• LA CONSOLE DE L'ORGUE OU LE MAITRE BACH COMPOSE.

    O GOTT DU FROMMER GOTT BWV 767 II de JEAN SEBASTIEN BACH page 1178 (BACH JEAN SEBASTIEN)posté le mercredi 08 décembre 2010 19:59

     

    Oui, ces deux années à Lünebourg furent très profitable au jeune Jean Sébastien et c'est là qu'il acheva sa préparation de base mais aussi qu'il fit la connaissance de Georg Böhm (1661-1733) qui est à ce moment le meilleur représentant de la musique que produisaient les maître de la Thuringe dans le domaine du clavecin et de l'orgue et dans la musique sacrée profane.

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    posté le mercredi 08 décembre 2

     

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    Jean Sébastien et ses rencontres et les grandes orgues et LA VILLE D'HAMBOURG page 1179  (BACH JEAN SEBASTIEN)posté le jeudi 09 décembre 2010 00:28

     

    Au XVIème siècle, le croirait-t'on que cette ville d'Hambourg fut la capitale de la musique d'orgue ? Et cette ville est représentée par le jeune BACH et par le très jeune Johann Adam REINKEN, l'organiste de l'église Sainte-Catherine et par Andreas Kellner. C'est à Lübeck que se rend Jean Sébastien en automne 1705 pour rencontrer Dietrich BUXTEHUDE.  Hambourg représente ce style de musique d'orgue typique de l'Allemagne du Nord représenté finalement par notre Jean Sébastien, Friedrich Buxtehude et Johann Pachelbel. Mais sachons aussi que le jeune Haendel s'arrêtera là aussi tout comme Telemann en 1720.  C'est là aussi que naîtra l'opéra allemand au Théâtre du Marché des Oies inauguré en 1678 et permettra le déroulement d'un genre d'opéra allemand débutant car à cette époque c'est l'Opéra italien qui prend les devants de toutes les scènes de l'Europe, là où l'Opéra est né avec Claudio Monteverdi. L'on voit tous les musiciens se croiser et s'entrecroiser tandis que se tissent une histoire de la musique et de la musicologie, dense, riche et prospère.

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    posté le jeudi 09 décembre 2010 00:56

     

     

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    Le Fabuleux CANTATE BWV 147 de Jean 

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    Le merveilleux CANTATE BWV 147 de J.S. BACH (part II) Schäme dich, o Seele (BACH JEAN SEBASTIEN)posté le samedi 17 décembre 2011 22:43

     

     

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    Le merveilleux CANTATE BWV 147 de J.S. BACH (part III/2) Offne dich, mein ganze (BACH JEAN SEBASTIEN)posté le samedi 17 décembre 2011 22:54

     
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    Le merveilleux CANTATE BWV 147 (part IV) Wohl mir, daB ich Jesu  (BACH JEAN SEBASTIEN)posté le samedi 17 décembre 2011 22:48

     
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    Le merveilleux CANTATE BWV 147 (part V) Hilf, Jesu, hilf  (BACH JEAN SEBASTIEN)posté le samedi 17 décembre 2011 22:49

     
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    Le merveilleux CANTATE BWV 147 (part VI) Ich will von Jesu Wund de J.S. BACH (BACH JEAN SEBASTIEN)posté le samedi 17 décembre 2011 22:51

     

    Toute cette oeuvre se trouve page 1353 et 1354.

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    Le merveilleux BWV 147 (part VII) Jesus bleibet meine Freude J.S. BACH Noël arrive bientôt  (BACH JEAN SEBASTIEN)posté le samedi 17 décembre 2011 22:51

     
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    L'ORATORIO de NOEL de J.S. BACH 

     

     

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    L' ORATORIO de NOEL de J.S. BACH BWV 248  (BACH JEAN SEBASTIEN)posté le lundi 19 décembre 2011 12:21

     

     

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    L'ORATORIO de NOEL J.S. BACH page 

     

    L'ORATORIO de NOEL J.S. BACH  (BACH JEAN SEBASTIEN)posté le lundi 19 décembre 2011 12:35

     

    Les cantates profanes qui fournissent la base de l'Oratorio de Noël, sont :

    • BWV 213 – Laßt uns sorgen, laßt uns wachen (Le choix d'Hercule)
      • jouée le 5 septembre 1733 pour le onzième anniversaire de Frédéric IV de Saxe.
    • BWV 214 – Tönet, ihr Pauken! Erschallet, Trompeten !
      • jouée le 8 décembre 1733 pour l'anniversaire de Marie-Josèphe d'Autriche, reine de Pologne et Électrice de Saxe.
    • BWV 215 – Preise dein Glücke, gesegnetes Sachsen
      • jouée le 5 octobre 1734 pour le couronnement de l'Électeur de Saxe Auguste III comme roi de Pologne.

    En outre, on pense que la sixième cantate a été prise presque entièrement dans une cantate aujourd'hui perdue, BWV 248a. On croit que le trio de la partie Ach, wenn wird die Zeit erscheinen? vient aussi d'une source perdue, et le chœur de la même partie Wo ist der neugeborne König vient de 1731Passion selon saint Marc (BWV 247)

    Un exemple : le vers de l'air n° 4 « Hâte-toi d'aimer ardemment ton fiancé ! » est la parodie de l'air n° 9 de la cantate BWV 213, où Hercule chante « Depuis longtemps je les ai écrasés et mis en pièces».

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    ORATORIO de NOEL de J.S. BACH  (BACH JEAN SEBASTIEN)posté le mercredi 21 décembre 2011 16:31

     

    Dans la partition autographe de Bach, dans la page 4 de la partie I, on voit le modèle barré « Tönet, ihr Pauken! Erschallet Trompeten! » de la cantate BWV 214 et remplacé par les paroles du chœur « Jauchzet, frohlocket, auf, preiset die Tage » initial :

    Fichier:BWV 248 I.jpg

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    ORATORIO de NOEL J.S. BACH  (BACH JEAN SEBASTIEN)posté le mercredi 21 décembre 2011 16:37

     

    Noël approche à grands pas : je vous souhaite une heureuse Fête, de Bons Voeux, je serai présente ce soir-là sur cet espace. Bienvenue et toutes mes Amitiés.

    ps : Allez bien à la page 1360 et les deux précédentes pour avoir toutes les explications de ce magnifique Oratorio du grand Maître BACH

    Coline

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    ORATORIO de NOEL J.S. BACH  (BACH JEAN SEBASTIEN)posté le mercredi 21 décembre 2011 17:45

