillement. Ils souhaitent tout avoir par leur avidité : les richesse terrestres, les pouvoirs temporaux et spirituels et, souhaitent vivement acquérir tout y compris "avaler" les âmes d'autruis. Ceci paraît inconcevable à priori. Il vaut mieux approfondir les paroles écrites de façon indépendante afin d'en connaître le sens profond. Jésus Chrit n'a pas simplement dit :"Aimez vous les uns les autres" Il a également dit :"N'invites pas ton ennemi à ta table". "Ne va pas manger à la table de ton ennemi". Finalement, Il précise de ne pas partager un repas avec "l'ennemi". Chacun en déduit ce qu'il veut. Il a dit :"Pardonnez" mais il a dit aussi :"Celui qui touche à un seul cheveu de ces petits, mérites d'être jeté avec une poulie attachée dans la mer".

    Ne s'est il pas écrié :"Race de serpents !". N'a t'il pas dit aussi :"Sépulcre blanchi" et "Soyez prudent comme des serpents ...".

    Et, puis, il y a autre chose, les écrits le concernant ont été révisé : tout n'est pas vérité lorsque ces écrits sont passés de mains et mains, traduits, et adaptés à des religions créées par l'homme pour en faire des cartels de pouvoir absolu afin de dominer et de s'acquérir pouvoirs temporaux et richesses de domination. Ceci est bien exprimer sur ces pages de Baird Spalding. C'est pourquoi, nous en poursuivons sa lecture.

     

     

     

     

     


    votre commentaire
  •  

     

    Photo de Miko et de ses voyages du site ici Il s'agit de tablettes d'argile se situant en Birmanie.

     

     

    3.10.Les précieuses tablettes parlantes. - Seconde audience du Dalaï-Lama. - L’histoire des tablettes

     

    Le lendemain matin, tandis que nous attendions l’abbé, un messager vint nous annoncer que le Dalaï-Lama nous recevrait à deux heures de l’après-midi. Sur quoi nous nous mîmes à la recherche de l’abbé et le rencontrâmes à la sortie de la salle des audiences. Son visage était rayonnant, car il tenait à la main une autorisation nous permettant de circuler librement dans le pays.

     

    323

     

     

    Après lecture du message qui nous avait été apporté, l’abbé dit : Votre convocation n’est pas un ordre, ce n’est qu’une requête. L’audience a pour but de vous remettre officiellement votre laissez-passer. Comme nous étions tous réunis, quelqu’un suggéra d’aller immédiatement à la salle des archives. Nous nous y rendîmes en groupe. À notre arrivée, une grande surprise nous attendait.

     

    Il y avait des milliers de tablettes d’argile et de documents graves sur cuivre et sur bronze, ainsi que de minces tablettes de marbre blanc magnifiquement ciselées. C’était la première occasion qui nous était offerte d’examiner de près ce genre de documents. Nous décidâmes donc de les inspecter immédiatement. L’abbé nous dit que les tablettes ne lui étaient pas familières, mais on lui avait dit qu’elles étaient d’origine persane. Il s’offrit à chercher un lama qui les connaissait bien. Il s’en alla donc, et nous commençâmes notre examen.

     

    Aucun membre de notre groupe ne connaissait les caractères employés. Les tablettes étaient faites de deux plaques de pur marbre blanc, chacune de six à sept millimètres d’épaisseur, réunies comme du contre-plaqué par un ciment que nous ne pûmes identifier. Les bords en étaient magnifiquement biseautés et il y avait autour de chaque tablette une marge de cinq centimètres comportant des images taillées en relief.

     

    Beaucoup de ces images étaient formées d’incrustations d’or pur, tandis que tous les titres étaient également d’or pur, mais pas en relief. Les tablettes étaient soigneusement numérotées par groupes, et chaque groupe portait un numéro d’or.  Les dates étaient représentées par des guirlandes de fleurs entrelacées de vignes et de feuilles. Si par exemple il s’agissait d’inscrire une date comme le 1 janvier 1894,  premier mois de l’année était représenté par la tige d’une fleur dont le bouton n’était pas encore ouvert, avec des incrustations de jade.

    Le premier jour du mois était représenté par la tige avec un bouton entrouvert et des incrustations d’or. Le chiffre 1 de 1894 était représenté par la tige portant un bouton juste assez ouvert pour découvrir le pistil de la fleur. Les pétales étaient formés d’incrustations de lapis-lazuli.

