• FRANCE LIBERES-TOI CHANSON de 1936 - AUPRES DE MA BLONDE CHANSON de 1704 !

    FRANCE LIBERES-TOI  CHANSON de 1936   (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le lundi 11 janvier 2010 22:46

     
    Ce chant fut joué pour la première fois lors du 1er congrès du Parti populaire français (PPF), au mois de novembre 1936. C'est quelques mois plus tôt, le 26 juin 1936, que la naissance du PPF est annoncée par Jacques Doriot. France, libère-toi ! (ou Libère-toi, France libère-toi !) fut choisi pour hymne par le parti de Jacques Doriot ; il est l'oeuvre de deux militants : un ouvrier métallurgiste, A. Henry et A. Fontaine, employé de banque pour la musique.
    Le Parti populaire français ou PPF (1936-1944) était un parti politique français fondé et dirigé par Jacques Doriot. Concurent dans un premier temps du Parti communiste, il devient peu à peu le principal parti politique fasciste français à la fin des années 30 et lun des deux principaux partis collaborationnistes en 1940-1944, avec le Rassemblement national populaire (RNP) de Marcel Déat.
    voir aussi :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_po...

    interprétation : enregistrement d'époque sur 78t
     
     

    Libère-toi France, libère-toi
    Secoue le joug des luttes fratricides
    Que l'étranger apporte sous ton toit
    Sous le couvert de promesses perfides.
    Que le Français soit maître de ses lois
    Hors du pays les fauteurs de querelle
    Nous ne subirons pas votre tutelle
    Libère-toi France, libère-toi

    I. La liberté que nos ancêtres
    Ont payée du prix de leur Sang
    Est menacée de disparaître
    Lève-toi O peuple tout puissant
    Déjà la rouge dictature
    De faits sanglants, de combats inhumains
    Se repaît de notre blessure
    Debout Français, Saint-Denis te tend la main.

    Refrain.

    II. Méfiez-vous de ces émissaires,
    Fossoyeurs de l'Humanité,
    Parlant un langage de guerre,
    Sous le signe de la Fraternité
    Halte-là !... Nous sommes en France
    Et vos espoirs guerriers seront vains
    Notre ennemie, c'est la souffrance !
    Malheur à ceux qui en sèment le grain !

    Refrain.

    III. Unissez-vous hommes de sciences
    Ouvriers, humbles paysans
    Joignez la force à lexpérience
    En commun, soyez les artisans,
    Les pionniers de la vie nouvelle
    Et plus léger sera votre tribut
    Ecoute Doriot qui tappelle
    Enfant de France vers le plus noble but.

    Refrain.
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     LE PRINTEMPS RETOURNé CHANSON de 1586 | TRES BELLE et POETIQUE | (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le lundi 11 janvier 2010 23:02

     

    publié en 1586 dans le recuiel la fleur des chansons nouvelles, cet air s'inspire d'une chanson très célèbre à l'époque dans les milieux lettrés, "quand ce beau printemps je voy" de Pierre de Ronsard mis en musique par le luthiste Adrian le Roy . cette chanson détourne les vers de Ronsard d'une manière sinistre en faisant allusion aux évenements de l'année 1586, l'une des plus terribles de la période des guerres de religion .

    interprétation : André Vessières, "Histoire de France par les chansons " Vernillat/Barbier 1974 disque 33t

    ________________

    Quand ce dur printemps je voy je cognois
    toute malheurté au monde
    je ne voy que toute erreur et horreur
    courir ainsi que fait l'onde

    plus il n'y a d'amitié ny pitié
    plus n'y a de cortoisye
    il n'y a plus de support ny confort
    tout n'est plus que fascherie

    nous voyons notre prochain qui a faim
    endurer quasi la rage
    sans lui donner verre d'eau ny morceau
    c'est bien un lasche courage

    nous voyons les grands amys ennemys
    prest à se tuer l'ung l'autre
    nous voyons le père cher deschasser
    son enfant pour prendre un autre

    nous voyons l'enfant divers et pervers
    battre son père et sa mère
    nous voyons un estranger nous manger
    c'est un cruel vitupère

    nous voyons tant de voleurs pleins d'horreur
    qui pillent tuent et saccagent
    ne craignant ni Dieu ny Roy d'un esmoy
    vomissent dix mille rages

    nous voyons les amoureux rigoureux
    laissant leurs gentes maitresses
    au lieu d'être gracieux et joyeux
    portent dix mille tristesses

    nous voyons les pauvres biens terriens
    diminuer d'heure en heure
    et les gentisl arbrisseaux vers et beaux
    qui par le pied soudain meurent

    nous avons eu tant de maux et travaux
    guerre famine et peste
    cruauté horreur effroy et esmoy
    qui nous rompt quasi la teste

    qui est cause de ce mal dur fatal ?
    nos péchés ords et terribles
    nous sommes comme bruteaux
    animaux
    a bien faire inutiles

    nous ne tenons plus de foy ni de loy
    tant nous sommes gens ignares
    nous sommes esblouis des cieux gratieux
    a tous nos peschez barbares

    et changeons notre vouloir d'un espoir
    et aussy nostre coustume
    recognoissant nostre Dieu en tout lieu
    nous ostera l'amertume

    j'ai voulu par passe temps ce printemps
    vous montrer estre fragile
    afin de vous corriger et changer
    sans estre plus inutile

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    AUPRES DE MA BLONDE  CHANSON de 1704 ! |  (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le lundi 11 janvier 2010 23:04

     
    Composée en 1704, sous Louis XIV et attribuée, selon une tradition locale à André Joubert du Collet, cette chanson est probablement lune des plus représentatives des chants populaires français. Cette marche militaire, dont le titre original : le prisonnier de Hollande cadre avec les différents conflits du XVIIe siècle, fut rapidement très populaire à l'époque parmi les troupes. Ainsi, lhistoire rapporte que les soldats de duc de Villars, maréchal de France du XVIIe siècle (1653 - 1734) la chantaient en entrant au Quesnoy en 1712. Ce chant de marche , populaire encore au 19e siècle et jusque dans les tranchées de la grande guerre, passa ensuite dans le grand public puis comme beaucoup d'autres, fut classé parmi les chansons enfantines.
    A noter que l'air pourrait être plus ancien et remonter au 16e siècle ...
    Dans une version ancienne, on peut lire :




    Mon père à fait faire
    Un petit bois joli
    Le rossignol y chante
    Et le jour, et la nuit. Il chante pour les filles
    Qui n'ont pas d'amis
    Il chante aussi pour moi
    Car j'en ai un joli

    Il n'est point dans la danse
    Il est bien loin d'ici
    Il est dans la Hollande
    Les Hollandais l'ont pris

    Cette chanson a certainement été retouchée par des auteurs anonymes depuis cette époque, jusqu'à la version que nous connaissons aujourd'hui.

    interprétation : Aimé Doniat, disque 33t chants et musiques de France , coffret reader digest années 80

    Dans les jardins d'mon père
    Les lilas sont fleuris ;
    Tous les oiseaux du monde
    Vienn'nt y faire leurs nids.