     

     

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    L'ORATORIO de NOEL J.S. BACH BWV 248 III  (BACH JEAN SEBASTIEN)posté le mercredi 21 décembre 2011 18:11

     

     

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    NOEL

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    L'ORATORIO de NOEL J.S. BACH BWV 248 IV - BONNE FETE DE NOEL à vous mes amis  (BACH JEAN SEBASTIEN)posté le jeudi 22 décembre 2011 15:50

     

     

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    NOEL

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    CHISTMAS : L'ORATORIO de NOEL BWV 248 J.S. BACH V  (BACH JEAN SEBASTIEN)posté le jeudi 22 décembre 2011 16:36

     

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    CHRISTMAS : L'ORATORIO de NOEL J.S. BACH VIème partie - BON NOEL à vous tous !  (BACH JEAN SEBASTIEN)posté le jeudi 22 décembre 2011 16:39

     
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    CHRISTMAS : L'ORATORIO de NOEL J.S. BACH VI FINAL - BON NOEL à tous ! (BACH JEAN SEBASTIEN)posté le jeudi 22 décembre 2011 16:48

     

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    LA CRECHE

     

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    La PASSION de Saint-Jean cette OEUVRE DE J.S. BACH page 1126 et pages suivantes  (BACH JEAN SEBASTIEN)posté le jeudi 29 décembre 2011 23:27

     

    Cette Oeuvre que nous pouvons entendre à partir de la page 663 n'a pas eu lors de cette écoute, l'histoire de l'Oeuvre aussi la voici.

    La Passion selon saint Jean est un drame musical. Avant que Jean-Sébastien Bach n'a été installé dans ses nouvelles fonction de cantor (on dirait actuellement, en français : maître de chapelle) de la Thomaskirche (l'église Saint-Thomas) de Leipzig, le conseil municipal lui signifia qu'il aurait à s'en tenir « à des compositions non théâtrales ». Ce qui suppose l'impossibilité de composer des opéras, mais exclut surtout toute ressemblance entre la musique liturgique et la musique pour la scène (le style lyrique). Cela semble naturel. Mais Bach, en homme de son époque, a su concilier sa foi (luthérienne) avec une certaine théâtralité : son art est un art du discours et de la rhétorique, un art de la parole. Il s'agissait avant tout, dans son esprit, de faire entendre la parole donnée par l'évangile et donc de mettre en forme le drame signifié par le texte. On est là en plein dans une esthétique baroque, telle qu'elle se pratiquait dans toute l'Europe, à commencer par l'Italie, depuis le XVIIe siècle et les innovations musicales introduites à l'initiative des Jésuites.

    Source : wikipédia

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    L'ESTHETIQUE BAROQUE au travers de J.S. BACH dans la PASSION de SAINT JEAN  (BACH JEAN SEBASTIEN)posté le jeudi 29 décembre 2011 23:38

     

    Johann Sebastian Bach
    (1685 - 1750)
    Johannes - Passion
    (St John Passion)
    BWV 245

    Chorus
    "Herr, Herr, Herr, unser Herrscher" entendu page 1667 et ici Chorus
    "Jesum, Jesum, Jesum von Nazareth"

    "O grosse Lieb"

    "Dein Will' gescheh', Herr Gott"

    Ici vous entendez

    Soloists:

    Olga Kondina(soprano)

    Elena Rubyn(mezzo-soprano)

    Andrew Goodwin (tenor)

    Vincent Haab (bariton)

    Vyacheslav Lukhanin (base)

    Andreas Wagner (tenor)

    Olga Mayorova (cembalo)

    Dmitry Grigoriev (organ)

    The Chorus of Kazan State Conservatoire,

    The Chorus of the Opera Studio of Kazan State Conservatoire,

    The Chamber Orchestra of
    Kazan State Conservatoire,

    Conductor 

    Leo Kremer

    The Salikh Saydashev Great Concert Hall, 
    Kazan, Tatarstan, Russia
    May 26, 2005

    Fichier:Johannespassion.jpg

    Autographe de sa première page

    La Passion selon saint Jean est un drame musical. Avant que Jean-Sébastien Bach n'a été installé dans ses nouvelles fonction de cantor (on dirait actuellement, en français : maître de chapelle) de la Thomaskirche (l'église Saint-Thomas) de Leipzig, le conseil municipal lui signifia qu'il aurait à s'en tenir « à des compositions non théâtrales ». Ce qui suppose l'impossibilité de composer des opéras, mais exclut surtout toute ressemblance entre la musique liturgique et la musique pour la scène (le style lyrique). Cela semble naturel.

    Mais Bach, en homme de son époque, a su concilier sa foi (luthérienne) avec une certaine théâtralité : son art est un art du discours et de la rhétorique, un art de la parole. Il s'agissait avant tout, dans son esprit, de faire entendre la parole donnée par l'évangile et donc de mettre en forme le drame signifié par le texte.

    On est là en plein dans une esthétique baroque, telle qu'elle se pratiquait dans toute l'Europe, à commencer par l'Italie, depuis le XVIIe siècle et les innovations musicales introduites à l'initiative des Jésuites.

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    NIKOLAIKIRCHE LA DRAMATURGIE de J.S. BACH dans la PASSION de SAINT JEAN  (BACH JEAN SEBASTIEN)posté le jeudi 29 décembre 2011 23:42

     

    Dix bons mois après son entrée en fonction, le Vendredi saint 1724, Bach faisait entendre à la Nikolaikirche sa Passion selon saint Jean, œuvre dont même la première des quatre versions qui nous sont parvenues peut sembler (si l'on examine les choses rapidement) faire fi des contraintes citées plus haut. C'est en effet un ouvrage éminemment dramatique : même si sa dramaturgie ne relève pas à proprement parler de l'opéra ni du théâtre, elle s'exprime dans la façon dont Bach lie intimement l'histoire, rapportée par la Passion, avec son discours musical et rend présentes dans le déroulement de son œuvre, aussi bien les souffrances du Seigneur que les autres réactions humaines, le tout néanmoins, A soli deo gloria (Pour la seule gloire de Dieu), ainsi qu'il avait l'habitude de signer ses partitions.

