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    15. Dans les Himalayas rassemblement des Maîtres

    Femmes du Cachemire en 1870

    15. Dans les Himalayas rassemblement des Maîtres

    Golden Temple, Cachemire

    Chers lecteurs,

                            Si je m'attarde sur ce livre "La vie des maîtres" et prend le temps de poser les textes écrits par Baird Spalding, au travers d'une histoire qui semble totalement surréaliste, c'est qu'il est pourtant une source de bienfaits et d'éveil intérieur dans les sphères profondes de notre être et les idéaux qui l'habite dans le sens de la Providence. A l'écoute de Dieu respirant dans la Nature et cette petite flamme en nous qui a tant besoin d'être animée, un souffle de vie, un rafraîchissement. Aussi je conseille de vous procurer ce livre à votre chevet. Je m'attarde car j'aimerai notamment retrouver les lieux décrits par Baird Thomas Spalding. Ces recherches semblent déjà avoir été faites mais sans succès semble t'il. Néanmoins je ne perds pas l'espoir pourvu que j'en ai le temps au travers des multiples tâches du quotidien. Votre avis me semble indispensable. Aimez vous la forme utilisée pour la lecture ? Les pages ne sont t'elles pas trop longues ? Dites-moi ce que vous en pensez et je vous répondrai, afin de vous satisfaire vous aussi. Passez un excellent dimanche.

    Coline.

     

    1.23.Quartiers d’hiver dans les Himalayas


    Le lendemain matin, nous quittâmes le village et suivîmes pendant trois jours un sentier qui traversait une âpre région montagneuse dont la population était si clairsemée qu’il nous fallut coucher toutes les nuits sous la tente. Nous n’avions pas emporté de provisions, mais dès que nous avions besoin de nourriture, il y en avait là à portée de la main. À peine avions-nous pris des dispositions pour un repas que des mets abondants apparaissaient pour notre consommation. Jamais nous n’en vîmes la fin, il y en avait toujours un peu de reste.


    Au soir du troisième jour, nous arrivâmes en haut d’une large vallée que nous devions descendre pour arriver au village de notre destination. À partir de ce moment notre route traversa une contrée fertile et peuplée. Nous avions choisi ce village pour y prendre nos quartiers d’hiver parce qu’il était situé au coeur du pays que nous visitions. Nous espérions que cela nous fournirait l’occasion souhaitée de garder plus longtemps un contact quotidien avec les Maîtres. Un grand nombre de personnages que nous avions rencontrés en divers lieux vivaient dans ce village et nous avaient tous cordialement invités à leur rendre visite. Nous avions le sentiment qu’en y passant l’hiver nous aurions de bonnes chances d’observer de plus près leur vie quotidienne.


    Nous y arrivâmes le 20 novembre et fîmes, à partir de ce village, une série d’excursions jusqu’à ce que les chutes de neige eussent rendu les déplacements difficiles. Nous étions très confortablement logés, les gens étaient charmants, et nous nous préparâmes à faire partie de la vie du village. Toutes les maisons nous furent ouvertes, et l’on nous informa que les loquets n’étaient jamais verrouillés, car les habitants considéraient tous les hommes comme des frères.


    Nous fûmes alors invités à partager la demeure de l’une des femmes remarquables du village, que nous avions déjà rencontrée à la frontière.

     

    Comme nous étions bien installés, nous n’éprouvions pas la nécessité de la déranger, mais elle insista en assurant que nous ne la dérangerions pas. Nous emménageâmes donc chez elle avec armes et bagages, et son foyer devint le nôtre pour le reste de notre séjour.
    Je n’oublierai jamais notre première rencontre avec elle dans une petite ville de la frontière. Quand on nous la présenta, nous jugeâmes tous qu’elle n’avait pas plus de dix-huit ans et qu’elle était ravissante. Le lecteur jugera de notre surprise quand nous apprîmes qu’elle avait plus de quatre cents ans et qu’elle était l’une des éducatrices les plus aimées du pays. Toute sa vie était consacrée au service d’autrui. Quand nous eûmes habité chez elle et vécu quotidiennement avec elle, il nous fut aisé de comprendre pourquoi elle était pareillement aimée. Lors de notre première rencontre, nous l’avions vue pendant une quinzaine de jours, mais sa personnalité ne ressortit vraiment que quand nous eûmes vécu chez elle. Il était impossible à quiconque de faire autrement que de l’aimer et de la respecter.


    D’ailleurs, plus nous connaissions les Maîtres ; plus nous les aimions, et les respections. Nous eûmes la possibilité de recouper leurs affirmations au sujet de leurs âges respectifs grâce à des documents tout aussi irréfutables que les présentes notes de voyage. Nous habitâmes chez cette dame et prîmes nos repas à sa table depuis le début de décembre 1895 jusqu’au mois d’avril 1896. Nous pûmes longuement observer sa vie au foyer, et celle de beaucoup d’autres Maîtres habitant le village : Nous les trouvâmes toutes idéales.



    1.24.Fête du réveillon. - Réaction de nos actes sur
    nous-mêmes. - Simplicité de la vie parfaite


    Le temps passa rapidement jusqu’à la fin de décembre. L’année allait se terminer. Nous avions remarqué qu’un grand nombre de personnes affluaient au village en vue d’une cérémonie à laquelle les Maîtres sont pratiquement seuls à assister. Tous les jours on nous présentait des inconnus. Ils parlaient tous anglais, et nous eûmes le sentiment d’être incorporés à la vie du village. 

     

    Un jour, on nous informa que l’événement aurait lieu le soir du réveillon et que nous étions invités. On ajouta que la cérémonie n’était pas destinée aux étrangers. Malgré cela, la réunion n’était pas privée. D’ailleurs, aucune réunion des Maîtres ne l’était. L’assemblée était destinée à réunir ceux qui avaient entrepris le travail spirituel, l’avaient pris au sérieux, et se trouvaient assez avancés pour confirmer leur désir de vivre la vie sainte. Ils étaient venus à l’endroit où ils avaient accepté une conscience plus haute et compris la place qu’elle devait occuper dans leur vie. Certains appelaient cette réunion la Fête du Passage ou Festin de la Pâque. Un rassemblement de ce genre s’effectuait habituellement à cette époque de l’année dans un endroit déterminé à l’avance, en vue d’y fêter l’événement. Cette année, le choix était tombé sur notre village.


    Au matin du jour prévu pour la réunion, l’aurore était brillante et claire, et le thermomètre marquait plus de vingt degrés au-dessous de zéro. Nous étions tous impatients, avec le sentiment que cette soirée apporterait un nouvel appoint aux nombreux événements intéressants de notre voyage.


    Nous arrivâmes au lieu de réunion vers huit heures du soir et trouvâmes environ deux cents personnes assemblées. La salle était superbe et illuminée de la manière décrite précédemment. Nous apprîmes que notre hôtesse serait la maîtresse de maison. Elle arriva peu de temps après nous, et à son entrée
    nous admirâmes tous sa jeunesse et sa beauté. Elle portait une magnifique robe blanche, mais ne cherchait nullement à se faire remarquer. Elle monta tranquillement sur une petite estrade et commença son allocution.

     


    Elle dit : Nous sommes réunis ce soir avec le désir de mieux comprendre la signification du Passage d’un état de conscience inférieur à un supérieur. Nous souhaitons la bienvenue à ceux d’entre vous qui y sont préparés. Au début, vous nous avez suivis par intérêt pour nos oeuvres. Vous les avez d’abord considérées avec étonnement et crainte en les tenant pour miraculeuses. Maintenant vous les regardez
    comme faisant partie intégrante naturelle d’une vie vécue comme elle doit l’être, comme Dieu souhaite que nous la vivions toujours. À l’heure actuelle, vous êtes convaincus que nous n’avons accompli aucun prodige. Vous avez compris le véritable sens spirituel de ce que vous faites.


    Quand la conscience fonctionne sur le vrai plan spirituel, elle interprète toutes les manifestations en les rapportant à l’idéal sous-jacent. Alors la grande signification intérieure en est révélée, et il n’y a plus de mystère, donc pas de prodige ni de miraclePasser d’un état de conscience inférieur à un supérieur signifie écarter le monde matériel où tout est discorde et inharmonie pour accepter la Conscience de Christ et s’y attacher. Alors tout est beauté, harmonie, et perfection. Telle, est la manière naturelle de vivre, celle qui a été choisie par Dieu pour nous, celle dont Jésus a fourni sur terre un si magnifique exemple. La manière de vivre égoïste est contre nature. C’est le chemin raboteux. Que le chemin de Christ est facile et naturel quand nous l’avons compris ! Quiconque le suit vit dans la Conscience du Christ.


    Nous sommes devant des tables servies. C’est l’unique occasion où nous nous réunissons pour un festin. Ce n’est pas là un festin conforme à l’idée que s’en font les mortels. Il est d’intelligence et d’accomplissement, symbole de la Fête du Passage du temps de Jésus, du Festin de la Pâque, du passage si mal compris de nos jours de la conscience mortelle à celle de Christ. Nous croyons qu’un jour tous les enfants de Dieu s’assoiront pour un festin semblable en comprenant sa signification véritable.


     Nous avons ce soir pour convives quelques êtres qui ont perfectionné, leurs corps au point de pouvoir les emmener dans les royaumes sur célestes et y recevoir les plus hauts enseignements. Ils ont tous vécu quelque temps sur terre sous forme visible, puis ont passé, emportant leurs corps avec eux dans un endroit de la conscience où ils sont invisibles aux mortels, Il faut élever notre conscience à la Conscience du Christ pour pouvoir nous entretenir avec eux.
    Mais ces êtres peuvent revenir vers nous et s’en aller à volonté. Ils peuvent venir instruire tous ceux qui sont réceptifs à leur doctrine, et apparaître ou disparaître à volonté.

    Ce sont eux qui viennent nous instruire quand nous sommes prêts à recevoir leurs leçons, tantôt par intuition, tantôt par contact personnel. Cinq d’entre eux vont venir rompre le pain avec nous ce soir. Parmi eux est une femme que nous aimons tout spécialement, car elle est la mère de l’un de nous et a vécu jadis nous. (Il s’agissait de la mère d’Émile.)

    Rassemblons-nous maintenant autour des tables. Les lumières baissèrent pendant un instant, et tous les convives assis restèrent parfaitement silencieux, la tête inclinée. Puis la lumière se raviva. Les cinq étaient là dans la salle, trois hommes et deux femmes, tous habillés de blanc, tous d’une beauté resplendissante et entourés d’un doux halo de lumière. Ils s’avancèrent tranquillement, et chacun s’assit à la place laissée vide pour lui à l’extrémité d'une des cinq tables. Marie, mère d Émile, prit la place d’honneur à notre table avec notre chef à sa droite et Émile à sa gauche. Quand ils furent assis, les mets commencèrent à arriver. Le repas était très simple, mais excellent, composé de pain, de légumes, de fruits et de noix.


    Les entretiens qui suivirent comportaient surtout des instructions destinées à ceux qui s’étaient réunis en vue de cet événement. Elles furent données en langue indigène, et Jast nous les traduisit. Je ne les reproduirai pas ici car la majeure partie en a déjà été exposée.


    Marie fut la dernière à parler. Elle le fit en un anglais parfait, d’une voix claire et nette. Voici quelles furent ses paroles : Nous employons quotidiennement des forces que les mortels tournent en dérision. Ayant le privilège de les percevoir et de nous en servir, nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour les montrer aux hommes. Ceux-ci écartent de leur vie, par leurs pensées, les choses parfaites qui sont à portée de leur main et n’attendent que d’être saisies.

     

    Dès que les hommes se seront approprié ces forces, elles deviendront infiniment plus réelles et vivantes pour eux que les choses matérielles auxquelles ils s’attachent si désespérément parce qu’ils peuvent les voir, les sentir, et entrer en contact avec elles par leurs sens matériels limités. Vous remarquerez que toutes les commodités de cette salle et des chambres que vous occupez, telles que lumière, chaleur, et même les aliments dont vous vous êtes nourris, ont été mises en oeuvre par cette force. Appelez-la rayon de lumière ou autrement. Nous la percevons comme un grand pouvoir universel. Quand l’homme entrera en contact avec cette force, elle travaillera pour lui bien plus efficacement que la vapeur, l’électricité, le pétrole, ou le charbon.

    Cependant, nous la considérons comme l’une des moindres parmi les sources de puissance.
    Elle ne se bornera pas à fournir toute la force motrice utile aux hommes. Elle leur procurera aussi la chaleur nécessaire à tous leurs besoins, en tout lieu et à tout moment, et ce, sans consommer un gramme de combustible. Elle est parfaitement silencieuse, et quand les hommes s’en serviront, elle supprimera une grande partie du bruit et du désordre qui paraissent actuellement inévitables. Elle est à portée de votre main, tout autour de vous, attendant que vous vous en serviez. Quand vous l’emploierez, elle vous paraîtra infiniment plus simple que la vapeur ou l’électricité.


    Quand les hommes seront arrivés à ce point, ils verront que tous les moteurs et modes de locomotion qu’ils ont inventés ne sont que des expédients issus de leurs conceptions matérielles. Ils croient les avoir produits
    eux-mêmes et n’ont donc pu construire que des objets tangibles et imparfaits. S’ils avaient compris que tout vient de Dieu qui s’exprime à travers les hommes, ils ne produiraient que des choses parfaites.
    Cependant, dans leur libre arbitre, ils ont choisi le chemin rocailleux au lieu de comprendre leur filiation avec Dieu et de se servir de tous les dons de Dieu. Ils continueront dans ce chemin jusqu’à ce qu’ils soient, amenés à percevoir qu’il devrait y en avoir un meilleur et que celui-ci existe en effet. À la fin, ils sauront que le chemin de Dieu est le seul bon. L’homme exprimera alors la perfection que Dieu voudrait lui voir exprimer, dès maintenant.


    Ne voyez-vous pas qu’il faut vous concentrer dans le Père qui est en vous, tirer de lui tout ce qui est bon, et faire agir à partir de votre moi divin toutes les forces de votre nature ? Au commencement de toute expression, il y a Dieu le Père, au-dedans de vous. Autrement, vous ne sauriez l’exprimer,
    l’extérioriser. Ici l’un de nous demanda quelle influence nos pensées et nos paroles avaient sur notre vie.

     

    Marie étendit la main, et un petit objet y apparut au bout d’un instant. Elle dit : Je fais tomber ce caillou dans ce bol d’eau. Le point de chute sur l’eau forme un centre d’où partent des cercles concentriques. Ces ondulations s’agrandissent jusqu’à ce qu’elles atteignent la paroi du bol qui forme la limite extérieure de l’eau. À l'oeil, elles paraissent alors perdre leur
     force et s’arrêter. En réalité, dès qu’elles ont atteint les limites de l’eau elles repartent pour l’endroit où le caillou a touché l’eau, et ne se reposent pas avant d’avoir atteint ce centre. C’est la représentation exacte de toutes nos pensées et de toute parole que nous prononçons. La pensée et la parole mettent en mouvement certaines vibrations qui se propagent au loin en cercles toujours distants jusqu’a ce qu’ils embrassent l’univers, elles retournent à celui qui les a émises. Toutes nos pensées et nos paroles, bonnes ou mauvaises, reviennent à nous aussi sûrement que nous les avons émises. Ce retour est le Jour du Jugement dont parle votre Bible. « Chaque jour leur sera un jour de jugement. »


    Le jugement sera bon ou mauvais selon que la pensée ou la parole émise aura été bonne ou mauvaise. Toute idée (pensée ou exprimée) devient une graine. Cette graine d’idée est émise, plantée dans l’âme (maintenue dans la pensée) et devient une conception qui se manifestera ultérieurement sous forme physique. Les idées de perfection produisent la perfection. Les idées d’imperfection produisent l’imperfection.


    Le soleil et la terre combinés produisent avec la même bonne volonté le puissant banian ou la plus petite fleurette, pourvu que la graine de leur espèce soit plantée. C’est ainsi que l’âme et l’esprit répondent à l’appel de l’homme. Celui-ci a reçu ce qu’il a demandé en parole ou en pensée, cela lui a été retourné.

    Le brouillard des pensées matérielles dont l’homme a entouré le ciel est la seule chose qui le sépare du ciel. C’est ce qui a donné naissance au mysticisme entourant toutes les choses divines. Mais le voile du mystère est
    graduellement retiré, et l’on s’aperçoit qu’il n’y a pas de mystère.


