• L'initié par son élève

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    Voici l'introduction de ce livre.

    Introduction

    L'histoire - si je puis l'appeler ainsi - du personnage que je vais évoquer devant vous, est une histoire véritable.

    Son héros a bien réellement existé, quoique, comme je l'explique plus loin, je sois contraint, pour plusieurs raisons, de cacher son identité. Si je souligne le fait de son existence, c'est que bon nombre de gens pourraient mettre en doute la possibilité d'atteindre le niveau de perfection morale qu'il avait incontestablement atteint et me regarder comme l'auteur d'une fiction plutôt que d'un récit véridique.

    D'ailleurs, l'homme dont je vais parler n'est pas le seul qui soit parvenu à un si haut degré d'évolution spirituelle. Non seulement beaucoup d'êtres comme lui vivent certainement parmi nous à l'heure présente, mais encore, si l'on ajoute foi aux documents de l'Histoire, il y en a eu dans le passé des centaines d'aussi grands, et même de plus grands que lui.

    Notre siècle « de lumière », il est vrai, cherche à nier ou à rabaisser le pouvoir surprenant de ces hommes ; mais les penseurs sérieux qui se sont efforcés de percer le voile de la connaissance superficielle en viennent à conclure que le vieux truisme « Il n'y a pas de fumée sans feu » s'applique opportunément à ce genre de faits. Au surplus, les dénégations et objections de notre prétendue « civilisation » ne sont pas le signe de la vraie culture, mais celui de l'ignorance.

    Nous devons tenir compte aussi de la contribution qu'apporte, à cet égard, le Roman de tous les temps. De Kalidasa (Poète sanscrit du 1er siècle av. J. C. ; auteur de Sakountala et d'Ourvaci.) aux plus récents ouvrage de fiction, nous voyons des récits, des drames et des romans traitant d'êtres mystérieux et merveilleux, presque aussi supérieurs à « l'homme de la rue » que l'âme humaine est supérieure à l'animal.

    Ceci nous oblige à nous demander si l'imagination du génie créateur ne trouve pas sa source quelque part dans la Vérité.

    Tous ces poètes, dramatistes, écrivains, ne feraient-ils que tisser le réseau fantaisiste de la Fable - et rien au delà? Si tel était le cas, pourquoi persisteraient-ils, malgré le ridicule dont les couvre la science, à nourrir l'esprit du public de mensonge et d'irréalité?... La réponse s'impose.

    Consciemment ou inconsciemment, ils nous révèlent la vérité, leur sens subjectif étant averti de faits que leur sens objectif ignore encore. Oui, les Adeptes, les Sages, les Maîtres existent, et celui qui sait comment les chercher peut les trouver et se convaincre, une fois pour toutes, de leur réalité. Mais si j'ai conclu que, dans son fond, le roman repose sur la vérité, il reste qu'il est inexact dans le détail, et susceptible d'induire en erreur, puisqu'il mélange l'allégorie au fait sans tracer entre eux nulle ligne de démarcation.

    Et, d'abord, les grands Adeptes de la Science spirituelle ne sont pas tout à fait aussi mystérieux que les écrivains de la fiction voudraient bien nous le faire croire. Si deux de ces Maîtres (ou Mahatmas, ainsi qu'on les nomme souvent) résident, à ma connaissance, dans leurs lointaines retraites du Tibet, ce serait une erreur de croire que tous suivent leur exemple.

    Je sais que plusieurs maîtres vivent actuellement en Angleterre, en Amérique, et qu'il y en a dans presque tous les pays du monde. Ils ne restent pas toujours au même endroit, mais vont d'un lieu à l'autre comme de simples mortels, parfaitement humains et parfaitement normaux dans leur apparence.

    Dans leur apparence, seulement, mais non au jugement de ceux qui ont acquis une sagesse profonde, par un commerce étroit avec l'esprit et les exceptionnelles facultés de ces hommes. Pour celui qu'une rencontre fortuite met en leur présence, rien, à part leur remarquable air de santé, de calme, de dignité et de force, n'éveillera le soupçon qu'ils possèdent des pouvoirs dont le commun mortel ignore l'existence.

    Ne se vêtant pas d'habits excentriques, ne vivant pas dans des châteaux hantés, ces hommes, loin de vouloir exciter la curiosité ou l'admiration d'autrui, recherchent avant tout la simplicité.

    Beaucoup d'entre eux affectent même quelque vice anodin - comme de fumer, par exemple - afin de se rendre aussi normaux que possible aux yeux du monde. Mais ceux qui, ayant les qualifications nécessaires, viennent à eux pour chercher la sagesse occulte, ont une tout autre impression: ils ont la révélation - rigoureusement cachée à tout autre - de ces merveilleuses personnalités.