    Au centre de tout oratorio ayant la Passion pour objet, on trouve le récit de l'Évangile, qui se déroule à deux niveaux : celui du narrateur (l'Évangéliste, placé en avant de la scène) et celui des personnages agissant et parlant en leur nom propre (Jésus, l'apôtre Pierre, Pilate, etc...), personnages auxquels s'ajoutent les différents groupes (la foule - turba -, les grands prêtres, etc.). Le texte, tiré du Nouveau Testament), est présenté et non représenté (il ne s'agit pas d'un opéra mais d'un oratorio), mais le récit évangélique, dans la mise en musique qui est faite par Bach, est bien plus qu'une simple récitation. Un peu par plaisanterie, on a pu appeler quelquefois Bach, "le cinquième Évangéliste". Un autre élément est le commentaire chanté dans les airs de solistes (souvent précédés d'un court arioso). Les chorals relient la "scène" et les fidèles, puisque ceux-ci connaissent la partie supérieure (la partie aiguë) de ces prières chantées, proprement luthériennes puisqu'elles en constituent la base de la liturgie musicale.

    Arias
    "Von den Stricken meiner Sundenmich zu enthinden"

    "Ich folge dir gleichfalls mit freudigen Schritten"

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    JEAN le Conteur pour la PASSION dans le génie de Jean-Sébastien BACH  (BACH JEAN SEBASTIEN)posté le jeudi 29 décembre 2011 23:48

     

    Son Évangéliste est un conteur, un intermédiaire, dont l'interprétation expressive crée une proximité avec les événements qu'il relate. Et ce n'est pas par hasard que Bertolt Brecht citait toujours le premier récitatif de la Passion selon saint Jean comme « un admirable exemple du caractère gestuel de la musique. »

    Cette idée fondamentale d'action et de drame humain aboutit à ce que les récitatifs et les chœurs font passer le message dans un esprit voisin du spectacle. La structure même de l'ensemble fait du récit de la Passion une sorte d'œuvre théâtrale, car il s'agit, pour Bach, de mettre l'accent sur la mort du Dieu chrétien, qui, selon le texte, a choisi de s'incarner. Bach croit fermement que la parole de Dieu (notion qui est à la base des religions monothéistes) est devenue un être humain, et donc un être mortel. C'est le récit de cette mort (et de cette sorte de rite de passage) qui est donné ici.

    Le texte évangélique fragmente l'œuvre en plusieurs scènes : Arrestation - Jésus devant les chefs des prêtres - Jésus devant Pilate - Crucifixion - Mise au tombeau. Bach respecte ce schéma, en terminant chaque épisode par un choral et en ménageant après le deuxième tableau une pause destinée au sermon prononcé par l'officiant.

    La Passion de saint Jean est l'interprétation poétique et musicale d'une partie des Évangiles. Elle est tout aussi évocatrice et bouleversante que les Stabat Mater de Pergolèse ou deVivaldi. Par contre, il est évident que c'est un lyrisme éloigné des opéras profanes. Qu'entend-t-on exactement par lyrisme ? Si on se tient à la définition la plus simple : l'art de mettre des paroles en musique, on doit reconnnaître Bach comme un maître lyrique.

    Recitativo
    Evangelist. Jesus. Petrus.
    Magd. Diener.
    "Derselbige Junger war dem"

    und choral
    "Wer hat dich so geschlagen"

    Evangelist. 
    "Und hannas sandte ihn gebunden"

    Chorus
    "Bist du nich"

    Recitativo
    Evangelist. Petrus. Diener.
    "Er leugnete aber und sprach"

    Aria
    "Ach, mein Sinn, ach"

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    L'Oeuvre exécutée et travaillée  (BACH JEAN SEBASTIEN)posté le vendredi 30 décembre 2011 00:13

     

    Les sources conservées nous transmettent la Passion selon saint Jean en quatre versions. Bach l'a donc fait exécuter au moins quatre fois. Elle fut vraisemblablement composée en1724 durant les six semaines du Carême, soit du Mercredi des Cendres au Vendredi saint et il est possible qu'elle ait adopté quelques morceaux des cantates écrites durant les années de Weimar.

    La première exécution a eu lieu le 7 avril 1724, jour du vendredi saint, à l'église Saint-Nicolas de Leipzig. En 1725, l'œuvre fut donnée dans une seconde version, et la troisième exécution a eu lieu entre 1728 et 1732. Une autre dut avoir lieu entre 1746 et 1749, dans les dernières années de la vie de Bach.

    La datation des exécutions est particulièrement instructive car les changements apportés donnent un aperçu de la manière selon laquelle Bach créait et prouvent la distance critique dont il faisait preuve à l'égard de ses propres compositions. La différence la plus remarquable entre la première et la seconde version est la suivante : tandis que la version de 1724 s'ouvre sur le chœur « Herr, unser Herrscher », la version de 1725 s'ouvre sur le chœur « O Mensch, bewein' dein Sünde gross » qui est le chœur qui conclut la première partie de la Passion selon Saint Matthieu. On entend généralement la version de 1724, qui appartient en propre à cette Passion et fait peut-être plus ressortir la « gravité » de l'œuvre.

    Ce même trait distingue les récitatifs des Passions de Bach et des récitatifs d'opéras. Une Sinfonia (perdue) interpolée dans la troisième version fut aussi éliminée de la quatrième, qui rétablit dès lors la forme originale. C'est cette version initiale et finale que restitue la partition conservée.

    Choral
    "Petrus, der nicht denkt zuruck"

    Seconda Parte
    Choral
    "Christus, der uns selig macht"

    Recitativo
    Evangelist. Pilatus.

    Coro
    "Ware dieser nicht ein Ubelthater"

    Evangelist. 
    "Da sprach Pilatus zu ihnen"

    Chorus
    "Wir durfen niemand, niemand todten"

    Recitativo
    Evangelist. Jesus. Pilatus.
    "Auf dass erfullet wurde das Wort Jesu"

    Choral
    "Ach, grosser Konig" 

    Recitativo
    Evangelist. Jesus. Pilatus.
    "Da sprach Pilatus zu ihm"

    Coro
    "Nicht diesen, diesen nicht"

    Recitativo
    Evangelist.
    "Barrabas aber war ein Morder"

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    La PASSION de Saint-Jean : La structure musicale et L'ANALYSE MUSICALE  (BACH JEAN SEBASTIEN)posté le samedi 31 décembre 2011 00:24

     

    Si nous nous penchons sur la structure musicale de cette oeuvre nous pouvons constater qu'il y a quatre structures :

    - Le choeur

    - Le récitatif ou le récit en déclamant l'évangile de Saint-Jean déclamé à la vitesse de la parole. On constate l'intervention de la foule (la turba) et les chanteurs sont accompagnés du continuo ;

    - Le choral, de pure souche luthérienne, où chaque note est une syllabe : l'homophonie et l'écriture du maître BACH est harmonique et verticale toute faite d'accords. Les gens connaissaient ces chorals et y participaient ;

    - l'Aria ou Air où le soliste était accompagné d'un petit orchestre.