    Les fondateurs des diverses organisations cléricales ont trouvé commode d’entourer de mystère les choses de Dieu, espérant ainsi mieux asseoir leur autorité sur le peuple. Mais chacun découvre maintenant que les choses profondes de Dieu sont simplement les objets réels de la vie courante. Sinon à quoi serviraient-ils ? Tout le monde perçoit que l’Église ne fait que représenter la Conscience de Christ dans l’homme, Dieu centre de l’humanité. On aperçoit l’idéal au lieu d’adorer l’idole bâtie par la pensée mortelle.


    Considérez le grand nombre d’organisations hétérodoxes qui surgissent de tous côtés. Elles sont largement diversifiées aujourd’hui, mais conduiront forcément à l’unité. Cette diversité n’est-elle pas justement produite pour amener les Églises à la véritable réalisation de l’unité ? Nous autres, qui avons perfectionné nos corps au point de pouvoir les emmener où nous voulons, avons le privilège de voir le Royaume des Cieux et d’y demeurer. Beaucoup de gens connaissent ce royaume sous le nom de septième ciel et le considèrent comme le mystère des mystères. Là encore, les mortels se trompent. Il n’y a aucun mystère. Nous avons simplement atteint un lieu de conscience où nous sommes réceptifs aux plus hauts enseignements. C’est là que Jésus réside aujourd’hui.


    C’est un lieu de conscience où nous savons qu’en écartant la mort, nous pouvons revêtir l’immortalité. L’homme y est immortel, sans péché, immuable, éternel, semblable à Dieu, tel que Dieu le voit. C’est un lieu où nous connaissons le sens réel de la Transfiguration, où nous pouvons communier avec Dieu et le voir face à face. Chacun peut y venir, recevoir son héritage et être comme nous. Avant longtemps, la conscience générale s’élèvera au plan où nous pourrons parler à l’humanité face à face et la regarder dans les yeux.


    Notre invisibilité n’est que l’élévation de notre conscience au-dessus du plan mortel. Nous ne sommes invisibles qu’aux mortels.


    Nous aimons spécialement à considérer trois événements. Le premier s’est produit depuis longtemps et représente pour vous la naissance de la Conscience de Christ dans l’homme. C’est la naissance de l’enfant Jésus. Nous voyons poindre le second. C’est l’intelligence et l’acceptation par votre grande nation de la Conscience de Christ. Enfin nous aimons à contempler le troisième et dernier, la plus grande des splendeurs, la seconde et dernière venue du Christ, le jour où chacun connaîtra et acceptera le Christ intérieur, vivra et se développera dans cette conscience, et croîtra comme le lis des champs. C’est la Communion finale.
    Tandis que Marie finissait de parler, le choeur invisible recommença à chanter. La salle fut d’abord remplie d’une musique qui se termina par un solennel hymne funèbre.

     

    Puis il y eut un moment de silence, et le choeur reprit avec un joyeux éclat de musique ou chaque mesure se terminait par un boum semblable aux coups d’une grosse cloche. Au bout de douze mesures, nous comprîmes soudain qu’il était minuit et que la nouvelle année avait commencé.


    C’est ainsi que se termina notre première année de séjour avec ces gens merveilleux.

    Page 122 à 129 Extrait de La vie des maîtres de T. B. Spalding

    Note :

    Les anges sont pour certains musiciens et sur cette terre, il nous est difficile de réaliser de telles musiques et pourtant que de chefs d'oeuvre d'inspiration divine. Bien avant l'existence des hommes sur la terre, existait la musique. Nous n'avons rien inventé. L'humain capte des éléments par son ouverture à la beauté et son écoute par des oreilles qui entendent. Cette musique a été évoquée dans différents récits et dans des oeuvres picturales, les anges utilisent différents instruments y compris leur voix. Le choeur des anges est donc une réalité.

     


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    2.1. Le Temple de la Croix en « T ». - Archives datant de
    quarante-cinq mille ans. - Origine de la race blanche. -
    Le Maître des Maîtres en personne


    Le matin du premier janvier nous trouva levés de bonne heure, en pleine possession de nos moyens. Chacun de nous avait le sentiment d’un événement à venir qui ferait considérer nos expériences passées comme de simples bornes sur le chemin de celles à venir.


    Tandis que nous nous réunissions autour de la table du petit déjeuner, nous vîmes se joindre à nous l’ami que nous avions rencontré sur le toit de la maison d’Émile dans le petit village où nous avions fait halte sur le chemin pour venir ici. On se le rappéllera comme étant celui qui avait interprété mon songe. Après échange de salutations, il dit : « Vous avez été avec nous pendant plus d’une année. Vous avez voyagé et vécu avec nous. Comme vous allez rester avec nous jusqu’au mois d’avril ou de mai, suis venu vous inviter à vous rendre au temple de la Grande Croix en « T », taillé comme vous l’avez observé dans la paroi rocheuse juste à la sortie du village. »


    Nous nous rendîmes compte plus tard que les chambres de ce temple étaient creusées dans ce rocher qui formait une paroi verticale de plus de deux cents mètres de hauteur. Les cavités étaient assez profondes pour laisser un bon mur du côté de la paroi extérieure. Partout où se faisait sentir le besoin de fenêtres pour la lumière ou l’aération, des ouvertures avaient été découpées dans ce mur, qui faisait face au midi.

    Les ouvertures des fenêtres mesuraient environ un mètre carré et chaque chambre avait deux fenêtres, sauf la première qui se trouvait au niveau inférieur. Celle-ci, n’avait qu’une issue communiquant avec une grande crevasse formée par érosion dans la muraille rocheuse à l’est du temple. On ne pouvait entrer dans la chambre inférieure que par un tunnel creusé en plein roc et partant de la crevasse. La fenêtre de cette chambre ne fut découpée que plus tard. Au début, l’entrée du tunnel était cachée sous une grosse pierre faisant partie d’un éboulis de la paroi. Cette pierre était placée sur un rebord et avait été disposée de telle manière qu’on pouvait la laisser retomber de l’intérieur.

     

    Elle bouchait alors l’entrée, et quand elle était en place, on ne pouvait la déplacer de l’extérieur. Il n’était possible d’accéder à ce rebord que par une échelle d’une vingtaine de mètres, levée ou abaissée d’en haut. Les ouvertures qui servaient de fenêtres étaient munies de grandes pierres plates insérées dans des rainures de manière que l’on pût les glisser en place pour boucher les fenêtres. Alors aucune ouverture n’était plus visible pour un observateur placé dans le village. Nous fûmes informés que l’on avait eu recours à ce mode de construction pour protéger le temple contre les bandes de maraudeurs qui infestaient la contrée plus au nord. Ces bandes descendaient quelquefois jusqu’au village. Celui-ci avait été détruit plusieurs fois, mais ses habitants n’avaient eu aucun mal car ils avaient pu se réfugier dans le temple.


    Nos amis n’avaient pas bâti eux-mêmes ce temple. Ils l’avaient acquis des villageois pour y conserver de nombreuses archives auxquelles ils attachaient un très grand prix. Depuis cette acquisition, les raids des bandits avaient cessé, les villageois n’avaient plus été molestés, et tout le monde vivait en paix. On prétend que certaines de ces archives datent de la venue sur terre des hommes civilisés et proviennent en ligne droite de la Terre Maternelle.

     

    Ce seraient celles des Naacals ou Frères Saints, qui apparurent en Birmanie et enseignèrent les Nagas. Elles semblent prouver que les ancêtres de ces gens étaient les auteurs de la Sourya Siddhanta et des Vedas primitives. La Sourya Siddhanta est le plus ancien ouvrage connu en astronomie. Les archives dont il est question le font remonter à trente-cinq mille ans. Les Vedas primitives dateraient, de quarante-cinq mille ans. Il n’est pas dit que les documents du temple soient tous des originaux, car plusieurs ont été copiés aux mêmes sources que les archives babyloniennes et apportés ici en vue de leur préservation. Les documents primitifs seraient les originaux datant d’Osiris et de l’Atlantide.


    Les chambres du temple étaient disposées l’une au-dessus de l’autre sur sept étages et communiquaient au moyen d’escaliers taillés en plein roc. L’accès aux marches se trouvait dans un coin de chaque chambre. Chaque escalier montait à quarante-cinq degrés jusqu’à un palier sur lequel ouvrait la chambre voisine. Il y avait environ deux mètres cinquante d’épaisseur de pierre entre le plafond d’une chambre et le plancher de la suivante. Le plafond de la chambre supérieure du septième étage se trouvait à environ quatre mètres au-dessous d’un large rebord en surplomb situé à une trentaine de mètres du sommet du précipice.

     

    Un escalier partait de cette chambre et communiquait avec la chambre centrale d’une série horizontale de cinq chambres découpées dans la paroi du rebord. Il y en avait deux à droite et deux à gauche de la chambre centrale, de sorte que le graphique de la construction formait un immense « T ». Les chambres supérieures étaient creusées de telle sorte que le rebord leur servait de balcon. On n’y pénétrait que par ce balcon. Le rocher était de granit tendre à gros grains. Le travail avait été évidemment fait à la main avec des outils rudimentaires et son achèvement avait certainement exigé de nombreuses années. Aucune pièce de bois n’aurait été employée pour la construction.

     


    Après leur acquisition, nos amis introduisirent du bois dans l’aménagement des chambres, qui étaient toutes très agréables, surtout pendant les jours ensoleillés. Nous apprîmes que depuis lors on n’avait jamais fermé,
    les fenêtres ni bouché l’entrée. Cependant, les visiteurs avaient été extrêmement rares, en dehors de ceux ayant quelque connaissance de la véritable illumination spirituelle.


    Notre ami continua : Ce jour est pour vous le commencement d’une nouvelle année. De votre point de vue, l’année écoulée est sortie de vos vies pour n’y plus jamais rentrer, sauf peut-être en pensée par le souvenir de ses plaisirs, de ses tristesses et de ses réalisations. Les pensées absorbantes de votre travail courant reviennent en foule. À part cela, l’année dernière est oubliée, partie à jamais. Une page annuelle de votre livre de vie est déchirée. Notre point de vue est tout différent. Nous considérons cette année comme une période de progrès et d’aboutissement s’ajoutant à nos réussites. Elle forme un trait d’union nous menant à des réalisations et à un développement plus splendides, à un temps d’illumination et de promesses plus grandes, un temps où chaque expérience successive nous permet de devenir plus jeunes, plus forts, et plus aimants.

     


    Vous pensez : Comment cela ? Nous répondons : Tirez vos propres conclusions, choisissez votre propre vie. Sans vouloir le moins du monde s’imposer, notre chef dit : Nous souhaitons voir et connaître.
    Notre ami reprit : À partir de maintenant il y a des leçons précises pour ceux qui ne voient pas, ne connaissent pas, ne saisissent pas la pleine signification du but d’une vie bien vécue. Il ne s’agit pas d’une vie d’ascétisme, d’austérité, d’isolement, ou de tristesse, mais bien d’une vie d’accomplissement dans la joie, d’où tout chagrin et toute douleur sont bannis pour toujours.


    Il prit ensuite un ton moins grave et dit : Vous avez exprimé le désir de voir et de connaître. En vous regardant ainsi réunis, la pensée exprimée par un - verset de votre Bible m’est venue à l’esprit : « Lorsque deux ou trois d’entre vous sont réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux. »
    Que de fois n’a-t-on pas considéré ce verset comme un simple jeu de mots au lieu de l’incorporer et de le rendre réel ! Vous avez commis une grande erreur avec les enseignements de Jésus en les reléguant dans un passé obscur et brumeux. Vous les avez considérés comme mythologiques, mystiques, inefficaces avant la mort. Au lieu de cela, vous auriez dû savoir que tout le monde peut en appliquer les leçons dans sa vie quotidienne, ici et maintenant, pourvu qu’il le veuille.

     


    Comprenons-nous bien : Nous ne disons pas que Jésus en tant que Christ représentait un plan de vie réalisé par lui seul, plan que n’auraient même pas pu atteindre partiellement un grand nombre de voyants et de prophètes, à d’autres époques et chez d’autres peuples. Nous mettons l’accent sur sa vie comme étant celle qui vous est la plus pleinement compréhensible.

     


    Quand on s’y réfère spécifiquement, elle ne peut avoir qu’un but et un sens, celui d’inspirer la foi par le seul fait que l’existence et les oeuvres de Jésus ont été la démonstration vivante de son enseignement. On ne doit pas imputer à l’auteur du Sermon sur la Montagne et de la Parabole du Fils Prodigue le dogme spéculatif du sacrifice par procuration, dogme qui a vicié la pensée chrétienne pendant des siècles. •

     


    Les guides de la pensée occidentale ont détourné les fidèles de l’application pratique des enseignements de Jésus et de l’étude du pouvoir de Dieu. Ils leur ont, enseigné à confondre son enseignement avec les expériences des Apôtres. Il aurait fallu enseigner que les lois fondamentales sur lesquelles s’appuient ces expériences forment une science exacte susceptible d’être comprise et appliquée dansla vie courante.

     


    Les Orientaux prennent pour objectif suprême de leurs études et de leurs réalisations la partie scientifique de leur religion. Ce faisant, ils se sont portés à un autre extrême. De part et d’autre on a relégué la religion dans un domaine miraculeux et surnaturel. Les Occidentaux se sont laissé
    absorber entièrement par la morale, les Orientaux par la science religieuse. Tous deux se sont fermés à la vérité spirituelle.


    Les vies monastiques de retraite et d’ascétisme, la séparation du monde dans les monastères chrétiens ou bouddhiques ne constituent pas une nécessité. Elles ne permettent pas d’atteindre à la véritable illumination
    spirituelle, de réaliser la vie parfaite de sagesse véritable et de puissance telle que Jésus l’intériorisa et l’extériorisa. Tous ces systèmes ont existé, pendant des millénaires. Cependant les enseignements de Jésus au cours des quelques années de son passage sur terre ont apporté une contribution infiniment plus grande à l’élévation des gens du peuple.

     


    On sait parfaitement que Jésus connaissait tous les enseignements monastiques, avait passé par les initiations, étudié les mystères dénommés sacrés ainsi que les formes rituelles et les cérémonies, et arriva enfin aux enseignements d’Osiris. Ces derniers lui furent commentés par un prêtre qui lui-même s’était tenu à l’écart de toutes les formes d’adoration rituelle, monastique, et matérielle. Ce prêtre était un disciple du roi Thoth de la première dynastie des rois égyptiens. L’empire connu antérieurement sous le nom d’égyptien fut amené à son stade élevé de culture et de réalisation sous Osiris et ses successeurs. Ces gens appartenaient à la pure race blanche. Plus tard, ils furent connus sous le nom d’Israélites, attachés à la race hébraïque.

     


    Quand le roi Thoth proclama l’empire d’Égypte, il le fut comme dictateur, usurpateur des droits du peuple. Grâce aux directives d’Osiris et de ses successeurs, les habitants avaient bâti et maintenu pendant des siècles une splendide civilisation d’unité et de fraternité. Thoth gouverna sagement et s’efforça de maintenir la doctrine d’Osiris. Mais les conceptions matérielles et obscures apparurent à mesure que les Égyptiens, ou hordes noires du Sud, qui avaient porté Thoth au pouvoir, accrurent leur influence. Les dynasties suivantes s’écartèrent des enseignements d’Osiris. Elles adoptèrent progressivement les obscures conceptions de la race sombre, et finalement pratiquèrent exclusivement la magie noire. Le royaume ne tarda pas à tomber, car il faut que ce genre de royaume tombe.

     


    Après que Jésus eut écouté attentivement ce prêtre, il perçut le profond sens intérieur de sa doctrine. Les vues sommaires que Jésus possédait sur les enseignements bouddhiques et qu’il tenait des sages de l’Orient lui permirent de voir la grande similitude sous-jacente à toutes ces doctrines. Il prit alors la résolution de se rendre aux Indes, projet parfaitement réalisable par l’ancien chemin des caravanes qui était entretenu à cette époque. Après, avoir étudié les enseignements bouddhiques conservés avec un certain degré de pureté, Jésus perçut les similitudes. Il comprit que, malgré les formes rituelles et les dogmes imposés par les hommes, les religions n’avaient qu’une source qui est Dieu. Il l’appela son Père et le Père de tous. Alors il jeta toutes les formes aux vents et alla directement vers Dieu, droit au coeur de son Père aimant.