    Or, pour 2 trouver, il est absolument essentiel de savoir comment chercher. Seul celui qui accepte cette nécessité découvrira la Vérité, une vérité qui est la quintessence même du merveilleux. Le profane, ne sachant que chercher, ne trouve rien, ou trouve fort peu de chose ; en sorte que, pour se faire une idée exacte d'un Adepte ou d'un Initié, il faut nécessairement s'en référer à son élève ou disciple, et à lui seul - car sa soif de sagesse occulte lui a conféré le droit de connaître les Maîtres tels qu'ils sont réellement, avec toutes leurs divines attributions.

    Essayons d'imaginer un être humain exempt de toutes les faiblesses du simple mortel, au-dessus de l'égoïsme, de la vanité, de la jalousie, de la colère, de la haine et de tout autre vice analogue ; un être ayant, en outre, une conscience de la vie si intense, si infiniment réceptive, qu'on pourrait la définir par le mot de superconscience.

    Cette superconscience implique nécessairement la sensation continuelle d'une Félicité infinie et d'un Amour infini, jointe à une sagesse et à un pouvoir suprêmes.

    Ainsi l'Adepte, qui a la connaissance de lois de la Nature non encore révélées au gros de l'humanité, est capable de manier ces forces naturelles d'une façon que l'ignorant ne peut imaginer.

    Or, s'il se servait de ces forces en présence de non-initiés - ce qu'il se gardera bien de faire - ceux-ci, dans leur incrédulité et leur ignorance, taxeraient ces manifestations de supercheries et leur auteur de sorcier, voire d'imposteur.

    Tant il est vrai que l'ignorant rapporte tout phénomène qu'il ne peut comprendre aux étroites notions dont son esprit dispose. Quant à l'aspect physique de l'Adepte, il est celui d'une imperturbable santé et, en bien des cas, d'une jeunesse étonnante : l'Adepte demeure dans la force de l'âge.

    Ayant choisi de travailler au bien de l'humanité et jugeant qu'un organisme affaibli est impropre à cette œuvre, il fait agir sa science occulte sur les molécules de son corps physique et prévient ainsi les attaques de l'âge ; il meurt finalement quand il a décidé de mourir - pas un jour avant.

    Une autre source de jeunesse et de parfaite santé, c'est son entière libération de l'anxiété, sa totale immunité à l'égard des émotions qui bouleversent, contribuent à user le corps et en compromettent l'équilibre. Ayant en lui l'éternelle Paix, les agitations de la vie lui paraissent aussi puériles que les tourments de l'enfant à l'homme adulte. Mais, pénétré de l'Amour parfait, il peut sympathiser avec autrui comme une mère sympathise avec son enfant: dans chacun de ces petits chagrins qu'elle sait, cependant, devoir être passagers. La sympathie, pour avoir sa vraie valeur, doit être exempte de crainte et d'impressionnabilité ; aussi la calme et ferme compassion d'un Maître est-elle la plus précieuse, la plus réconfortante qu'on puisse imaginer.

    Sa totale absence de crainte dérive de la Connaissance, seule base véritable de toute consolation, seul baume adoucissant au cœur saignant de l'Humanité ignorante et souffrante. J'ai tenté ce portrait imparfait d'un Adepte, dans l'espoir qu'il aiderait mes lecteurs à croire à la véracité de mon livre et les convaincrait de ma sincérité.

    Qu'ils sachent qu'à mes yeux, la vérité - qu'elle soit étrange ou naturelle - est plus romanesque que la fiction. Si j'avais réussi, dans les pages qui suivent, à évoquer tant soit peu l'atmosphère merveilleuse émanant de la personnalité de mon Maître, je n'aurais pas - et c'est tout ce que puis espérer - totalement manqué mon but. Ce n'était pas chose aisée, puisque je ne pouvais me servir de ces artifices à grand fracas que la fiction appelle à son aide.

    Un Adepte ou un grand Initié diffère tellement dans sa grandeur, d'un autre « grand homme » ; il se défie tellement de la renommée, de tout ce qui éblouit, que le seul moyen d'apprendre quelque chose de lui, c'est de l'approcher personnellement, au physique et au moral.

    Dépourvu de vanité, redoutant toutes les formes de curiosité, il s'ingénie non pas à attirer, mais à détourner de lui l'attention. Lorsqu'il vit hors du monde, c'est pour méditer dans une entière solitude ; lorsqu'il vit dans le monde, c'est pour se dissimuler dans la foule.

    La suite ici :

    Lien : http://www.parolesvivantes.com/appels_livres/initie_1.pdf

    Bonne lecture à vous qui passez par ici.

     

     

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