    Le tout étant un ORATORIO PASSION.

     

     

     

    A. Le chœur d'entrée (n°1)

     

    Le texte (qui n’est pas l’Evangile mais un texte méditatif nous introduit dans cette Passion de Saint-Jean : « montre nous, par ta Passion… ». Le style est grave et solennel et rappelle le style Symphonia, symphonie joué par l’orchestre pour introduire certaines cantates par exemple.

    Wagner appelait ce passage « le Thaumaturge de la musique », il soulignait par cette expression le miracle qu’était capable de faire ce premier mouvement de la Passion : peindre les souffrances du Christ de telle manière qu’elles angoissent le chrétien et qu’elles ne le laissent pas insensible.

     

    Dans l'introduction instrumentale est remarquable la basse au rythme régulier sur une note pédale (c'est-à-dire la même note pendant un long moment) ; des sortes de vagues aux cordes qu’on appelle groupetto (groupe de notes avoisinant une note) ; par dessus, le chant planant des hautbois.

    Si nous regardons le mouvement des cordes avant l’entrée des chœurs, on s’aperçoit qu’il est ascendant, qu’il monte lentement (un octave) tandis que le hautbois et la flûte dessinent un mouvement descendant (le plus souvent sur les noirs).

     

                Mon but est de montrer que BACH est loin d’être seulement compositeur. Il est aussi théologien.

    Et ce début instrumental le montre bien. Si l’on dit que l’aérien des flûtes, c'est le Christ, la divinité, et que l’humanité est représentée par les vagues des cordes : le Christ descend et prend notre humanité (mouvement descendant des hautbois et des flûtes). Le texte de ce chœur d’entrée semble confirmer cette interprétation en parlant des « plus grands abaissements ». Et pourquoi le Christ s’abaisse-t-il ? Pour nous élever avec lui dans sa gloire. D’où le mouvement ascendant des cordes.

    Nous pouvons aussi, pour confirmer notre interprétation, souligner que ce chœur d’entrée présente un da capo, c'est-à-dire une reprise, bref il est joué deux fois.

    Et il nous faut faire appelle à la symbolique des chiffres que BACH adore utiliser. Le 2, c'est les deux natures du Christ : Christ pleinement Dieu et pleinement homme. « Les plus grands abaissements » dont nous parle le texte, c'est de prendre notre nature, la nature humaine.

    Bien sûr, il est facile de souligner le caractère tragique de ce premier chœur…

    L’entrée du chœur (Herr trois fois) est assez convainquant !Les voix scandent leur sublime invocation d’abord homophoniquement (même syllabe prononcée par tous en même temps) puis en décalage avec les différentes entrées.

     

    B. L'arrestation de Jésus

     

    Récit n°2

    Avec le récit n°2, nous sommes au chapitre 18 de l’Evangile de Jean. C'est la scène de l’arrestation. L’évangéliste déclame son texte avec un continuo qui l’accompagne.

    Nous avons grâce au récit une mise en scène théâtrale de l’Evangile de Jean : la musique est là pour illustrer le texte et susciter chez l’auditeur, nous l’avons dit, des sentiments, des émotions (peur, angoisse, joie, etc.). Et BACH d'utiliser très souvent des imitations : la musique veut illustrer le texte.Dans ce récit n°2, il y a une imitation sur Judas; à la 3èmephrase avec l'arrivée de la cohorte « avec des lanternes, des flambeaux et des armes » qui s'avance (« ging er hinaus », mouvement ascendant)

     

    Dialogue de Jésus avec la foule (n°2 & 3)

    La tessiture des personnages (si c'est un homme ou une femme, qui chante haut ou grave) est traditionnelle.L’Evangéliste est un ténor. Le Christ est une basse parce que le Christ est la base, le fondement.

    La turba demande Jésus avec une grande légèreté. Cette légèreté marque l’insouciance des juifs, récurrente dans toute l’œuvre (cette mélodie sera même un leitmotiv dans toute la Passion) : ils ne savent vraiment pas ce qu’ils font !

     

    Réponse de Jésus (n°4)

    Avec l’allemand, on comprend bien ce passage curieux. Pourquoi la foule tombe tout à coup à terre ? La Christ a dit « c'est moi », « Ich bin’s » en allemand, c'est-à-dire je suis. Cela ne vous rappelle rien ?

    La théophanie du buisson ardent : Dieu s’appelle je suis.Nous avons ici avec le Christ une théophanie. Le Christ, c'est Dieu, c'est le je suis. La foule tombe donc à terre.

    D’où d’ailleurs le mouvement descendant sur le « fielen zuBoden ».

     

    Deuxième échange entre Jésus et la foule (n°4 & 5)

    On retrouve la même mélodie qu'au n° 3. BACH est ici un vrai exégète est souligne la récurrence : le texte présente ici une répétition, il la met en valeur.

     

    Première méditation (n°7)

    Première scène, donc première méditation pour intérioriser et actualiser la Passion : un choral. Je souligne simplement ici l’emploi du je dont nous parlions tout à l’heure et l’emploi d’images : l’amour et la souffrance.

     

    Je passe des scènes :

    Pierre tranche l’oreille du serviteur du grand-prêtre et Jésus le sermonne à méditation : un choral.

    On emmène Jésus lié à Anne, beau-père de Caïphe à méditation : aria.

     

    Aria n°11

    On a ici une alto qui chante accompagné par un petit orchestre : deux hautbois et la basse continue (positif et basson). Avec le son pincé et un peu aigre des hautbois, on a ici une sensation de tristesse, un côté pleurant mais aussi un peu dramatique voir tragique, bref une ambiance mélancolique propre aux passions : c'est pour susciter la piété car le Christ, le Messie, vient d’être lier comme un brigand, et ce pour nous sauver.

     

    Pierre suit… Aria n°12

    C'est étonnant d’avoir un tel air juste après l’arrestation. Quel est le sentiment qui ressort de cet aria ? La gaieté, une musique légère avec les deux flûtes traversières qui imite la «démarche joyeuse », un texte joyeux. Pourquoi ? BACH, grâce à la musique, met ici en scène le croyant : mon fardeau est léger car je suis avec le Christ et j’ai confiance en lui. Les longues guirlandes en doubles croches illustrent le cheminement heureux du croyant.