    Refrain
    Auprès de ma blonde
    Qu'il fait bon, fait bon, fait bon,

    Auprès de ma blonde
    Qu'il fait bon dormir.

    Tous les oiseaux du monde
    Vienn'nt y faire leurs nids ;
    La caill', la tourterelle
    Et la joli' perdrix.

    Et ma jolie colombe,
    Qui chante jour et nuit.

    Qui chante pour les filles
    Qui n'ont pas de mari

    Pour moi ne chante guère
    Car j'en ai un joli

    « Dites-nous donc la belle
    « Où donc est votr' mari ?

    Il est dans la Hollande
    Les Hollandais l'ont pris

    Que donneriez-vous belle
    Pour avoir votre ami ?

    Je donnerai Versailles
    Paris et Saint-Denis

    Les tours de Notre-Dame,
    Et l'clocher d'mon pays

    Et ma blanche colombe
    Qui l'attend jour et nuit
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    | LE CIRCONSCRIT | CHANSON de 18101 |  (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le mardi 12 janvier 2010 01:19

     
    ou "le départ du conscrit" chanson anonyme d'origine languedocienne mais écrite en français , publiée pour la première fois en 1846 mais plus ancienne . Le prénom de fanfan laisse cependant supposer qu'elle n'aurait été écrite qu'au moment du grand succès populaire de "fanfan la tulipe" composée en 1819 et donc pas du tout sous le premier Empire ... ???

    interprétation : Marcel Nobla, disque 33t chants et musiques de france , coffret reader digest années 80


    1.
    Je suis un pauvre conscrit
    De lan mil huit cent dix.
    Je suis un pauvre conscrit
    De lan mil huit cent dix.
    Faut quitter le Languedoc,
    Le Languedoc, le Languedoc,
    Faut quitter le Languedoc
    Avec le sac sur le dos.

    2.
    Le Maire et aussi le préfet
    Nen sont deux jolis cadets.
    Ils nous font tirer au sort
    Pour nous conduire à la mort.

    3.
    Adieu donc Père, au revoir,
    Et ma Mère, adieu, bonsoir.
    Ecrivez moi de temps en temps
    Pour menvoyer de largent.

    4.
    Adieu donc chères beautés
    Dont nos cœurs sont enchantés.
    Ne pleurez point notre départ
    Nous reviendrons tôt ou tard.

    5.
    Adieu donc mon tendre cœur,
    Vous consolerez ma sœur.
    Vous lui direz que Fanfan,
    Il est mort en combattant.

    6.
    Qui qua fait cette chanson
    Nen sont trois jolis garçons.
    Ils étiont faiseux de bas,
    Et à ctheure ils sont soldats
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    | LE DIRECTOIRE | CHANSON de 1797 | (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le mardi 12 janvier 2010 12:51

     

    air : triste raison j'abjure ton empire
    par "l'auteur des crimes de la convention" (inconnu)
    est cité dans la chanson le nom de Vendome qui fut le lieu du proçès des babouvistes (partisans de Gracchus Baboeuf) en mai 1797 ce qui semble donc dater la chanson de cette année et non de 1795 (!)
    cité aussi le camp de grenelle qui fut le théatre d'une tentative de fraternisation entre jacobins et soldats en septembre 1796 . cet épisode dont le plan était connu de la police servit à accabler jacobins et babouvistes (30 exécutions ) et la chanson est donc dirigée contre les crimes du Directoire .

    interprétation : Bernard Demigny , cassette la révolution française en chansons, le chant du monde 1989

    Blog de colinearcenciel :BIENVENUE DANS MON MONDE MUSICAL, UNE NOUVELLE RUBRIQUE

    Notre montagne enfante un directoire
    applaudissons à son dernier succès !
    car sous ce nom inconnu dans l'histoire
    cinq rois nouveaux gouvernent les français

    talents vertus honneur du diadème
    restez proscrits dans ce siècle d'airain
    on peut sans vous monter au rang suprème
    en mittraillant le peuple souverain

    peuple trompé ! pour toi la république
    doit être encore le mot de ralliement
    mais tes cinq rois par une route oblique
    la conduiront bientôt au monument

    en adoptant un luxe ridicule
    ils font gémir la sainte Egalité
    à leurs aspect, la liberté recule
    et dans leur coeur plus de fraternité

    bien trop petits pour produire un cromwell
    sur ce chapitre on doit les épargner
    ressuscitant chez nous Machiavel
    leur système est : diviser pour règner

    Vendome voit succomber les victimes
    qu'au nom des lois égorge leur fureur
    Champ de Grenele en attestant leurs cirmes
    pour ces tyrans augmente notre horreur

    la majesté du peuple est avilie
    malgré l'éclat de leurs riches manteaux
    et dans les camps l'amour de la Patrie
    se réfugie à l'ombre des drapeaux 

     

    | LA BUTTE ROUGE | CHANSON de 1923 | (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le mardi 12 janvier 2010 12:56

    Chanson qui exprime le dégoût de l'effroyable boucherie de la Première guerre mondiale (1914-1918).
    La butte serait celle de Bapaume, lieu-dit non habité, à Berzieux dans la Marne.
    La Butte rouge est en effet une chanson de Montéhus, écrite probablement de 1922, sur une musique de Georges Krier. Cette chanson n'aurait pas été enregistrée par Montéhus (même si elle fut déposée à la SACEM en 1923). Montéhus a "retourné sa veste" deux fois. Anti-militariste avant la guerre de 14, comme ses contemporains, il fut emporté par la vague militariste de 14-18, mais revient, après guerre, à des chansons plus antimilitaristes. La Butte Rouge en est un exemple. La butte de Bapaume, en Champagne (et non la Butte Montmartre comme peut le laisser croire le premier couplet couplet) est devenue, grâce à cette chanson, un lieu de commémoration, le Douaumont des pacifistes. Elles fut ensuite reçue comme un chant de révolte et de commémoration, propagée par les militants anarchistes et socialistes, recopiée dans maints chansonniers, et échappa peu à peu à ses auteurs.

    interprétation : Francis Marty enregistrement des années 20


    Sur cette butte là, y avait pas d'gigolette
    Pas de marlous ni de beaux muscalins
    Ah, c'était loin du moulin d'la galette,
    Et de Paname qu'est le roi des pat'lins

    Ce qu'elle en a bu, du beau sang cette terre
    Sang d'ouvrier, sang de paysan,
    Car les bandits, qui sont cause des guerres
    N'en meurent jamais on n'tue qu'les innocents

    La butte rouge, c'est son nom, l'baptème s'fit un matin
    Où tous ceux qui grimpèrent, roulèrent dans le ravin
    Aujourd'hui y a des vignes il y pousse du raisin
    Qui boira d'ce vin là boira l'sang des copains

    Sur cette butte là, on n'y f'sait pas la noce,
    Comme à Montmartre où l'champagne coule à flôts
    Mais les pauvr' gars qu'avaient laissé des gosses
    Y f'saient entendre de terribles sanglots

    C'qu'elle en a bu des larmes cette terre,
    Larmes d'ouvrier, larmes de paysan,
    Car les bandits, qui sont cause des guerres
    Ne pleurent jamais car ce sont des tyrans.

