• LE TEMPLE DE LA GUERISON (La vie des maîtres page 53.à 60)

    1.9. Le Temple de la Guérison


    Le Temple de la Guérison était situé-dans ce village. On
    prétend que depuis la fondation de ce temple, on n’y a
    exprimé que des paroles de vie, d’amour, et de paix. Les
    vibrations en sont tellement puissantes que la plupart des
    pèlerins sont instantanément guéris. On prétend aussi que
    les paroles de vie, d’amour, et de paix y ont été répétées tant
    de fois et qu’elles émanent du temple depuis si longtemps
    que leurs vibrations sont assez fortes pour annihiler toute
    parole d’inharmonie et d’imperfection qui viendrait à y être
    prononcée.

    Cela illustrerait ce qui se passe dans l’homme. Si
    l’on s’exerçait à n’envoyer que des messages de vie, d’amour,
    d’harmonie, et de perfection, on ne serait bientôt plus
    capable de prononcer un mot discordant. Nous essayâmes
    d’employer des mots désagréables, et constatâmes chaque
    fois que nous ne pouvions même pas les articuler.
    Le temple était le but des pèlerins qui cherchaient à être
    guéris. Les Maîtres qui résident dans le voisinage ont
    l’habitude de se réunir à des intervalles déterminés dans ce
    village pour se consacrer à leurs dévotions et aux gens qui
    veulent profiter de cette occasion pour s’instruire. Le temple
    est entièrement dédié à la guérison et toujours ouvert au
    public. Comme le public ne peut pas toujours rencontrer les
    Maîtres, ceux-ci l’incitent à se rendre au temple à toute
    époque aux fins de guérison. C’est pourquoi les Maîtres
    n’avaient pas dès l’abord guéri nos pèlerins. Ils les avaient
    accompagnés pour leur montrer qu’ils n’étaient pas
    différents d’eux et que chacun possède en soi les mêmes
    pouvoirs donnés par Dieu. En donnant l’exemple de la
    traversée de la rivière, je pense qu’ils avaient voulu
    démontrer aux pèlerins et à nous-mêmes leur faculté de
    triompher de toute difficulté et nous inciter à les imiter.
    Dans les endroits d’où le temple est inaccessible,
    quiconque vient demander secours aux Maîtres en retire de
    grands bienfaits.

    Il y a aussi toujours de simples curieux et
    des incroyants qui ne reçoivent pas d’aide apparente. Nous
    assistâmes à plusieurs rassemblements de deux cents à deux
    mille personnes, où toutes celles qui désiraient être guéries
    le furent simplement en déclarant intérieurement qu’elles le
    désiraient. Nous eûmes l’occasion d’observer, à différentes
    époques, un très grand nombre de personnes ainsi guéries.

    Dans 90 % des cas, les guérisons étaient durables, et pour
    celles effectuées dans le temple même, la proportion montait
    à 100 %.


    On nous expliqua que le temple est une chose concrète
    située à un endroit déterminé. Il symbolise le centre divin, le
    Christ individuel. Toutes les églises devraient représenter le
    même symbole. Le temple est toujours accessible à ceux qui
    veulent y aller. On peut y aller aussi souvent et y rester
    aussi longtemps qu’on le désire. Un idéal se forme ainsi dans
    la pensée des visiteurs et se fixe dans leur esprit.


    Émile dit : C’est ici qu’intervient la suggestion
    conduisant à l’idolâtrie du passé. Les hommes ont cherché à
    graver dans le bois, la pierre, l’or, l’argent, ou le bronze
    l’image de leur idéal. À peine l’image (l’idole) est-elle formée
    que l’idéal l’a dépassée. Il faut donc avoir la vision, aimer et
    idéaliser ce qui vient de l’intérieur de l’âme, et non donner
    une forme tangible nécessairement idolâtre à l’idéal que
    nous voulons exprimer. Un aspect plus récent de l’idolâtrie
    consiste à faire une idole de la personne qui exprime notre
    idéal. Or, il ne faut adorer que l’idéal exprimé et non la
    personnalité qui l’exprime. Jésus décida de s’en aller parce
    qu’il voyait que le peuple commençait à idolâtrer sa
    personne au lieu d’amer l’idéal qu’il représentait. On voulait
    faire de lui un roi. Le peuple ne voyait qu’une chose, c’est
    que Jésus pourvoyait à tous ses besoins matériels.
    Personne ne reconnaissait avoir en soi-même la faculté
    de pourvoir à tous ses besoins. Personne ne voyait qu’il
    fallait se servir de ce pouvoir comme Jésus. Celui-ci dit
    alors : « Il est bon que je m’en aille, car si je ne m’en vais
    pas, le Consolateur ne viendra pas vers vous. » En d’autres
    termes, tant que l’on se concentre sur la personne de Jésus,
    on ne reconnaît pas le pouvoir que l’on possède en soi-même.
    Il faut absolument regarder à l’intérieur de soi-même. Si l’on
    compte sur l’autre, on en fait une idole au lieu d’exprimer
    son idéal.