     

    C. Le reniement de Pierre

     

    Voilà que Jésus, suivi de loin par Pierre, arrive chez le grand-prêtre.

     

    Premier reniement de Pierre (n°14)

    Facile de voir qui parle puisqu’on change de chanteur pour chaque personnage.

     

     

    Un de ses serviteurs le gifle à méditation : choral.

    Puis nous retrouvons Pierre, dans la cour, qui se chauffe toujours.

     

    Pierre dans la cour se chauffant (n°16)

    Avez-vous noté l’imitation ? Il « se chauffait ».

    La foule l’interroge…

     

    La foule (n°16-18)

    BACH s’amuse avec le début de la phrase « n’est-tu pas », « bist du nicht », pour donner un aspect oppressant à la question. Il ressert d’ailleurs les entrées progressivement : on assaille Pierre de toute part.

    Pierre va donc renier le Christ une seconde fois..., puis une troisième. Avez-vous entendu le coq chanter ? Le mouvement ascendant du violoncelle juste après le troisième reniement.

     

    Les pleurs de Pierre (n°18)

    Nous avons là un passage qui ne fait parti de l’Evangile de Jean. Pourquoi donc avoir ajouter cette phrase ? Parce que c'est une scène très visuelle, très théâtrale. Et BACH y met d’ailleurs le paquet, il répète la phrase deux fois dans un grand mouvement dissonant… Si ce n’est pas des pleurs amers…

    Ces pleurs de Pierre sont important pour BACH car il permet de susciter la piété de ses auditeurs et les faire effondrer avec Pierre. Dans la Passion selon Saint-Matthieu, en 1729, il reprendra la même forme.

             Le reniement est tellement horrible qu’il ne faut pas y méditer à une fois mais à deux. Ainsi nous avons un aria et un choral qui se suive.

     

             Aria n°19

            L’aria tombe tel un couperet, une hache : la faute est grave. Pierre a péché contre Dieu, nous avons péché contre Dieu. Cet aria nécessite l’accompagnement de tous les instruments du quatuor.

     

            Choral n°20

            Le choral qui suit est une prière.

            C'est sur cette note tragique que se termine la première partie de cette Passion selon Saint-Jean de BACH.

    Du site très intéressant consacré à cette Oeuvre de J.S. BACH :

    http://membres.multimania.fr/jsbachpassion/

    Dans ce passage et document vidéo :

    Arioso
    "Betrachte, meine Seel"

     

     

     

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    La PASSION de Saint-Jean de J.S. BACH (BACH JEAN SEBASTIEN)posté le samedi 31 décembre 2011 00:44

     

    Aria
    "Erwage"

    ______________________________________________________________________

    Recitativo. Evangelist
    "Und die Kriegsknechte flochten"

    Coro
    "Sei gegrusset, lieber Juden konig"

    Recitativo. Evangelist. Pilatus.
    "Und gaben ihm Backenstreiche"

    Coro
    "Kreuzige"

    Recitativo. Evangelist. Pilatus.
    "Pilatus sprach zu ihnen"

    Coro.
    "Wir haben ein Gesetz"

    Recitativo. Evangelist. Jesus. Pilatus.
    "Da Pilatus das Wort horete"

    Choral.
    "Durch dein Gefangniss"

    Recitativo. Evangelist.
    "Die Juden aber schrien"

    Coro.
    "Lassest du diesen los"

    Recitativo. Evangelist. Pilatus.
    "Da Pilatus das Wort horete"

    Coro.
    "Weg weg mit dem"

    Recitativo. Evangelist. Pilatus.
    "Spricht Pilatus zu ihnen"

    Coro.
    "Wir, wir, wir haben keinen Konig"

    Recitativo. Evangelist.
    "Da uberant worte te er ihn"

     

     

     

    A. Chez Pilate

     

    L’ouverture de cette seconde partie, qui prend place après le sermon, est un choral qui résume toute la première partie : « Le Christ qui nous donne le salut n’a rien fait de mal, pour nous, il fut pris, la nuit, comme un voleur, traîné devant des gens sans Dieu et accusé faussement ! » Il annonce aussi la suite : « De lui on a ri, on s’est moqué ; sur lui on a craché comme le rapporte l’Ecriture. »

    On amène Jésus à Pilate (récit n°22). Et on a le premier dialogue entre Pilate et la turba (n°23).

     

    Turba (n°23)

    Arrêtons-nous un instant sur cette première intervention de la foule. Cette turba peut être découpé en deux parties distinctes à l'oreille. Dans la première partie, il y a des mouvements ascendants et des mouvements descendants. Et de tels mouvements ensemble, que dessine-t-il ? La croix. Dès le début de cette seconde partie, la foule qui amène le Christ à Pilate sait déjà ce qu’elle veut : la crucifixion.

    Dans la deuxième partie, relevons ce rythme récurrent (croche deux doubles) que nous retrouverons plus tard. Il traduit l’énervement progressif de la foule. A la fin, la quadruple répétition sur le mot « nicht », entrecoupé de silences, ponctue l’obstination des juifs.

     

    Turba (n°25)

             Nous avons ensuite un deuxième échange entre Pilate et la foule.

             Il y a les mêmes mouvements ascendants et descendants que dans le la 1ère turba : la foule n’a pas changé d’idée… Mais on peut sentir une tension bien plus grande que dans la première turba montrant l’énervement toujours croissant de cette foule. En effet, le rythme se fait beaucoup plus rapide. 

             Nous avons donc deux turba qui ont beaucoup de points communs entre elles au début de cette deuxième partie rappelant ainsi les deux turba identiques du début de la première partie (celles qui demandaient Jésus de Nazareth). Les débuts de ces deux parties semblent identiques. Nous avons donc une construction parallèle.

     

    Récit n°26 

    Pilate dialogue donc avec le Christ : beaucoup d'imitations sont présentes ici (mon royaume : en haut, dans les cieux ; auraient combattu ; mon royaume…).

     

    Choral n°27

             A ce dialogue entre Pilate et Jésus suit une méditation, un choral.

             Ce choral pérsente la même mélodie qu’un choral que nous avions vu dans la première partie : le choral n°7.

             Ce sont les mêmes chorals, la même mélodie, bien que l’harmonisation, les accords qui accompagnent la mélodie, soient différentes. Nous les rapprochons donc dans notre structure, ce qui confirme bien notre construction parallèle des deux parties.