    La butte rouge, c'est son nom l'baptème s'fit un matin
    Où tous ceux qui grimpèrent roulèrent dans le ravin
    Aujourd'hui y a des vignes, il y pousse du raisin
    Qui boit de ce vin là boira les larmes des copains

    Sur cette butte là on y r'fait des vendanges
    On y entend des cris et des chansons
    Filles et gars doucement y échangent
    Des mots d'amour qui donnent le frisson

    Peuvent-ils songer dans leurs folles étreintes
    Qu'à cet endroit où s'échangent leurs baisers
    J'ai entendu la nuit, monter des plaintes
    Et j'y ai vu des gars au crâne brisé ?

    La butte rouge c'est son nom, l'baptème s'fit un matin
    Où tous ceux qui grimpèrent, roulèrent dans le ravin
    Aujourd'hui y a des vignes, il y pousse du raisin
    Mais moi j'y vois des croix portant l'nom des copains..

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    | LA MARSEILLAISE DE 1972 | (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le mardi 12 janvier 2010 13:02

     
    Elle fut écrite par Claude Joseph Rouget de Lisle à Strasbourg dans la nuit du 25 au 26 avril 1792 à la suite de la déclaration de guerre à l'Autriche. Elle portait le titre de Chant de guerre pour l'armée du Rhin ; mais les fédérés de Marseille l'ayant fait connaitre les premiers à Paris, elle prit le nom de Marseillaise.

    Le texte est fortement inspiré d'une affiche de propagande diffusée à cette époque. L'origine de la musique est plus discutée, puisqu'elle n'est pas signée (contrairement aux autres compositions de Rouget de Lisle). Toutefois, la ressemblance avec la ligne mélodique de l'allegro maestoso du concerto pour piano n° 25 (datant de 1786) de Wolfgang Amadeus Mozart est à signaler. Le septième couplet, dit « couplet des enfants », date d'octobre 1792 ; il est attribué à Jean-Baptiste Dubois, Marie-Joseph Chénier et l'abbé Dubois.
    la suite ici :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Marse...

    interprétation : Jean Jacques Rondeleux dans le style de 1792, cassette "la révolution française en chansons " 1989

    I.
    Allons enfants de la Patrie,
    Le jour de gloire est arrivé !
    Contre nous de la tyrannie,
    L'étendard sanglant est levé, (bis)
    Entendez-vous dans les campagnes
    Mugir ces féroces soldats ?
    Ils viennent jusque dans vos bras,
    Égorger vos fils, vos compagnes !

    Refrain
    Aux armes, citoyens,
    Formez vos bataillons,
    Marchons, marchons !
    Qu'un sang impur
    Abreuve nos sillons !

    II.
    Que veut cette horde d'esclaves,
    De traîtres, de rois conjurés ?
    Pour qui ces ignobles entraves,
    Ces fers dès longtemps préparés ? (bis)
    Français, pour nous, ah ! quel outrage
    Quels transports il doit exciter !
    C'est nous qu'on ose méditer
    De rendre à l'antique esclavage !

    (refrain)

    III.
    Quoi ! des cohortes étrangères,
    Feraient la loi dans nos foyers !
    Quoi ! ces phalanges mercenaires
    Terrasseraient nos fiers guerriers ! (bis)
    Grand Dieu ! par des mains enchaînées
    Nos fronts sous le joug se ploieraient
    De vils despotes deviendraient
    Les maîtres de nos destinées !

    (refrain)

    IV.
    Tremblez, tyrans et vous perfides
    L'opprobre de tous les partis,
    Tremblez ! vos projets parricides
    Vont enfin recevoir leurs prix ! (bis)
    Tout est soldat pour vous combattre,
    S'ils tombent, nos jeunes héros,
    La terre en produit de nouveaux,
    Contre vous tout prêts à se battre !

    (refrain)

    V.
    Français, en guerriers magnanimes,
    Portez ou retenez vos coups !
    Épargnez ces tristes victimes,
    À regret s'armant contre nous. (bis)
    Mais ces despotes sanguinaires,
    Mais ces complices de Bouillé
    Tous ces tigres qui, sans pitié,
    Déchirent le sein de leur mère !

    (refrain)

    VI.
    Amour sacré de la Patrie
    Conduis, soutiens nos bras vengeurs
    Liberté, Liberté chérie,
    Combats avec tes défenseurs ! (bis)
    Sous nos drapeaux, que la victoire
    Accoure à tes mâles accents,
    Que tes ennemis expirants
    Voient ton triomphe et notre gloire !

    (refrain)

    VII. Couplet des enfants
    Nous entrerons dans la carrière
    Quand nos aînés n'y seront plus
    Nous y trouverons leur poussière
    Et la trace de leurs vertus (bis)
    Bien moins jaloux de leur survivre
    Que de partager leur cercueil
    Nous aurons le sublime orgueil
    De les venger ou de les suivre !

    (refrain)

    VIII. (Couplet supprimé par Servan, Ministre de la Guerre en 1792)
    Dieu de clémence et de justice
    Vois nos tyrans, juge nos cœurs
    Que ta bonté nous soit propice
    Défends-nous de ces oppresseurs (bis)
    Tu règnes au ciel et sur terre
    Et devant Toi, tout doit fléchir
    De ton bras, viens nous soutenir
    Toi, grand Dieu, maître du tonnerre.

    (refrain)

    Couplets supplémentaires

    IX.
    Peuple français, connais ta gloire ;
    Couronné par l'Égalité,
    Quel triomphe, quelle victoire,
    D'avoir conquis la Liberté ! (bis)
    Le Dieu qui lance le tonnerre
    Et qui commande aux éléments,
    Pour exterminer les tyrans,
    Se sert de ton bras sur la terre.