     


    Une merveilleuse compréhension s’ensuivit. Jésus ne tarda pas à trouver superflu de fouiller pendant de longues années les documents, rites, croyances, formules, et initiations que les prêtres imposent subrepticement, au peuple pour le maintenir dans l’ignorance et la sujétion. Il vit que l’objet de ses recherches était au fond de lui-même. Pour être le Christ, il lui fallait proclamer qu’il était le Christ, puis avec des mobiles purs dans sa vie, sa pensée, sa parole, et ses actes, vivre la vie qu’il recherchait afin de l’incorporer dans son propre corps physique. Après quoi il eut le courage de
    s’extérioriser et de proclamer tout cela à la face du monde. Peu importaient les sources où il avait puisé. C’était son travail qui comptait et non celui d’autrui. Les gens du commun, dont il épousait la cause, l’écoutaient avec ravissement. Il n’empruntait pas ses préceptes à l’Inde, à la Perse, ni à l’Égypte. Les doctrines extérieures l’amenèrent simplement à voir sa propre divinité et la représentation de celle-ci, le Christ, qui existe en chacun, non pas chez quelques-uns, mais chez tous.

     


    Osiris naquit en Atlantide, il y a plus de trente-cinq mille ans. Longtemps après son époque, les chroniqueurs de sa vie le déifièrent à cause de ses oeuvres magnifiques. Il descendait directement des hommes de pensée élevée, qui dans la Terre Maternelle de l’Homme, avaient gardé la clarté de leurs conceptions. C’était le cas de la plupart des êtres mythologiques dont la description est venue jusqu’à nous.
    Leurs oeuvres et leur caractère ont été déformés par les reproductions et traductions successives. Leurs travaux et leurs aboutissements furent considérés comme surnaturels par tous ceux qui ne voulaient pas consacrer le temps nécessaire à en approfondir le sens ni faire l’effort de pensée indispensable pour découvrir que tout est divinement naturel pour l’homme opérant dans son véritable domaine.

     


    Après avoir déifié Osiris, les chroniqueurs commencèrent à reproduire ses traits. Au début, son image ne visait qu’au symbole de ce qu’il représentait, puis elle se fixa progressivement dans les esprits. L’idéal fut oublié, et seule subsista l’idole vide de sens. Bouddha fut également déifié par les chroniqueurs longtemps après son époque. Remarquez le nombre d’images qui ont été faites de lui, la conséquence en étant que l’on adore l’image au lieu de l’idéal. Il en résulta de nouveau une idole vide de sens. Il en va de même pour tous les signes et symboles.

     


    Bouddha reçut ses enseignements de la même source qu’Osiris, mais d’une manière différente. Les enseignements qui parvinrent au Bouddha en Birmanie provenaient de la Terre Maternelle et lui furent apportés par les Naacals. Les enseignements d’Osiris lui parvinrent sans intermédiaires, car ses ancêtres vivaient dans la Terre Maternelle où il fut envoyé dès sa jeunesse pour étudier. Après la fin de ses études, il revint à son foyer, devint le guide des Atlantes, et ramena vers l’autorité de Dieu son peuple qui s’en écartait progressivement sous l’influence des obscures conceptions des sombres races environnantes.

     


    Moïse fut encore un de ces chefs dont les successeurs et les chroniqueurs firent un Dieu après son époque. Il était israélite. Il avait puisé ses enseignements dans les annales de Babylone qui forment une partie de votre Bible : Il reproduisit exactement par écrit la lettre de ce qu’il avait appris. Mais les faits qu’il a relatés furent déformés par les traducteurs. Je pourrais citer beaucoup de cas du même genre.


    Jésus prit connaissance de toutes ces doctrines. Avec son style caractéristique, il alla droit au coeur de leur signification et les dépassa d’un degré, glorifiant son corps jusqu’au point où il pût permettre aux hommes de le crucifier. Cependant, il le reconstruisit au cours d’une résurrection triomphale. Si vous étudiez les enseignements d’Osiris, de Bouddha,et de Jésus, vous les trouverez semblables. À certainsmoments, la similitude va jusqu’à l’emploi des mêmes mots.

     


    Cependant on ne saurait tenir l’un d’eux pour un copiste. Leurs études leur montrèrent le chemin de l’extérieur vers l’intérieur. Ensuite il leur fallut abandonner toute doctrine, toute initiation, et faire un pas de plus. Supposez que l’un d’eux se soit borné à copier et à étudier ce qu’il voyait et ce qu’on lui apprenait, sans être capable ensuite de percevoir que tout en lui-même provenait de Dieu. Il serait encore en train d’étudier et nul n’aurait jamais relaté sa vie et ses oeuvres. Ils passèrent tous par la même expérience, en ce sens que leurs adeptes voulurent les couronner rois d’un royaume matériel, mais qu’aucun d’eux ne s’y prêta. Ils exprimèrent la même pensée dans des termes presque identiques : « Mon royaume n’est pas de ce monde, il est spirituel. » Dans le cas d’Osiris, la chose alla si loin que les chroniqueurs tardifs le dépeignirent comme un roi d’Égypte.

     


    L’entretien prit fin et nous allâmes tous au temple. En arrivant dans la chambre inférieure notre ami reprit : En montant de chambre en chambre dans ce temple, souvenez-vous, je vous prie, qu’aucun homme ne peut
    conférer de droits à un autre. En développant votre compréhension, vous découvrirez qu’ils sont égaux.
    Quiconque essaye de vous conférer ses droits ou sa position est bien léger, puisque vous possédez la même chose que lui. Il tente de donner ce qu’il n’a pas. On peut essayer de montrer le chemin à son frère, pour qu’il étende sa vision et incorpore le bien, mais on ne peut lui transférer ce que l’on
    possède.


    À ce moment, nous étions arrivés à la deuxième chambre. Nous y trouvâmes quatre de nos amis du village qui nous avaient précédés. Après quelques instants de conversation générale, nous nous assîmes tous et notre instructeur reprit : Aucun caractère de votre histoire ne ressort comme celui de Jésus. Votre calendrier compte les années avant et après sa naissance. Une majorité de vos concitoyens l’idolâtre, et c’est en quoi elle se trompe. Elle devrait le prendre comme idéal et non comme idole. Au lieu d’en faire des images sculptées, il faudrait le considérer comme existant et vivant, car il vit effectivement aujourd’hui dans le corps même où il a été crucifié. Il vit et peut vous parler exactement comme avant sa crucifixion. La grande erreur de tant de gens, c’est de voir Jésus finir dans le malheur de la mort sur la croix. Ils oublient totalement que la plus grande partie de sa vie s’est écoulée postérieurement à sa résurrection. Jésus est capable d’enseigner et de guérir aujourd’hui bien mieux que jamais autrefois. Vous pouvez accéder à sa présence à tout moment pourvu que vous le vouliez. Si vous le cherchez, vous le trouverez.

     

    Jésus n’est pas un roi qui puisse vous obliger à accepter sa présence, mais un grand frère qui reste toujours prêt à vous aider et à aider le monde. Quand il vivait sur le plan mortel ou terrestre, il ne pouvait atteindre qu’un nombre restreint de personnes. Sous la forme qu’il a revêtue aujourd’hui, il Peut atteindre tous ceux qui regardent vers lui. N’a-t-il pas dit : « Là où je me trouve, vous pouvez vous trouver aussi » ? Cela signifie-t-il qu’il soit loin dans un endroit appelé ciel, et qu’il vous faille mourir pour y accéder ? Non, il est là où vous êtes, il peut marcher et parler avec vous. Il suffit de le laisser faire. Élevez un peu votre regard, embrassez un horizon-plus vaste, et vous le verrez pour peu que votre coeur et votre pensée soient sincèrement avec lui. Vous pouvez marcher et parler avec lui. En examinant attentivement son corps vous verrez les cicatrices de la croix, de la lance, et des épines complètement guéries. L’amour, et le bonheur qui rayonnent autour de lui vous diront qu’il sait tout oublier, tout pardonner. Notre ami se tut, et il y eut un profond silence d’environ cinq minutes, après quoi une lueur que nous n’avions pas encore vue illumina la chambre. Nous entendîmes une voix qui parut d’abord lointaine et indistincte. Après qu’elle eut attiré notre attention et que nos pensées furent dirigées vers elle, là voix devint parfaitement distincte et résonna en tons clairs comme des sons de cloches.

     


    L’un de nous demanda : Qui donc parle ? Notre chef répondit : Gardez le silence, c’est notre cher maître Jésus qui parle. L’un de nous dit : Vous avez raison, c’est Jésus qui parle.


    Alors la voix continua : Quand j’ai dit : « Je suis le chemin, la vérité, et la vie », je, n’avais pas l’intention d’apporter à l’humanité l’idée que j’étais à moi seul l’unique lumière véritable. J’ai dit également : « Autant il y en a qui sont conduits par l’esprit de Dieu, autant il y a de fils de Dieu. »

    Quand j’ai dit : « Je suis le fils parfait, le Fils Unique engendré de Dieu chez lequel le Père prend son plaisir », j’entendais affirmer à l’humanité entière que l’un des enfants de Dieu voyait, comprenait, et proclamait sa divinité. Cet
    enfant voyait que sa vie, ses actes, et son existence résidaient en Dieu, le grand principe Père-Mère de toutes choses. Il proclama ensuite qu’il était le Christ, le fils unique engendré de Dieu. Puis en vivant la vie sainte d’un coeur sincère et persévérant, il devint ce qu’il proclamait être.


    Gardant les yeux fixés sur cet idéal il en remplit son corps tout entier et le but recherché fut atteint.
    Pourquoi tant de gens ne m’ont-ils pas vu ? C’est parce qu’ils me mettent sur un piédestal et me situent dans l’inaccessible. Ils m’ont entouré de miracles et de mystères, et m’ont situé loin des gens du peuple pour lesquels j’éprouve un amour indicible. Je ne me suis pas retiré d’eux, mais eux se sont retirés de moi. Ils ont dressé des voiles, des murs, des séparations, et des médiateurs ainsi que des images de moi-même et des proches qui me sont chers.


    Chacun de nous fut entouré de mythe et de mystère jusqu’à paraître si éloigné que l’on ne sut plus comment nous atteindre. On prie et on supplie ma mère chérie et mon entourage et l’on nous tient ainsi dans des pensées mortelles. En vérité si on voulait nous connaître tels que nous sommes, on souhaiterait nous serrer la main comme vous le faites aujourd’hui et on le ferait. Si l’on voulait abandonner toute superstition, on nous parlerait comme vous le faites. Vous nous voyez immuables tels que nous sommes. Combien nous aimerions que le monde entier le sache ! Quel réveil, quelle réunion, quelle fête !

     

    Vous nous avez entourés si longtemps de mystère qu’il n’y a rien d’étonnant à ce que le doute et l’incroyance aient fini par prédominer. Plus vous fabriquez d’images et d’idoles et plus vous nous entourez de mort, plus vous nous rendez inaccessibles. Plus vous projetez profondément le doute et l’ombre, et plus l’abîme de la superstition deviendra large et difficile à franchir. Si vous vouliez nous serrer audacieusement les mains et dire : « Je vous connais », alors chacun pourrait nous voir et nous connaître tels que nous sommes. Il n’y a pas de mystère autour de nous ni autour de ceux que nous aimons, car nous aimons le monde entier.

     


    La plupart des gens n’aperçoivent que la fraction de ma vie qui s’est terminée sur la croix. Ils oublient que la plus grande partie en a été vécue sous la forme actuelle. Ils oublient que l’homme continue de vivre, même après une mort apparemment violente. On ne peut pas détruire la vie. Elle continue encore et toujours, et une vie bien vécue ne dégénère ni ne disparaît jamais. La chair elle-même peut devenir immortelle et ne plus changer.

    La vie des maîtres, chapitre II page 132 à 140

    Note : aucune. Le temple de la croix en T doit encore exister. Des recherches seront faites, en attendant nous poursuivons.

     

     


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    Voici une photo se trouvant dans le livre sans description du lieu exact et se trouvant juste avant le Chapitre 2 du Livre des Maîtres

     

    Quand ce bon Pilate s’est lavé les mains et a dit : « Enlevez-le et crucifiez-le vous-mêmes, je ne trouve pas de faute en lui », il ne connaissait pas grand-chose de l’événement historique auquel il prenait part ni de la prophétie qu’il accomplissait. Lui et son entourage ont bien plus souffert que moi. Mais tout cela est passé, oublié, pardonné, comme vous allez le voir par notre réunion en un même lieu.


    Deux personnages apparurent, et Jésus les embrassa. Posant la main sur l’épaule de l’un d’eux, il dit : « Le cher frère que voici a parcouru tout le chemin avec moi. Quant à cet autre, il a connu encore bien des épreuves avant que ses yeux ne s’ouvrent, mais quand ils furent complètement ouverts, il nous rejoignit bientôt. Il est tout aussi sincère que les autres, et nous l’aimons du même amour. »
    Alors le second personnage avança lentement et se tint un moment debout. Jésus se tourna vers lui les bras ouverts et dit : « Cher Pilate. » Il n’y avait pas d’erreur possible sur la bienveillance de leurs pensées.

     


    Alors Pilate prit la parole et dit : « J’ai peiné et souffert pendant bien des années après le verdict que j’ai prononcé le jour où j’ai rejeté avec légèreté le fardeau qui m’incombait. Pendant leur vie physique, bien peu d’entre nous se rendent compte des fardeaux inutiles qu’ils amoncellent sur autrui dans leurs tentatives pour éluder leurs responsabilités. Mais quand nos yeux sont ouverts, nous comprenons que plus nous essayons d’échapper à nos devoirs et de faire porter nos fardeaux par les autres, plus le fardeau s’appesantit sur nous. Il me fallut bien des années lassantes pour voir cela clairement, mais que de joie j’ai eue depuis que mes yeux se sont ouverts !


    Alors le choeur invisible éclata en plain-chant. Sa mélodie défie toute description. Après quelques mesures Jésus s’avança et dit : Vous étonnez-vous que j’aie pardonné depuis longtemps à ceux qui m’ont cloué à la croix ? Dès lors, pourquoi le monde n’a-t-il pas pardonné comme moi-même ? En ce qui me concerne, le pardon fut complet au moment où j’ai dit : « C’est accompli. » Pourquoi ne me voyez-vous pas tel que je suis, non pas cloué à la croix, mais élevé au-dessus de tout ce qui est mortel ?
    Le choeur invisible reprit en chantant : « Salut, salut à tous, vous qui êtes fils de Dieu. Inclinez-vous et louez-le, son royaume est établi pour toujours parmi les hommes. Oui, il est avec vous toujours. » Et cependant que le choeur chantait, les paroles s’inscrivaient sur le mur de la chambre.
    Il ne s’agissait pas là d’une scène lointaine, confuse, ou indistincte. Nous étions bien présents, dans la chambre et nous parlions à nos interlocuteurs. Nous leur avons serré, la main et nous les avons photographiés. Ils étaient parmi nous et nous étions autour d’eux. La seule différence entre eux et
    nous résidait dans la lumière spéciale qui les entourait.

     

    Remarque : Baird Spalding exprime que les maîtres ont été photographiés or ces photos n'apparaissent nul part : où sont t'elles donc de nos jours ?

     


    Cette lumière paraissait être la source d’éclairage de la chambre. Il n’y avait d’ombre nulle part. Leur chair semblait posséder une translucidité particulière. Au toucher, elle ressemblait à de l’albâtre. Cependant, elle avait des reflets chauds et sympathiques, et la chaleur rayonnait autour d’eux.
    Après qu’ils furent sortis, la chambre elle-même parut conserver leur chaleur et leur lumière. Par la suite, chaque fois que nous entrions dans cette chambre l’un de nous en faisait la remarque. Un jour où quelques membres de notre groupe s’y étaient réunis, nous échangeâmes nos impressions et notre chef dit : « Cette pièce est sublime. » Il avait exprimé notre sentiment commun, et nous n’en parlâmes plus. Quand nous revînmes à l’automne, la chambre ressemblait à un sanctuaire et nous y passâmes de longues heures.

     


    À la fin de cette première rencontre, nous attendîmes que nos interlocuteurs quittassent la chambre. Tandis que Pilate se préparait à partir, il pria notre chef de se joindre à lui. Nous descendîmes tous ensemble les escaliers jusqu’à la chambre inférieure. Puis nous prîmes le passage souterrain jusqu’à la crevasse et ensuite l’échelle. Nous continuâmes vers le village, et arrivâmes à notre maison où nous causâmes jusqu’à minuit. Alors tous se séparèrent comme de coutume, et comme si cette réunion était toute naturelle.

