• JEAN SEBASTIEN BACH A QUINZE ANS

    C' est le 15 mars 1700 que le lycée d'Ohrdruf raie Jean-Sébastien Bach du registre des élèves de Secunda, la seconde (ils se trouvent à court d'hébergement).

    Il fête son quinzième anniversaire en compagnie de Georg Erdmann avec qui il entretiendra une très longue amitié car il lui a écrit trente ans plus tard une lettre importante.

    Ainsi Jean-Sébastien allait faire un voyage à pieds de 340 kms sur des routes qui n'étaient pas sûres car à cette époque un dixième de la population allemande n'avait plus de domicile (on se trouve à 50 ans de la fin de la guerre de Trente Ans).  Des milliers de rôdeurs étaient continuellement sur le chemin : des mendiants, des vagabonds, des déserteurs, des pèlerins, messagers, colporteurs, commerçants juifs, bohémiens, prostituées, acrobates, dompteurs, chanteurs, prestidigitateurs, chaudronniers, truands ou bandits de grand chemin et aussi bien sûr des voyageurs.

    Il réussit à faire ce voyage en trois semaines donc à un rythme de vingt kilomètres par jour.

    Sébastien eut une santé de fer toute sa vie et ne fut jamais malade.

    lLunebourg  dominée par l'église qui existe toujours, était considérée comme un centre de musique chorale protestante.

    A l'époque une abbaye bénédictine habitées par des moines luthériens se dressait en ces lieux mais aujourd'hui elle n'existe plus.  Beaucoup de bâtiments d'époque ont disparu.

     

    Lüneburg en 1740

     

    Johan Sebastian Bach Platz

    L'église St Michaël

     

    Pour les dimanches et jours de fête la "Michaeliskirche" disposait d'un Chorus Symphoniacus, un choeur élargi qui exécutait des cantates avec accompagnement orchestral.  Pour le service religieux du matin et du soir, le choeur était composé de douze chanteurs et de trois jeunes instrumentistes.  Les jeunes boursiers comme Bach recevait le gîte et le couvert, le bois de chauffage et les bougies plus encore un thaler tous les deux mois. Avec son bagage d'Ohrdruf Sébastien s'en sortait sans aucune peine au niveau des études classiques de l'époque qui comprenaient du latin, du grec, des éléments de l'hébreu, la religion, de la rhétorique et des introductions à la philosophie et l'art poétique : en fait il allait préparer son baccalauréat classique et on peut comparer ses études aux gréco-latines.

    Ce fut une belle période pour lui. Même si parfois, il servait de domestiques aux jeunes seigneurs qui ne les traitaient pas toujours avec bienveillance. Ces Seigneurs faisaient des études en langues françaises et c'est par eux qu'il apprit le français et les  manières françaises.  Par eux aussi, il faut le seul musicien à être admis dans le corps des hauts fonctionnaires.

    Sébastien avait une belle voix de soprano et il dût certainement être pris de panique lorsque deux mois plus tard sa belle voix sombra dans une octave inférieure.

    C'est au cours de ces années que Sébastien se familiarisa avec le répertoire polyphonique et se décida à devenir organiste d'église.

     

     

     

     

     

     

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