    (refrain)

    X.
    Nous avons de la tyrannie
    Repoussé les derniers efforts ;
    De nos climats, elle est bannie ;
    Chez les Français les rois sont morts. (bis)
    Vive à jamais la République !
    Anathème à la royauté !
    Que ce refrain, partout porté,
    Brave des rois la politique.

    (refrain)

    XI.
    La France que l'Europe admire
    A reconquis la Liberté
    Et chaque citoyen respire
    Sous les lois de l'Égalité ; (bis)
    Un jour son image chérie
    S'étendra sur tout l'univers.
    Peuples, vous briserez vos fers
    Et vous aurez une Patrie !

    (refrain)

    XII.
    Foulant aux pieds les droits de l'Homme,
    Les soldatesques légions
    Des premiers habitants de Rome
    Asservirent les nations. (bis)
    Un projet plus grand et plus sage
    Nous engage dans les combats
    Et le Français n'arme son bras
    Que pour détruire l'esclavage.

    (refrain)

    XIII.
    Oui ! déjà d'insolents despotes
    Et la bande des émigrés
    Faisant la guerre aux Sans-Culottes
    Par nos armes sont altérés ; (bis)
    Vainement leur espoir se fonde
    Sur le fanatisme irrité,
    Le signe de la Liberté
    Fera bientôt le tour du monde.

    (refrain)
     
    XIV.
    Ô vous ! que la gloire environne,
    Citoyens, illustres guerriers,
    Craignez, dans les champs de Bellone,
    Craignez de flétrir vos lauriers ! (bis)
    Aux noirs soupçons inaccessibles
    Envers vos chefs, vos généraux,
    Ne quittez jamais vos drapeaux,
    Et vous resterez invincibles.

    (refrain)

    XV.
    Enfants, que l'Honneur, la Patrie
    Fassent l'objet de tous nos vœux !
    Ayons toujours l'âme nourrie
    Des feux qu'ils inspirent tous deux. (bis)
    Soyons unis ! Tout est possible ;
    Nos vils ennemis tomberont,
    Alors les Français cesseront
    De chanter ce refrain terrible

    (refrain)

     
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    |DANS LES GARDES FRANCAISES J'AVAIS UN AMOUREUX| CHANSON de 1776 |  (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le mardi 12 janvier 2010 13:48

     
    appelée également "l'amante abandonnée" (qui semble être son premier titre !) . Peut être de Jean Joseph Vadé célèbre auteurde la fin du 18e . Elle n'est peut-être due qu'à un de ses nombreux imitateurs. Le succès de ses chansons poissardes était tel, en effet, que les éditeurs demandaient de tous côtés «du Vadé». cette fameuse chanson fut publiée pour la première fois, sans nom d'auteur, en 1760, dans le Chansonnier français ou «recueil de chansons, ariettes, vaudevilles et autres couplets choisis.» Elle provoqua de nombreuses imitations . chanson galante ? chanson de marche ?
    ...
    Interprétation : Les musiciens de la marine nationale de Toulon , anthologie de la musique militaire française

    Dans les gardes françaises
    J'avais un amoureux,
    Fringant, chaud comme braise,
    Jeune, beau, vigoureux;
    Mais de la colonnelle
    C'est le plus scélérat:
    Pour une péronnelle
    Le gueux m'a planté là!

    Se découvrant sans feinte,
    A la Courtille un jour
    Il grelottait de crainte,
    Quoi qu'il brûlât d'amour.
    Je meurs, chère maîtresse,
    Dit-il, prenant ma main.
    J'en pleurai de tendresse
    Et ne lui cachai rien.

    Il me jurait sans cesse
    Qu'il m'aimerait toujours.
    Hélas! sur sa promesse
    J'approuvai ses amours.
    De toute sa tendresse
    Je faisais mon bonheur,
    Et par ses tours d'adresse
    Il s' rendit le vainqueur.

    Quoi! fallait-il se rendre
    Pour cet amant ingrat?
    J'avais le cœur trop tendre
    Pour un simple soldat.
    Je veux être plus fière;
    Puisqu'il me laisse là,
    Je serai plus altière
    Et n'aimerai comm' ça.

    Il avait, la semaine,
    Deux fois du linge blanc
    Et, comme un capitaine,
    La toquante d'argent,
    Le fin bas écarlate
    A côtes de melon,
    Et toujours de ma patte
    Frisé comme un bichon.

    Pour sa dévergondée,
    Sa Madelon Friquet,
    De pleurs tout inondée,
    Je remplis mon baquet,
    Je suis abandonnée;
    Mais ce n'est pas le pis,
    Ma fille de journée
    Est sa femme de nuit.

    Une petite rente
    Qu'un monsieur m'avait fait,
    Mon coulant, ma branlante,
    Tout est au berniquet.
    Il retournait mes poches
    Sans me laisser un sou;
    Ce n'est pas par reproches,
    Mais il me mangeait tout.

    La nuit, quand je sommeille,
    J'embrasse mon coquin;
    Mais le plaisir m'éveille
    Tenant le traversin
    La chance est bien tournée:
    A présent, c'est Catin
    Qui suce la dragée
    Et moi le chicotin.

    De ton épée tranchante
    Perce mon tendre cœur;
    Fais périr ton amante
    Ou rends-lui son bonheur
    Le passé n'est qu'un songe,
    Une foutaise, un rien;
    J'y passerai l'éponge:
    Viens rentrer dans ton bien.

    Sans écouter ma plainte,
    Le drôle avec Catin,
    Sans aucune contrainte,
    Va boire un pot de vin.
    J'étais pour lui trop bonne
    De souffrir ses amours;
    Et puisqu'il m'abandonne
    Je le fuirai toujours.

    J'étais parfois trop bête
    D'aimer ce libertin,
    Qui venait tête à tête
    Manger mon saint-frusquin.
    S'il me trouvait gentille,
    D'autres aussi verront
    Que je suis brave fille
    Qui ne veut point d'affront.
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    | LE CLAIRON | CHANSON de 1875 | (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le mardi 12 janvier 2010 13:52

     
    Il y a bien soit votre grand-père ou votre grand-mère qui l'a chantée ! Cette chanson est très connue !
    Héros malheureux de la guerre de 1870, ardent patriote et valeureux militaire, Paul Déroulède participa ensuite à la répression de la semaine sanglante avant de se retrouver désœuvré par la signature de la paix. Écrivain raté avant le guerre, il retrouve son esprit militariste et revanchard en publiant un recueil de chansons en 1875. Ses "Chants du soldat" eurent un succès considérable: "Le clairon" (le plus connu) mais aussi "le bon gîte", "le turco", "En avant", "Le vieux sergent"... Porté par cette notoriété, il sera député, boulangiste, et tentera de soulever l'armée en 1899 après la mort de Félix Faure. Exilé 10 ans, il meurt à Nice juste avant la déclaration de guerre. Sa chanson "Le Clairon" sera encore populaire au début de la guerre de 14 quand tout le monde croyait rentrer très vite à la maison...http://bmarcore.club.fr/mil/mil174.html

    interprétation : les chansons de ces années là 1850-1899, enregistrement début XXe