     

    Le pistil était d’or et se terminait par un petit diamant enchâssé dans de l’or. Le chiffre 8 était représenté par la fleur dans son plein épanouissement avec huit étamines en incrustations d’or entourant le pistil, chacune terminée un diamant plus petit que celui du pistil et également enchâssé dans de l’or. Le 9 était représenté par une rose avec neuf pétales épanouies, le premier en incrustations de lapis-lazuli, le second de jade, et le troisième de calcédoine.

     

    Cet ordre était répété trois fois, montrant que l’on était arrivé à la fin de la série des doigts. Les artisans employaient donc la numérotation de zéro à neuf, et se resservaient ensuite des premiers chiffres. Le 4 est un lis en train de s’ouvrir, dont le pistil et trois étamines apparaissent déjà. Le calice de la fleur est formé d’une incrustation de jade pâle. Les étamines sont d’opale brûlée enchâssant quatre petits diamants. Le pistil est formé d’une incrustation de lapis-lazuli, et orné aussi de quatre petits diamants. L’espace consacré au texte est entouré d’une vigne filiforme incrustée d’or, avec des feuilles de jade vert. Chaque détail est exécuté à la perfection, et chaque tablette est un joyau parfait par elle-même. Le type des tablettes et la méthode employée pour les dater sembleraient indiquer qu’elles ont été oeuvrées au début de l’époque de l’Atlantide.

     

    Si on les mettait en vente, chacune vaudrait la rançon d’un roi. Tandis que nous étions perdus dans nos rêves, l’abbé et le prêtre arrivèrent en compagnie du vieux lama qui avait la charge des documents. Il nous raconta leur histoire, et celle-ci nous intéressa tellement que l’abbé fut obligé de nous rappeler l’audience du Dalaï-Lama.

     

    L’heure approchait, et il fallait au préalable revêtir les robes apparat. Nous nous rendîmes à nos logements où nous trouvâmes pour chacun de nous une robe préparée. Mais la manière de la mettre constitua pour nous un obstacle inopiné. Le temps passait tellement vite que nous décidâmes de faire un essai audacieux et rapide et de mettre les robes n’importe comment.

     

    Nous sûmes plus tard que les uns avaient mis le dehors dedans, et les autres le devant derrière tandis que quelques-uns les avaient misés correctement. En arrivant à la salle des audiences, nous vîmes le Dalaï-Lama traverser le hall avec sa garde pour entrer dans la salle par la grande porte. Nous sommes certains d’avoir vu un discret sourire voltiger sur son visage. Nous nous composâmes une attitude vigilante en attendant l’ouverture de la porte de côté, qui devait marquer l’instant de notre entrée dans la salle.

     

    La porte ne tarda pas à s’ouvrir, et l’on nous introduisit dans la pièce qui était ornée des plus somptueuses décorations qu’il nous eût jamais été donné de contempler. Le plafond formait un grand dôme muni de trois larges ouvertures à travers lesquelles de grands rayons de soleil inondaient la pièce avec un éclat et une splendeur trop magnifiques pour être décrits. Les murs étaient complètement couverts de tapisseries en fils d’or avec des dessins en fils d’argent.

     

    Au centre de la salle, le Dalaï-Lama était assis sur une estrade surélevée recouverte d’un drap d’or. Il était vêtu d’une robe tissée d’or, avec une parure de pourpre et de tissu argenté. Le daïla lama est à l'époque Thubten Gyatso  Intronisé en 1879, il accède au pouvoir en 1895, à la suite du régent Lobsang Trinley et gouverne jusqu'à sa mort. Il supprime la peine de mort.En 1904, il fuit en Mongolie  puis dans l'Amdo devant l'irruption d'une force expéditionnaire britannique, avant de retrouver son trône en 1909 à la suite des accords passés par la Chine avec la Grande Bretagne.  En 1910, il fuit à nouveau Lhassa, cette fois-ci pour l'Inde britannique,  devant les troupes envoyées par le gouvernement impérial mandchou de la dynastie Qing.  Il revient en 1913 à la faveur de la chute de l'Empire et de l'instauration de la République de Chine.  

