• La vie des maîtres : Christ et la marche sur les eaux

     

     

     

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    Depuis que l’homme a été créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, il a reçu le pouvoir de créer exactement comme Dieu ; et Dieu s’attend à ce que l’homme use de son pouvoir aussi librement que lui, et exactement de la même manière.

    Il faut d’abord percevoir le besoin, puis concevoir le bien, l’idéal destiné à remplir le moule maintenu dans la conscience, puis le remplir de la Substance
    Universelle de Pensée.

    Il faut enfin prononcer la parole, dire que le moule est plein, et il en est ainsi, et c’est bien.
    Lors de la crucifixion, Jésus donna sa chair, son extérieur, son corps visible, pour démontrer l’existence réelle d’un corps spirituel plus profond.

    C’est ce corps-là qu’il manifesta au sortir de sa tombe. C’est le même dont il parle en disant : « Détruisez ce temple, et je le rebâtirai en trois jours. » Il a voulu nous montrer que nous possédons le même corps spirituel que lui et que nous pouvons faire les mêmes oeuvres que lui. : Indubitablement Jésus aurait pu échapper à la croix s’il l’avait voulu.

    Il avait vu qu’un grand changement se produisait dans son corps. Les gens de son
    entourage étaient incapables de voir ce changement et de bénéficier eux-mêmes de cet exemple. Ils continuaient à considérer le corps comme uniquement matériel.

    Ils seraient restés incapables de voir la différence entre le matériel et le spirituel si Jésus avait manifesté son corps spirituel sans le faire précéder d’un grand changement dans son corps matériel. C’est pour provoquer ce changement qu’il accepta le chemin de la croix.


    Tel est le Christ dans l’homme que le grand maître Jésus, universellement aimé et respecté, est venu manifester. N’a-t-il pas consacré sa vie terrestre à nous montrer le parfait chemin vers Dieu ?

    Il est impossible de ne pas aimer ce chemin idéal une fois qu’on l’a vu, soit dans la plantation des graines, soit dans les millions d’actes nécessaires à
    l’entretien de la vie. Toutes ces leçons nous conduisent à notre plein développement. Nous y parviendrons un jour en voyant que nous sommes vraiment des fils de Dieu et non des esclaves. Étant Fils, nous avons accès à tout ce que possède le Père, nous possédons tout et nous pouvons nous
    en servir aussi librement que le Père.


    J’admets qu’au début cela exige une foi immense. Il faut la faire grandir petit à petit et la pratiquer fidèlement comme la musique ou les mathématiques jusqu’à ce que l’on arrive au stade de la connaissance. Alors on est libre, grandiosement, magnifiquement libre. Il n’est pas de meilleur exemple de ce genre de vie que celle de Jésus. Ne pouvez-vous pas reconnaître le pouvoir inclus dans son nom, Jésus, le Christ rendu manifeste, Dieu se manifestant dans la 
    chair de l’homme ? Jésus en était arrivé au point où il se fiait entièrement à sa profonde intelligence de Dieu, et c’est ainsi qu’il accomplissait ses oeuvres puissantes.

    Il ne comptait ni sur le pouvoir de sa propre volonté ni sur la forte concentration de ses pensées, mais bien sur la volonté de Dieu : « Que ta volonté soit faite, ô mon Dieu, et non la mienne. » Jésus voulait toujours faire la volonté de Dieu, faire ce que Dieu voulait qu’il fît.


    On dit souvent que Jésus se retirait sur une haute montagne. Je ne sais s’il y montait physiquement ou non, mais je sais qu’il nous faut tous monter dans les hauteurs, dans les plus grandes hauteurs de la conscience, pour recevoir l’illumination.

    Ces hauteurs sont au sommet de la tête, et si les facultés n’y sont pas développées, il faut les développer par des pensées spirituelles. Ensuite, il faut laisser l’amour se répandre à partir du coeur, centre de l’amour, pour équilibrer la pensée.

    Cela fait, le Christ se révèle.

    Le fils de l’homme perçoit qu’il est Fils de Dieu, le Fils Unique en lequel le Père trouve son plaisir. Enfin, il faut vivre cela pour tous, avec un amour continuel.
    Arrêtez-vous un instant et réfléchissez profondément. Imaginez les innombrables grains de sable des plages, les innombrables gouttes d’eau des océans, les innombrables formes de vie qui pullulent dans les eaux, les innombrables
    particules rocheuses de l’écorce terrestre, le nombre immense d’arbres, de plantes, de fleurs, et d’arbrisseaux qui poussent sur le sol, les innombrables formes de vie animale sur la terre. Tout cela est l’extérieur de l’idéal maintenu dans la grande Pensée Universelle de Dieu.