               

    Récit n°28

    Pilate et Jésus continu de dialoguer et Jésus se met à parler d’un témoignage à la vérité. La question de Pilate ("Qu'est-ce que la vérité ?") reste ouverte. Cela s’entend bien car il n’y a pas de cadence conclusive.

            

             Jésus ou Barrabas ? (n° 28-30)

             Pilate se tourne alors vers la foule et lui demande si elle veut relâcher Jésus ou Barrabas. Avez-vous reconnu la mélodie ? Elle est bâtie sur le même modèle que les « Jésus du Nazareth » du début de la première partie.

    De plus, à la suite de cette turba, il y a une très belle imitation sur Barrabas : une dissonance. Et puis tout va s’accélérer : on va battre Jésus.

     

    Flagelation (n°30)

    Cette scène est très théâtrale, très dramatique, très visuelle. Le motif en doubles croches pointés du continuo peuvent illustrer le châtiment corporel tandis que les vocalise irrégulières du ténor matérialisent la réaction épidermique de Jésus, engendré par chaque coup de fouet. Le réalisme est terrible.

     

    Méditations (n°31 & 32)

    Cette scène est immédiatement suivit d’une méditation.

    On vient d’avoir cette précipitation avec Jésus battu et on enchaîne directement avec cet air qui semble calme et posé. Mais de nouveaux instruments, que nous n’avions pas entendu jusque là viennent de faire leur apparition… Lesquels ?

    Il y a deux violes d’amour, sorte de violon avec un son plus acide et un luth. BACH utilise ici ces instruments pour souligner la souffrance, la douleur qui est accepté par le Christ d’où le calme mais l’acidité du passage. Et nous avons peut-être d’ailleurs ici les textes les plus dures de cette Passion, nous l’avions souligné au début de cette soirée : « sur ces épines qui le piquent fleurit la fleur qui ouvre le ciel » ou encore les « fruits amers » illustrées par une musique acide et presque pesante… La mélopée est emprunte de souffrance et aussi de sérénité. Bref, tout est réuni pour susciter une piété accrue du fidèle. La voix est celle d’un contemplateur pénétré de la grandeur du Christ.

     Rappelez-vous, les pleurs de Pierre, scène très visuelle, étaient suivis de deux méditations. Il en est de même ici. La deuxième méditation est un aria qui utilise également les violes d’amour.

     

    Moqueries (n°34)

    On couronne ensuite le Christ de la couronne d’épines et la foule se moque de lui. 

    BACH met ici l’accent sur l’insouciance. En effet, c'est un air guilleret telle une petite chansonnette avec les grandes descentes de flûtes et de hautbois… Ce chœur ressemble à une grossière farandole, populaire et méchante.

     

    Ecce homo (n°35)

    Après cet outrage, Pilate amène le Christ devant les juifs et c'est le fameux ecce homo, « voici l’homme ».

     

    « crucifie-le !» (n°36)

    Et là, c’est la débandade : « crucifie-le ! ».

    Nous avons toujours la croix entre les mouvements ascendants de l’orchestre et les mouvements descendants du chœur (assez dure à entendre). Nous retrouvons le rythme incisif que nous avions croisé, rappelez-vous, dans la deuxième partie de la première turba de la deuxième partie. Ce qui n’était pas encore verbalisé au début de cette seconde partie l’est vraiment ici. Et verbalisé pas n’importe comment, car c'est un des instants les plus forts de cette Passion : Bach consacre 24 mesure au seul mot « kruzige » qu’il martèle avec force.

     

    Turba n°38

    Pilate demande qu’il le crucifie eux-même et la foule parle de la loi, la Torah. Et pour exprimer le formalisme de cette loi, BACH conçoit ce chœur dans un style fugué, style très formel. Retenons le thème de la fugue que nous recroiserons plus tard.

     

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    La PASSION de Saint-Jean détaillée et complète  (BACH JEAN SEBASTIEN)posté le samedi 31 décembre 2011 00:57

     

    Aria con Coro
    "Eilt, eilt, ihr angefocht'nen Seelen"

    Recitativo. Evangelist.
    "Allda kreuzigten sie ihn"

    Coro
    "Schreibe nicht"

    Recitativo. Evangelist. Pilatus. 
    "Pilatus antvortel"

    Choral.
    "In meines Herzens Grunde"

    Recitativo. Evangelist.
    "Die Kriegsknechte aber"

    Coro.
    "Lasset uns den nicht zertheilen"

     

    Recitativo. Evangelist. Jesus.
    "Auf dass erfullet wurde die Schrift"

    Choral.
    "Er nahm Alles wohl in Acht"

    Recitativo. Evangelist. Jesus. 
    "Und von Stund'an nahm sie der Junger zu sich"

    Aria.
    "Es ist vollbracht"

    Recitativo. Evangelist.
    "Und neigte das Haupt und verschied"

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    La PASSION de Saint-Jean de J.S. BACH (BACH JEAN SEBASTIEN)posté le samedi 31 décembre 2011 01:08

     

    Aria.
    "Mein theurer Heiland"

    Recitativo. Evangelist. 
    "Und siehe da, der Vorhang im Tempel zerriss in zwei Stuck von oben an bis unten aus"

    Arioso.
    "Mein Herz! In dem die ganze Well bei Jesu Lieden gleichfalls leidet"

    Méditation (n°40)

    Le choral 40 nous parle de l’histoire de ce Jésus et ce qu’elle nous apporte. Pour reprendre une phrase de Saint Irénée : « il devient cela même que nous sommes pour que nous soyons cela même qu’il est ». C'est un grand thème théologique qu’on appelle l’admirable échange. C'est cela que nous avions déjà trouvé dans le grand chœur d’entrée entre les mouvements ascendants et descendants de l’orchestre.

     

     

     

    Turba n°42

     

    Les juifs ne veulent pas que Pilate relâche le Christ.

     

    Rappelez-vous, nous avions déjà entendu cette mélodie juste avant. BACH rapproche la loi des juifs, la Torah, et César. Mais BACH nous montre la perversion de la loi. Car pour eux, la Torah, c'est la loi de Rome. Ils ont donc donné un nom à leur roi : César.

     

     

     

    Voici votre roi (n°43-44)

     

    Pilate présente donc le Christ aux juifs. Vous reconnaissez la mélodie de la turba ? Nous l’avons déjà eu : turba 36 « kruzige ».

     

     

     

    Turba n°46

     

    Mais Pilate continue de jouer avec les nerfs des juifs: « dois-je crucifier votre roi ? ».