     


    Après le départ des invités, nous nous rassemblâmes autour de notre hôtesse, et chacun à son tour lui serra la main pour la remercier de cette soirée exceptionnelle. L’un de nous dit : La seule manière d’exprimer mes pensées et mes sentiments sera de dire que mes conceptions étroites et matérielles ont été si bien mises en pièces que je ne m’attends pas à en revoir jamais le moindre fragment. Il semblait bien avoir touché la note qui vibrait dans tous nos cerveaux. Quant à moi, je ne fis aucune tentative pour exprimer ce que je ressentais, et je n’ai jamais essayé de le relater. Je laisse ce soin à l’imagination du lecteur. En quittant notre hôtesse, personne ne souffla plus mot. Chacun avait l’impression qu’un monde entièrement
    nouveau s’était ouvert. Nous nous retirâmes cette nuit-là avec le sentiment que nous avions passé le jour de l’an le mieux rempli de toute notre existence.

     


    2.2. Les tablettes documentaires. - La prière. – Images du
    passé. - Passage de la science à la spiritualité. - Valeur
    des leçons. - Le Principe Créateur

     


    Le lendemain matin au petit déjeuner nous questionnâmes notre hôtesse, et découvrîmes qu’il n’était pas inhabituel pour Jésus de venir comme il l’avait fait. Elle nous dit qu’il se joignait souvent à elle-même et à ses amis dans leur travail de guérison.
    Notre hôtesse et deux autres dames décidèrent de venir avec nous ce jour-là au temple. Comme nous sortions de la maison, deux hommes nous rejoignirent. L’un d’eux dit à notre hôtesse qu’un enfant malade du village la demandait. Nous nous détournâmes tous de notre chemin et suivîmes les hommes jusqu’à la maison de l’enfant, lequel était effectivement très malade. Notre hôtesse s’avança et tendit les bras. La mère y plaça l’enfant. Le visage du petit s’éclaira immédiatement, puis se contracta un instant. Au bout de quelques minutes il s’endormit d’un profond sommeil. Notre hôtesse le rendit alors à sa mère et nous partîmes pour le temple.

     


    En cours de route elle observa : Oh ! si seulement ces braves gens pouvaient comprendre et faire le travail eux-mêmes au lieu de se reposer sur nous. Combien cela serait meilleur pour eux ! Généralement ils nous laissent complètement à l’écart jusqu’à ce qu’une difficulté s’élève.
    Alors ils nous appellent, ce qui est très bien ; sauf que cela ne leur donne aucune confiance en eux-mêmes. Nous préférerions de beaucoup les voir se tirer seuls d’affaire, mais ils se conduisent d’une manière infantile en toutes circonstances.

     


    Nous étions arrivés au pied de l’échelle. Nous la gravîmes et nous entrâmes dans le tunnel. Les deux hommes nous accompagnaient. Le tunnel étant creusé en plein roc, nous supposions naturellement qu’il serait obscur. Mais il était assez éclairé pour nous permettre de voir loin en avant, et la lumière paraissait nous entourer, de sorte qu’il n’y avait d’ombres. Nous avions remarqué ce phénomène la veille, mais personne n’en avait parlé. On répondit à nos questions en disant que la lumière existait autour de nous
    exactement comme elle nous apparaissait. Quand personne n’était dans le tunnel, celui-ci était alors obscur.

     


    Nous, le traversâmes et montâmes les escaliers jusqu’à la troisième chambre, qui était un peu plus grande que les deux chambres inférieures. Il y avait un grand nombre de tablettes rangées le long de deux murs. Nous découvrîmes qu’une autre grande chambre avait été creusée en arrière de celle-ci, et nous apprîmes plus tard qu’elle était également remplie de tablettes semblables. Celles-ci étaient d’un
    brun-rouge foncé et soigneusement vernies. Le format de quelques-unes était de quarante centimètres sur soixante, leur épaisseur de cinq centimètres, et leur poids de cinq ou six kilos. D’autres étaient beaucoup plus grandes. Nous fûmes très intrigués par la manière dont elles avaient pu être transportées par-delà les montagnes et nous exprimâmes notre étonnement.

     

    On nous répondit que ces tablettes n’avaient pas été transportées par-delà les montagnes. Elles avaient été apportées dans le Pays de Gobi à l’époque où cette contrée était une terre fertile et bien peuplée, avant que, les montagnes ne se fussent élevées.

     


    Ensuite, longtemps, après l’érection des montagnes, on les rangea là pour les préserver de tout risque de destruction. Avant l’apparition des montagnes, il paraît qu’un immense raz-de-marée avait recouvert et complètement ravagé une grande portion du pays, et avait détruit la majeure partie de la population. Les survivants furent coupés du monde et privés de moyens d’existence. Ils devinrent les ancêtres de ces bandes errantes de brigands qui infestent aujourd’hui encore le plateau de Gobi. 

     

    Le grand empire Uigour existait alors à la place des Himalayas et du désert de Gobi. Il y avait de grandes villes et une civilisation très avancée. Après la destruction des villes par l’eau, les ruines avaient été recouvertes par les sables mouvants du désert. Nous prîmes note des descriptions telles qu’on nous les traduisit des tablettes. Plus tard, nous découvrîmes trois de ces villes. Un jour, quand les fouilles auront été complétées, l’authenticité de ces archives se trouvera certainement vérifiée. Elles font remonter la date de cette civilisation à plusieurs centaines de mille ans... Mais ne voulant pas faire d’archéologie, nous arrêtons ici cette digression.

     


    On nous conduisit à travers les diverses chambres du temple. Au cours de la conversation générale, nous apprîmes que l’un des hommes qui nous avaient rejoints le matin était le descendant d’un de nos amis, à savoir l’homme que nous avions rencontré dans le village où Jean-Baptiste avait vécu.
    Nous l’appelions : notre ami des archives. Il présentait les signes d’un grand âge, ce qui nous surprit.

     


    Tandis que nous retournions à la première chambre, notre chef demanda si un désir pouvait se réaliser aussitôt exprimé. Notre hôtesse répondit que tout désir exprimé sous forme parfaite se réalisait. Elle ajouta que le désir est une forme de prière, que c’était la forme parfaite de prière que Jésus employait, car elle était toujours exaucée. Une prière toujours exaucée ne peut qu’être parfaite, donc scientifique, et si elle est scientifique, elle doit être conforme à une loi précise...

     

    Notre hôtesse continua : Cette loi est la suivante : « Votre prière est exaucée selon votre foi. » Je dirai sous une autre forme : « Quels que soient les objets de vos désirs quand vous priez, croyez que vous les avez reçus, et vous les aurez. » Si nous savons positivement que tout ce que nous demandons est déjà nôtre, nous saurons aussi que nous travaillons en accord avec la loi. Et si le désir est réalisé nous saurons que la loi est accomplie. Si le désir n’est pas réalisé, nous saurons que nous avons demandé à faux. La faute n’en incombe pas à Dieu mais à nous.

     

    Dans ce cas, voici le commandement : « Vous aimerez le Seigneur votre Dieu de tout votre coeur, de toute votre âme, de tout votre esprit, de toute votre force, et de toute votre pensée. »
    Maintenant descendez au plus profond de votre âme, sans préjugé, sans crainte, et sans incrédulité, avec un coeur joyeux, libre, et reconnaissant, sachant que les choses dont vous avez besoin vous appartiennent déjà.
    Le secret consiste à se mettre consciemment à l’unisson avec Dieu. Il faut ensuite s’y maintenir sans dévier d’une ligne, quand bien même le monde entier s’y opposerait.


    Jésus disait : « De moi-même, je ne puis rien faire. Le Père qui habite en moi fait seul le travail. » Ayez foi en Dieu. Ne doutez pas, ne craignez pas. Souvenez-vous qu’il n’y a pas de limite à la puissance de Dieu. « Toutes choses sont possibles. »
     

     

    En formulant votre demande, employez des mots positifs. Rien n’existe que l’état de perfection souhaité. Ensuite plantez dans votre âme la graine d’idée parfaite à l’exclusion de toute autre. Demandez à manifester la santé et non à être guéris de la maladie. Priez pour exprimer l’harmonie et réaliser l’abondance, et non pour être délivrés de l’inharmonie, de la misère, et des limitations. Rejetez ces dernières comme de vieux vêtements. Ce sont de vieilles affaires, les seules dont vous n’ayez plus besoin. Vous pouvez vous en débarrasser joyeusement. Ne tournez même pas la tête pour les regarder. Elles sont oubliées, pardonnées, retournées à la poussière d’où elles venaient. Elles n’existent pas. Tous les espaces qui paraissent vides
    autour de vous, remplissez-les de la pensée de Dieu, le Bien infini
     

     

    Ensuite rappelez-vous que la parole est une graine. Il faut qu’elle croisse. Quant à savoir où, quand, et comment, c’est l’affaire de Dieu. À vous, il appartient seulement de dire ce qu’il vous faut, et de donner des bénédictions en sachant qu’à l’instant où vous avez demandé, vous avez reçu. Tous les détails d’exécution du travail concernent le Père.


    Rappelez-vous que lui seul fait le travail. Remplissez fidèlement votre rôle, et laissez le sien à Dieu en ayant foi en lui. Demandez, affirmez, tournez-vous vers Dieu pour vos besoins, et ensuite recevez de lui l’accomplissement.


    Conservez toujours dans l’esprit la pensée de l’abondance de Dieu. Si une autre pensée s’introduit, remplacez-la par celle-là, et bénissez cette abondance. Si besoin est, remerciez continuellement de ce que le travail se fait. Ne revenez pas sur votre demande. Contentez-vous de bénir et de remercier pour l’exécution du travail, pour l’opération de Dieu en vous, et pour la réception de ce que vous désirez, car vous
    désirez exclusivement le bien pour le répandre autour de vous. Que ceci se passe dans le silence et le secret. Priez votre Père, dans le secret, et votre Père qui voit le secret des âmes vous récompensera publiquement.
     

     

    Quand vous aurez complété la démonstration, le temps ainsi employé vous apparaîtra comme l’un de vos plus grands trésors et vous aurez prouvé l’existence de la loi. Vous connaîtrez la puissance de votre parole lorsqu’elle est prononcée avec foi et bénédiction. Souvenez-vous que Dieu a perfectionné ses plans parfaits. Il répand, continuellement sur nous avec générosité et amour le bien et toutes les bonnes choses que nous pouvons désirer. Il répète : « Éprouvez-moi, vous verrez bien si je n’ouvre pas les fenêtres du ciel, et si je ne répands pas les bénédictions en tel nombre que la place fait défaut pour les recevoir.
    De tout mon coeur
     

     

    Ô coeur de mon être, ô Père, je ne fais qu’un avec toi. Je te reconnais pour l’Éternel, le Père de tous. Tu es Esprit, omniprésent, omniscient. Tu es sagesse, amour, et vérité. Tu es le pouvoir, la substance, et l’intelligence dont toutes choses ont été formées et grâce à quoi elles ont été créées.
    Tu es la vie de mon esprit, la substance de mon âme, l’intelligence de ma pensée. Je t’exprime dans mon corps et mon activité. Tu es le commencement et la fin, la totalité du bien que je peux exprimer. Le désir de ma pensée, implanté par mon âme, est vivifié par toi en mon esprit. Dans la plénitude du temps ; et par la loi de la foi, il est rendu visible dans mon expérience. Le bien que je désire existe déjà en esprit sous forme invisible, et je sais que je le possède déjà.
    De toute mon âme
     

     

    Les paroles que je prononce maintenant, ô mon Père, te décrivent l’objet de mon désir. Il est planté comme une graine dans la terre de mon âme et vivifié dans mon esprit par ta vie. Il faut qu’il s’épanouisse, il faut qu’il s’extériorise. Je ne permets qu’à ton esprit - Sagesse, Amour, et Vérité - de se mouvoir dans mon âme. Je désire exclusivement ce qui est bon pour tous, et je te demande maintenant de l’accomplir.
    Père qui es en moi, je demande à exprimer l’amour, la sagesse, la force, et la jeunesse éternelle. Je demande à réaliser l’harmonie, le bonheur, et une abondante prospérité.
    Je demande à recevoir directement mon intelligence de toi afin de comprendre la manière de tirer de la substance universelle ce qui est nécessaire à la satisfaction de tous les bons désirs. Et ceci, non dans un but égoïste, mais avec des mobiles purs en vue de posséder l’intelligence me permettant de rendre service à tous tes enfants.
    De toute ma pensée
     

     

    Ce que je désire est maintenant rendu clair. Je forme uniquement dans ma pensée ce que je désire. Comme une graine qui commence à croître sous terre dans le calme et l’obscurité, mon désir prend maintenant corps dans le royaume silencieux et invisible de mon âme. J’entre dans ma chambre secrète et je ferme la porte. Avec tranquillité et confiance, je maintiens mon désir dans ma pensée comme
    s’il était déjà accompli. Père, j’attends maintenant son exécution parfaite. Père qui es en moi, je te remercie de ce que l’accomplissement de mon désir soit continuellement réalisé dans l’invisible. Je sais que tu as répandu sur tout le monde avec amour et générosité l’abondance de tes trésors.
    Tu as exaucé tous les bons désirs de ma vie. Tu me permets de participer à tes opulentes ressources. Je peux réaliser mon unité avec toi, et chacun de tes enfants peut en faire autant. Tout ce que je possède, je peux le répandre sur tous afin d’aider tous tes enfants. Tout ce que j’ai je te le donne,mon Père.
    De toute ma force


    Par aucun acte ni aucune pensée, je ne dénierai avoir reçu en esprit l’exaucement de mon désir. Sa réalisation est maintenant parfaitement nette. Par l’esprit, l’âme, la pensée, et le corps, je suis sincère quant à mon désir. J’ai perçu ce qui était bon pour moi en esprit. Je l’ai conçu comme une idée parfaite dans mon âme. Je lui ai donné la véritable forme-pensée. Il est parfait. Je l’appelle maintenant à devenir visible, à devenir la manifestation véritable. Je te remercie, Père, de posséder ce que je possède dès
    maintenant : l’amour, la sagesse, l’intelligence, la vie, la santé, la force, la jeunesse éternelle, l’harmonie, le bonheur, l’abondance, et la méthode pour produire à partir de la substance universelle ce qu’il faut pour satisfaire tous les bons désirs.

     


    Ne vous ai-je pas dit que si vous croyez, vous verrez la splendeur du Seigneur ?
    Après que notre hôtesse eut parlé, il y eut un moment de profond silence, puis elle continua : Comprenez que s’il n’y a pas d’accomplissement, la faute en est à vous et non à Dieu. Si votre désir n’est pas rendu visible, ne retournez pas à votre demande. Faites comme Élie, insistez, tendez la coupe jusqu’à ce qu’elle soit remplie. Répandez-vous en bénédictions pour remercier de l’accomplissement actuel, même si toutes les pensées matérielles du monde vous obsèdent. Continuez, continuez, la chose est là. Croyez-moi,
    votre foi aura sa récompense. Supposez que vous désiriez de la glace. Commenceriez-vous par prononcer le mot glace à tort et à travers autour de vous ? Si oui, vous ne feriez que disperser
    vos forces dans toutes les directions, et rien ne viendrait à vous. Il faut d’abord former une image centrale de ce que vous désirez et la maintenir directement dans votre pensée juste assez longtemps pour la fixer. Ensuite, il faut la laisser complètement de côté et regarder droit à la substance universelle.

     

    Sachez que cette substance est une partie de Dieu, par conséquent une partie de vous-même. Elle contient
    tout ce dont vous avez besoin, et Dieu vous la fournit en surabondance aussi vite que vous pouvez l’employer. Elle est inépuisable. Tous ceux qui en ont bénéficié l’ont puisée consciemment ou inconsciemment à cette source. Maintenant, ayez votre pensée et votre vision fixées sur l’atome central. Maintenez cet atome dans votre pensée le temps d’imprimer votre désir en lui. Vous abaisserez ses vibrations jusqu’à ce qu’il devienne glace. Alors tous les atomes environnants s’empresseront d’obéir à votre désir.
    Leurs vibrations seront abaissées jusqu’à ce qu’ils adhèrent à la particule centrale, et au bout d’un instant vous aurez de la glace. Il n’est pas même nécessaire que vous ayez de l’eau, il suffit que vous ayez l’idéal.