    L'air est pur, la route est large
    Le clairon sonne la charge
    Les zouaves vont chantant
    Et là-haut sur la colline
    Dans la forêt qui domine
    Le Prussien les attend
    Le clairon est un vieux brave
    Et lorsque la lutte est grave
    C'est un rude compagnon
    Il a vu mainte batailles
    Et porte plus d'une entaille
    Depuis les pieds jusqu'au front

    C'est lui qui guide la fête
    Jamais s a fière trompette
    N'eut un accent plus vainqueur
    Et de son souffle et de sa flamme
    L'espérance vient à l'âme
    Le courage monte au cœur

    On grimpe on court on arrive
    Et la fusillade est vive
    Et les Prussiens sont adroits
    Quand enfin le cri se jette:
    "En marche ! A la baïonnette !"
    Et l'on entre sous le bois.

    A la première décharge
    Le clairon sonnant la charge
    Tombe frappé sans recours
    Mais par un effort suprême
    Menant le combat quand même
    Le clairon sonne toujours

    Et cependant le sang coule
    Mais sa main qui le refoule
    Suspend un instant la mort
    Et de sa note affolée
    Précipitant la mêlée
    Le vieux clairon sonne encor.

    Il est là, couché sur l'herbe
    Dédaignant, blessé superbe,
    Tout espoir et tout secours;
    Et sur sa lèvre ensanglanté
    Gardant sa trompette ardente
    Il sonne, il sonne toujours.

    Puis dans la forêt pressée
    Voyant la charge lancée
    Et les zouaves bondir
    Alors le clairon s'arrête
    Sa dernière tâche faite,
    Il achève de mourir.
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    | LE TEMPS DES CERISES | CHANSON DE 1866 |  (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le mercredi 27 janvier 2010 21:47

     
    Le Temps des cerises est une chanson de 1866, paroles de Jean-Baptiste Clément, musique d'Antoine Renard.
    Cette chanson est si fortement associée à la Commune de Paris que, dans les esprits, elle fut écrite pour elle. Pourtant elle fut écrite sous Napoléon III avant même la guerre de 1870

    pour tout savoir sur la chanson et son auteur , voir aussi
    http://www.maldoror.org/documents/Aud...

    interprétation : Jean Lumière , enregistrement ancien

    Quand nous chanterons, le temps des cerises
    Et gai rossignol et merle moqueur
    Seront tous en fête.
    Les belles auront la folie en tête
    Et les amoureux du soleil au coeur
    Quand nous chanterons, le temps des cerises
    Sifflera bien mieux le merle moqueur.

    Mais il est bien court le temps des cerises
    Où l'on s'en va deux cueillir en rêvant
    Des pendants d'oreilles,
    Cerises d'amour aux robes pareilles
    Tombant sous la feuille en gouttes de sang.
    Mais il est bien court le temps des cerises
    Pendant de corail qu'on cueille en rêvant.

    Quand vous en serez au temps des cerises
    Si vous avez peur des chagrins d'amour
    Evitez les belles!
    Moi qui ne crains pas les peines cruelles
    Je ne vivrai point sans souffrir un jour.
    Quand vous en serez au temps des cerises
    Vous aurez aussi des peines d'amour.

    J'aimerai toujours le temps des cerises
    C'est de ce temps là que je garde au coeur
    Une plaie ouverte.
    Et Dame Fortune en m'étant offerte
    Ne pourra jamais fermer ma douleur,
    J'aimerai toujours le temps des cerises
    Et le souvenir que je garde au coeur.

    Couplet ajouté pendant la guerre de 1871

    Quand il reviendra le temps des cerises
    Pendores idiots magistrats moqueurs
    Seront tous en fête.
    Les bourgeois auront la folie en tête
    A l'ombre seront poètes chanteurs.
    Mais quand reviendra le temps des cerises
    Siffleront bien haut chassepots vengeurs.
     

    |FANFAN LA TULIPE | CHANSON DE 1819 |  (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le mercredi 27 janvier 2010 21:50

     
    Fanfan la Tulipe est une chanson écrite par le chansonnier français Paul Émile Debraux en 1819 sur un air populaire anonyme du XVIIIe siècle.

    Cette chanson est à l'origine du personnage de Fanfan la Tulipe, qui est devenu par la suite le héros de pièces de théâtres, d'opérettes ou de films.

    Elle a ainsi inspiré une pièce de théâtre à Paul Meurice (en collaboration avec George Sand) en 1859 et à Edmond Lepelletier de Bouhélier en 1897-1898, une opérette à Louis Varney en 1882, un film à Christian-Jaque, Fanfan la Tulipe, sorti en 1952. Un remake de ce film, réalisé par Gérard Krawczyk, est sorti en 2003

    interprétation : Musiciens de la marine national de Toulon, anthologie de la musique militaire française

    Comme la mari d'notre mère
    Doit toujours s'appeler Papa
    Je vous dirais que mon père
    Un certain jour me happa
    Puis me m'nant jusqu'au bas d'la rampe
    M'dit ces mots qui m'mir'nt tout sans su' d'sous
    "J'te dirai, ma foi,
    N'y a plus pour toi,
    Rien chez nous,
    V'la cinq sous
    Et décampe!

    En avant
    Fanfan la Tulipe
    Oui, mill' nom d'une pipe
    En avant!

    Puisqu'il est d'fait qu'un jeune homme,
    Quand il a cinq sous vaillant,
    Peut aller d'Paris à Rome,
    Je partis en sautillant,
    L'premier jour je trottais comme un ange,
    Mais l'lendemain
    J'mourais quasi d'faim,
    Un r'cruteur passa
    Qui m'proposa...
    Pas d'orgueil,
    J'm'en bat l'oeil,
    Faut que j'mange!

    Refrain

    Quand j'entendis la mitraille,
    Comme j'regrettais mes foyers,
    Quand j'vis à la bataille,
    Marcher nos vieux grenadiers,
    Un instant, nous somm's toujours ensemble
    Ventrebleu, me dis-je alors tout bas!
    Allons mon enfant,
    Mon p'tit Fanfan,
    Vite au pas,
    Qu'on n'dis' pas
    Que tu trembles!