    Nous fûmes témoins de guérisons extraordinaires. Il
    suffisait à certains malades de traverser le temple pour être
    guéris. D’autres y passaient un temps considérable.
    Personne n’officiait jamais. Il était, paraît-il, inutile
    d’officier puisque les vibrations de la Parole vivante étaient
    si efficaces dans le temple que toute personne entrant dans
    sa zone d’influence en ressentait les bienfaits. Nous vîmes
    apporter un homme atteint d’acromégalie. Ses soudures
    osseuses furent complètement guéries au bout d’une heure, 

    et il put se remettre à marcher. Il travailla ensuite quatre
    mois pour notre expédition. Un autre avait perdu tous les
    doigts d’une main et les vit repousser. Un petit enfant au
    corps difforme et aux membres paralysés fut guéri
    instantanément et courut hors du temple. Des cas de lèpre,
    de cécité, de surdité, et bien d’autres furent guéris. Nous
    eûmes l’occasion d’en observer un assez grand nombre deux
    ou trois ans plus tard. Leur guérison subsistait. Quand elle
    n’était que temporaire, c’était, nous dit-on, à cause du
    manque de véritable, vision spirituelle.

    page 53 à 60

    1.10.La Pensée universelle parfaite. - Naissance et rôle
    spirituel des États-Unis


    Au retour à notre quartier général d’Asmah, tout était
    prêt pour la traversée des montagnes. Après une journée de
    repos, nous changeâmes de porteurs et de montures et nous
    entreprîmes la deuxième partie de notre voyage. Il s’agissait
    de franchir effectivement la chaîne himalayenne.


    Les événements des vingt jours suivants ne présentèrent
    pas d’intérêt spécial.

    Émile nous parla de la Conscience de
    Christ. Il dit : C’est par le pouvoir de notre propre pensée
    mise en action que nous pouvons exprimer, rendre tangible
    la Conscience de Christ. Par le pouvoir de la pensée, nous
    pouvons faire évoluer nos corps jusqu’au stade où nous ne
    connaissons plus la mort, où nous n’avons plus à subir le
    changement appelé mort.

    Par le processus de la pensée, par
    la Conscience intérieure de Christ, nous pouvons transmuer
    notre entourage et nos conditions de vie. Tout cela se fait
    entièrement par le pouvoir donné à l’homme de concevoir un
    idéal et de réaliser l’objet correspondant. Il faut d’abord
    savoir, percevoir, croire par la foi que Christ est en nous. Il
    faut ensuite comprendre le vrai sens de la doctrine de Jésus,
    maintenir uni à Dieu notre corps spirituel fait à son image
    et à sa ressemblance. Il faut le fondre dans le corps parfait
    de Dieu, car c’est ainsi fondus que Dieu nous voit. Alors
    nous avons idéalisé, puis conçu et manifesté le corps parfait
    de Dieu. Nous sommes vraiment « nés de nouveau » dans le
    Royaume de l’Esprit de Dieu, et nous en faisons partie.


    En pensant de la sorte, on peut réintégrer toutes choses
    dans la Substance Universelle d’où elles sont issues et les en
    retirer parfaites dans leur forme extérieure de
    manifestation. On les maintient en pensée dans leur état
    parfait, pur et spirituel, puis on abaisse leur rythme de
    vibration et elles se manifestent sous forme parfaite.