     


    Il y eut de nouveau un profond silence. Au bout d’un instant une image apparut sur le mur de la chambre. Au début, les formes dessinées étaient immobiles, et nous n’y prêtâmes pas grande attention. Mais elles ne tardèrent pas à prendre vie et nous pûmes voir les lèvres de personnages remuant comme s’ils parlaient. Notre attention se concentra immédiatement et notre hôtesse dit : Cette image représente une scène qui se déroula il y a bien longtemps, quand l’empire Uigour était à son apogée. Vous pouvez voir combien les gens étaient beaux, la contrée chaude et ensoleillée, les branches agitées par la brise. Les couleurs elles-mêmes sont reproduites. Aucun ouragan ne troublait le pays ni ses habitants. En faisant très attention vous les entendrez parler, et si vous compreniez leur langue, vous connaîtriez le sujet de leur conversation. Vous pouvez même voir le jeu des muscles de leurs corps en mouvement.

     


    Notre hôtesse cessa de parler, et les images continuèrent d’affluer tandis que les scènes changeaient environ toutes les deux minutes. À la fin, il nous sembla faire partie du tableau tellement il était proche de nous. Tout à coup apparut une scène où figuraient trois membres de notre expédition. Aucune confusion n’était possible. Nous pouvions les entendre parler et reconnaître le sujet de leur conversation. Il s’agissait d’un incident arrivé en Amérique du Sud une dizaine d’années auparavant.
    Notre hôtesse reprit : Nous avons la faculté de projeter dans l’atmosphère des vibrations de pensées susceptibles d’entrer en connexion avec celles des trépassés, et nos vibrations collectent les leurs jusqu’à les rassembler en un point donné.

     


    Alors on peut voir des scènes reproduites comme au jour où elles sont advenues. Cela peut vous paraître extraordinaire, mais avant longtemps, votre peuple produira des images semblables. La seule différence en sera qu’elles seront purement photographiques et mécaniques alors que
    nous n’employons aucun de ces deux procédés. Les guides de la pensée chrétienne se sont tellement préoccupés de leurs querelles de dialectique qu’ils ont presque oublié la signification d’une vraie vie spirituelle. Chacun d’eux s’efforce d’empêcher les autres de réussir. Parallèlement, les Orientaux se sont tellement concentrés sur le côté ésotérique, occulte, et scientifique de leur philosophie qu’ils ont également laissé échapper le côté spirituel. Un jour viendra où quelques-uns de ceux qui développent la technique mécanique des images aboutiront à un très haut degré de perfection. Ils seront les premiers à en percevoir le véritable sens spirituel, la valeur éducative, le profit que l’humanité peut en tirer, et les développements possibles. Alors ce petit groupe aura le courage de faire un pas de plus. Par ces images, il proclamera l’aboutissement final.

     

    Note : Ce qui suit m'apparaît hors contexte mais je le laisse pour ne pas ôter de l'auteur ce qu'il a écrit

     


    Les procédés actuels et leurs auteurs sont considérés comme tout à fait matérialistes. Mais ils deviendront le plus puissant facteur de démonstration de la vérité spirituelle. Il sera donc donné aux hommes considérés comme les plus matériels d’une grande race matérielle de faire éclore la vraie spiritualité. Vos gens font des progrès et vont établir un procédé par lequel ils reproduiront les voix des morts avec plus de précision encore qu’ils ne le font maintenant pour celles des vivants. Vous arriverez en partie mécaniquement au résultat que nous obtenons par la seule force de la pensée. Vous dépasserez le monde entier dans ce domaine.

     


    La fondation de l’Amérique est la figuration d’un retour de la race blanche à son foyer d’origine. Cette terre est l’un des endroits où se produisit la grande illumination spirituelle des temps primitifs. C’est aussi le pays où aura lieu le plus grand réveil spirituel. D’ici peu, vous serez très en avance sur le reste du monde dans le domaine de la physique et de la mécanique. Vous développerez ces sciences jusqu’à une perfection extrême et vous verrez alors qu’il suffit d’un pas de plus pour atteindre le domaine spirituel. À ce moment, vous aurez le courage de faire ce pas. Un dicton de votre pays affirme que la nécessité est mère de l’invention. La nécessité vous a conduits à faire face à des tâches apparemment irréalisables. Votre manière de faire vous a rendus très matérialistes, mais avec votre mode d’existence, c’était obligatoire pour vous permettre de survivre. Quand vous prendrez contact avec le royaume spirituel en tant que nation, vos enjambées dans le domaine matériel vous apparaîtront comme jeux d’enfants. Vous avez des corps
    vigoureux et des réflexes rapides. Votre race apparaîtra comme une lumière aux autres nations.

     


    Vous vous étonnez à l’idée que vos ancêtres se servaient de la diligence et de la chandelle de suif, alors que la vapeur et l’électricité existaient autour d’eux exactement comme elles existent autour de vous. S’ils avaient connu les lois de la physique, ils en auraient bénéficié au même degré que vous.

     

    (Note : ce live ayant une vocation universelle, voici la suite)

     

    Plus tard, avec le recul voulu, vous vous étonnerez en considérant votre état actuel. Vous découvrirez que le domaine spirituel entoure et domine la matière. Vous découvrirez les lois supérieures du monde spirituel et vous en retirerez le profit dès que vous vous y conformerez. Ces lois ne sont pas plus mystérieuses que celles de la mécanique ou de la matière. Ce qui paraît difficile vous paraîtra simple. Vous triompherez des obstacles spirituels aussi aisément que vous triomphez maintenant des obstacles mécaniques ou matériels. C’est l’effort continu qui permet d’arriver au résultat.

     


    Entre-temps, le vieillard avait choisi une tablette et l’avait apportée et placée sur un chevalet.

    Notre hôtesse continua : Beaucoup de gens commettent la grave erreur de ne pas considérer les leçons comme un moyen d’aboutissement. Quand le résultat est obtenu et pleinement mis en lumière, ils ne comprennent pas qu’il faut rejeter les leçons et poursuivre l’aboutissement. On peut faire une pause d’une certaine durée et classer les résultats obtenus dans le magasin dénommé subconscient. Ensuite il faut aborder les leçons qui conduisent à la réalisation suivante. Mais aussitôt le nouveau but atteint, il faut de nouveau rejeter les leçons. Pas à pas, on peut arriver ainsi au but suprême. Les leçons ne sont que des marches d’escalier. Si l’on voulait emporter avec soi toutes les marches que l’on a franchies, on serait bien vite écrasé sous le fardeau.

     

    Eoutre, il n’y aurait plus de marches pour les frères désireux de suivre. Laissez les marches pour eux au cas où ils voudraient s’en servir. Elles vous ont aidés à atteindre le sommet. Vous n’en avez plus besoin. Vous pouvez vous arrêter un moment pour respirer ou recevoir une inspiration nouvelle en vue de la suite. Dès que cette inspiration est venue, posez le pied sur la marche suivante et classez le résultat acquis dans le magasin. Si vous dites adieu à toutes les leçons qui vous ont amenés jusqu’ici, vous pouvez
    continuer votre chemin sans lien ni encombre. Supposez, au contraire, que vous contempliez ces leçons sans conserver la vision du but. Avant de vous en apercevoir, vous aurez fixé les leçons dans votre esprit à la place de l’idéal qu’elles devaient vous apporter. Cela peut vous faire chanceler, regarder en arrière, et dire : « Mes ancêtres sont-ils arrivés au but par le même chemin que moi ? » Si je regarde dans le lointain passé, je dirai oui. Mais si je regarde le futur immédiat, je dirai non, car ils sont arrivés à la sueur de leur
    front alors que vous employez votre propre pouvoir donné par Dieu.

     


    Si vous vous reportez à vos ancêtres, vous serez en train de les adorer avant même de vous en apercevoir. En effet, vos facultés créatrices auront produit ce sur quoi vous vous concentriez. Vous vivrez à leur mesure au lieu de vivre à la vôtre. Vous commencerez à leur ressembler, mais vous n’accomplirez pas leurs oeuvres. Vous commencerez à régresser, car en vivant l’idéal d’un autre, on ne saurait accomplir la même chose que l’initiateur de cet idéal.


    Il faut avancer ou reculer. Il n’y a pas de demi-mesure. Le culte des ancêtres est une des causes immédiates de la dégénérescence des nations. Ce culte n’existe pas aux États-Unis, c’est pourquoi nous estimons que ce pays deviendra une grande nation. Au début, vous n’aviez que très peu d’orgueil de vos ancêtres, car vous n’en aviez pas à adorer. C’est sur vous-mêmes que le pays se fondait. Votre idéal était de créer un pays libre, et vous l’avez réalisé. Le pays que vous avez conquis n’avait eu ni roi ni dictateur. Peu vous importait la manière dont votre grand-père avait conduit sa vie. Ce qui comptait, c’était la consécration de la vôtre. Ensuite, vous vous êtes réunis à plusieurs, en vue d’un but unique. Votre pouvoir idéal de créer s’est maintenu en communication directe avec vous par l’intermédiaire de votre moi individuel, le pouvoir créateur qui vous donne la vie, c’est-à-dire vous-même, Dieu. Ensuite, vous avez gardé les yeux fixés sur le but, et vous continuez votre chemin vers la réalisation de votre idéal.


    Notre hôtesse se tourna vers la tablette et reprit : Il est écrit sur ces tablettes que Dieu était appelé Principe Directeur, Tête, Pensée. Il avait pour symbole un caractère qui ressemble à votre lettre « M » et que l’on épelait M-o-oh. Traduit dans votre langage, il signifierait directeur ou constructeur.
    Ce Principe Directeur dominait tout et contrôlait tout. Il créa un premier être appelé Expression du principe directeur. Cet être reçut une forme identique au principe, car le principe n’avait pas d’autre forme que la sienne pour s’exprimer. Ce fut le principe directeur de l’expression extérieure du principe. Il fut créé à l’image du principe, car celui-ci n’avait d’autre forme que la sienne pour modèle. La créature reçut tous les attributs du créateur et elle eut accès à tout ce que le principe possédait. Elle reçut en particulier la domination sur toutes les formes extérieures. La créature avait donc la forme du créateur et ses attributs, avec le pouvoir de les exprimer de la même manière parfaite que le créateur, à la seule condition de se maintenir en accord direct avec le principe du créateur.


    Aucun des attributs de la créature n’était développé, mais le créateur avait dans sa pensée l’idéal, ou plan parfait, destiné à être exprimé par sa créature. Il la plaça dans un entourage idéal ou parfait, où elle pouvait exprimer, c’est-à-dire manifester extérieurement, tous ses attributs.

     


    Le créateur ne plaça donc pas sa créature sur terre avant d’avoir réalisé toutes les conditions propres à son développement parfait. Quand elles furent réalisées, l’être fut place au milieu d’elles et appelé Seigneur Dieu. L’endroit où elle se trouvait fut appelé Mooh et plus tard le Berceau ou la Mère.

     

    Page 141 à 154 du Livre des Maître de Baird Thomas Spalding.

    Note : A propos de l'expédition. A propos des Uigour.

     

     

    Jeune fille Ouigour

     

    Les Ouïghours constituent aujourd’hui la plus importante (officiellement, près de 9 millions) des minorités nationales reconnues de la région autonome ouïghoure du Xinjiang (« nouveau territoire ») de Chine que les Ouïghours appellent le Turkestan oriental. Les Ouïghours, peuple de langue turque dont le nom signifierait « alliance, unité », habitent traditionnellement en Asie centrale,  dans les oasis du Taklamakan, les bassins de Turfan et de la Dzoungarie et dans une partie du Feghana. 

    L’Empire ouïghour de Mongolie  et les royaumes qui lui ont succédé en Asie centrale (Abdushükür Muhemmetimin, 2002) ont connu une brillante civilisation, jusqu’à leur absorption dans l’Empire mongol au XIIIème siècle.  Au cours de cette histoire, les Ouïghours ont adopté le chamanisme, le manichéisme et le bouddhisme ainsi que le nestorianisme pour finalement se convertir à l'islam sunnite à partir du moment où les conquérants arabes battirent les Chinois en 751, ouvrant la voie à l’islamisation de l’Asie centrale.

    Sous l’influence de ces religions, les Ouïghours ont utilisé successivement et parfois de manière concurrentielle un grand nombre de systèmes d’écriture (turco-runique, brahmi tokharien, sogdien) avant de développer sur la base de l’un des alphabets sogdiens leur propre système graphique, appelé depuis écriture ouïghoure ancienne. L’arrivée de l’islam et l’absorption des régions de peuplement ouïghour dans l’empire turco-mongol musulman des descendants de Gengis Khan (empire Djaghataï)  ont amené le remplacement progressif de cette écriture par un alphabet arabo-persan, mais elle est passée aux Mongols puis aux Mnadchous. 

    Aujourd’hui, les Ouïghours de la Région autonome ouïghoure de Chine, après vingt ans de romanisation sur base d’un système inspiré du pinyin  chinois, utilisent de nouveau l’alphabet arabo-persan (dorénavant « écriture ouïghoure »), mais sous une forme modifiée. La dernière réforme d’alphabet ouïghour a été réalisée en 1983. Aujourd’hui, l’arabe modifié est l’écriture officielle de la région autonome ouïghoure de Chine, qui se compose de vingt-quatre consomnes et huit voyelles.. Elle comporte vingt-sept lettres arabes modifiées et cinq lettres persanes. La langue officielle est le Xinjiang.

    A propos de l'expédition, j'ai acquis quelques ouvrages permettant de mieux situés géographiquement les lieux du voyage des onze ayant participé à l'expédition expliquée dans La vie des Maîtres. Mais aussi des cartes géographiques datant du XIXème siècles et des descriptions précises de temples dont il est parlé et ce, avec beaucoup de détails. D'autres articles seront donc écrits probablement dans la rubrique TIBET mais avec avec un lien qui vous facilitera la tâche. Quant à moi, ces recherches me prennent du temps mais sont passionnantes et retiennent toute mon attention lorsque je suis plongée dedans car au XIXème siècle il y eut plusieurs expéditions dont le voyage débutait pratiquement aux frontières du désert de Gobi retenant donc  à l'époque une énorme attention de toute part. Bonne journée à vous qui passez par ici.

    Colinearcenciel

     

     


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    Le temple en T ... de Baird Thomas Spalding sera découvert ainsi que le temple du silence. Voici le Potala à Lhassa. Les recherches avancent peu à peu.

    Colinearcenciel

     

     

     

     

    Le POTALA à Lhassa au Tibet

     

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    Émile dit : Voici le Temple du Silence, le Lieu du Pouvoir. Silence étant synonyme de pouvoir quand nous atteignons le lieu du silence dans notre pensée, nous sommes à l’endroit du pouvoir, où tout n’est qu’unité, un seul pouvoir, Dieu : « Soyez silencieux et sachez que je suis Dieu. » Pouvoir dispersé égale bruit. Pouvoir concentré égale silence. Quand nous concentrons, quand nous ramenons nos forces à un centre d’énergie unique, nous prenons contact avec Dieu dans le silence. Nous sommes unis à lui, donc unis à tout pouvoir. Tel est l’héritage de l’homme. « Mon Père et moi nous ne faisons qu’un. »

    La seule manière d’être uni au pouvoir de Dieu, c’est d’entrer consciemment en contact avec Dieu. Cela ne peut se faire de l’extérieur, car Dieu émane de l’intérieur. « Le Seigneur est dans son saint temple. Que toute la terre fasse silence devant lui.

     

     

    Dieu, je vous remercie pour l’abondance de vie et de lumière, pleines et libres, pour la parfaite plénitude, la richesse, le pouvoir, et une liberté sans restriction.

    En formulant cette prière, pensez toujours au temple de votre corps, et sachez que la forme corporelle contemplée est Dieu. Quand vous regardez votre corps, vous regardez le parfait et complet temple de Dieu.

    Votre corps est le tout premier temple qui ait été manifesté sous une forme. Il est donc le temple le plus pur où Dieu puisse habiter. Alors, pourquoi ne pas aimer et adorer ce temple ? En le faisant, il faut rester absolument conscient que ce corps est le complet temple de Dieu, car la véritable adoration consiste à aimer, à penser, et à accepter.