    Refrain

    De vrais soldats de la garde,
    Quand les feux étaient cessés,
    Sans t'garder à la cocarde,
    J'tendais la main aux blessés,
    D'insulter des homm's vivant encore,
    Quand j'voyais des lâch's se faire un jeu,
    Ah! mill' ventrebleu,
    Quoi!
    Devant moi
    J'souffrirais
    Qu'un Français
    S'déshonnore!

    Refrain

    Vingt ans soldat, vaill' que vaille,
    Quoiqu'au d'voir toujours soumis,
    Une fois hors du champs d'bataille,
    J'n'ai jamais connu d'enn'mis,
    Des vaincus la touchante prière,
    M'fit toujours
    Voler à leur secours.
    P'têt' c'que j'f'rai pour eux
    Les malheureux
    L'front un jour
    A leur tour
    Pour ma mère!

    Refrain

    A plus d'une gentill' friponne,
    Mainte fois j'ai fais la cour,
    Mais toujours à la dragonne,
    C'est vraiment l'chemin l'plus court.
    Et j'disais quand un' fille un peu fière,
    Sur l'honneur se mettait à dada
    N'tremblons pas pour ça.
    Ces vertus là,
    Tôt ou tard,
    Finiss'nt par
    S'laisser faire!

    Refrain

    Mon père dans l'infortune
    M'app'la pour le protéger,
    Si j'avais eu d'la rancune,
    Quel moment pour me venger!
    Mais un franc et loyal militaire,
    D'ses parents doit toujours êtr' l'appui
    Si j'n'avais eu qu'lui,
    J's'rais aujourd'hui
    Mort de faim,
    Mais enfin,
    C'est mon père!

    Refrain

    Maintenant je me repose,
    Sous le chaume hospitalier,
    Et j'y cultive la rose,
    Sans négliger le laurier,
    D'mon armur' je détache la rouille,
    Car si l'temps ramenait les combats,
    De nos jeun's soldats,
    Guidant les pas,
    J'm'écrirais,
    J'suis Français,
    Qui touch' mouille!

    Refrain
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    | ALSACE ET LORRAINE | CHANSON DE 1873 |  (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le mercredi 27 janvier 2010 21:52

     

    ou : "vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine "
    Villemer-Nazet - Musique de Ben Tayoux (1873) ou 1871?
    une des nombreuses chansons sur le thème de la reconquète des provinces perdues en 1871... voir
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Alsace-L...

    interprétation : Georges Thill 1939

    France à bientôt ! car la sainte espérance
    Emplit nos coeurs en te disant : adieu.
    En attendant l'heure de la délivrance,
    Pour l'avenir... Nous allons prier Dieu.
    Nos monuments où flottent leur bannière
    Semble porter le deuil de ton drapeau.
    France entends-tu la dernière prière
    De tes enfants couchés dans leurs tombeaux ?

    Refrain :

    Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine
    Et, malgré vous, nous resterons Français
    Vous avez pu germaniser la plaine
    Mais notre cœur vous ne l'aurez jamais
    Eh quoi ! nos fils quitteraient leur chaumière
    Et s'en iraient grossir vos régiments !
    Pour égorger la France, notre mère,
    Vous armeriez le bras de ses enfants !
    C'est contre vous qu'elles leur serviront
    Le jour où, las de voir couler nos larmes
    Pour nous venger leurs bras se lèveront.

    [Au refrain]

    Ah ! jusqu'au jour où, drapeau tricolore,
    Tu flotteras sur nos murs exilés,
    Frères, étouffons la haine qui dévore
    Et fait bondir nos coeurs inconsolés.
    Mais le grand jour où la France meurtrie
    Reformera ses nouveaux bataillons,
    Au cri sauveur jeté par la patrie,
    Hommes enfants, femmes, nous répondrons.

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    | CHANSON DES CROISADES | CHANSON DE 1239 |  (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le mercredi 27 janvier 2010 21:57

     
    Chanson anonyme sur les croisades .

    interprétation : Françoise Hanout , chants et refrains royalistes disque 33t , années 80


    Li départir de la douce contrée
    Où la belle m'est amie en grand tristor
    Laissier m'estuet là rien qu'ai plus aimée
    Pour Dame Dieu servir mon Créator

    Et pourquant tout remains en s'amor
    Car tout lui laisse mon coeur et ma pensée
    Si mon corps va servir Nostre Seignor
    Pour ce n'ai pas fine Amour oubliée!
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    | LE CHEVALIER DE LA MAISON ROUGE | CHANSON DE 1847 |  (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le mercredi 27 janvier 2010 22:00

     
    ou "le choeur des Girondins" ou "le chant des Girondins
    Chanson écrite à l'occasion de la représentation d'un drame théâtral intitulé "Le Chevalier de Maison-Rouge", écrit par Alexandre Dumas et Auguste Maquet. La chanson eut un immense succès, et dès le soir de la première représentation, le refrain était chanté dans tout Paris . Un an plus tard éclatait la révolution de 1848 !

    interprétation : le Choeur de l'armée Française

    Par la voix du canon d'alarmes
    La France appelle ses enfants,
    - Allons dit le soldat, aux armes!
    C'est ma mère, je la défends.

    Refrain :

    Mourir pour la Patrie (bis)
    C'est le sort le plus beau, le plus digne d'envie (bis)

    Au seul bruit de sa délivrance
    Les nations brisent leurs fers
    Et le sang des fils de France
    Sert de rançon à l'univers.

    Refrain

    C'est à nous, mère, épouse, amante,
    De donner comme il plaît à Dieu
    La couronne au vainqueur qui chante
    Au martyr le baiser d'adieu

    Refrain

    autres couplets
    Nous, amis, qui loin des batailles
    Succombons dans l'obscurité,
    Vouons du moins nos funérailles
    A la France, à la liberté.

    Frères, pour une cause sainte,
    Quand chacun de nous est martyr,
    Ne proférons pas une plainte,
    La France, un jour doit nous bénir.