    En 1912, proclamant ce qui est diversement interprété comme l'indépendance du Tibet ou la fin de la relation prêtre-protecteur entre dalaï-lama et empereur, il entame une série de réformes visant à moderniser l'administration, la justice, l'enseignement et la médecine (Institut de médecine et d'astrologie tibétaine) .Ainsi, il crée les premiers billets de banque tibétains, organise une poste tibétaine, modernise l'armée tiétaine et fait installer une centrale hydroélectrique dans la vallée de Dodé.

     Cependant, en 1926, face au mouvement de rejet chez les éléments conservateurs de l'élite tibétaine et aux revendications des jeunes officiers de l'armée, il met un terme au programme de modernisation de l'armée ainsi qu'à d'autres réformes. La même année, l'école anglaise de Gyantsé  est fermée. En 1932, un an avant sa mort, le Grand Treizième publie son testament, insistant en particulier sur la nécessité de ménager l'Inde et la Chine, d'entretenir une armée garante du territoire, de refouler le communisme pour éviter au Tibet le sort de la Mongolie).

     

    32. Les tablettes parlantes

     

    1910 à Calcutta, le XIIIème daïla lama rencontré par Baird Spalding. Nom de réincarnation du daila lama est  : 

    Thub-bstan rgya-mtsho.

    (Le nom de réincarnation définit les attributs de l'être à qui il est donné)

    L’abbé et le grand prêtre nous conduisirent devant lui et se tinrent comme précédemment à chaque extrémité du rang que nous formions. Après quelques paroles de bienvenue, le Dalaï-Lama descendit de son estrade et se tint debout devant nous en levant les mains. Nous nous agenouillâmes pour recevoir sa bénédiction. Quand nous nous levâmes, il se dirigea vers notre chef, épingla une broche sur sa poitrine, et fit prononcer par un interprète les paroles suivantes : "Cette broche vous confère, à vous et à vos camarades, la liberté de circuler dans tout le pays. Vous pouvez vous y déplacer à volonté, et j’y ajoute ce diplôme qui vous donne titre et rang de Citoyen du Tibet. Je vous confère le titre de Seigneur du Grand Gobi".

     

    Il longea ensuite toute notre rangée et épingla une broche similaire mais plus petite sur la poitrine de chacun de nous, disant : "Portez ceci comme un gage de mon estime. Cela vous ouvrira tout le pays du Tibet et vous servira de mot de passe partout où vous irez". Il prit ensuite le rouleau contenant le diplôme des mains de l’abbé et le remit à notre chef. Les broches étaient magnifiques, faites d’or ouverte en filigrane avec un portrait du Dalaï-Lama taillé en relief sur jade et serti comme un camée au centre de la broche.

     

    Le portrait était extraordinairement vivant et ressemblant. Le Dalaï-Lama et tout son entourage furent la gracieuseté même, et nous ne pûmes rien dire d’autre que : « Merci. » Le vieux lama chargé des archives fut introduit. Il nous informa que nous partagerions le repas du soir avec le Dalaï-Lama Après le dîner la conversation s’orienta sur ces étonnantes tablettes. Le Dalaï-Lama et le vieux lama, aidés d’un interprète, nous narrèrent leur histoire détaillée dont nous primes soigneusement note et que je relate ici.

     

    Les tablettes furent découvertes par un prêtre bouddhiste dans un caveau situé sous les ruines d’un vieux temple persan. Ce prêtre raconta avoir été conduit vers les tablettes par de douces chansons qu’il entendait émaner des ruines, tandis qu’il était assis en samadhi (extase). Les chansons étaient si douces et la voix si claire que son intérêt fut éveillé. Il suivit la direction d’où elles venaient et se trouva à l’intérieur de caves en ruine. La voix semblait venir d’en dessous. Une inspection approfondie ne lui révéla aucune trace d’ouverture. Il décida donc de localiser la source de la voix. Il se procura des outils rudimentaires et commença à creuser dans les débris. Il découvrit bientôt une dalle qui paraissait faire partie du sol de la cave. Son cœur en fut désespéré, car il crut pendant un moment avoir été détourné du bon chemin par le sifflement du vent dans les ruines. Avant de quitter la place, il s’assit en méditation pendant quelques instants. Tandis qu’il était dans cette posture, la voix devint plus claire et plus distincte, et lui enjoignit de poursuivre ses investigations. Un effort presque surhumain lui permit de déplacer la lourde dalle et de découvrir un passage. Dès qu’il eut franchi l’ouverture, le passage fut éclairé comme par une force invisible.