     

    Dès le début du repas, Thomas demanda à la dame quel attribut de Dieu elle considérait comme majeur. Sans hésiter un instant, elle répondit : L’Amour. Puis elle continua en ces termes : L’Arbre de Vie est situé au milieu du paradis de Dieu, au plus profond de notre âme. Le fruit abondant et riche qui pousse et mûrit avec le plus de perfection, le fruit le plus accompli, le plus vivifiant, c’est l’Amour. Ceux qui perçoivent son véritable caractère l’ont défini comme étant la plus grande chose du monde. J’ajouterai que c’est la plus grande force de guérison du monde. L’Amour.

    ********************

    Pour bien connaître le Tibet et la profondeur des enseignements divers, Alexandra David O'Neil est à lire dans tous ses ouvrages. D'autres ouvrages seront signalés bien sûr y compris, ceux écrits par les tibétains !

       

     

    Une photo très émouvante à Lachen où elle passa 4 ans en retraite en haute montagne dans une grotte recouverte par une sommaire maison, sa plus belle période dont elle se remémorra dans les dernières années de sa vie avec nostalgie du lieu. (1912-1916)

     

    Habillée en moine, Alexandra David O'Neil, appellée en tibétain Samten 

    "Le 22 décembre 1894, onze scientifiques américains se réunissent à Potal, petit village de l'Inde. ISceptiques par nature, ils n'acceptent aucune vérité a priori, mais certains phénomènes religieux les intriguent. Ils décident de vérifier de leurs yeux les prodiges accomplis par les maîtres orientaux".

    Paroles de Maîtres, extrait de La vie des Maîtres de Baird T. Spalding.

    Remarque : Baird Thomas Spalding a tenté de raconter des faits mais perso je pense qu'il avait peur de quelque chose et donc, il a travesti des lieux ce qui rend si difficile les recherches et, sous pression, il a dû également ne pas tout dire de la réalité de son vécu. Il a certainement protégé les lieux afin que les villages en question dont il parle et les lieux restent protéger de toutes curiosités malsaines. Il enjolive aussi des passages comme un prêchant pour une église. Cependant, en réalité, il ne ment pas sur des phénomènes qui peuvent se produire. Des documents en sa possession ont dû être cachés ou peut être lui a t'on pris. Le mystère reste tant que lui-même ne peut s'exprimer à ce sujet.

    De nouvelles données géographiques de l'époque me sont parvenues dernièrement, denses, mais qui apporteront des réponses complétant ce que nous recevons au travers de cet ouvrage. Certains articles seront postés dans la rubrique TIBET avec renvoi au lien précis. Je ne peux promettre que ce qu'il me sera donné de faire pour cette étude.

     ©Colinearcenciel

     

     

     

     


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    La Conscience de Dieu - L'infinitude*

     Chers lecteurs, 

                            De nos jours, il devient courant au travers de messages diffusés notamment sur youtube ou sur des sites, oui, des messages diffusés de paroles de Jésus Christ selon l'avis des mediums ou autres noms que l'on peut donner à des personnes ayant un don (ou ne l'ayant pas), de transcrire des messages provenant directement, selon eux, sur la situation du monde, des prédictions ou autres or, dans l'histoire des siècles passés et de celles connues des Saints, Jésus Christ ne donnait aucun discours longt d'enseignements pour des millions de gens outre le message de Miséricorde de Soeur Faustine, toujours avec la correction de l'Eglise catholique ; les messages de Thérèse d'Avila, qui étaient personnels mais qui furent transcrits à la main. En général, les messages réels du Christ sont diffusés selon ce qu'Il souhaite, Il demeure le Discret des discrets mais il est sûr qu'Il est encore agissant de nos jours et tient un rôle des plus importants.

                           Ayant une expérience de nombreuses années dans le domaine de la parapsychologie et tous les domaines y afférent, j'ai reçu beaucoup de confidences et j'ai moi-même une expérience particulière de diverses notions et divers "phénomènes". La manière dont Baird Spalding remet en question la figure du Christ, me semble incomplète et j'ajouterai des remarques à ce sujet, non pas pour interférer avec le texte original, mais plutôt pour que la part soit faite dans la clarté et humblement, car, on peut reconnaître à Baird Spalding, la beauté du message mais cependant beaucoup de raccourci ne permettant pas d'imaginer le travail intérieur exigé et le discernement des affirmations qui, dans les mains naïves ne permettent pas le recul nécessaire et le plus profond sérieux quant aux "miracles" affirmés : cependant, sachez, que je ne me permets pas de juger de la véracité de ces faits. Ce qui me semble extrêmement intéressant dans les raccourcis, ce sont les possibilités envisagées...Depuis cette époque, le net et les livres explicitent diverses techniques d'approches spirituelles. 

    Le lien entre Dieu et l'être humain est unique pour chacun de nous. De même la relation à Christ et Marie sont aussi intimes et personnelles et cela dans la plus grande discrétion. 

    En général, le Christ laisse une grande place à sa mère Marie qui, se manifeste quant à elle régulièrement et tous les jours en ce monde déployant des messages constamment. Certains sont diffusés et d'autres pas.

    Les sujets abordés touchent à l'intimité spirituelles de chacun et permettent une réflexion profonde. Tout ce qui touche à l'âme et à la réflexion profonde nécessite des mots justes. Je tenterai de vous donner un avis lors de "Remarques affichées" car, je relis en même temps ce livre que j'ai lu il y a quelques décennies déjà. Voici donc la suite de cet ouvrage. Bonne lecture et n'hésitez pas à déposer un commentaire. Si la lecture de cet ouvrage vous sied mieux ailleurs voici un lien pour le découvrir et puis, j'incite à acheter l'ouvrage afin de le tenir parmi vos livres précieux et instructifs.

    Voici le PDF en lien ICI

     

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    Ressucitation

    J’essaye d’exprimer tout cela dans votre langue pour vous permettre de comprendre : Vous verrez les détails plus tard, après avoir appris à traduire vous-mêmes les tablettes. J’ai fait ressortir certains points essentiels pour servir de base à votre travail de traduction. Ne croyez pas que j’essaye de modifier des opinions que vous auriez pu vous former par ailleurs, à la suite d’autres méditations ou d’autres études. Je vous prie simplement de les mettre de côté pour un temps. Quand vous aurez approfondi vos études actuelles, vous serez libres de recommencer toutes les autres si vous le désirez. Je ne cherche à vous influencer en aucune manière. Toute étude n’est qu’un extérieur, une manière d’arriver à une conclusion. Si la conclusion n’est pas obtenue, si le but recherché n’est pas atteint, les leçons deviennent fatras, bagage inutile, néant.

    Ressucitation



    2.3. Mort et résurrection de Chander Sen


    Jour après jour pendant deux mois, nous concentrâmes notre attention sur une série de tablettes qui traitaient exclusivement des caractères et des symboles, de leur position, de leur plan, et de leur signification. Le vieillard nous servait d’instructeur. Il en fut ainsi jusqu’à une matinée des premiers jours de mars, où nous nous rendîmes comme d’habitude à la chambre du temple. En arrivant nous trouvâmes le vieillard gisant sur sa couche comme s’il dormait. L’un de nous s’approcha, posa sa main sur le bras du dormeur pour le réveiller, mais recula aussitôt en criant : « Il ne respire pas. Je crois qu’il est mort. »


    Nous nous groupâmes autour de la couche, tellement absorbés par nos pensées de mort que nous n’entendîmes entrer personne. Nous fûmes tirés de notre rêverie par une voix disant : « Bonjour. » Nous nous tournâmes vers la porte et vîmes Émile. Son apparition nous stupéfia, car nous le supposions à quinze cents kilomètres de là. Avant que nous ayons eu le temps de nous ressaisir, il s’était approché et nous donnait des poignées de main.


    Au bout d’un instant deux d’entre nous s’écartèrent et Émile approcha de la couche. Plaçant sa main sur la tête du vieillard, il dit : Voici un frère chéri qui a quitté cette terre sans avoir été capable d’achever son travail parmi nous.
    Comme l’a dit un de vos poètes, il s’est enveloppé dans son manteau et s’est étendu, tourné vers des rêves agréables. En d’autres termes, vous avez jugé qu’il est mort. Votre première idée fut de rechercher un fossoyeur et un cercueil, et de préparer un tombeau pour cacher sa dépouille mortelle pendant sa dissolution.


    Chers amis, réfléchissez un instant. À qui Jésus s’adressait-il quand il disait : « Père, je te remercie de ce que tu m’as entendu » ? Il ne parlait pas à la personnalité extérieure, au moi, à la coquille. Il reconnaissait et louait la personnalité intérieure infinie, qui entend, sait, et voit tout, le grand et puissant Dieu omniprésent. Ne voyez-vous pas où se fixait la vision de Jésus quand il se tenait auprès du tombeau de Lazare ? Faisait-il comme vous, regardait-il dans cette tombe, et y voyait-il un Lazare en décomposition ? Non.

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    Remarque : Dieu le Père, Créateur n'apparaît sous aucune forme tangible et Il se trouve à l'extérieur de l'humain, peut se développer à l'intérieur de l'humain selon l'avancement de la Conscience divine de chacun. Jésus Christ s'adressait au Père en l'appellant ouvertement devant tous et Dieu lui répondait. Dieu aime à ce qu'il soit appellé Père. Il aime à ce que la parole soit prononcée ou soit dite intérieurement avec véhémence non qu'Il aime à être supplié car Il sait à l'avance quels sont les besoins de l'homme. Dieu se trouve sur le plan le plus élevé qui soit. Il aime à avoir des intermédiaires divins dont Jésus Christ et de nombreux autres individualités. Car Il ne nie pas l'individualité et la respecte comme un joyau tel que Jésus le dit :"Je connais le nom de chaque étoile", ainsi Il connaît le nom de chaque être si petit soit Il : Ses Connaissances sont immenses ou plutôt Il détient La Connaissance. De même, nous le lisons dans le Srimad Bhagavatam livre déposé déjà en partie dans cet espace, Il développe différents êtres et n'abandonne jamais la dimension dans laquelle nous nous trouvons. Ainsi, au cours des âges, Il envoye des divinités afin d'aider les humains à se développer, à les aider dans leur vie, à les éclairer,  à Le rejoindre avec des moyens que l'on retrouve dispersés dans différents données sur cette terre et, notamment au travers des écrits des différentes religion. "Cherchez et vous trouverez" dit Jésus-Christ. Dans la parabole des talents, Il explique que chacun naît avec des talents différents : certains ont plus de responsabilités car doués de grands talents et d'autres en ont également mais parfois bien peu : si ces talents sont utilisés à bon escient, ils seront récompensé : car le nombre de talents ne constituent pas la voie de la réussite vers l'épanouissement et la vie spirituelle et de la Conscience.

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    Tandis que vous étiez centrés sur le mort, lui l’était sur le vivant, le Fils unique de Dieu. Sa vision était fixée sur la vie immuable, éternelle, omniprésente, qui transcende tout.
    Maintenant, avec notre vision inébranlablement dirigée vers la réalité toujours présente de Dieu, nous pouvons voir achevée la tâche de ce frère chéri qui ne s’est jamais appuyé
    complètement sur Dieu. Il a compté partiellement sur sa propre force et en est arrivé au point où vous le voyez. Il a renoncé. Il a commis l’erreur que tant d’entre vous commettent aujourd’hui, la faute que vous appelez la mort.
    Cette chère âme n’a pas été capable d’abandonner le doute et la crainte. Notre ami s’est donc reposé sur sa propre force et n’a pu achever la tâche qui incombe à chacun de nous. Si nous le laissions tel quel, son corps se dissoudrait. Lui-même serait renvoyé sur terre pour achever sa tâche humaine qui est presque terminée. En fait, cette tâche est si près d’être accomplie que nous pouvons l’aider à l’achever. Nous considérons comme un grand privilège de pouvoir apporter notre aide en pareil cas.


    Vous avez demandé s’il pouvait se réveiller et reprendre sa pleine conscience : Oui, il le peut, et tous ceux qui ont trépassé de la même manière le peuvent aussi. Bien qu’à votre avis il soit mort, nous autres qui avons partagé un peu sa vie, nous pouvons l’aider. Il comprendra aussitôt et deviendra capable d’emporter son corps avec lui. Il n’est pas indispensable d’abandonner le corps à la prétendue mort et à la désagrégation, même après avoir commis la grande erreur.
    Émile s’interrompit un moment et parut plongé dans une profonde méditation. Très peu de temps après, quatre de nos amis du village entrèrent dans la pièce. Ils se rapprochèrent les uns des autres et à leur tour se plongèrent dans une profonde méditation. Puis deux d’entre eux étendirent les mains et nous invitèrent à nous joindre à eux. Nous nous approchâmes et plaçâmes nos bras sur les épaules les uns des autres, formant ainsi un cercle autour de la couche où gisait la dépouille mortelle.

    Après que nous fûmes restés un instant sans mot dire, la lumière devint brillante dans la chambre. Nous nous retournâmes. Jésus et Pilate se trouvaient debout à quelques pas de nous. Ils avancèrent et se joignirent à nous. Il y eut encore un moment de profond silence, puis Jésus s’approcha de la couche, leva les mains, et dit : Chers amis, je vous propose de franchir avec moi pendant quelques instants la vallée de la mort. Elle n’est pas zone interdite comme vous pourriez le croire. Si vous voulez bien la traverser comme nous et la regarder de l’autre rive, vous verrez qu’elle est uniquement formée par vos pensées. Il y a de la vie là-bàs, la même vie qu’ici.


    Jésus resta un moment les mains étendues puis reprit : Cher frère et ami, tu es avec nous, nous sommes avec toi, et tous nous sommes ensemble avec Dieu. La pureté suprême, la paix et l’harmonie de Dieu entourent, embrassent, et enrichissent tout. Leur réalisation se manifeste maintenant à toi d’une manière si éclatante que tu peux te lever et être reçu chez le Père. Chère créature, tu vois maintenant et tu sais que ton corps n’est ni poussière retournée à la poussière ni cendre retournée à la cendre. La vie est là, pure et éternelle. Il n’est pas nécessaire de laisser le corps se désintégrer dans la mort Tu perçois maintenant la splendeur de ton royaume d’origine. Tu peux maintenant te lever et aller à ton Père. Tu entendras la grande clameur : « Saluez tous, saluez celui qui est nouvellement né, le Seigneur ressuscité, le Christ parmi les hommes. »


    Cher lecteur, quand un mortel essaye de dépeindre la beauté et la pureté de la lumière qui emplissait la salle, les mots ne deviennent que parodie. Quand la forme inanimée se redressa, il sembla que la lumière pénétrait l’intérieur de tous les objets, en sorte que rien ne portait plus ombre, le corps notre ami pas plus que le nôtre. Ensuite, les murs parurent s’écarter et devenir transparents, et finalement il sembla que nos regards plongeaient dans l’espace infini. Il est impossible de rendre avec des mots la splendeur de cette scène. Nous comprîmes alors que la Mort avait disparu et que nous étions en présence de la Vie Éternelle, indiciblement majestueuse, ne faiblissant jamais, mais se perpétuant inlassablement.


    Nous autres mortels ne pouvions que regarder avec des yeux stupéfaits. Nous fûmes élevés pendant ces quelques instants bien au-dessus de ce qu’une imagination déréglée aurait pu suggérer au sujet du ciel et sa beauté. Il ne s’agissait pas d’un rêve. C’était la réalité. Celle-ci peut donc surpasser tous les rêves. Nous eûmes le privilège de voir à
    travers les ténèbres et au-delà des ténèbres. 

     

    Ce jour-là, l’effet enchanteur de la beauté et de la paix de cette scène, ajouté à la grande foi que nous avaient inspirée nos amis, nous transporta entièrement par-delà la crête qui sépare la vie de la mort. Aujourd’hui, cette crête n’est plus pour nous que plaine unie. Cependant, il nous apparut clairement que, d’une manière ou d’une autre, il fallait que chacun fît lui-même l’effort nécessaire pour escalader les hauteurs s’il voulait percevoir la splendeur de l’au-delà. Tout vestige de vieillesse avait disparu chez Chander Sen, que nous considérions comme ressuscité d’entre les morts. Il se tourna vers ses amis et prit aussitôt la parole. J’entends toujours les mots qu’il prononça comme s’ils étaient en or sur une tablette placée perpétuellement devant moi. Sa voix, d’une majesté indicible et sans aucune affectation, contenait simplement une note claire et profonde de sincérité et de force.

    Il dit : Chers amis, vous ne pouvez savoir la joie, la paix, et la grande bénédiction que vous m’avez données en me réveillant comme vous l’avez fait. Un moment plus tôt, tout était sombre. Je me tenais là, craignant d’avancer, et ne pouvant reculer. Je ne puis exprimer mes sensations que d’une manière. J’étais engouffré dans une grande obscurité d’où je me réveillai subitement, et maintenant je suis à nouveau avec vous.