    Songez maintenant aux innombrables âmes nées sur terre. Chacune d’elles est l’expression d’une image idéale de Dieu tel qu’il se voit lui-même. Chacune a reçu le même pouvoir que Dieu pour dominer sur tout. Ne croyez-vous pas que Dieu désire voir l’homme développer ses qualités divines et accomplir les oeuvres de Dieu grâce à l’héritage du Père, grande Pensée Universelle qui est en tout et au-dessus de
    tout ? Comprenez que chacun de nous est une expression (hors de l’invisible, de l’Esprit) dans un moule visible, dans une forme par laquelle Dieu aime à s’exprimer. Quand nous savons cela et l’acceptons, nous pouvons vraiment dire comme Jésus : « Regardez, voici un Christ. » C’est ainsi qu’il atteignit la maîtrise sur le monde charnel. Il a reconnu, proclamé, et accepté sa divinité, puis vécu la vie sainte
    comme il faut que nous la vivions.

    1.8. La marche sur les eaux


    Après huit jours d’arrêt, nous levâmes le camp un lundi matin et continuâmes notre chemin. L’après-midi du troisième jour, nous arrivâmes au bord d’une grande rivière,
    large de six ou sept cents mètres, et coulant à pleins bords à une vitesse d’au moins cinq mètres par seconde. On nous informa qu’en temps ordinaire on pouvait facilement passer à gué. Nous décidâmes alors de camper jusqu’au lendemain
    pour observer la crue ou la décrue des eaux.


    Nous apprîmes que l’on pouvait traverser la rivière sur un pont situé en amont, mais que cela impliquait un détour de quatre jours par des chemins très pénibles. Nous
    pensâmes que si l’eau baissait, il serait plus simple d’attendre quelques jours sur place. La démonstration avait été faite qu’il n’y avait pas à nous inquiéter du
    ravitaillement. En effet, depuis le jour où nos provisions furent épuisées jusqu’au retour à notre quartier général d’Asmah, c’est-à-dire pendant soixante-quatre jours, toute la compagnie, comprenant plus de trois cents pèlerins, fut abondamment nourrie avec des vivres provenant « de l’invisible ».
    Jusqu’alors, aucun de nous n’avait compris le vrai sens des événements auxquels nous avions assisté. Nous étions incapables de voir que tout s’accomplissait en vertu d’une loi précise dont chacun peut se servir.


    Le lendemain matin, au petit déjeuner, il y avait cinq étrangers dans le camp. On nous les présenta comme faisant partie d’un groupe campé de l’autre côté de la rivière et revenant du village où nous nous rendions. Nous ne prêtâmes guère attention à ce détail, supposant naturellement qu’ils avaient trouvé un bateau pour
    traverser. L’un de nous dit alors : Si ces gens-là ont un bateau, pourquoi ne nous en servirions-nous pas pour traverser ? Nous entrevoyions déjà une issue à nos
    difficultés, mais on nous informa qu’il n’y avait pas de bateau parce que le passage n’était pas assez fréquenté pour en justifier l’entretien.


    Après le casse-croûte, nous nous rassemblâmes tous sur la berge de la rivière. Nous remarquâmes qu’Émile, Jast,
    Neprow, et quatre personnes de notre bord causaient avec
    les cinq étrangers. Jast vint vers nous, disant qu’ils aimeraient

    tous traverser la rivière avec les cinq étrangers
    pour passer un moment dans l’autre camp. On avait le
    temps, car on avait décidé d’attendre jusqu’au lendemain
    pour observer les signes de décrue. Bien entendu, notre
    curiosité s’éveilla Nous estimions quelque peu téméraire de
    vouloir franchir à la nage un courant aussi rapide, juste
    pour dire bonjour à un voisin. Nous n’imaginions pas que la
    traversée pût s’accomplir autrement.


    Quand Jast eut rejoint le groupe, les douze hommes tout habillés se dirigèrent vers la berge, et avec le calme le plus parfait mirent le pied sur l’eau, je ne dis pas dans l’eau. Je n’oublierai jamais mes impressions en voyant ces douze hommes passer l’un après l’autre de la terre ferme sur l’eau courante. Je retins ma respiration, m’attendant naturellement à les voir s’engloutir et disparaître. Je pus me rendre compte plus tard que tous mes camarades avaient pensé comme moi.

    Mais sur le moment, chacun de nous resta suffoqué jusqu’à ce que les douze eussent passé la moitié de la rivière, tellement nous étions surpris de les voir marcher tranquillement à la surface, sans la moindre gêne,
    et sans que l’eau montât au-dessus de la semelle de leurs sandales.

    Quand ils passèrent de la rivière sur la berge opposée, j’eus l’impression qu’on m’enlevait des épaules un poids de plusieurs tonnes. Je crois qu’il en fut de même pour tous mes camarades, à en juger par leur sourire de
    soulagement au moment où le dernier des douze eut achevé la traversée. Ce fut certainement pour nous une expérience sans précédent.