    Devant le prêtre brillait une éclatante lumière. Il la suivit, et elle le conduisit jusqu’à l’entrée d’une vaste cave fermée par de puissantes portes de pierre.

    Tandis qu’il contemplait ces portes, leurs gonds se mirent à crisser, et une énorme plaque de pierre se déplaça lentement, dévoilant une ouverture à travers laquelle il passa. Cependant qu’il la franchissait, la voix se fit à nouveau entendre, claire et douce comme si son propriétaire occupait l’intérieur. La lumière qui avait paru stationnaire près des portes se déplaça jusqu’au centre de la grande voûte et l’éclaira complètement. Les tablettes étaient là, dans des niches murales, recouvertes de la poussière des âges.

    328

     

    Le prêtre en inspecta quelques-unes. Il comprit leur beauté et leur valeur. Il décida d’attendre la possibilité de communiquer avec deux ou trois personnes de confiance pour étudier avec elles les moyens d’enlever les tablettes de là pour les mettre en lieu sûr. Il quitta le caveau, remit la dalle en place, la recouvrit à nouveau de débris, puis partit à la recherche d’associés qui voudraient bien ajouter foi à son récit et auraient le courage et les moyens de mettre son plan à exécution. Cette recherche dura plus de trois ans.

     

    Presque toutes les personnes auxquelles il narra sa découverte crurent qu’il était devenu complètement fou. Finalement il rencontra au cours d’un pèlerinage trois prêtres dont il avait fait connaissance lors d’un pèlerinage semblable, et leur raconta son histoire. Ils se montrèrent très sceptiques : Mais un soir à neuf heures exactement, tandis qu’ils étaient assis autour d’un feu de camp, la voix commença un chant dont le thème portait sur les tablettes. Le lendemain, ils quittèrent le, pèlerinage et commencèrent leur voyage vers les ruines. À partir de ce moment, la voix chanta tous les jours à neuf heures du soir.

     

    Elle chantait d’autant plus doucement que les quatre voyageurs étaient plus fatigués et abattus. Vers la fin du voyage, tandis qu’ils approchaient des ruines, la mince forme d’un jeune garçon leur apparut une heure avant le milieu du jour et commença à chanter en les conduisant vers les ruines. À leur arrivée, la dalle était soulevée. Ils se dirigèrent immédiatement vers le caveau. Les portes s’ouvrirent à leur approche, et ils entrèrent. Un bref moment suffit à convaincre les prêtres de la valeur de la découverte. Ils en furent tellement ravis qu’ils ne dormirent pas pendant trois jours. Ils se hâtèrent vers un village distant d’une centaine de kilomètres en vue de se procurer des chameaux et du ravitaillement, afin d’emmener les tablettes en lieu sûr. Ils réussirent à se procurer douze chameaux et revinrent aux ruines. Ils emballèrent les tablettes de manière à ce qu’elles ne pussent pas s’abîmer. Puis ils se procurèrent encore trois chameaux et entreprirent un long voyage vers Peshawar à travers la Perse et l’Afghanistan. Près de Peshawar, les prêtres cachèrent leur précieux fardeau dans une caverne isolée où il séjourna cinq ans.

     

    Pour protéger les tablettes, l’un d’eux restait toujours assis en extase devant la caverne. De Peshawar, ils les portèrent à Lahnda, dans le Panjab, où elles reposèrent pendant dix ans. 

     

    329

     

    Ensuite, par lentes étapes, elles furent apportées ici et déposées dans le palais du Grand Lama (au Potala). Cela prit plus de quarante années. Du palais, on devait encore les porter à Shamballa. En d’autres termes, nous les avions trouvées en transit. À ce point de l’histoire, un assistant apporta quatre des tablettes dans la pièce et les plaça soigneusement sur le socle semblable à une table autour duquel nous étions assis, de sorte que nous les voyions de face.

     

    Au moment exact où les aiguilles de l’horloge marquèrent neuf heures, une voix se fit entendre en tons cadencés. Le son en était infiniment doux, bien que le diapason élevé fût celui d’un jeune garçon.