    Par ce
    procédé, on peut reprendre toutes les fausses croyances,
    tous les anciens ennuis, tous les péchés de notre vie passée,
    bonne ou mauvaise. Peu importe le monceau d’erreurs, de
    doutes, d’incrédulité, ou de craintes qui a pu être érigé sur
    notre chemin par nous-mêmes ou par d’autres. À toutes ces
    choses, on peut dire : Je vous réintègre dans le grand Océan
    de la Pensée Universelle, dans la Substance Cosmique d’où
    tout provient, où tout est parfait, et d’où vous êtes issues.

     

    Dissolvez-vous et redevenez les éléments qui ont servi à vous
    créer. Maintenant, je vous ressors de cette pure substance,
    parfaites et telles que Dieu vous voit. Je vous maintiens dans
    cet état de perfection absolue. Dans l’ancien ordre des
    choses, je vous avais ressorties imparfaites, et votre
    manifestation était imparfaite. Comprenant la vérité, je vous
    reproduis maintenant parfaites comme vous l’êtes aux yeux
    de Dieu. Vous êtes nées de nouveau à l’état parfait. « Et il en
    est ainsi. »


    Le divin alchimiste intérieur prend en charge ce que
    vous lui apportez. Il transmue, raffine, perfectionne ce que
    vous lui rendez après l’avoir manifesté sous forme
    imparfaite. Il en est de même pour votre corps qui est
    transmué, raffiné, perfectionné. Dieu vous le rend
    incorruptible, joyeusement parfait, magnifiquement libre.
    Telle est la parfaite Conscience de Christ, en tous et pour
    tous. C’est la vie « profondément cachée en Christ avec
    Dieu ».


    Au matin du 4 juillet, nous arrivâmes au sommet du col.
    La veille au soir, Émile avait estimé que nous méritions un
    jour de repos et qu’aucune date n’était plus indiquée que
    celle-là. Au petit déjeuner, Émile dit : Nous sommes le
    4 juillet, fête anniversaire de la naissance de votre
    indépendance. Ce jour, tombe merveilleusement à propos. Je
    sens que vous devez avoir quelque peu confiance en nous et
    je vais parler librement. Dans quelques jours, nous vous
    démontrerons péremptoirement que mes affirmations sont
    exactes.


    Nous aimons prononcer le nom de votre pays,
    l’Amérique, et celui de ses habitants, les Américains. Vous
    ne saurez jamais la joie que m’apportent, en ce jour si
    important, ces quelques moments de conversation avec des
    Américains que je puis voir face à face, et qui sont nés, à une
    exception près, sur ce grand territoire. Certains d’entre
    nous ont joui du privilège de voir votre pays bien avant le
    départ de la mémorable expédition de Christophe Colomb. Il
    y avait eu d’autres tentatives de découverte qui avaient
    échoué. Pourquoi ? Simplement par suite du manque de
    cette qualité divine : la foi. Le courageux croyant capable de
    réaliser sa vision n’avait pas, encore paru. Un jour
    s’introduisit dans une âme la certitude que la terre était
    sphérique et qu’il devait y avoir aux antipodes une surface
    émergée équivalente à celle déjà connue. Aussitôt, nous vîmes qu’une nouvelle grande époque historique
    commençait à se dérouler.
    Seul le grand Omnipotent, Dieu qui voit toutes choses,
    pouvait éveiller cette graine de foi dans l’âme de Colomb.
    Voici les premières paroles de l’explorateur le jour où il se
    présenta devant la reine d’Espagne en refusant de s’incliner
    devant les autorités : « Reine bien-aimée, je suis fermement
    convaincu que la terre est ronde et je désire m’embarquer
    pour le prouver. » Je ne sais pas si vous vous en rendez
    compte, mais ces paroles étaient inspirées de Dieu, et
    Colomb fut classé parmi les gens décidés à exécuter ce qu’ils
    entreprennent.