    Les sept qui appartenaient à notre camp revinrent déjeuner. Bien que notre surexcitation fût moins grande lors de cette seconde traversée, chacun de nous poussa un soupir de soulagement quand ils furent tous remontés sur notre
    berge. Aucun de nous n’avait quitté le bord de la rivière ce matin-là. Nous ne fîmes pas beaucoup de commentaires sur l’événement, étant absorbés dans nos propres pensées.
    L’après-midi, on constata qu’il nous faudrait faire le grand détour par le pont pour traverser la rivière. Nous nous levâmes de bonne heure le lendemain matin, prêts à
    faire le détour. Avant notre départ, cinquante-deux hommes de notre camp marchèrent tranquillement vers la rivière et la traversèrent comme les douze de la veille. On nous dit que nous pouvions traverser avec eux, mais aucun de nous n’eut
    assez de foi pour essayer. Jast et Neprow insistèrent pour faire le détour avec nous. Nous tentâmes de les en dissuader, disant que nous pouvions très bien suivre la colonne et leur éviter ce trajet fastidieux. Ils ne cédèrent pas et nous accompagnèrent, disant que cela ne présentait aucun inconvénient pour eux.


    Pendant les quatre jours que nous prîmes pour rejoindre ceux qui avaient traversé en marchant sur l’eau, nous n’eûmes pas d’autre sujet de conversation ni de réflexion que les événements remarquables dont nous avions été témoins pendant notre court séjour avec ces gens merveilleux.

    Au second jour, nous montions péniblement une pente raide en plein soleil, quand notre chef de détachement, qui n’avait pas dit grand-chose depuis quarante-huit heures, s’écria soudain : Mes garçons, pourquoi l’homme est-il obligé de ramper et de se traîner sur la terre ?


    Nous répondîmes en choeur qu’il avait exactement exprimé notre pensée.
    Il continua : Comment se fait-il que si certains peuvent faire ce que nous avons vu, tous ne soient pas capables d’en faire autant ? Comment se fait-il que les hommes soient satisfaits de ramper, et non seulement satisfaits, mais forcés de ramper ? Si l’homme a reçu le pouvoir de dominer sur toute créature, il doit certainement pouvoir voler plus haut que les oiseaux. S’il en est ainsi, pourquoi n’a-t-il pas affirmé sa domination depuis longtemps ? La faute en est sûrement à la pensée humaine. Tout a dû arriver par suite de la conception matérielle que l’homme se fait de lui-même.
    Dans sa propre pensée, il ne s’est jamais vu que rampant. Il ne peut donc que ramper.


    Jast saisit la balle au bond : Vous avez parfaitement raison, tout vient de la conscience de l’homme. Selon ce qu’il pense, il est limité ou illimité, libre ou esclave. Croyez-vous que les hommes que vous avez vus marcher hier sur la rivière pour s’éviter notre détour fastidieux soient des créatures spéciales et privilégiées ? Non, ils ne diffèrent en
    rien de vous par leur création. Ils n’ont pas été doués d’un atome de pouvoir de plus que vous, Ils ont simplement développé leur pouvoir divin par le bon usage de leur force de pensée. Tout ce que vous nous avez vus faire, vous pouvez le faire aussi, dans la même plénitude et la même liberté, car tous nos actes sont en harmonie avec une loi précise dont
    chaque être humain peut se servir à volonté.

    La conversation prit alors fin. Nous rejoignîmes les cinquante-deux qui avaient traversé, et nous dirigeâmes vers le village de notre destination.

    REMARQUE : Personne ne semble avoir déposé sur la toile des renseignements sur les trajets et les lieux parcourus par l'équipe des 11 scientifiques sont Baird Spalding faisait partie. L'on sait simplement que ces faits se sont déroulés dans les territoires du Népal, du Tibet, en Indes (en Chine et en Perse ?)

     

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  • Commentaires

    2
    Samedi 14 Octobre à 00:00

    Contente d'avoir de tes nouvelles Seth. Oui, ce livre est d'une grande richesse mais la version originale contient des photos d'époque sur l'expédition de ces 11 scientifiques. Je recherche ces images car je l'avais lu il y a très longtemps mais j'ai un trésors de quelques livres que j'ai perdu : certains ont été retrouvé dont un est réapparu chez moi. Peu de livre mais d'excellents livres édifiants spirituellement. A très bientôt pour la continuation de tout ce qui nous éveillé et nous renforce !

    Amitié, Amour et Bonheur au milieu de l'Univers Harmonieux.

    Coline

    1
    Seth
    Vendredi 13 Octobre à 11:33

    Bonjour et merci Coline de transmettre une tellle richesse enseignante spirituelle....... je suis surpris de découvrir seulement maintenant cette richesse spirituelle.... je vais acheter ce livre.... il ya tellement de choses à comprendre ..... découvrir.... assimiler  . 

    J'espère que tout va pour le mieux de ton côté. Amitiés  A++Seth

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