     

    Voici, traduites aussi fidèlement que possible les paroles qu’elle prononça :

    "On ne peut nier qu’il existe un Esprit infiniment sage,

    une intelligence divine et infinie qui imprègne toutes choses.

    Parce qu’elle imprègne toutes choses, elle est infinie et forme la source de tout.

    Elle est divine, et sa divinité manifestée sous forme de pensée ou de corps matériel constitue l’existence véritable de toutes choses.

    Vous pouvez donner à cet Esprit intelligent et infiniment sage le nom que vous voudrez, par exemple Dieu, ou le Bien, car il faut que l’homme donne un nom à toutes choses.

    Une fois qu’il a dénommé une chose, il a le pouvoir de l’amener à l’existence.

    Si le nom a été donné avec respect, adoration, et louange, l’homme peut devenir ce qu’il a nommé.

    Vous voyez donc que l’homme a le choix de devenir Dieu ou animal.

    Il devient l’idéal auquel il a choisi de se conformer. Selon cette doctrine, il est évident que l’homme est fils unique de Dieu ou fils unique de l’animal.

    Il devient démon si son œil contemple le mal, et Dieu s’il contemple Dieu.

    L’Esprit intelligent et infiniment sage était silencieux et contemplatif dans son état non manifeste.

    Cependant l’Intelligence était là et se voyait elle-même productrice et contemplatrice de toutes les créatures animées et inanimées.

    Dans cet état de silence, elle vit que tout était stagnant.

    Ayant décidé de créer l’univers, elle se forma une image de ce que l’univers devrait être.

    L’univers, n’ayant pas d’autre plan à suivre que l’image divine, prit spontanément la forme ordonnée par l’Intelligence, et son expansion continua jusqu’à ce qu’il devînt parfaitement visible.

    Tel est l’univers que nous voyons aujourd’hui conforme au plan parfait qui lui était dévolu.

    Ce plan divin et idéal a toujours été perçu et régi par l’Esprit intelligent, et continue de l’être.

    L’Intelligence savait qu’il était nécessaire, pour s’exprimer pleinement, de créer une forme animée et de la douer de toutes les virtualités.

    Elle créa donc l’homme immortel.

    Cet idéal divin, qui se différencie dans toutes les directions, est la partie immortelle de l’homme d’aujourd’hui.

    Ayant été créé dans l’idéal divin de l’Esprit, l’homme ne pouvait être que le Fils du Principe, avec domination sur tous les attributs et toutes les circonstances.

    Fils signifie union avec le Principe, et non serviteur du Principe.

    Il était indispensable que ce Fils disposât entièrement de son libre arbitre et ne devînt jamais un esclave ou un mannequin.

    L’idéal immortel contient forcément toujours une étincelle du feu central qui lui a donné la vie, qui l’a projeté dans l’existence.

    La première cellule qui devint finalement le corps de l’homme fut cette projection.

    Elle est l’étincelle de la vie éternelle, et ne meurt jamais.

    Le nom de cette cellule est le Christ.

    Bien qu’elle se divise et se reproduise des millions de fois, elle retient l’image de l’Esprit divin projeté et implanté en elle.

    La pensée de l’homme ne peut la corrompre.

    L’homme est donc toujours divin.

    Cette cellule projette sa divinité dans toutes les cellules résultant de la scissiparité, à moins que la pensée de l’homme ne les corrompe.

    La réunion de ces cellules prend finalement la forme d’un contenant, d’une enveloppe qu’on appelle le corps humain.

    L’esprit, ou essence, reste immuable et possède l’intelligence lui permettant de percevoir tous les changements qui se produisent dans son entourage.

    Si l’homme se maintient dans son royaume élevé, il est Esprit.

    Or l’Esprit est Dieu.

    L’homme doit penser à son moi supérieur, méditer sur lui, l’adorer, et le bénir comme constituant son être le plus intime.

    Tout d’abord il doit avoir foi en l’existence du Moi supérieur. Cette foi conduit à la connaissance de ce moi.

    Puis les bénédictions et les remerciements le rendent visible, et l’homme dévient ce Moi supérieur.

    Tel est le chemin de la vraie connaissance.

    Au début, il semble que le cerveau soit l’organe de perception, car il est formé de l’agrégat des cellules les plus délicates, les premières qui répondent aux vibrations de la pensée et les amplifient de manière à les rendre perceptibles.