    Du Créateur de la nature,
    Bénissons encor la bonté,
    Nous plaindre serait une injure:
    Nous mourons pour la liberté.
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    | LE DIVORCE | CHANSON DE 1792 & (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le mercredi 27 janvier 2010 22:03

     
    chanson anonyme sur la loi du divorce instituée en France en 1792 (et abolie en 1816 avant d'être rétablie en 1884)

    Interprétation : enregistrement TV d'une émission des années 80 animée par JF Kahn

    Cette loi, par ma foi, est très sage
    Par elle on verra toujours
    La paix et les amours régner dans le ménage
    Si lépoux est jaloux et sauvage
    Pour une telle raison
    La femme peut fuir son ménage

    Le mari le moins volage
    Peut après le mariage
    En garçon, faire son bon apôtre
    Même il peut quoi que lié
    Épouser la moitié dun autre

    Contre nous , nul époux ne déclame
    Car plusieurs se marieront
    Dans lespoir quils pourront
    Un jour changer de femme
    On pourra troquer sa citoyenne
    Et ce qui bien pis sera
    Parfois quon reprendra la sienne
     

    | BELLE QUI TIENT MA VIE | CHANSON DE 1588 |  (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le mercredi 27 janvier 2010 22:07

     

    Pavane , La pavane est une danse de cour lente du XVIe siècle, dansée près du sol par des couples disposés en cortège.
    Son nom évoque la ville de Padoue dont elle serait originaire ou, selon d'autre sources, elle dériverait de l'espagnol pava qui signifie « paon ». Si la danse disparaît avec le XVIe siècle, la forme musicale subsiste jusque vers 1660. Associée à la saltarelle et surtout à la gaillarde, elle est décrite par Thoinot Arbeau dans son Orchésographie (1589) comme une danse binaire formée d'une longue et de deux brèves. Il y décrit la pavane Belle qui tiens ma vie et une pavane d'Espagne qu'on danse « en marchant en avant pour le premier passage », puis en reculant.

    La pavane consiste en deux simples et un double en avant (marche), suivis des mêmes en arrière (démarche). On peut également continuer à avancer sur la deuxième partie, parcourant ainsi la salle en cortège de couples.

    interprétation : Jacques Douai
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_...

    Paroles tirées de l'Orchésographie (1589) de Jehan Tabourot (1520-1595), dit Thoinot Arbeau.

    Belle qui tiens ma vie
    Captive dans tes yeux
    Qui m'as l'âme ravie
    D'un souris gracieux
    Viens tôt me secourir
    Ou me faudra mourir.
    Pourquoi fuis-tu mignarde
    Si je suis près de toi
    Quand tes yeux je regarde
    Je me perds dedans moi
    Car tes perfections
    Changent mes actions.
    Tes beautés et ta grâce
    Et tes divins propos
    Ont échauffé la glace
    Qui me gelait les os
    Et ont rempli mon cœur
    D'une amoureuse ardeur.
    Mon âme voulait être
    Libre de passions
    Mais amour s'est fait maître
    De mes affections
    Et a mis sous sa loi
    Et mon cœur et ma foi.
    Approche donc ma belle
    Approche-toi mon bien
    Ne me sois plus rebelle
    Puisque mon cœur est tien
    Pour mon mal apaiser
    Donne-moi un baiser.
    Je meurs mon angelette
    Je meurs en te baisant
    Ta bouche tant doucette
    Va mon bien ravissant
    A ce coup mes esprits
    Sont tous d'amour épris.
    Plutôt on verra l'onde
    Contre mont reculer
    Et plutôt l'œil du monde
    Cessera de brûler
    Que l'amour qui m'époint
    Décroisse d'un seul point.

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    | LE CRI DU POILU | CHANSON DE 1916 | (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le mercredi 27 janvier 2010 22:12

     

    paroles et musique de Vincent Scotto

    interprétation : Nine Pinson , enregistrement 78t ,

    V'là plus d'une année
    Que dans les tranchées
    Nos petis petit soldats
    Loin de tout l'monde sont là bas
    Quand dans la bataille
    Ils bravent la mitraille
    Ils n'pensent plus à rien
    Qu'à tirer sur ces sales prussiens
    Mais quand ils sont au r'pos
    Et qu'ils n'ont plus d'flingots
    Couchés sur l'dos

    A nos poilus qui sont au front
    Qu'est c'qui leur faut comme distraction
    Une femme, une femme
    Qu'est c'qui leur f"rait gentiment
    Passer un sacré bon moment
    Une femme, une femme
    Au lieu d'la sal' gueule des allemands
    Ils aim'raient bien mieux certain'ment
    Une femme, une femme
    Cré bon sang qu'est-c'qu'y donn'raient pas
    Pour t'nir un moment dans leur bras
    Une femme, une femme

    Quand en rimambelle
    Y bouff'nt la gamelle
    C'est vit' avalé
    En deux temps ça n'a pas traîné
    Vautrés sur la paille
    Allons vite ils baillent
    S'faisant nom de nom
    Presque tous la même reflexion
    Et dans ces moments là
    A quoi pensent-ils tout bas
    Ne cherchez pas

    A nos poilus qui sont au front
    Qu'est c'qui leur faut comme distraction
    Une femme, une femme
    Quand ils ont bouffé leur rata
    Qu'est-ce qu'ils demandent comme second plat
    Une femme, une femme !
    Sapristi pour calmer leurs nerfs
    S'il leur arrivait comme dessert
    Une femme une femme !
    Quelle soit grande ou petite ma foi
    Ca fait rien pourvu que ça soit
    Une femme une femme !

    Quand dans la tranchée
    Ils passent la journée
    Par les p'tits créneaux
    Ils envoient aux boches des pruneaux
    Puis ils se reposent
    Pensent à des tas d'choses
    Qui leur font crénom
    Passer dans tout l'corps des frissons
    Avant de s'endormir
    Ils ont dans un soupir
    Le même désir

    A nos poilus qui sont au front
    Qu'est c'qui leur faut comme distraction,
    Une femme, une femme
    Il y'a tant d'amoureux là-bas
    Qui pourraient faire plaisir à
    Une femme, une femme
    A ce moment c'est l'essentiel
    Il faudrait qu'il leur tombe du ciel
    Une femme, une femme
    Et comme prière du soir
    Ils dient Bon Dieu faites nous donc voir
    Une femme, une femme

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    | LE 31 DU MOIS D'AOUT | CHANSON DE 1800 |  (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le mercredi 27 janvier 2010 22:15

     

    Chanson à virer au cabestan. Cette chanson rappelle la prise du "Kent" par Surcouf
    à bord de "La Confiance" le 31 Août 1800.

    interprétation : chansons de bord, anthologie des chants de mer vol 13

    Au trente-et-un du mois d'août (bis)
    Nous vîm's venir sous l' vent à nous (bis)
    Une frégate d'Angleterre
    Qui fendait la mer-z-et les flots:
    C'était pour attaquer Bordeaux

    Buvons un coup, buvons en deux,
    A la santé des amoureux
    A la santé du Roi de France,
    Et merd' pour le Roi d'Angleterre
    Qui nous a déclaré la guerre!

    Le Capitain' du bâtiment (bis)
    Fit appeler son lieutenant, (bis)
    " Lieutenant, te sens-tu capable:
    Dis-moi te sens-tu, assez fort
    Pour prendre l'Anglais à son bord?