     

             Nous reconnaissons un air bien connu : turba 3 & 5. Et là, c'est fait, l’étau se ressert , ou pour le dire autrement, notre structure se referme peu à peu : les juifs ont gagnés, le Christ sera crucifié. L’évangéliste nous le dit très clairement (n°47) avec une dissonance sur le « crucifié ».

     

     

     

    B. La crucifixion

     

     

     

    Aria n°49

     

    C'est donc  fait : on emmène Jésus pour qu’il soit crucifié. BACH nous propose une méditation tout à fait parlante : unaria (n°48) avec la participation du chœur.

     

    C'est une course qui commence, et les instruments nous illustrent bien le cheminement par la succession de doubles croches… Mais où ce chemin nous mène-t-il ? C'est ce que demande le chœur et c'est ce que nous nous demandons également. Ce chemin n’est pas très agréable : sentez les rythmes incisifs qui coupe la course : nous ne partons pas au club MED. Mais où allons-nous donc alors… Visiblement nous montons : pour preuve les grands mouvements ascendants qui débute cet air, repris à l’entrée de la basse. Mais où montons-nous ?

     

             «  » demande les « âmes assaillies », les âmes souffrantes ? Au Golgotha.

     

     

     

             INRI (n°49)

     

             « C'est là qu’il le crucifièrent » nous dit Jean, et sur la croix, il y avait cet écriteau :

     

    Vous sentez ce ralentissement : BACH a marqué ce passage par un adagio, un ralentissement. Ce qui est lu est important : c'est la majesté de Jésus reconnu devant tous Messie.

     

     

     

    Turba n°50

     

    Mais les juifs ne sont pas d’accord est reprenne Pilate :

     

    La mélodie vous rappelle bien quelque chose ? Les grands mouvements descendants des flûtes, la légèreté… Nous avions le même passage plus haut, n° 34. C'est avec logique que BACH reprend ici le même motif par lequel le chœur saluait sarcastiquement Jésus comme le roi des Juifs.

     

     

     

              Je passe… nous avons une méditation (un choral). Puis, après avoir crucifié Jésus, les soldats romains se partagent les vêtements et décident de tirer au sort la tunique.

     

     

     

             La tunique (n°54)

     

             Ce chœur des soldats exprime bien la scène car on ne retrouve ni amour ni haine dans ce passage. Sur les arpèges sautillants du continuo s’installe un bavardage : celui des soldats, indifférents aux évènements dramatiques, qui vont jouer au sort la tunique sans couture du Christ. Les croches répétées sur la même note donne bien l’impression de ce bavardage.

     

       

     

             Je passe… on a les saintes femmes au pieds de la croix et les fameux « voilà ton fils » et « voici ta mère ». Et méditation : un choral.

     

     

     

    Choral n°56

     

    Nous reconnaissons la mélodie : c'est celle du choral n°20  qui clôturait la première partie de notre Passion, la deuxième méditation après le reniement de Pierre.

     

     

     

             Je passe encore : nous avons le fameux « j’ai soif ». Puis le Christ, ayant bu déclare : « tout est accompli ».

     

     

     

             C. Mort... et résurrection

     

     

     

             Tout est accompli (n°57)

     

            Notez la désinence, le mouvement descendant : tout est fini.

     

     

     

            Aria n°58

     

            On commence par la désinence… c'est vraiment la fin… passage très lent… Puis passage rapide…Tous les instruments du quatuor sont présents… rythme guerrier… Puis de nouveau mouvement lent… même désinence…

     

            Que s’est-il passé ? Passage hyper lent molto adagio, puis tout d’un coup, sans prévenir, alla breve, à toute allure. Pourquoi ? Nous avons ici la résurrection qui se profile… « le héros de Judas triomphe avec force et le combat se termine » Chez Jean, la mort, la résurrection, Pentecôte, l’Ascension, c'est la même chose. La croix, c'est la mort, la résurrection et la Pentecôte.

     

            Puis…

     

     

     

            Il inclina la tête (n°61)

     

            Bien sûr désinence sur « il inclina la tête ». Notons aussi ici le jeu de mot que nous fait l’évangéliste Jean : inclinant la tête, il rendit l’esprit, il remit l’esprit. C'est la Pentecôte ici.

     

            

     

             Bien sûr, méditation...

     

             

     

             Tremblement de terre (n°61)

     

             Et voici que le passage du voile du temple qui se déchire et les tremblements de terre, passage emprunté à Saint-Matthieu.

     

            Avez-vous entendu le voile du Temple se déchirer en deux, de haut en bas ? La cascade de triples croche. Avez-vous entendu les tremblements de terre ? Les trémolos de corde.

     

     

     

             Arioso (n°62)

     

             Et l’arioso qui suit continu sur ce même registre d’images sonores : BACH nous fait ici la peinture d’un séisme avec les tenues des instruments à vents, les notes répétées et les traits fusants des cordes. Nous voyons bien que « le roc se brise, la terre tremble ». Le chanteur, par des phrases brèves entrecoupées de silences, accentue la gravité du moment.

     

             

     

             Aria n°63

     

             Puis nous méditons à nouveau.

     

             Nous avons vraiment, par le tempo et la couleur, un total changement par rapport à l’agitation des numéros précédents. Nous retrouvons la mélancolie caractéristique de la Passion : « ton Jésus est mort » nous dit le texte et il nous faut fondre en « flots de larmes ».

     

             

     

             Je passe encore… Les soldats brisent les jambes des larrons et percent le flanc de Jésus.

     

    Puis une méditation (choral).

     

     

     

    Choral n°65

     

    Nous avions déjà entendu cette mélodie : c'est le choral 21 qui ouvrait la seconde partie de la Passion (cf. structure générale) : la tonalité employée ici (si bémol mineur) accentue l’aspect funèbre de ce choral qui rappelle la « souffrance amère » du Christ et nous invite à la méditation de la mort de Jésus. 
     

     

              Jésus est ensuite descendu de la croix et mis au tombeau.

     

              Nous avons alors un grand chœur final

     

     

     

    Chœur final n°67

     

    On pourrait très facilement rapprocher ce chœur avec le final de la Passion selon Saint-Matthieu de BACH, de part sa tonalité et sa mesure. Mais nous soulignerons, outre cela, la sérénité de ce passage, sérénité qui provient de son texte qui préfigure la résurrection : le « tombeau » du Christ « m’ouvre le ciel et ferme les enfers ». Ce sont les paroles des fidèles qui, autours du tombeau, veillent sur le repos du Christ. Est-ce pour cela que BACH emploi dès le début un rythme de berceuse ? Peut-être pas, mais cela accentue le calme et la sérénité du passage.