    Puis son visage devint si éclatant de joie qu’il était impossible de douter de sa sincérité. Il se tourna vers nous et dit :

    Chers amis, combien j’aime penser à, notre association. Vous ne pouvez savoir la joie que j’ai eue en vous serrant la main. Quel bonheur ce fut pour moi de voir, de connaître, et de ressentir la sincérité avec laquelle vous avez accepté l’intervention de mes chers aides que je puis bien qualifier de divins ! Si vous pouviez voir par mes yeux en ce moment, vous connaîtriez la bénédiction dont je fais l’expérience. Ma plus grande joie réside dans ma certitude absolue que chacun de vous en arrivera au même stade que moi et connaîtra alors la même joie. Je peux bien dire qu’il vaut la peine d’avoir vécu une vie entière pour jouir d’un instant pareil.


    Songez que je vois toute l’éternité se dérouler avec des bénédictions semblables. Ne vous étonnez pas de m’entendre dire que mes yeux en sont presque aveuglés et que la révélation m’éblouit. J’éprouve un immense désir de projeter cette vision non seulement devant vous, mais devant tous mes frères et soeurs du vaste univers de Dieu.

    Chers frères, si je pouvais étendre sur vous mes mains transformatrices et vous élever à ma hauteur, il me semble que mon bonheur présent serait de beaucoup multiplié. Mais on me montre que je ne dois pas le faire. Il faut que vous étendiez vous-mêmes la main transformatrice. Dès que vous l’aurez fait, vous rencontrerez la main de Dieu prête à serrer la vôtre. Vous pourrez marcher et parler avec lui, et il vous bénira éternellement comme il bénit chacun. Le plus grand bonheur dans tout cela, c’est que les castes, les croyances, ou les Églises n’importent pas. On me montre que tout homme est bienvenu.

     


    Un instant plus tard, Chander Sen avait disparu. Il nous sembla qu’il s’était simplement évanoui. Tout cela n’était-il qu’une vision éthérée ? Mes associés estimèrent unanimement que non, car deux d’entre eux lui avaient serré la main. Je laisse au lecteur le soin d’en décider. Alors un de nos amis du village se tourna vers nous et dit : "Je sais que vous êtes dans le doute. Mais comprenez que tout cela ne fut pas échafaudé pour votre profit : Il s’agit d’un simple incident fortuit de notre vie. Quand survient un instant critique, nous sommes capables de triompher de la conjoncture. Par ses seules forces, ce cher frère n’aurait pu faire l’ascension de la crête. En fait, comme vous avez pu le voir, il avait trépassé, délaissé son corps. Mais comme il était déjà arrivé à un degré avancé d’illumination, nous avons pu l’aider au moment crucial. Dans ce cas, l’âme revient, le corps achève sa perfection, et l’homme peut alors emporter son corps avec lui. La détresse de ce frère venait de son trop grand désir de trépasser. Il avait abandonné son corps juste au moment où quelques pas de plus auraient suffi pour lui faire franchir la crête et compléter la perfection. Ce fut notre grand privilège de pouvoir l’aider en l’occurrence".


    Nous retirâmes lentement nos bras et restâmes au moins une minute dans un silence absolu. L’un de nous rompit ce silence en disant : « Mon Seigneur et mon Dieu. » En ce qui me concerne, il me semblait que je n’aurais jamais plus envie de parler. Je voulais réfléchir. En une heure j’avais vécu une vie entière. Nous nous assîmes tous. Quelques-uns de nous ayant retrouvé l’usage de la parole causaient à voix basse. Un quart d’heure plus tard, alors que nous étions tous engagés dans une conversation générale, l’un de nous alla jusqu’à la fenêtre et annonça que des étrangers paraissaient arriver au village. Intrigués, nous descendîmes tous à leur rencontre. Il était fort rare en effet que des étrangers visitassent le village à cette époque de l’année et à pied, car nous étions en plein hiver.

     


    En arrivant au village, nous vîmes qu’il s’agissait d’un petit groupe venant d’un village plus petit situé à une cinquantaine de kilomètres en aval. Ces gens avaient amené un homme, égaré trois jours auparavant dans une tempête de neige et presque entièrement gelé. Ses amis l’avaient transporté sur un brancard et avaient franchi toute la
    distance à pied à travers la neige. Jésus s’approcha, posa la main sur la tête de l’homme et resta ainsi un moment.
    Subitement l’homme rejeta sa couverture et se mit debout. Sur quoi ses amis le regardèrent, les yeux écarquillés, puis s’enfuirent épouvantés. Nous ne pûmes les convaincre de revenir. L’homme guéri paraissait ahuri et indécis. Deux de nos amis le persuadèrent de les accompagner chez eux pour s’y reposer quelque temps. Le reste du groupe retourna vers notre logis, et nous restâmes jusqu’à minuit à commenter les événements du jour.

     

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    Ressucitation

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    2.4. Enfer et diable. - Ciel et Dieu. - Croix et Christ selon
    Jésus


    La conversation en arriva au point où l’un de nous demanda où se trouvait l’enfer et que signifiait le diable. Jésus réagit rapidement et dit : L’enfer et le diable n’ont pas de demeure en dehors de la pensée mortelle de l’homme. Tous deux se trouvent exactement à l’endroit où l’homme les place. Instruits maintenant comme vous l’êtes, pouvez-vous trouver à l’un ou à l’autre une position géographique en quelque point de la terre ? Si le ciel est tout et entoure tout, trouverait-on dans l’éther une place pour l’enfer ou le diable ? Si Dieu régit tout et est tout, où y a-t-il place pour l’un d’eux dans le plan parfait de Dieu ?


    Dans le domaine des sciences naturelles, une légende répandue ici dit que toute chaleur, toute lumière, beaucoup d’autres forces naturelles sont contenues dans le sein de la terre. Le soleil ne possède en soi ni chaleur ni lumière. Il a des virtualités qui tirent chaleur et lumière de la terre.
    Après que le soleil a extrait les rayons lumineux et calorifiques de la terre, la chaleur est reflétée à nouveau vers la terre par l’atmosphère qui flotte dans l’éther. Il en est à peu près de même des rayons lumineux réfléchis vers la terre par l’éther. L’épaisseur de l’atmosphère est relativement faible. L’effet des rayons calorifiques est donc variable entre la surface terrestre et les limites extérieures de l’atmosphère. À mesure que l’air devient moins dense il y a moins de réflexion. En conséquence la chaleur diminue et le froid augmente avec l’altitude. De même chaque rayon lumineux tiré de la terre et réfléchi vers elle retombe sur la terre où il se régénère. En atteignant les limites de l’air, on atteint les limites de la chaleur. Il y a similitude entre les rayons lumineux tirés de la terre et ceux réfléchis par l’éther. L’éther s’étendant beaucoup plus loin que l’air, les rayons lumineux ont toutefois un trajet beaucoup plus étendu à parcourir avant d’être tous réfléchis. En atteignant les limites de l’éther, on atteint les limites de la lumière.


    Quand les limites de la chaleur et de la lumière sont atteintes, on arrive au grand froid. Celui-ci est infiniment plus dur que l’acier. Il comprime l’éther et l’atmosphère avec une force irrésistible et en assure la cohésion. L’enfer est présumé brûlant, et Sa Majesté Satanique déteste le froid. Il n’y a donc là-bas aucune demeure pour l’un ou pour l’autre.

     


    Maintenant que la question du domaine supérieur est réglée, abordons l’autre légende scientifique, celle du domaine inférieur. Selon cette légende, la masse terrestre est en fusion à peu de distance de sa surface. Elle est si chaude que toute substance y fond. Le noyau central en fusion tourne plus lentement que la croûte solide extérieure.


    Il en résulte une friction à la ceinture de jonction. C’est là que les forces naturelles sont engendrées et que la main de Dieu commande à tout. Il n’y a donc pas de résidence possible là non plus pour Sa Majesté Satanique ni pour son enfer. Si elle essayait de vivre à l’endroit le plus chaud ou à l’endroit le plus froid, elle s’y trouverait bien plus confortable, car le froid consume tout autant que la chaleur.
    Nous avons maintenant fouillé tout l’univers et ne trouvons nulle-part de place pour le diable. Nous sommes donc bien forcés d’admettre qu’il se trouve là où est l’homme et qu’il ne dispose que des pouvoirs que celui-ci lui a accordés. C’est uniquement l’adversaire personnel que j’ai banni. Vous imaginez-vous que je m’amuserais à chasser le diable hors de n’importe quel homme, pour lui permettre ensuite d’entrer dans un troupeau de porcs qui eux-mêmes se précipiteraient dans la mer ? Je n’ai jamais vu le diable en aucun homme à moins que cet homme ne l’ait introduit lui-même en soi. Le seul pouvoir que je lui aie reconnu est en l’espèce celui que l’homme lui-même lui a accordé.

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    Remarque : Voici un lieu du livre qui surprend car Jésus Christ affirma que "le monde appartient à Satan", il parle aussi du diable.  Les sectes sataniques existent encore de nos jours. Dans les écrits bibliques le diable lui apparaît dans le désert pour le tenter et puis, en effet, Jésus Christ exorcise plusieurs personnes durant sa vie. Ce passage écrit par Thomas Baird Spalding est réellement étonnant lorsque l'on sait que des esprits contraires habitent le monde provoquant beaucoup de ravages, outre la folie habitant des êtres humains. Donc, il n'est pas donné dans cet "enseignement" des moyens de lutter contre les "bêtes sauvages de ce type" comme si "tout était facile et qu'il n'exista point d'adversaires...." L'influence de Satan se marque dans le satanisme avec des rituels sanglants amenant aux crimes et aux mensonges : pourquoi vouloir erradiquer la cause du mal en réduisant cela à la nature de certains êtres humains l'ayant imaginé et donc lui donnant vie ? Lucifer n'existerait donc pas : cet ange déchu dont il est parlé dans la bible et dans d'autres écrits plus lointains. Il est vrai que nous pouvons vivre sur plusieurs plans en même temps ou se situer en un seul plan et puis passer à un autre plan.

    Il est possible de fermer une porte à la venue d'êtres sataniques, en réalité de fermer les portes. Cependant, le malin a plus d'un tour dans son sac et utilisera toutes les faiblesses de l'humain ou ses lacunes affectives. En cas d'affrontement face à ces forces négatives et impitoyable nous ne trouverons issues qu'avec l'aide du Christ Jésus et de sa Mère Marie à qui Il a conféré ce pouvoir d'écraser la Bête : le serpent, c'est à dire, communément représenté comme image du diable. Or, les démons se trouvent sur terre, les tibétains l'affirment aussi. Des êtres qui mettent à l'épreuve consciemment ou inconsciemment. S'il y a eu pacte avec le diable, la situation pour l'être humain est réellement dangereuse et totalement fragilisée. La seule solution est la conversion. Je ne m'attarderai pas sur ce chapitre, car mieux vaut s'éloigner de ces puissances destructrices mais cependant, il faut savoir qui peut aider et quelle moyen de faire fuir l'adversaire ou les adversaires ou de les placer face à un miroir.

    Vous savez il est dit :"Dieu n'existait pas à Auszwitch". L'enfer sur terre dans les camps de concentration. Malheureusement, des terrains et des lieux sont habités d'êtres infernaux capables du pire et se nourrissant comme des vampires de la vie de gens, en les sacrifiant afin de s'en nourrir. Ces êtres aiment à voir souffrir et tourmentent jusqu'à détruire amenant à eux les humains de peu de foi, sans foi, à être assujetti au jeu mis en place de sadisme physique et psychologique. Donc, nous ne vivons pas sur une sphère hautement spirituelle en ce monde mais nous avons des accès au "paradis" pour s'y reposer même en vivant sur terre. Nous avons des moyens de ressourcement par nos corps subtils et le développement de notre Conscience Cosmique. Inévitablement, tout être sera un jour face au Christ Jésus et le reconnaîtra un jour qu'il soit croyant ou non croyant. Je puis vous donner de multiples exemples par des histoires vécues qui, toutes se rejoignent. 

    Prémunissons-nous contre les forces du mal sur cette planète remplis d'êtres de toutes sortes et venus d'ailleurs aussi. En nous appuyant sur Dieu en tant que Père, en nous appuyant sur les "envoyés" de Dieu, en fraternisant et reconnaissant nos frères, unissons-nous dans un monde loin d'être évolué comme le disent certains extraterrestres plus avancés dans leur société et leur manière de fonctionner. Existons sur les plans supérieurs et prenons-en conscience non dans l'abstrait et dans le rêve mais bien dans la réalité de la vie de tous les jours. C'est un peu comme la parabole du Christ des Vierges faisant provision d'huile pour allumer les lampes. Plus nous évoluons vers l'Union avec Dieu, plus l'adversaire se fâche ; plus nous parlons Vérité, plus les tourments risquent de nous briser si nous n'avons pas travailler l'essentiel de cet Amour et de cette Force se trouvant en nous en puisant à la Source de la Vie.

    Voyez-vous, il est naïf de penser comme on l'apprend à certains que Seul l'Amour permet d'avancer en envoyant à nos "ennemis" des pensées positives. Restons réalistes dans ce plan compact de la planète terre afin de ne pas tomber dans les pièges extrêmement malins et sombres de ces adversaires vivant au milieu de nous. Ne sombrons pas dans la paranoïa mais le mensonge est grand et nombreux sont ceux qui le pratiquent. Voyez déjà où l'avidité mène ? De quoi sont capables les êtres avides ? 

    En cela les enseignements tibétains sont assez complets, expliquant une voie Juste, équilibrée, épanouissante. D'ailleurs les tibétains, les hindouistes considèrent le Christ comme le plus grand des boddhisattvas. L'Islam sait également la Venue de Jésus (Issa)à la fin des temps.

    Il est utile pour nous, de vivre chaque jour à la fois pleinement l'instant présent tout en gardant un côté tourné vers l'avenir et de pressentir afin de contourner les pièges auxquels nous pourrons être confrontés si nous n'y  prenons garde. En cela même le Livre de la Vie des Maîtres est utile car combien de fois n'est il pas dit de nous tourner vers Dieu. D'autre part, la foi est un don. Certains ont une foi naturelle où Dieu n'est pas inclus dans leur vie et, cependant, ils avancent avec une grande moralité et un esprit de Justice en eux. Ils sont donc guidés par la Providence sans en avoir conscience. Ils dispensent le bien autour d'eux et rejettent les esprits de méchanceté et de provocation, les esprits sournois et menteurs, les êtres apportant les douleurs et les malédictions, le vol, le mensonge, la violence, le désordre et la folie. Des êtres très avancés et revenus sur terre au travers d'incarnations multiples ont été confrontées aux forces du mal y compris Jésus Christ. Ce fut un épreuve pour Lui et d'ailleurs il pleura souvent sur terre. Comprenez qu'il n'est pas facile de vivre dans ce plan des mondes multidimentionels mais que si nous sommes ici, c'est pour accomplir avant de retourner dans notre Berceau et notre véritable nid de là où nous provenons.

    Sachez aussi que les "voleurs d'âme" existent également. Mais savent ils réellement voler une âme : non. Apporter les troubles de comportements ? Cela oui. C'est pourquoi, toutes violences sont issue de force du mal ou suscitée par elles les ouvertures étant liées aux fragilités : faiblesses ou carences affectives notamment et autres. Les exemples sont multiples dans les cas de maltraitances graves d'enfants qui, repère perdu, se perdent parfois dans les méandres des faiblesses suscitées par la fragilisation dûe aux mauvais coups suscités par des humains n'ayant ni moralité, ni éducation, ni valeur parce qu'eux mêmes n'ont pas reçu ces clés et ainsi, les erreurs se perpétuent tellement les violences, nombreuses, perturbent la construction d'un monde meilleurs ou par des êtres configurés en cela.

    Voyez l'avidité conduisant à rendre des humains esclaves, absorbant leur vie complètement anéantie sous le joug des esclavagistes dont les violences physiques et morales n'ont pas de limite.

    La psychologie tibétaine les appelle "les esprits avides", avec les "démons" souvent ils cohabitent. N'imaginez pas que les lucifériens soient de tel ou tel groupe  : ils sont issus de partout. Les démons ont donc une forme et aiment à terroriser également : ce que l'on appelle la "psychopathie" est réellement une force du mal "insoignable" par la science. La science cependant progresse et trouve des signes physiques de cette dite "maladie".