    Le Lieutenant, fier-z-et hardi (bis)
    Lui répondit: " Capitain'-z-oui! (bis)
    Fait's branle-bas à l'équipage
    Je vas hisser le pavillon
    Qui rest'ra haut nous le jurons! "

    Le maître donne un coup d' sifflet (bis)
    Cargue les voiles au perroquet (bis)
    File l'écoute et vent arrière
    Laisse porter jusqu'à son bord
    On verra bien qui s'ra le plus fort!

    Vir' lof pour lof au même instant (bis)
    Nous l'attaquâm's par son avant (bis)
    A coups de haches d'abordage,
    De sabres, piqu's et mousquetons,
    Nous l'eûm's vit' mis à la raison
    Que dira-t-on dudit bateau (bis)

    En Angleterr'-z-et à Bordeaux (bis)
    Qu'a laissé prendr' son équipage
    Par un corsair' de six canons,
     

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    | CA FAIT D'EXCELLENTS FRANCAIS | CHANSON DE 1039 |  (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le mercredi 27 janvier 2010 22:18

     
    Jean Boyer - Georges van Parys-1939
    En pleine Drôle de Guerre, cette chanson était le morceau de bravoure de Maurice Chevalier pendant ses tournées dans le cadre du théâtre aux armées. Dans la salle, c'était du délire. Chanson à la gloire du soldat français héritier des héros de la grande guerre, les paroles ont des échos de pacifisme: on sent que les français réunis dans l'armée malgré eux, se seraient bien passés d'une nouvelle aventure militaire, quelle qu'en soit la raison profonde...
    http://bmarcore.club.fr/mil/m il186.html

    Interprétation : Evidemment Maurice Chevalier !

    Le Colonel était dans la finance
    Le Commandant dans l'industrie
    Le Capitaine était dans l'assurance
    Et le Lieut'nant était dans l'épicerie
    Le juteux était huissier d'la Banque de France
    Le Sergent était boulanger pâtissier
    Le Caporal dans l'ignorance
    Et l'deuxième classe était rentier !

    Et tout ça fait
    D'excellents français
    D'excellents soldats
    Qui marchent au pas
    Ils n'en avaient plus l'habitude
    Mais, tout comm' la bicyclette
    Ça n's'oublie pas !
    Et tout ces gaillards
    Qui pour la plupart
    Ont des goss's qui ont leur certificat d'études
    Oui tous ces brav's gens
    Sont partis chicment
    Pour faire tout comme jadis
    C'que leurs pèr's ont fait pour leurs fils

    Le Colonel avait de l'albumine
    Le Commandant souffrait du gros colon
    La Capitaine avait mauvaise mine
    Et le Lieut'nant avait des ganglions
    Le juteux souffrait de coliqu's néphrétiques
    Le Sergent avait le polype atrophié
    La Caporal un coryza chronique
    Et l'deuxième classe des cors aux pieds.

    Et tout ça fait
    D'excellents français
    D'excellents soldats
    Qui marchent au pas
    Oubliant dans cette aventure
    Qu'ils étaient douillets, fragil's et délicats
    Et tout ces gaillards
    Qui pour la plupart
    Prenaient des cachets, des goutt's et des mixtures
    Les v'là bien portants
    Tout comme à vingt ans
    D'où vient ce miracle là ?
    Mais du pinard et du tabac !

    Le Colonel était d'l'Action Française
    Le Commandant était un modéré
    Le Capitaine était pour lés diocèses
    Et le lieutenant boulottait du curé
    Le juteux était un fervent extrémiste
    Le Sergent un socialiste convaincu
    Le Caporal inscrit sur toute les listes
    Et l'deuxième classe au PMU !

    Et tout ça fait
    D'excellents français
    D'excellents soldats
    Qui marchent au pas
    En pensant que la République
    C'est encore le meilleur régime ici-bas.
    Et tout ces gaillards
    Qui pour la plupart
    N'étaient pas tous du même avis politique
    Les v'là tous d'accord
    Quelque soit leur sort
    Ils désirent désormais
    Qu'on leur fiche une bonne fois la Paix !
     
     
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    | IL PLEUT BERGERE | CHANSON DE 1780 |  (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le mercredi 27 janvier 2010 22:24

     
    Il pleut, il pleut, bergère est une chanson tirée de l'opérette Laure et Pétrarque écrite en 1780 par Fabre d'Églantine (1750-1794). La musique est du messin Louis-Victor Simon.

    Elle s'est d'abord fait connaître sous le titre Le Retour aux champs avant de s'imposer sous son titre actuel vers 1787. Cependant, elle est encore connue de certains sous les noms de "L'Orage" ou de "l'Hyménée" . Elle est bien dans la mode des "chansons de bergère" ou pastourelles qui sévissait alors auprèsde la cour de Lousis XVI ;

    Interprétation : Mady Mesplé (1976)
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Mady_Mes...

    Il pleut, il pleut, bergère,
    Presse tes blancs moutons,
    Allons sous ma chaumière,
    Bergère vite, allons.
    J'entends sur le feuillage,
    L'eau qui tombe à grand bruit,
    Voici, voici l'orage,
    Voilà l'éclair qui luit.
    Entends tu le tonnerre ?
    Il roule en approchant
    Prends un abri, bergère,
    A ma droite en marchant.
    Je vois notre cabane.
    Et tiens, voici venir
    Ma mère et ma sœur Anne
    Qui vont l'étable ouvrir.

    Bonsoir, bonsoir, ma mère,
    Ma sœur Anne, bonsoir,
    J'amène ma bergère
    Près de vous pour ce soir.
    Va te sécher, ma mie,
    Auprès de nos tisons,
    Sœur, fais lui compagnie,
    Entrez petits moutons.

    Soignons bien, ô ma mère,
    Son tant joli troupeau,
    Donnez plus de litière
    A son petit agneau.
    C'est fait. Allons près d'elle,
    Eh bien ! donc te voilà !
    En corset qu'elle est belle !
    Ma mère, voyez-la.

    Soupons, prends cette chaise,
    Tu seras près de moi,
    Ce flambeau de mélèze
    Brûlera devant toi.
    Goûte de ce laitage.
    Mais tu ne manges pas ?
    Tu te sens de l'orage.
    Il a lassé tes pas.

    Et bien voilà ta couche
    Dors y bien jusqu'au jour
    Laisse moi sur ta bouche
    Prendre un baiser d'amour
    Ne rougis pas bergère
    Ma mère et moi demain
    Nous irons chez ton père
    Lui demander ta main

    La petite histoire veut qu'elle ait été chantée lors de la création de la garde nationale, au lendemain de la prise de la Bastille, et que son auteur l'ait fredonnée quelques années plus tard en montant à l'échafaud.

     

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