     

    Notre structure se clôt donc par ce chœur final (cf. structure générale), répondant au grand chœur d’entrée. Le Christ est mort et mis au tombeau, la pierre est roulé.

     

     

     

             Choral n°68

     

             Mais ne manque-t-il pas quelque chose ? Ce n’est pas encore la fin de cette Passion. Il reste une dernière chose, insignifiante après ce beau chœur final : un petit choral. Que fait-il ici ? Il met en l’air toute notre belle structure…

     

    « Eveille-moi de la mort » nous dit ce choral… Nous avons là encore une allusion à la résurrection. La tonalité en mi bémol majeur, qui donne un sentiment de calme et de joie simple et tranquille, est, selon les commentateurs, en relation avec l’espérance de la résurrection qui anime le croyant.

     

    Ce choral, c'est donc notre ouvre-boîte, notre ouvre-tombeau (cf. structure générale)… Nous avions bien enfermé le Christ, nous avions bien roulé la pierre. Mais la mort de Jésus n’était pas une fin en soit : ce qui est visé, c'est la résurrection.

     

     

     

     

    Aria.
    "Zer fliesse, mein Herze"

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    FINAL de la PASSION SELON SAINT-JEAN de J.S. BACH - Analyse et écoute  (BACH JEAN SEBASTIEN)posté le samedi 31 décembre 2011 01:22

     

    Recitativo. Evangelist.
    "Die Juden aber"

    Choral.
    "O hilf, Christe, Gottes Sohn"

    Recitativo. Evangelist.
    "Darnach bat Pilatum Joseph von Arima thia"

     

     

    Coro.
    "Ruht wohl"

     

     

    Choral.
    "Ach Herr, lass dein lieb' En gelein"

    La structure générale dans le site :http://membres.multimania.fr/jsbachpassion/Structure%20generale.htm

    Ce site qui m'a permis d'allier la musique au texte venant de là, et donc, voyez le site original car les textes qui sont écrits sur cette page viennent de ce site dont l'analyse est vraiment très profonde et intéressante.

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    NOTES et LETTRES : Do = C  (BACH JEAN SEBASTIEN)posté le vendredi 06 janvier 2012 01:15

     

     

    Les accords chiffrés selon la fondamentale de chaque tonalité : la première octave commencera par C le Do. La deuxième par D : le ré. Actuellement, ce système est utilisé universellement.

    Pour nommer les notes de musique, la musique occidentale utilise deux systèmes différents, selon le pays :

    • le premier système, inspiré de l'Antiquité, utilise les premières lettres de l'alphabet. Il est en vigueur, dans deux variantes simplifiées (ne différant que pour la désignation du si), l'une en usage dans les pays anglophones, et l'autre dans les pays germanophones.
    • le second système utilise les syllabes d'un chant latin. Il a été élaboré pendant la deuxième moitié du Moyen Âge, et est en usage en France, en Italie, etc.
    Allemagne
    et pays germanophones
    Angleterre
    et pays anglophones
    France, Italie, etc.
    C C do
    D D
    E E mi
    F F fa
    G G sol
    A A la
    H B si
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    PASSACAGLIA et FUGUE en C mineur de J.S. BACH  (BACH JEAN SEBASTIEN)posté le jeudi 03 mai 2012 22:36

     

     

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    Bannière - Roses rouges, fond noir scintillant

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    Le BWV 582 partitionné de Jean-Sébastien BACH  (BACH JEAN SEBASTIEN)posté le jeudi 03 mai 2012 22:40

     

     

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    Merveilleuse interprétation de la Toccata et fugue le BWV 564 de J.S. BACH  (BACH JEAN SEBASTIEN)posté le jeudi 03 mai 2012 23:03

     

     

    Interprété merveilleusement par

    HANS-ANDRE HAMM

     

    Bannière - Roses rouges, fond noir scintillant

     

     

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    CONCERTO BRANDEBOURGEOIS n° 5 de J.S BACH I  (BACH JEAN SEBASTIEN)posté le lundi 01 octobre 2012 01:02

     

    Pourquoi ces concertos étaient appellés brandebourgeois ?  C'est que ses concertos furent dédicadés à Christian Ludwig de Brandebourg dont voici le portrait ci-dessous. Vous entendrez le travail sublime du claveciniste au travers des trois parties du concerto ; il est particulièrement remarquable.

    Fichier:Christian Ludwig Markgraf von Brandenburg.jpeg

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    CONCERTO BRANDEBOURGEOIS n° 5 de J.S BACH II  (BACH JEAN SEBASTIEN)posté le lundi 01 octobre 2012 01:02

     

    Si je vous annonce un claveciniste remarquable, il faut constater un autre instrument plus rare et qui est apparu avec Antonio Vivaldi dont il fut aussi le premier à introduire la clarinette : il s'agit ici du TRAVERSO,  flûte à plusieurs clés de l'époque baorque, un instrument dont la justesse est plus précise et exacte qu'une simple flûte à bec.

    Blog de colinearcenciel : BIENVENUE DANS MON MONDE MUSICAL, CONCERTO BRANDEBOURGEOIS n° 5 de J.S BACH II

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    CONCERTO BRANDEBOURGEOIS n° 5 de J.S BACH III  (BACH JEAN SEBASTIEN)posté le lundi 01 octobre 2012 01:02

     

    Brandenburg Concerto nr.5 in D Major, BWV 1050
    For traverso, violin, cembalo and strings
    Allegro -- Affetuoso -- Allegro
    Soloists :

    Barthold Kuijken, traverso
    Sigiswald Kuijken, violin
    Benjamin Alard, cembalo

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    J.S. BACH JAZZ Ton KOOPMAN  (BACH JEAN SEBASTIEN)posté le lundi 01 octobre 2012 23:52

     

     

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    VISAGE GOTHIQUE

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    1. Le Génie de Jean-Sébastien BACH - page 1334  (BACH JEAN SEBASTIEN)posté le mardi 06 novembre 2012 10:54

     

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    2. Le Génie de BACH  (BACH JEAN SEBASTIEN)posté le mardi 06 novembre 2012 11:02

     

     

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    3. Le Génie de BACH  (BACH JEAN SEBASTIEN)posté le mardi 06 novembre 2012 11:19

     

     

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