    Alors commença le déroulement de la longue suite
    d’événements dont nous avions eu la vision quelques années
    plus tôt. Tout ne nous avait pas été montré, mais nous en
    savions assez pour en suivre le fil. Bien entendu, nous
    n’imaginions même pas en rêve les merveilles presque
    incroyables qui devaient s’accomplir en un si petit nombre
    d’années. Mais ceux d’entre nous qui ont le privilège d’avoir
    vécu toute cette période comprennent parfaitement que des
    prodiges encore bien plus étonnants sont tenus en réserve
    pour votre nation. Le moment est venu pour elle de s’éveiller
    à la connaissance de son véritable rôle spirituel. Nous avons
    le désir de faire tout notre possible pour vous aider à le
    réaliser. (Je pense que si les Maîtres s’intéressaient à nous,
    c’était à cause de leur grand désir de voir l’Amérique
    accepter la Conscience de Christ et prendre connaissance de
    ses possibilités. Ils croient que ce pays a été fondé sur des
    bases vraiment spirituelles, et qu’il est, en conséquence,
    destiné à guider le monde dans son développement
    spirituel.)


    Émile continua : Songez que la découverte de l’Amérique
    résulte de la petite graine de foi plantée dans l’âme d’un seul
    homme et laissée libre de se développer. Les conséquences
    en sont inimaginables. Colomb fut considéré en son temps
    comme un rêveur stérile. Mais nous approchons tous du lieu
    où l’on croit et où l’on sait, que les rêves d’hier deviennent
    les réalités d’aujourd’hui. Qui donc peut se targuer d’une
    grande réussite sans avoir d’abord été qualifié de rêveur ?
    Colomb rêvait-il vraiment ? Ne s’agissait-il pas d’idéaux de
    la Grande Pensée Cosmique conçus dans l’âme de celui qui
    les manifesta comme de fortes vérités ? Colomb partit sur un
    océan inexploré, ayant dans sa conscience la claire vision
    des terres d’outremer. Je ne sais pas s’il entrevit la prééminence future du continent qu’il allait découvrir, ni
    même le nom d’Amérique qu’il devait porter. Ce fut plutôt
    l’apanage des ouvriers de la seconde heure. Mais la question
    subsiste : au début, s’agissait-il d’un rêve ou d’une vision ?


    Nous voyons déjà une partie des prodiges réalisés, mais
    notre vision des prodiges suivants reste liée à la vision
    initiale de Colomb. On peut se remémorer, de cette manière,
    les nombreuses visions qui ont fait de la terre une résidence
    meilleure. C’est par elles que Dieu s’exprime, se manifeste à
    travers chacun. Les hommes qui ont déjà abouti sont ceux
    qui avaient, consciemment ou non, la plus grande foi en
    Dieu. Songez à cette âme partant sur un océan encore
    inexploré, à ses peines, à ses épreuves, à ses
    découragements, mais songez aussi qu’elle vivait avec une
    idée maîtresse dans sa pensée : celle du but à atteindre.


    Les événements suivirent une marche toujours
    ascendante jusqu’au jour où une poignée d’hommes
    s’embarqua sur le Mayflower, recherchant la liberté d’adorer
    Dieu à leur manière. Songez-y : à leur manière. À la lumière
    de l’Esprit et des événements subséquents, commencez-vous
    à saisir la vérité ? La construction de ces hommes n’a-t-elle
    pas dépassé leur pensée ? N’apercevez-vous pas la main du
    Grand Omnipotent planant sur la scène ?


    Puis vinrent les jours sombres où il sembla que les
    premières colonies seraient anéanties. Mais quand Dieu a
    mis la main à une oeuvre, il faut qu’il triomphe. Puis vint le
    grand jour où fut signée la Déclaration d’Indépendance, le
    jour du choix entre Dieu et les oppresseurs. Qui a prévalu,
    qui est forcé de prévaloir toujours ? Les luttes d’un petit
    noyau d’hommes pendant ces jours mémorables et
    l’apposition de leurs signatures sur le document marquent
    une des plus grandes dates de l’histoire depuis la venue de
    Jésus sur terre.


    Puis les premiers coups de la Cloche de l’indépendance
    résonnèrent. Que vous le croyiez ou non, nous les perçûmes
    aussi sûrement que si nous avions été près de la cloche. Elle
    amplifia et répandit les vibrations émanant de ce petit
    centre avec une force qui les fera pénétrer un jour dans les
    coins les plus obscurs et les plus reculés de la terre. Les
    consciences les plus ténébreuses s’en trouveront illuminées.

    (suite page suivante)

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