• Les adieux de la tulipe (1750)



    Blog de colinearcenciel :BIENVENUE DANS MON MONDE MUSICAL, LES ADIEUX DE LA TULIPE : CHANSON datant de vers 1750

     

    Les adieux de la tulipe ou "malgré la bataille" ou "les adieux grivois"
    " Cette chanson guerrière se rattache du reste à une campagne glorieuse, celle de 1745 et Fontenoy, et illustre à la fois nos armées et le grand général qui les commandait. Le Maréchal de Saxe, qui faisait annoncer sa victoire du lendemain par des couplets que Favart traçait la veille, dut certainement sourire à ceux-ci, qui peignaient si bien l'insouciant courage et la gaîté quand même du soldat français.
    La vogue de cette chanson fut si grande qu'on lui fit l'honneur insigne de l'attribuer à Voltaire. Elle est, ou du moins elle porte le nom de Mangenot, commissaire des guerres dans l'armée du Maréchal; mais la chronique du temps prétendit que le véritable auteur était son frère, l'abbé Mangenot, connu par de jolies églogues et quelques autres poésies du genre sérieux, mais qui dut faire passer sous l'uniforme de son frère ce qui eût paru un peu trop profane sous la soutane de l'abbé."
    voir aussi http://f.duchene.free.fr/berssous/20.htm qui la date plutot de 1736 et d ela bataille de Philisbourg ...

    interprétation : Jean Blanchard, anthologie de la chanson française, la tradition, l'histoire en chansons

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    Malgré la bataille
    Qu'on livre demain
    Ca, faisons ripaille,
    Charmante catin ;
    Attendant la gloire,
    Prenons le plaisir,
    Sans lire au grimoire
    Du sombre avenir.

    Si la hallebarde
    Je peux mériter,
    Près du corps-de-garde
    Je te fais planter,
    Ayant la dentelle,
    Le soulier brodé,
    La boucle à l'oreille,
    Le chignon cardé.

    Narguant tes compagnes,
    Méprisant leurs vœux,
    J'ai fait deux campagnes,
    Rôti de tes feux.
    Digne de la pomme,
    Tu reçus ma foi ;
    Et jamais rogomme
    Ne fut bu sans toi

    Tiens, serre ma pipe,
    Garde mon briqet,
    Et si la Tulipe
    Fait le noir trajet,
    Que tu sois la seule
    Dans le régiment
    Qu'ait le brûle-gueule
    De ton cher Z'amant.

    Ah ! retiens tes larmes,
    Calme ton chagrin ;
    Au nom de tes charmes
    Achève ton vin.
    Mais, quoi! de nos bandes
    J'entends les tambours ?
    Gloire tu commandes,
    Adieu mes amours.

    Les adieux de la tulipe (1750)

    Notre Dame de Paris, 1750

    Une gravure musicale de 1750

    Les adieux de la tulipe (1750)


      

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