     

    Nous vivons ici, au milieu d'êtres tellement différents les uns des autres mais en observant, nous découvrons qui est qui. Avant cela, allons à la rencontre du "Connais toi toi-même" et sachons que toutes faiblesses est une porte ouverte aux forces contraires et aux mafias. Même s'il s'agit de faiblesses affectives, qui semblent bénignes, ou encore de besoin d'amour charnel, tout ce qui peut mettre en état de faiblesse y compris un excès de bonté sans discernement constituent une porte d'entrée à des forces contraires à l'harmonie et au bien être.

    C'est pourquoi, en réalité, il est indispensable de se ressourcer vers la Nature profonde divine à l'origine de la Vie réelle et non des apparences trompeuses afin que nous soyons éclairé et bien inspiré.

     

    Certains sans croyance ou religion, arrivent à réaliser un parcours remarquables par leurs bonnes actions et par leur sens de la justice innés, tout en se préservant de la violence d'autrui en menant une vie discrète et intéressante, en veillant bien sur leurs proches, leurs amis dans la fidélité (qui doit être réciproque), étant discret et se mettant à l'abri sans naïveté, apprenant chaque jour à discerner qui est qui, à savoir se taire lorsqu'il le faut et acquérir une maîtrise de soi. Quant aux histoires vécues dont j'ai la connaissance, elles viendrons plus tard et peut-être, dans la publication d'un livre.

    ©Colinearcenciel

    Ressucitation

     

    Suite du chapître II :

    Un peu plus tard la conversation roula sur Dieu, et l’un de nous dit : Je voudrais savoir qui est Dieu ou ce qu’il est en réalité. Alors Jésus prit la parole et dit : Je crois comprendre la portée de votre question. Vous voudriez clarifier votre propre pensée.

    Aujourd’hui, le monde est troublé par beaucoup d’idées qui se heurtent. On ne se réfère pas à l’origine des mots. Dieu est le principe sous-jacent à tout ce qui existe aujourd’hui.

    Or, le principe sous-jacent à une créature est esprit, et l’esprit est omnipotent, omniscient. Dieu est la Pensée unique ....

     ( ? l'expression "pensée unique" est dérangeante dans le cas de "Dieu" ceci est une remarque personnelle, car elle fait plutôt penser à un comportement robotique, où l'être humain doit se comporter comme ceci ou cela en abdiquant de sa propre personnalité : Dieu n'abdique pas de la sienne, et Il ne demande pas à ce que nous abdiquions de notre personnalité et de tout ce qui en fait la richesse de diversité. Dieu accorde un importance à la personnalité de chacun et à la structure de chaque personnes ou "objets vivvants" "Je connais le nom de chaque étoile" "Je t'appellerai par ton nom")

    ...qui est la cause à la fois directe et dirigeante de tout le bien qui est autour de nous. Dieu est la cause de la vie que nous voyons autour de nous.

    Dieu est la source de tout le véritable amour qui maintient et unit toutes les formes. Dieu est un principe impersonnel. Dieu n’est jamais personnel, sauf au moment où il devient un Père aimant, personnel à chaque individu : père et mère, aimant et donnant tout. Dieu ne devient jamais un grand Être résidant quelque part dans les cieux, en un endroit appelé paradis, où il serait assis sur un trône et jugerait les gens après leur mort. Car Dieu est la vie elle-même, et la vie ne meurt jamais. La figure précédente n’est qu’une fausse conception née dans la pensée des ignorants.


    Il en est de même pour beaucoup d’autres déformations que vous pouvez constater dans le monde qui vous entoure. Dieu n’est ni un juge, ni un roi, qui puisse vous imposer sa présence et vous traduire devant un tribunal de justice. Dieu est un père aimant et généreux qui ouvre les bras et vous enveloppe quand vous vous approchez de lui. Peu lui importe qui vous êtes ou qui vous avez été. Vous êtes toujours son enfant si vous le cherchez avec un coeur et des mobiles sincères, quand bien même vous seriez l’enfant prodigue qui a détourné sa face de la maison paternelle et qui est fatigué de nourrir les porcs avec les épluchures de la vie. Vous pouvez toujours vous tourner à nouveau vers la maison paternelle, avec la certitude d’un accueil bienveillant. Le festin vous y attend toujours, la table est toujours mise. À votre retour vous n’entendrez aucun reproche d’un frère rentré avant vous.


    L’amour de Dieu ressemble à une eau pure jaillissant d’une montagne. Le ruisseau est pur à sa source, mais se trouble et se salit au long de sa route. Il entre enfin dans l’océan tellement souillé qu’il ne ressemble en rien à ce qu’il était à son origine. Dès son entrée dans l’océan, l’argile et la boue commencent à se déposer au fond. L’eau pure remonte à la surface, incorporée à la mer heureuse et libre, disponible pour régénérer la source.


    Vous pouvez voir Dieu et lui parler à tout moment exactement comme vous le faites à vos parents, à un frère, ou à un ami. En vérité, il est bien plus proche de vous qu’aucun mortel, plus dévoué et fidèle qu’aucun ami. Il n’est jamais tortionnaire ni coléreux, ni découragé.

    Dieu ne détruit jamais, ne blesse jamais, ne gêne jamais aucun de ses enfants ni aucune créature ou création. S’il le faisait ; il ne serait pas Dieu. Un dieu qui juge, détruit, refuse une bonne chose à ses enfants, créatures, ou créations, n’est que l’évocation d’un penseur ignorant. Vous n’avez pas à craindre un tel dieu à moins de le faire sciemment.

    Lvéritable Dieu étend la main en disant : « Tout ce que je possède est à vous. »

    Un de vos poètes a dit que Dieu est plus intime que la respiration et plus proche de nous que nos mains et nos pieds. Il était inspiré de Dieu. Tous sont inspirés de Dieu quand ils recherchent le bien ou la justice. Chacun peut être inspiré de Dieu à tout moment pourvu qu’il le veuille.

     


    Quand j’ai dit : « Je suis le Christ, le Fils unique de Dieu », je n’ai pas proclamé cela pour moi seul.

    Si je l’avais fait, je n’aurais pas pu devenir le Christ. J’avais vu clairement que pour exprimer le Christ, il était nécessaire pour moi comme pour chacun de le proclamer, puis de vivre la vie sainte. Après quoi, le Christ apparaîtrait nécessairement. Si l’on ne vit pas la vie sainte, on peut proclamer le Christ tant qu’on voudra, il n’apparaîtra jamais.

    Chers amis, imaginez que tout le monde proclame le Christ et vive la vie sainte pendant un an. Quel prodigieux réveil ! On ne peut en imaginer les conséquences. Voilà la vision que j’ai eue.


    Chers amis, ne pouvez-vous pas vous placer à mon point de vue, et avoir la même vision ? Oh, pourquoi m’entourez-vous des ténèbres fangeuses de la superstition ? Pourquoi ne levez-vous pas les yeux, n’élevez-vous pas vos pensées, et ne regardez-vous pas avec une claire vision ?
    Vous verriez qu’il n’y a ni miracle, ni mystère, ni souffrance, ni imperfection, ni mort, en dehors de ce qui est forgé par les hommes.

    Quand j’ai dit : « J’ai triomphé de la mort », je savais de quoi je parlais, mais il a fallu la crucifixion pour éclairer ceux qui me sont chers.
    Beaucoup de mes amis se sont unis pour aider le monde. C’est le travail de notre vie. Il y eut des époques où il fallut toutes nos énergies combinées pour détourner les vagues de mauvaises pensées, de doute, d’incrédulité, et de superstition qui ont failli engloutir l’humanité. Vous pouvez les appeler forces mauvaises si vous voulez. 


    Mais maintenant, nous voyons grandir une lumière de plus en plus brillante à mesure que les êtres chers rejettent leurs liens. Cette libération peut les faire sombrer quelque temps dans le matérialisme. Mais cela les rapproche du but, car le matérialisme n’oppose pas à l’esprit la même résistance que la superstition, les mythes, et les mystères.


    Le jour où j’ai marché sur les eaux, croyez-vous que mon regard était dirigé vers les profondeurs, vers la matière ? Non. Il était inébranlablement fixé sur le pouvoir de Dieu qui transcende toutes les puissances de l’abîme. Dès l’instant que je le fis, l’eau devint aussi solide qu’un roc, et je pus marcher à sa surface en toute sécurité.


    Jésus s’interrompit un instant, et l’un de nous demanda : Votre causerie avec nous ne vous dérange-t-elle pas et n’interrompt-elle pas votre travail ? Jésus répondit : Vous ne pouvez gêner aucun de nos amis, ne fût-ce qu’un instant, et je crois être rangé parmi eux.


    Quelqu’un dit : Vous êtes notre frère. Le visage de Jésus s’éclaira d’un sourire, et il dit : Je vous remercie, je vous ai toujours appelés frères. L’un de nous se tourna alors vers Jésus et lui demanda : N’importe qui peut-il exprimer le Christ ? Il répondit : Oui, il n y a qu’un seul aboutissement à la perfection. L’homme est issu de Dieu et il lui faut retourner à Dieu. Ce qui est descendu des cieux doit remonter aux cieux. L’histoire du Christ n’a pas commencé avec ma naissance, pas plus qu’elle ne s’est terminée avec ma crucifixion. Le Christ existait quand Dieu créa le premier homme à son image et à sa ressemblance. Le Christ et cet homme ne font qu’un. Tous les hommes et cet homme ne font qu’un. De même que Dieu était son Père, de même Dieu est le Père de tous les hommes, de tous les enfants de Dieu.


    De même que l’enfant possède les qualités de ses parents, de même le Christ existe en chaque enfant. Pendant de longues années, l’enfant a vécu en ayant conscience de sa qualité de Christ, c’est-à-dire, de son unité avec Dieu à travers le Christ en lui : Alors commença l’histoire du Christ qui remonte aux origines de l’homme.
    Le Christ signifie plus que l’homme, Jésus. Il n’y a pas de contradiction à cela. Si je n’avais pas perçu cette vérité, je n’aurais pas pu exprimer le Christ. Elle est pour moi la perle sans prix, le vin vieux dans les outres neuves, la vérité que beaucoup d’autres ont exprimée, l’idéal que j’ai parfait et rendu manifeste.


    Pendant plus de cinquante ans après le jour de ma crucifixion, j’ai vécu avec mes disciples et avec beaucoup de ceux que j’aimais tendrement. Je les ai enseignés. En ces jours-là, nous nous réunissions en un endroit tranquille hors de Judée. Nous y étions à l’abri des inquisiteurs superstitieux. C’est là que beaucoup acquirent de grands dons et accomplirent un immense travail. Alors je compris qu’en me retirant pour un temps je pourrais entrer en contact avec le monde entier pour l’aider. Je me retirai donc.


    D’ailleurs, mes disciples se fiaient à moi bien plus qu’à eux-mêmes. Pour les libérer, il fallait que je me retire d’eux. Leur communion avec moi étant étroite, ne pouvaient-ils me retrouver à volonté ?


    Au commencement, la croix fut le symbole de la plus grande joie que le monde ait connue. Le pied de la croix se trouve à l’endroit où le premier homme a foulé la terre*.

     

    Smarque symbolise donc l’aurore d’un jour céleste ici sur terre. En vous y reportant, vous verrez que la croix disparaîtra entièrement. Il ne restera que l’homme dans une attitude de dévotion, debout dans l’espace, les bras levés en un geste de bénédiction, envoyant ses présents à l’humanité, et répandant librement ses dons dans toutes les directions.


    Sachez que le Christ est la vie adaptée à la forme, l’énergie naissante que les hommes de science devinent sans savoir d’où elle vient. Sentez avec le Christ que l’on doit vivre cette vie pour la donner librement.

    Apprenez que la dissolution continuelle des formes a forcé l’homme à vivre et que le Christ a vécu pour renoncer aux désirs charnels.


    Apprenez qu’il a vécu pour un bien dont il ne pouvait jouir immédiatement. Si vous savez tout cela, vous êtes le Christ.


    Considérez-vous comme une fraction de la vie illimitée. Acceptez de vous sacrifier pour le bien commun. Apprenez à bien agir sans vous préoccuper des conséquences. Apprenez à renoncer à la vie physique et à tous les biens du monde. Faites-le librement. Ce n’est ni de l’abnégation ni de la pauvreté.

     

    À mesure que vous donnerez ce qui vient de Dieu, vous découvrirez que vous avez davantage à donner, même si parfois le devoir semble exiger que vous donniez tout, jusques et y compris la vie. Vous reconnaîtrez aussi que quiconque cherche à préserver sa vie la perdra. Vous constaterez alors que l’or pur est au fond du creuset. Le feu l’a entièrement débarrassé de ses impuretés. Vous découvrirez avec joie que la vie donnée aux autres est précisément celle que vous avez gagnée. Vous saurez alors que recevoir signifie donner libéralement. Si vous immolez votre forme mortelle, une vie supérieure prévaudra. Je vous donne la joyeuse assurance qu’une vie ainsi gagnée est gagnée pour tous.


    Sachez que la grande âme de Christ peut descendre à la rivière du baptême. Son entrée dans l’eau symbolise la sympathie que vous ressentez pour les grands besoins du monde. En la ressentant, vous devenez capables d’aider vos compagnons sans vous enorgueillir de votre vertu. Vous pouvez transmettre le pain de vie aux âmes affamées qui s’adressent à vous sans que ce pain diminue jamais du fait de son offrande. Connaissez pleinement et mettez en avant votre faculté de guérir, par la Parole qui assure la plénitude de l’âme, ceux qui s’adressent à vous, les malades, les fatigués, tous ceux qui sont chargés de lourds fardeaux.

     


    Vous pouvez ouvrir les yeux des aveugles volontaires ou involontaires. Peu importe le degré auquel une âme est descendue. Elle doit sentir que l’âme du Christ se tient à côté d’elle. Elle doit découvrir que vous foulez avec des pieds humains la même terre qu’elle.

    Vous verrez alors que la véritable unité entre le Père et le Fils est à l’intérieur et non à l’extérieur. Il vous faudra rester sereins quand, le Dieu extérieur étant écarté, le Dieu intérieur seul subsistera. Soyez capables de retenir votre cri d’amour et de crainte quand résonneront les paroles : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Quand cette heure viendra, il ne faudra cependant pas vous sentir solitaires, mais savoir que vous vous tenez auprès de Dieu, que vous êtes plus proches que jamais du coeur aimant du Père.

    Sachez que l’heure de votre plus grand désespoir est celle où commence votre plus grand triomphe. Sachez en même temps que les chagrins ne peuvent pas vous toucher

    .
     

     Dès cette heure, votre foi résonnera en un grand chant de liberté, car vous saurez pleinement que vous êtes le Christ dont la lumière doit luire parmi les hommes et pour les hommes. Vous connaîtrez les ténèbres qui existent dans une âme incapable de trouver une main amie au cours de son voyage sur le rude chemin de la découverte du Christ intérieur.


    Sachez que vous êtes véritablement divins. Comme cela vous verrez tous les hommes réellement semblables à vous. Vous connaîtrez alors qu’il est des passages ténébreux à franchir avec la lumière que vous avez charge d’emporter au sommet. Votre âme éclatera en louanges parce que vous pourrez rendre service à tous les hommes. Alors, avec un grand cri de joie, vous monterez au pinacle de votre union avec Dieu.


    Vous ne pouvez ni substituer votre vie à celle d’autrui, ni rédimer par votre pureté les péchés d’autrui, car tous les hommes sont de libres esprits, libres en eux-mêmes et libres en Dieu. Vous saurez que vous pouvez les atteindre alors qu’ils ne peuvent pas s’atteindre les uns les autres.

     

    Page 156 à 168 de La vie des Maîtres de Baird Thomas Spalding.

    Notes

    L'Union avec le divin au travers de pratiques se retrouvent dans l'Oraison de Sainte Thérèse d'Avila dans ses écrits "Le château intérieur", d'autres pratiques arrivent au même résultat par le kryia yoga de Paramahamsa Yogananda. Lorsque plus loin dans le récit, un voyageur souhaite rencontrer Jésus Christ, il est sûr de le reconnaître s'il a la chance de le voir, de le recontrer. Il est exact que toutes les créatures reconnaisse le Christ Jésus lorsqu'il se manifeste. Il ne peut en être autrement car il est inscrit en l'âme de chaque créature.

     


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