    Les vibrations sont ensuite sélectionnées et renvoyées vers tous les organes. Pourvu qu’elles soient maintenues dans l’ordre divin, chacune d’elles se rend à l’organe auquel elle convient.

    Chaque organe, chaque centre nerveux est le siège d’une amplification spéciale des vibrations, destinée à centraliser la vie de l’homme véritable.

    Quand les centres sont harmonisés et coordonnés, l’homme se présente dans toute sa maîtrise et sa puissance.

    Il manifeste le Saint-Esprit, la totalité de l’Esprit intelligent infiniment sage sous son aspect d’activité créatrice.

    L’âme et le corps sont réunis en un foyer central.

    Nul n’accomplit une œuvre sans ramener consciemment ou non toutes ses facultés à ce foyer central.

    C’est le lieu du pouvoir, le Christ dans l’homme, la place de la suprématie.

    Comment donc l’homme peut-il souffrir par discorde, inharmonie, péché, ou maladie, s’il n’a d’abord idéalisé ces choses, leur permettant ainsi de se manifester ?

    S’il reste toujours centré sur l’Esprit de la Sagesse universelle, rien d’inférieur ne peut pénétrer dans sa conscience.

    En maintenant toujours cet idéal suprême dans les eaux claires de sa pensée intelligente, l’homme devient Dieu.

    À tout moment, sa voix intérieure lui répondra avec certitude.

    Derrière la volonté se trouve le désir.

    À l’état pur, la volonté est une force incolore mise en mouvement par le désir.

    Si la volonté ne reçoit ni coloration ni commandement, elle reste inactive.

    Si au contraire on met le désir en harmonie avec la force de volonté, elle réagit immédiatement et appelle les légions pour exécuter ses ordres, à la seule condition que ceux-ci soient conformes à l’harmonie divine.

    Il y a des myriades de mondes, mais tous sont issus d’une Pensée unique.

    La Loi de cette pensée est Ordre sans erreur possible.

    Ses créatures sont libres de s’y conformer ou non.

    Elles peuvent créer le désordre qui implique la douleur, le malheur, la haine, et la peur.

    Elles peuvent produire ces choses.

    Le Grand Principe se présente comme une lumière dorée.

    Il n’est pas éloigné, il réside en vous-mêmes.

    Maintenez-vous dans son rayonnement, et vous verrez toutes choses clairement.

    Avant tout, quand vous vous présentez, il faut que votre pensée soit en communion avec celle qui a créé les mondes.

    L’ordre, qui apporte la paix, doit surgir des ténèbres du désordre et du flot des misères que celui-ci entraîne.

    Quand l’homme apprendra qu’il est un avec pensée essentielle de toute beauté, de tout pouvoir, et de toute paix, il saura que nul ne peut lui dérober l’objet du désir de son cœur.

    Il se tiendra dans la lumière et attirera vers lui ce qui lui appartient de droit.

    Mon fils, ne laisse passer dans ta pensée que l’image de ton désir, de ton désir qui est Vérité.

    Ne médite que sur le véritable désir de ton cœur, sachant qu’il est le plus noble et ne nuit à personne.

    Il prend aussitôt forme terrestre et t’appartient.

    Telle est la loi par laquelle se manifestent les désirs du cœur.

    Si quelqu’un étend la main pour attirer l’éclair sur la tête de son frère, c’est à travers sa propre âme et son propre corps que la foudre passera".

     

    Des recherches plus approfondies démontreront peut-être que ces tablettes ne sont que des copies établies pour préserver les originaux.

    Dans l’affirmative, elles ont dû être faites à l’époque indo-aryenne, primitive. Autant que nous sachions, le monde civilisé ne connaît rien qui leur ressemble. D’où émanent-elles, sinon de la Source unique ? Leur contenu pourrait servir de thème à des milliers de chants et de poésies. O Homme, où est ta couronne ? L’Éternité l’a transmise. Où est ton âme ? Elle a pris naissance dans l’Infini. Jusqu’au siècle des siècles Elle n’a été choisie que pour toi. Les quatre tablettes étaient là, dressées devant nous, et valant chacune la rançon d’un roi.

     

     Page 323 à 333 de La vie des maîtres de Baird Spalding.

     

     


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique