• CONSIDERATIONS POLITIQUES - COMPLAINTE DE MARIE-ANTOINETTE CHANSON DE 1789 etc...

    | LES CROIX DE FEU | CHANSON DE 1934 |  (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le mercredi 03 février 2010 10:53

     
    paroles et musique Marcel Dambrine (chanson marche officielle)
    L'association des Croix-de-Feu ou Association des combattants de l'avant et des blessés de guerre cités pour action d'éclat (1927-1936) était une ligue d'anciens combattants nationalistes français, dirigée par le colonel François de La Rocque. Considérée par ses opposants et des historiens anglo-saxons, à tort selon la majorité des historiens français actuels, comme une expression d'un fascisme hexagonal, elle est dissoute en 1936, donnant naissance au Parti social français (1936-1940), plus grand parti de masse de la droite française. voir
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Croix-de...

    interprétation : Marcel Dambrine, enregistrement ancien 78t (sur Cd les chansons de l'histoire 1930-1934)

    lorsque ayant déposé notre casque
    remis notre fusil au ratelier
    nous avons , sortant de la bourrasque
    revu les champs, le bureau, l'atelier
    nous espérions qu'ayant gagné la guerre
    la France aurait le bonheur à jamais
    mais il fallut qu'une horrible mégère
    la politique, hélas, perdit la paix

    refrain
    allons debout les croix de feu
    notre tâche n'est pas finie
    fiers enfants de la patrie
    l'honneur l'appele et le devoir le veut
    faisons le serment à jamais
    tous unis comme au front naguère
    nous les vainqueurs de la guerre
    de protéger la France dans la paix

    quand jadis la france était la Gaule
    les vieux gaulois , moustachus et velus
    hache au poing ou lance sur l'épaule
    n'étaient ils pas nos aieux les poilus ,
    de Charlemagne aux grognards de l'Empire
    les fils de France ont eu des coeurs ardents
    de ces héros il faut qu'on puisse dire
    les croix de feu sont les fiers descendants

    refrain

    dans les champs de la Manche à l'Alsace
    quinze cent mille héros de nos amis
    pour sauver le sol et notre race
    sont maintenant pour toujours endormis
    les oublier serait indigne et lâche
    qu'ils ne soient pas morts inutilement
    nous croix de feu continuerons leur tâche
    aux croix de bois nous en faisons serment

    refrain
     
     
     
     
     
    lien permanent

    | L'INSURGE | CHANSON de 1884 | (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le mercredi 03 février 2010 10:58

     
    Paroles dEugène POTTIER, musique de Pierre DEGEYTER

    "Linsurgé" est la chanson la plus universellement connue dEugène Pottier et Pierre Degeyter après "LInternationale". Il laurait écrite pour le premier numéro (15 mars 1885) dun journal bruxellois : "Linsurgé".
    voir :
     http://www.revoltes.net/spip.php?arti...

    interprétation : Raymond Souplex (http://fr.wikipedia.org/wiki/Raymond_... , disque 33t , "histoire de France par les chansons " Vernillat/Barbier 1974

    L'insurgé, son vrai nom, cest l'Homme,
    Qui n'est plus la bête de somme
    Qui n'obéit quà la raison
    Et qui marche avec confiance
    Car le soleil de la science
    Se lève rouge à l'horizon.

    Refrain
    Devant toi, misère sauvage,
    Devant toi, pesant esclavage,
    L'insurgé se dresse
    Le fusil chargé.

    On peut le voir en barricades
    Descendre avec les camarades,
    Riant, blaguant, risquant sa peau.
    Et sa prunelle décidée
    Sallum aux splendeurs de lidée,
    Aux reflets pourprés du drapeau.

    Il comprend notre mèr aimante,
    La planète qui se lamente
    Sous le joug individuel.
    Il veut organiser le monde
    Pour que de sa mamell ronde
    Coul un bien-être universel.

    En combattant pour la Commune,
    Il savait que la terre est une,
    Qu'on ne doit pas la diviser.
    Que la nature est une source
    Et le capital une bourse
    Où tous ont le droit de puiser.

    Il revendique la machine,
    Et ne veut plus courber l'échine
    Sous la vapeur en action.
    Puisque l'exploiteur à main rude
    Fait l'instrument de servitude
    Un outil de rédemption.

    Contre la classe patronale,
    Il fait la guerre sociale
    Dont on ne verra pas la fin
    Tant qu'un seul pourra, sur la sphère
    Devenir sans rien faire
    Tant qu'un travailleur aura faim !

    A la bourgeoisie écoeurante
    Il ne veut plus payer de rente
    Combien de milliards tous les ans ?
    C'est sur vous, c'est sur votre viande
    Qu'on dépèce un tel dividende
    Ouvriers, mineurs, paysans.
     
     
    lien permanent

    | LUNDI JE PRIS DES ACTIONS | CHANSON de 1719 |  (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le mercredi 03 février 2010 11:02

     

    chanson anonyme sur le système de Law , la crise et la banqueroute qui s'en suivirent (déja !!!)
    voir :
     http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%...

    interprétation : jean Christophe Benoit, "l'histoire de France par les chansons " Vernillat/Barbier disque 33t 1974

    Lundi je pris des actions
    mardi je gagnais des millions
    mercredi je pris équipage
    jeudi, j'arrangis mon ménage
    vendredi je m'en fus au bal
    et samedi , à l'Hopital

    lien permanent

    | LA LIGUE NOIRE | CHANSON de 1793 | (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le mercredi 03 février 2010 11:05

     
    ou "les fantassins de Lyon" ou "les fantassins du Lyonnais" . Considéré à tort comme contre-révolutionnaire, ce chant écrit sur l'air de la chanson d'Adam Billault exprime la volonté des citoyens lyonnais d'accéder à l'indépendance en s'opposant à la "dictature parisienne", toute puissante à cette époque.
    En 1793, la population de Lyon , favorable à la monarchie constitutionnelle ou à une république fédéraliste modérée, se révolta contre la dictature jacobine et la crise économique. Les 8 et 9 octobre, une bataille l'opposa aux troupes de la Convention. Lyon fut vaincue et les terribles et sanglantes représailles durèrent près d'un an, jusqu'à la chute de Robespierre. Lyon fut même débaptisée pour devenir « Ville Affranchie ».

    Gauthier et Albitte sont les conventionnels représentants le Comité de Salut Public ; Montessuy est un fort situé au nord de Lyon.
    Caron fait référence à Charon, le fils des Ténèbres et de la Nuit qui, dans la mythologie grecque assurait le transport des défunt vers le royaume des morts, grâce à sa barque.

    interprétation : Choeur Montjoie St Denis , " chansons de France "

    Aujourd'hui la ligue noire
    Vient se livrer à nos coups
    Ami verse-nous à boire
    Et la victoire est à nous.
    Tripe-z-ieux, remplis mon verre
    Le vin fait de bons guerriers
    Bacchus mon dieu tutélaire
    Arrosera nos lauriers.

    2. Un plat bougre nous menace
    La colère est sur son front
    Crancé foutre quelle audace
    Veut nous faire la leçon:
    A nous, jour de Dieu, j'enrage
    Nous, le fléau des pervers
    Nous, dont le même courage
    Se foutrait de l'univers.

    3. Verse donc, cher camarade
    De soif tu me fais languir
    Verse encore une rasade
    Et je veux vaincre ou mourir.
    J'en veux foutre cent par terre
    Et de sang tout innonder
    Oui, je veux dans la poussière
    Rouler Albite et Crancé.

    4. Peut-être qu'au sein de la gloire
    Un foutu morceau de plomb
    M'enverra sur l'onde noire
    Vers ce bougre de Caron
    Content, je perdrai la vie,
    Je m'en fous, j'aurais vaincu
    Quand on meurt pour la Patrie
    N'a-t-on pas assez vécu?

    5. Femme, nargue le veuvage
    Quand j'aurai rendu l'esprit
    Dis-moi, foutre, est-on moins sage
    Quand on n'a pas de mari?
    Mais, garde-toi qu'un faux frère
    Te fasse jamais la cour
    Celui qui tremble à la guerre
    N'est qu'un jean-foutre en amour.

    6. Gauthier, scélérat perfide,
    Assassin des lyonnais
    Et toi, Crancé parricide
    L'horreur de tous les français
    Ambitieux et sanguinaires,
    Les lyonnais sont tous prêts
    Ils embrasseront leurs frères
    Mais puniront vos forfaits.

    7. Précy conduit nos phalanges,
    Les lauriers seront pour nous,
    Et du Rhône jusqu'au Gange
    On dira que sous nos coups
    Des envoyés sanguinaires
    Ont vu de près nos remparts,
    Une famille de frères
    Qui a pour père le dieu Mars;

    8. La liberté, la patrie
    Voilà le voeu de nos coeurs
    Pour cette muse chérie
    Nous jurons d'être vainqueurs:
    C'en est fait, la canon gronde
    Nous ne voulons plus de paix
    Que tous les brigands du monde
    Soient aux pieds des lyonnais.

    9. J'entends une canonnade
    Vite, allons à l'ennemi;
    Mais avant, une rasade
    A la santé de Précy.
    Son nom qu'annonce la gloire
    Seul fait trembler Montessuy;
    On est sûr de la victoire
    Quand on combat avec lui.

    10. Tout l'univers nous contemple
    Amis, frappons-en plus fort.
    Au monde, donnons l'exemple,
    Aux brigands donnons la mort.
    Canonniers, brûlez l'amorce,
    Redoublons tous nos efforts;
    Faisons-leur entrer par force
    La vérité dans le corps.
     
     
     
     
     
    lien permanent

    Y A DES CAILLOUX | CHANSON de 1942 page 849  (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le dimanche 14 février 2010 15:16

     

    Paroles de Jean Boyer,

    Musique de George Van Paris .

    Publiée en 1942 et éditée dans l'un des nombreux carnets de chants édités à l'époque , cette chanson profite de la campagne de promotion de la chanson populaire lancée par Vichy pour remonter le moral de la jeunesse éprouvé par le défaite de 40. adopté par les chantiers de jeunesse (voir :http://fr.wikipedia.org/wiki/Chantier...,

    "Les cailloux" intègre ensuite le répertoire militaire et celui des mouvements de jeunesse dont le scoutisme ...

    Interprétation : Choeur Montjoie St Denis , cassette "chants des chantiers"

    Sous le sac que l'on porte,
    Qui pèse vingt kilos,
    On marche comme des cloportes
    Et l'on courbe le dos.
    Mais qu'une jolie fille
    Vienne à passer par là,
    Aussitôt nos yeux brillent
    Et nous marquons le pas.
    A détailler son corps mignon,
    On en oublie nos durillons.

    refrain
    Y'a des cailloux sur toutes les routes,
    Sur toutes les routes y'a des chagrins,
    Mais pour guérir le moral en déroute,
    Y'a des filles sur tous les chemins.

    Qu'elle soit brune ou blonde,
    La fille que nous croisons,
    C'est la plus belle du monde,
    Aux yeux du bataillon.
    Et pour le deuxième classe,
    Comme pour le commandant,
    C'est l'amour qui passe,
    Et tout le monde est content.
    Nous nous r'dressons dans un frisson
    Et nous chantons à l'unisson.

    refrain

    Y'en a autant qu'il y a de pierres,
    Qu'il y a de fleurs dans les jardins,
    Qu'il y a d'oiseaux sur la branche légère,
    Y'a des filles sur tous les chemins,
    Il suffit de trouver
    Celle dont on a rêvé.
    Ainsi quand on pense à l'amour
    Le chemin semble bien plus court,
    Y'a des cailloux sur toutes les routes.
    Mais aujourd'hui comme demain,
    Une raison suffit pour qu'on s'en foute.
    Y'a des filles sur tous les chemins.

    | LA BATAILLE DE WATERLOO | CHANSON de 1839 |  (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le dimanche 14 février 2010 15:19

     
    Paroles de Eugène de Pradel
    Musique: Contredanse du XVIIIeme "La Rosière"
    Publiée pour la 1ere fois en 1839 dans un recueil "le chansonnier impérial", cette "bataille de Waterloo" va , avec d'autres, participer à la création de la légende Napoléonnienne sous la restauration ...

    interprétation : Bernard Demigny, disque 33t " histoire de France par les chansons " Vernillat/Barbier 1974

    I
    Tout le camp sommeille
    Le général veille
    L'aurore vermeille
    Ne luit pas encore
    Sur l'enceinte immense
    Dans l'ombre s'élance
    Et plane en silence
    L'oiseau de la mort.
    L'âme tranquille
    Le chef habile
    De son asile
    Sort dès le matin
    Son œil embrasse
    Le vaste espace
    Et sa main trace
    L'arrêt du destin.
    II
    Guerrier intrépide
    D'un mot il décide
    L'attaque rapide
    Et sur un tambour
    L'art pour lui conspire
    Son génie inspire
    Les soins de l'empire
    Et l'ordre du jour
    Quand dans la plaine
    Lueur lointaine
    Indique à peine
    Les feux opposés
    Nos chefs s'assemblent
    Nos rangs s'ébranlent
    Nos bivouacs tremblent
    Sous leurs pas pressés.
    III
    Notre artillerie
    Est en batterie
    Notre infanterie
    Manœuvre est s'étend
    Phalanges plus belles
    Nos lanciers fidèles
    Volent sur leurs ailes
    Où Mars les attend
    Les dragons passent
    Les flots s'amassent
    Nos hussards lassent
    Leurs fougueux coursiers
    Troupe éclatante
    Masse importante
    A l'œil présente
    Nos fiers cuirassiers.
    IV
    La trompette sonne
    Le clairon raisonne
    Le coursier frissonne
    Prêt à s'échapper
    L'ennemi s'agite
    Pour couvrir la fuite
    De ses corps d'élite
    La mort va frapper !
    Mais il surmonte
    L'effroi que dompte
    La juste honte
    D'un pareil succès
    Son artifice
    D'un bois propice
    Sert la milice
    Du brave Écossais.
    V
    Nos flanqueurs s'avancent
    Nos chasseurs s'élancent
    Nos lanciers balancent
    Leurs terribles dards
    Vivez dans l'Histoire
    Soldats que la Gloire
    Mène à la victoire
    Sous nos étendards !
    La charge sonne
    Le bronze tonne
    Le boulet sillonne
    moissonne les rangs
    Et la fumée
    Dans l'air semée
    Couvre l'armée
    De ses noirs torrents.
    VI
    La garde s'engage
    S'ouvrant un passage
    Au sein d'un nuage
    D'épaisses vapeurs
    Nos vieilles moustaches
    Montrent leurs panaches
    Flottant sur les haches
    De nos vieux sapeurs
    Comme la foudre
    Qu'on voit se dissoudre
    Et mettre en poudre
    Des cèdres altiers
    Leurs glaives percent
    Leurs bras renversent
    Leurs coups dispersent
    Des carrés entiers.
    VII
    L'ennemi succombe
    Il chancelle, il tombe
    Et déjà la tombe
    Reçoit ses débris
    Ses soldats pâlissent
    Ses coursiers frémissent
    Les airs retentissent
    De funestes cris !
    Destin étrange
    Soudain tout change
    Le crime arrange
    Un succès vendu
    Nos rangs se brisent
    Nos feux s'épuisent
    Des traîtres disent
    Que tout est perdu !
    VIII
    Mais crainte frivole
    Le vainqueur d'Arcole
    Paraît et revole
    Au lieu du danger
    Ses braves l'entourent
    D'ardeur ils concourent
    Et d'autres accourent
    Prompts à nous venger
    L'armée entière
    Dans sa carrière
    Voit la poussière
    Au loin s'élever
    Troupe inattendue
    Qu'on croyait perdue
    Tu nous es rendue
    Et viens nous sauver.
    IX
    L'ivresse circule
    Puissant véhicule !
    Espoir trop crédule !
    Tout à coup, grands dieux !
    Erreur passagère
    Faveur mensongère
    C'est l'aigle étrangère
    Qui s'offre à nos yeux !
    Nos invincibles
    Inaccessibles
    Aux coups sensibles
    Du destin fatal
    Forts de courage
    Bravent l'orage
    Et du carnage
    Donnent le signal.
    X
    Les masses s'écroulent
    Des flots de sang coulent
    D'ardents chevaux foulent
    Des corps palpitants
    La faulx de la guerre
    Les feux de tonnerre
    Ont jonché la terre
    De membres sanglants
    Traits magnanimes !
    Efforts sublimes
    Que de victimes
    Vont encore s'offrir !
    L'heure est funeste
    Tout nous l'atteste
    Il ne nous reste
    Qu'à vaincre ou mourir.
    XI
    Belliqueuse garde
    L'anglais te retarde
    Admire et retarde
    Ses feux et ton sort
    Ses lignes s'entrouvrent
    Et vers toi découvrent
    Cent bouches qui s'ouvrent
    Pour donner la mort
    Troupe immortelle
    Sa voix t'appelle:
    " - Français ! - dit-elle -
    Chargés de lauriers
    Tout nous seconde
    La foudre gronde
    Sauvez du Monde
    Les premiers Guerriers !"

    XII
    Fortune, tu braves
    Vainement nos braves
    Des Français esclaves ?
    Desseins superflus !
    Tu peux les entendre
    " - Nous savons attendre
    La mort sans nous rendre !"
    Ils n'existent plus...
    lien permanent

    | PLAISIR D'AMOUR | CHANSON du XVIIIème SIECLE |  (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le dimanche 14 février 2010 15:21

     

    Claris de Florian (1755-1794), J.P.Schwarzendorff, dit Martini (1741-1816)

    Noble sans fortune, officier dans un régiment de dragons, Jean-Pierre Claris de Florian occupait ses loisirs à écrire. Romancier, conteur, poète, dramaturge, Florian entrecoupait ses oeuvres de petites poésies charmantes que les musiciens de l'époque s'amusaient à mettre en musique. Ainsi, dans une nouvelle intitulée "Céleste", on trouve un poème au titre curieux "La romance du chevrier". C'est ce poème qui fera de Florian un auteur immortel de la chanson française, puisque que le musicien Martini le mit en musique avec un titre au romantisme beaucoup plus évocateur: "Plaisir d'Amour "
    voir
     http://www.musimem.com/martini.htm
    Rina Ketty en enregistra une version remaniée en 1939 voir http://bmarcore.club.fr/class-O/BO104...

    interprétation : Yvonne Printemps, (http://fr.wikipedia.org/wiki/Yvonne_Pri ntemps) enregistrement de 1931

    Plaisir d'amour ne dure qu'un instant
    Chagrin d'amour dure toute la vie
    J'ai tout quitté pour l'ingrate Sylvie
    Elle me quitte et prend un autre amant

    Plaisir d'amour ne dure qu'un instant
    Chagrin d'amour dure toute la vie.

    Tant que cette eau coulera doucement
    Vers ce ruisseau qui borde la prairie
    Je t'aimerai me répétait Sylvie
    L'eau coule encore elle a changé pourtant...

    Plaisir d'amour ne dure qu'un instant
    Chagrin d'amour dure toute la vie.

    lien permanent

    | VEILLONS AU SALUT DE L'EMPIRE | CHANSON de 1792 |  (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le dimanche 14 février 2010 15:24

     
    Cette chanson, probablement la plus célèbre de l'époque napoléonienne, est en fait une mélodie extraite de l'opéra "Renaud d'Ast", de Nicolas Dalayrac (1753-1809), opéra créé sous l'ancien régime, en 1787.
    Sur cet air, le chirurgien militaire Simon Boys écrivit des paroles révolutionnaires en 1791, et enfin François Gossec (1763-1812), ancien musicien des princes de Conti et de Condé, et auteur de nombreux chants révolutionnaires, le réorchestra. Le mot "empire" signifiait ici le royaume, lEtat
    voir
     http://www.1789-1815.com/veillons.htm
    La chanson servit pratiquement d'hymne officieux au Premier Empire à cause de son premier couplet qui devait être le seul à être chanté mais en fait il était seulement interprété par les musiques militaires .

    interprétation : la Révolution Française en chansons

    Veillons au salut de l'Empire
    Veillons au maintien de nos lois
    Si le despotisme conspire
    Conspirons la perte des rois.
    Liberté, que tout mortel te rende hommage
    Tremblez, tyrans, vous allez expier vos forfaits !
    Plutôt la mort que l'esclavage:
    C'est la devise des Français.

    Du salut de notre patrie
    Dépend celui de l'univers.
    Si jamais elle est asservie
    Tous les peuples sont dans les fers.
    Liberté, que tout mortel te rende hommage
    Tremblez, tyrans, vous allez expier vos forfaits !
    Plutôt la mort que l'esclavage:
    C'est la devise des Français.

    Ennemis de la tyrannie
    Paraissez tous, armez vos bras,
    Du fond de l'Europe avilie
    Marchez avec nous au combat:
    Liberté, que ce nom sacré nous rallie
    Tremblez, tyrans, vous allez expier vos forfaits !
    Nous servons la même patrie
    Les hommes libres sont français !

    Jurons union éternelle
    Avec tous les peuples divers
    Jurons une guerre mortelle
    A tous les rois de l'univers.
    Liberté, que ce nom sacré nous rallie,
    Poursuivons les tyrans, punissons leurs forfaits !
    On ne voit plus qu'une patrie
    Quand on a l'âme d'un Français.
     
     
    lien permanent

    LE ROI A FAIT BATTRE TAMBOUR - CHANSON du XIX ème SIECLE - page 850  (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le dimanche 14 février 2010 15:29

     

    Chanson probablement originaire du Saintonge et recueillie au 19e siècle. Cette histoire n'est pas sans rappeler Louis XIV et Madame de Montespan, marquise de son état et originaire des Charentes. Elle s'appelait Melle de Thonay-Charente avant son mariage. Elle quitta son mari pour le roi et fut mêlée par la suite à une triste et sordide affaire de poisons... D'autres y croient reconnaître le tragique destin de Gabrielle d'Estrée, maîtresse d'Henri IV, qui mourut en couche peu avant le mariage du roi avec Marie de Médicis... La belle Gabrielle aurait été empoisonnée sur ordre de la future reine... Ou encore madame de Vintimille , fille du marquis de Nesles, qui devint en 1738 la favorite du roi Louis XV et dont la mort en couches fit suspecter un empoisonnement ...

    interprétation : chorale franco allemande de Paris , disque "chants des pays de France"
    seule Anne Sylvestre en a donné une version presque complète

    Le Roi a fait battre tambour (bis)
    Pour voir toutes ces dames,
    Et la première qu'il a vu
    Lui a ravi son âme.

    - Marquis, dis-moi, la connais-tu ? (bis)
    Qui est cett' jolie dame ?
    Le marquis lui a répondu :
    - Sire roi, c'est ma femme.

    - Marquis, tu es plus heureux que moi (bis)
    D'avoir femme si belle.
    Si tu voulais me l'accorder,
    Je me chargerais d'elle.

    - Sir', si vous n'étiez pas le roi, (bis)
    J'en tirerais vengeance.
    Mais puisque vous êtes le roi,
    A votre obéissance.

    - Marquis, ne te fâche donc pas, (bis)
    T'auras ta récompense :
    Je te ferai dans mes armées
    Beau maréchal de France.

    - Adieu, ma mie, adieu, mon cœur, (bis)
    Adieu mon espérance !
    Puisqu'il faut servir le roi,
    Séparons-nous d'ensemble.

    Le roi l'a prise par la main, (bis)
    L'a menée dans sa chambre ;
    La belle en montant les degrés
    A voulu se défendre.

    - Marquise, ne pleurez pas tant ! (bis)
    Je vous ferai Princesse ;
    De tout mon or et mon argent,
    Vous serez la maîtresse.

    - Gardez votre or ! Et votre argent (bis)
    N'appartient qu'à la Reine ;
    J'aimerais mieux mon doux Marquis
    Que toutes vos richesses !

    La reine a fait faire un bouquet (bis)
    De belles fleurs de lyse
    Et la senteur de ce bouquet,
    A fait mourir marquise.

    le roi à fait faire un tombeau (bis)
    tout en fers de Venise
    sur sa tombe mit un écrit
    "Adieu belle marquise"

    lien permanent

    | C'ETAIT DAME DE BRETAGNE | CHANSON ANCIENNE |  (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le dimanche 14 février 2010 15:34

     
    C'est l'ancêtre de "En passant par la Lorraine". Cette belle chanson sur le mariage d'Anne de Bretagne et de Charles VIII Roy de France est elle-même dérivée d'une plus ancienne chanson bretonne "En revenant de Rennes".

    interprétation : Pierre Boutet, album " la bonne chanson , répertoire français au Québec 1925 1955"


    C'était Anne de Bretagne,
    Duchesse en sabots (bis)
    Revenant de ses domaines
    En sabots mirlititontaine
    Ah! ah! ah!
    Vivent les sabots des bois.

    Revenant de ses domaines
    Duchesse en sabots
    Entourée de châtelaines
    etc...

    Entourée de châtelaines
    Duchesse en sabots
    Voilà qu'aux portes de Rennes
    etc...

    Voilà qu'aux portes de Rennes
    Duchesse en sabots
    L'ont vit trois beaux capitaines
    etc...

    L'ont vit trois beaux capitaines
    Duchesse en sabots
    Offrir à leur souveraine
    etc...

    Offrir à leur souveraine
    Duchesse en sabots
    Un joli pied de verveine
    etc...

    Un joli pied de verveine
    Duchesse en sabots
    S'il fleurit tu seras reine
    etc...

    S'il fleurit tu seras reine
    Duchesse en sabots
    Elle a fleuri la verveine
    etc...

    Elle a fleuri la verveine
    Duchesse en sabots
    Anne de Bretagne fut Reine
    etc...

    Anne de Bretagne fut Reine
    Duchesse en sabots
    Les bretons sont dans la peine
    etc...

    Les bretons sont dans la peine
    Duchesse en sabots
    Ils n'ont plus de souveraine
    etc...
     

    | MARCHE LORRAINE | CHANSON de 1900 |  (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le dimanche 14 février 2010 15:36

     

    La Marche Lorraine est une marche composée par Louis Ganne (1862-1923), en 1892 pour la venue à Nancy du Président Sadi Carnot et dans un contexte de grand lotharingisme. Les paroles sont de Jules Jouy et Octave Pradel

    interprétation : Beaufort, enregistrement du début du 20e siècle , les chansons patriotiques 1900-1920

    Joyeux Lorrains, chantons sans freins
    Le refrain plein d'entrain
    De Jeanne bergère immortelle
    Du pays de Moselle
    A tous, les échos des grands bois
    Que nos voix à la fois
    Chantent l'antique ritournelle
    Qu'on chantait autrefois:
    "Jeanne la Lorraine
    Ses petits pieds dans ses sabots
    Enfant de la plaine
    Filait en gardant ses troupeaux
    Quitta son jupon de laine
    Avec ses sabots don daine oh ! oh ! oh !
    Avec ses sabots! "
    S'en allait sans émoi
    Le cœur plein de foi
    Pour défendre son roi

    Refrain:
    Fiers enfants de la Lorraine
    Des montagnes à la plaine
    Sur nous plane, ombre sereine
    Jeanne d'Arc, vierge souveraine !
    Vieux gaulois à tête ronde
    Nos bravons tout à la ronde
    Si là-bas l'orage gronde
    C'est nous qui gardons l'accès
    Du sol Français !

    S'en fut guider nos fiers soldats
    Tout là-bas aux combats
    Et fit renaître l'espérance
    Dans notre douce France !
    Fiers, les Français victorieux
    Glorieux flamme aux yeux
    Chantant partout leur délivrance
    Entonnaient tout joyeux
    "Jeanne la Lorraine
    A quitté ses petits sabots
    Son jupon de laine
    Pour guerroyer sous nos drapeaux
    Et c'est un grand capitaine
    La vierge aux sabots don daine oh ! oh ! oh !
    La vierge aux sabots! "
    Jeanne le gentil cœur
    Partout à l'honneur
    Conduisit son seigneur

    Refrain 2:
    Las ! Un jour elle succombe
    Aux mains des ennemis tombe
    Das la flamme horrible tombe
    Expira la blanche colombe !
    Mais depuis, l'âme aguerrie
    Au nom de Jeanne chérie
    Ange saint de la Patrie
    C'est nous qui gardons l'accès
    Du sol de France !

    Tes fils n'ont pas dégénéré
    Sol sacré, adoré
    Dans leurs veines encore ruisselle
    Du sang de la Pucelle
    Aux jours de Fleurus, de Valmy
    L'ennemi a frémi
    La bataillon de Moselle
    Chantait cœur affermi
    "Comme la Lorraine
    Nous n'avons que de lours sabots
    La giberne est pleine
    Mais sous la peau rien que des os
    L'ennemi fuit dans la plaine
    Gare à nos sabots don daine ! oh ! oh ! oh !
    Gare à nos sabots !
    Et ce mâle refrain
    Guidait vers le Rhin
    Le peuple souverain !
     

    lien permanent

    LE MOBLOT - CHANSON de 1870 (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le dimanche 14 février 2010 15:41

     
    Moblot : Hommes appartenant à la garde mobile ou, actuellement, à la gendarmerie mobile.C'est aussi le surnom que la population en 1870 donna spontanément aux gardes mobiles, incorporés dans la Garde Nationale. Chanson d'Eugène Pottier (http://fr.wikipedia.org/wiki/Eug%C3%A8n e_Pottier) à la gloire des Mobiles

    Interprétation : Armand Mestral (
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Armand_M... , la Commune en chantant

    Jeunesse héroïque
    Arme ton flingot
    Pour la République
    En avant, Moblot !

    Le maire et le garde-champêtre
    Disaient Les rouges sont des loups
    Doux moutons, ne songez qu'à paître
    Notre berger veille sur nous
    Notre berger n'était qu'un lâche
    Le vieux Judas nous a trahis
    La République pris sa tâche
    On va défendre le pays

    Jeunesse héroïque
    Arme ton flingot
    Pour la République
    En avant, Moblot !

    Si nos villes leur sont soumises
    Si ces casqués sont les plus forts
    Ils prendront nos sœurs, nos promises
    Ah ce jour-là nous serons morts
    La République c'est nous autres
    Les richards et les indigents
    Tous ceux qui s'arment sont des nôtres
    Les gens braves et les braves gens

    Jeunesse héroïque
    Arme ton flingot
    Pour la République
    En avant, Moblot !

    Jeunesse héroïque
    Arme ton flingot
    Pour la République
    En avant, Moblot !
     
     
    lien permanent

    | LE PRINCE D'ORANGE | CHANSON de 1544 |  (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le dimanche 14 février 2010 16:17

     

    La chanson est inspirée de la mort en 1543, lors du siège de St Dizier, de René de Nassau, Prince dOrange, capitaine de lempereur Charles Quint. Cette chansons est avec "le convoi du Duc de Guise" (également mise en ligne dans cette série) à l'origine du fameux "Malborough s'en va t'en guerre" (en ligne !)

    interprétation : les 4 barbus, disque 33t, "histoire de France par les chansons " Vernillat / Barbier 1974

    la présente version est tirée d'un recueil manuscrit du début du 18e siècle conservé à la bibliothèque nationale et différente de la version habituelle (en ligne prochainement ...)

    le beau prince d'orange
    s'est un peu trop pressé (bis)
    il fit son équipage
    à cheval est monté

    la fa la mi fa la sol fa la mi fa
    la sol fa mi ré ut

    ou allez vous mon Prince ?
    demande l'écuyer (bis)
    je vais aller en guerre
    tout droit à St Dizier

    la fa ...etc

    sa femme lui demande
    prince quand reviendrez ? (bis)
    je reviendrai à Pâques
    à Pâques ou à Noé (=Noel)

    la fa ...etc

    voici pâques venue
    et la noé passée (bis)
    le beau prince d'Orange
    n'y est point arrivé

    la fa ...etc

    sa femme en est en peine
    et ne fait que pleurer (bis)
    elle entra dans sa chambre
    pour son corps y parer

    la fa ...etc

    regarde à la fenètre
    et voit un messager (bis)
    messager porte lettre
    quelles nouvelles apportez ?

    la fa ... etc

    j'apporte des nouvelles
    qui vous feront pleurer (bis)
    le beau Prince d'Orange
    est mort et enterré

    la fa ...

    le beau Prince d'Orange
    est mort et enterré (bis)
    j'lai vu porter en terre
    par quatre cordeliers

    la fa ...

    lien permanent

    | AH çA IRA ! | CHANSON de 1790 | (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le jeudi 25 février 2010 18:34

     

     

    Blog de colinearcenciel :BIENVENUE DANS MON MONDE MUSICAL, UNE NOUVELLE RUBRIQUE 

     

    Paroles de Ladré, musique de Bécourt
    Cette chanson a été composée en 1790, à l'occasion de la première fête du 14 juillet, appelée alors "Fête de la Fédération". Les ouvriers qui préparaient le Champs de Mars la chantaient déjà. L'auteur des paroles, Ladré, était chanteur des rues, métier dans lequel il avait acquis une certaine notoriété. Mais c'est surtout par le couplet vengeur (les aristocrates à la lanterne...) ajouté quelques mois plus tard par une main anonyme que cette chanson a traversé toutes les époques, et est arrivée jusqu'à nous.
    La musique est une contredanse à la mode avant la révolution. "Le carillon National" et son auteur était violoniste de l'orchestre du théâtre des Beaujolais.

    interprétation : cassette bicentenaire de la révolution française 1988 Musidisc

    Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
    Le peuple en ce jour sans cesse répète,
    Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
    Malgré les mutins tout réussira.
    Nos ennemis confus en restent là
    Et nous allons chanter alléluia !
    Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
    Quand Boileau jadis du clergé parla
    Comme un prophète il a prédit cela.
    En chantant ma chansonnette
    Avec plaisir on dira:
    Ah ! ça ira, ça ira, ça ira!

    Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
    Suivant les maximes de lévangile
    Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
    Du législateur tout saccomplira.
    Celui qui sélève on labaissera
    Celui qui sabaisse on lélèvera.
    Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
    Le vrai catéchisme nous instruira
    Et laffreux fanatisme séteindra.
    Pour être à la loi docile
    Tout Français sexercera.
    Ah ! ça ira, ça ira, ça ira!

    Ah ! ça ira, ça ira, ça ira!
    Pierette et Margot chantent la guinguette
    Ah ! ça ira, ça ira, ça ira!
    Réjouissons-nous, le bon temps viendra!
    Le peuple français jadis à quia,
    L'aristocrate dit : mea cilpa!
    Ah ! ça ira, ça ira, ça ira!
    Le clergé regrette le bien qu'il a,
    Par justice, la nation l'aura.
    Par le prudent Lafayette,
    Tout le monde s'apaisera.
    Ah ! ça ira, ça ira, ça ira!

    Ah ! ça ira, ça ira, ça ira!
    Par les flambeaux de l'auguste assemblée,
    Ah ! ça ira, ça ira, ça ira!
    Le peuple armé toujours se gardera.
    Le vrai d'avec le faux l'on connaîtra,
    Le citoyen pour le bien soutiendra.
    Ah ! ça ira, ça ira, ça ira!
    Quand l'aristocrate protestera,
    Le bon citoyen au nez lui rira,
    Sans avoir l'âme troublée,
    Toujours le plus fort sera.
    Ah ! ça ira, ça ira, ça ira!

    Ah ! ça ira, ça ira, ça ira!
    Petits comme grands sont soldtas dans l'âme,
    Ah ! ça ira, ça ira, ça ira!
    Pendant la guerre aucun ne trahira.
    Avec coeur tout bon français combattra,
    S'il voit du louche, hardiment parlera.
    Ah ! ça ira, ça ira, ça ira!
    Lafayette dit : "Vienne qui voudra!"
    Sans craindre ni feu, ni flamme,
    le français toujours vaincra!
    Ah ! ça ira, ça ira, ça ira!

    Paroles anonymes ajoutées plus tard:

    Ah ! ça ira, ça ira, ça ira!
    Les aristocrates à la lanterne,
    Ah ! ça ira, ça ira, ça ira!
    Les aristocrates, on les pendra!
    Et quand on les aura tous pendus,
    On leur fich'ra la pelle au cul

    lien permanent

    | TABLEAU DE PARIS | CHANSON DE 1882 |  (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le jeudi 25 février 2010 18:40

     
    Marc-Antoine Désaugiers (1772-1827) ( voirhttp://www.miscellanees.com/d/paris01... )
    En 1802, Marc-Antoine Desaugiers, acteur, metteur en scène, musicien et chansonnier du Caveau (académie de chanteurs de l'époque), dessine à grands traits réalistes un " Tableau de Paris à cinq heures du matin " sur l'air de "La Rosière", une contredanse du 18ème siècle. Il ouvre ainsi la voie à une grande lignée de portraitistes de la capitale. Cette description quasi documentaire de la ville s'attarde sur les petits métiers, notamment des halles, mettant en lumière toute l'effervescence de la ville. Desaugiers écrira également le pendant vespéral de cette chanson : " Tableau de Paris à cinq heures du soir ".

    interprétation : Renée Jean (cabaret de Montmartre, le lapin Agile)

    L'ombre s'évapore,
    Et déjà l'aurore
    De ses rayons dore
    Les toits d'alentour.
    Les lampes pâlissent,
    Les maisons blanchissent,
    Les marchés s'emplissent :
    On a vu le jour.

    De la Villette,
    Dans sa charrette,
    Suzon brouette
    Ses fleurs sur le quai.
    Et de Vincennes,
    Gros-Pierre amène
    Ses fruits que traîne
    Un âne efflanqué.

    Déjà l'épicière,
    Déjà la fruitière,
    Déjà l'écaillère,
    Sautent à bas du lit.
    L'ouvrier travaille,
    L'écrivain rimaille,
    Le fainéant bâille
    Et le savant lit.

    J'entends Javotte,
    Portant sa hotte,
    Crier : « Carottes,
    Panais et choux-fleurs ! »
    Perçant et grêle,
    Son cri se mêle
    A la voix frêle
    Du noir ramoneur.

    L'huissier carillonne,
    Attend, jure et sonne,
    Re-sonne, et la bonne
    Qui l'entend trop bien,
    Maudissant le traître,
    Du lit de son maître
    Prompte à disparaître,
    Regagne le sien.

    Gentille, accorte,
    Devant ma porte,
    Perrette apporte
    Son lait encor chaud ;
    Et la portière,
    Sous la gouttière,
    Pend la volière
    De Dame Margot.

    Le joueur avide,
    La mine livide
    Et la bourse vide,
    Rentre en fulminant ;
    Et, sur son passage,
    L'ivrogne, plus sage,
    Rêvant son breuvage,
    Ronfle en fredonnant.

    Tout, chez Hortense,
    Est en cadence ;
    On chante, on danse,
    Joue et cætera...
    Et, sur la pierre
    Un pauvre hère,
    La nuit entière,
    Souffrit et pleura.

    Le malade sonne,
    Afin qu'on lui donne
    La drogue qu'ordonne
    Son vieux médecin,
    Tandis que sa belle,
    Que l'amour appelle
    Au plaisir fidèle,
    Feint d'aller au bain.

    Quand vers Cythère,
    Le solitaire,
    Avec mystère
    Dirige ses pas,
    La diligence
    Part pour Mayence,
    Bordeaux, Florence,
    Ou les Pays-Bas.

    « Adieu donc, mon père !
    Adieu donc, mon frère !
    Adieu donc, ma mère !
    Adieu, mes petits ! »
    Les chevaux hennissent,
    Les fouets retentissent,
    Les vitres frémissent :
    Les voilà partis !

    Dans chaque rue (chantez ru-e, en détachant les syllabes)
    Plus parcourue, (idem)
    La foule accrue (idem)
    Grossit tout-à-coup :
    Grands, valetaille,
    Vieillards, marmaille,
    Bourgeois, canaille
    Abondent partout !

    Ah ! Quelle cohue ! (co-hu-e)
    Ma tête est perdue, (idem)
    Moulue et fendue (idem)
    Où donc me cacher ?
    Jamais mon oreille
    N'eut frayeur pareille !
    Tout Paris s'éveille...
    Allons nous coucher !
     

    | LA MARSEILLAISE DE VENDEE | CHANSON DE 1793 |  (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le jeudi 25 février 2010 18:46

     

    La version connue de la Marseillaise des blancs (ou vendéens) est celle de l'abbé Lusson composée en réponse à l'hymne des républicains . le texte (voir ci dessous) fut trouvé dans le portefeuille de Jacob Madé dit Sans Poil, chef de paroisse tué, le 16 mai 1793, dans une rencontre de patrouille. le couplet présenté ici ne figure pas dans le texte habituel, peut être s'agit il d'un couplet moins connu ou autre version royaliste ...

    interprétation : Enregistrement extrait de "Cholet 1793" de la série TV documentaire des années 1970 "les grande batailles du passé " de Costelle et Turenne

    Allons enfants de la vendée
    vertu de braves paysans
    que la république enragée
    appele du nom de tyrans (bis)

    pour venger la foi qu'on outrage
    le Roi, la Reine et leurs enfants
    vous vous battez depuis longtemps
    sans moyen que votre courage

    redoublez vos efforts
    vous vous battez pour Dieu
    frappez frappez, le monde entier
    fixe sur vous les yeux

    Marseillaisede l'Abbé Lusson :

    I.
    Allons armées catholiques
    Le jour de gloire est arrivé !
    Contre nous de la république
    L'étendard sanglant est levé (bis)
    Entendez-vous dans nos campagnes
    Les cris impurs des scélérats ?
    Qui viennent jusque dans nos bras
    Prendre nos filles, nos femmes !

    Refrain :

    Aux armes vendéens !

    Formez vos bataillons !

    Marchez, marchez,

    Le sang des bleus

    Rougira nos sillons !

    II.?

    III.
    Quoi des infâmes hérétiques
    Feraient la loi dans nos foyers ?
    Quoi des muscardins de boutiques
    Nous écraseraient sous leurs pieds ?(bis)
    Et le rodrigue abominable
    Infâme suppôt du démon
    S'installerait en la maison
    De notre Jésus adorable
    (refrain)

    IV.
    Tremblez pervers et vous timides,
    La bourrée des deux partis.
    Tremblez, vos intrigues perfides
    Vont enfin recevoir leur prix. (bis)
    Tout est levé pour vous combattre
    De Saint Jean d'Monts à Beaupréau,
    D'Angers à la ville d'Airvault,
    Nos gars ne veulent que se battre.
    (refrain)

    V.
    Chrétiens, vrais fils de l'Eglise,
    Séparez de vos ennemis
    La faiblesse à la peur soumise
    Que verrez en pays conquis. (bis)
    Mais ces citoyens sanguinaires
    Mais les adhérents de Camus
    Ces prêtres jureurs et intrus
    Cause de toutes nos misères.
    (refrain)

    VI.
    Ô sainte Vierge Marie
    Conduis, soutiens nos bras vengeurs !
    Contre une sequelle ennemie
    Combats avec tes zélateurs ! (bis)
    A vos étendards la victoire
    Est promise assurément.
    Que le régicide expirant
    Voie ton triomphe et notre gloire !
    (refrain)

    lien permanent

    LA COMPLAINTE DU PARTISAN | CHANSON DE 1943 - Page 860 (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le jeudi 25 février 2010 18:49

     
    La Complainte du partisan est une chanson écrite à Londres en 1943 par Emmanuel d'Astier de La Vigerie et Anna Marly pour la musique. Elle passe pour la première fois à la BBC à destination de la France occupée et un des disques est même détruit par la DCA allemande lors d'un parachutage de résistants . Elle devient une chanson populaire dans les années 1950.
    Elle est désormais moins connue que le presque homonyme Chant des Partisans, également composé par Anna Marly mais écrit par Joseph Kessel et Maurice Druon, devenu l'hymne officiel de la Résistance française.

    Par la suite, La Complainte du Partisan est interprétée par de nombreux artistes comme les Compagnons de la Chanson, Leni Escudero, Mouloudji, Marc Ogeret, Anna Prucnal, Joan Baez, etc. Ce chant connaît finalement une deuxième jeunesse quand il est repris dans sa version anglaise, Song Of The French Partisan, sous le titre The Partisan, en 1969 par Leonard Cohen dans son 2e album Songs From A Room. La version de Leonard Cohen a ensuite été reprise par le groupe 16 Horsepower avec Bertrand Cantat (chanteur de Noir Désir) dans l'album Low Estate.

    Curieusement, alors que le texte cite clairement "les allemands" , la version des compagnons de la chanonson, comme celle d'Anna Marly déja sur youtube, parle "d'ennemi" et de "soldats" ...

    interprétation : les Compagnons de la Chanson
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Comp...


    Les Allemands étaient chez moi
    On m'a dit résigne toi
    Mais je n'ai pas pu
    Et j'ai repris mon arme.

    Personne ne m'a demandé
    D'où je viens et où je vais
    Vous qui le savez
    Effacez mon passage.

    J'ai changé cent fois de nom
    J'ai perdu femme et enfants
    Mais j'ai tant d'amis
    Et j'ai la France entière.

    Un vieil homme dans un grenier
    Pour la nuit nous a cachés
    L¹ennemi l'a su (Les Allemands l'ont pris)
    Il est mort sans surprise.

    Hier encore nous étions trois
    Il ne reste plus que moi
    Et je tourne en rond
    Dans la prison des frontières.

    Le vent souffle sur les tombes
    La liberté reviendra
    On nous oubliera
    Nous rentrerons dans l'ombre
     
     
    lien permanent

    | LA PRISE DE MANTOUE | CHANSON DE 1797 |  (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le jeudi 25 février 2010 18:51

     
    Son altéré, on a quand même la chanson !
     
    Connue à tort sous le titre de "la garnison de Sedan" ou "la capitulation de Sedan" suite à une mauvaise Compréhension des paroles de cette chanson entendue dans la série TV " Jean Roch Coignet" ("la garnison de Sedan" au lieu de "la garnison de ce temps" ). En réalité le titre véritable est bien "La Garnison de ce temps" un chant en répons (voix du général autrichien suivie sur un air différent de la voix du général français).
    Le contexte en est la capitulation de MANTOUE à l'issue du siège de 1796-97 (Canto d'Yrles rejoint par Wurmser doit rendre la place au général Sérurier) .

    Timbres :
    Le Gouverneur : "Quel désespoir" MONSIGNY : la chercheuse d'esprit.
    Le Général : "V'là c'que c'est qu'd'aller au bois". (DAUVERGNE) CAPELLE, op. pass. , n° 494 et 627.

    interprétation : enregistrement TV de la série "Jean Roch Coignet " années 70, seuls une partie des couplets français sont chantés ici
    et amical clin d'oeil au "Grenadier Schnaps" pour ses infos !!!

    Le Gouverneur :
    Grand général,
    Il n'y a plus de résistance,
    Grand général,
    Finissez votre bacanal.
    N'ayant plus de défense,
    Je me rends à la France,
    Vous présentant d'avance
    Les clés, peur d'autre mal.

    Le Général :
    Vous sortirez tambours battants,
    Mèche allumée, drapeaux volants,
    Mais la garnison de ce temps
    Sera prisonnière,
    Comme on dit, de guerre ;
    C'est ainsi qu'agit en honneur
    Le Français, quand il est vainqueur.

    Le Gouverneur :
    C'en est donc fait !
    La ville il faut donc vous vous remettre,
    C'en est donc fait !
    Vous allez être satisfait.
    Mais l'Empereur mon maître
    Ne l'est pas trop, peut-être,
    Apprenant qu'il faut mettre
    Cette place aux Français.

    Le Général :
    Ah ! gouverneur soyez content
    D'en sortir aussi librement.
    Je connais bien assurément
    Votre grand courage
    Dans tout ce ravage,
    Et on ne saurait trop louer
    Vos soldats et vos officiers.

    Le Gouverneur :
    C'est un malheur
    Que nous avons manqué de force,
    C'est un malheur
    Qui me cause bien mal au coeur.
    Et le Français se joue
    En me prenant Mantoue,
    Mais aussi, je me loue
    De vous, puissant vainqueur.

    Le Général :
    Quoi que je sois votre vainqueur,
    Je vous accorde tout honneur,
    Vous pourrez dire à l'Empereur
    Que la République
    Ne met en pratique
    Que la gloire et la probité
    Pour soutenir la liberté.

    Le Gouverneur :
    Allons, partons,
    Mais laissez-nous quelque bagage,
    Allons, partons,
    Aussi quelques munitions.
    Et malgré ces alarmes,
    Laissez-nous quelques armes
    Avec quelques gendarmes,
    Aussi quelques canons.

    Le Général :
    Vous aurez, en suivant les lois,
    Cinq cents hommes
    A votre choix.
    Chevaux garnis de leur harnois
    Officiers de guerres,
    Braves militaires.
    De plus, six pièces de canon,
    C'est assez comme de raison.
    lien permanent

    | LA COMPLAINTE DE MANDRIN | CHANSON 1733 |  (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le jeudi 25 février 2010 19:03

     
    La complainte de Mandrin est une chanson populaire issue d'un opéra de Favart, lui même emprunté à Rameau. L'auteur des paroles de la chanson de Mandrin est resté anonyme.
    Ce chant a été composé en 1733 pour l'opéra Hyppolite et Aricie. Il a été ensuite repris anonymement en 1755 sous le titre que l'on connaît aujourd'hui. Le texte de la chanson a également été publié en postface du livre intitulé Précis de la vie de Louis Mandrin.
    Cette chanson est encore fréquemment apprise dans les écoles de la région rhône alpes.
    A la mort de Mandrin, cette chanson s'est largement répandue notamment par le biais des colporteurs.
    La version que nous connaissons aujourd'hui est un peu postérieure à sa composition puisqu'elle date du XIXe siècle. voir
     http://www.mandrin.org/la-complainte-...

    interprétation : Marcel Nobla , Cabaret Montmartre, le Chat Noir

    Nous étions vingt ou trente
    Brigands dans une bande,
    Tous habillés de blanc
    A la mode des, vous m'entendez,
    Tous habillés de blanc
    A la mode des marchands.

    La première volerie
    Que je fis dans ma vie,
    C'est d'avoir goupillé
    La bourse d'un, vous m'entendez,
    C'est d'avoir goupillé
    La bourse d'un curé.

    J'entrai dedans sa chambre,
    Mon Dieu, qu'elle était grande,
    J'y trouvai mille écus,
    Je mis la main, vous m'entendez,
    J'y trouvai mille écus,
    Je mis la main dessus.

    J'entrai dedans une autre
    Mon Dieu, qu'elle était haute,
    De robes et de manteaux
    J'en chargeai trois, vous m'entendez,
    De robes et de manteaux
    J'en chargeai trois chariots.

    Je les portai pour vendre
    A la foire de Hollande
    J'les vendis bon marché
    Ils m'avaient rien, vous m'entendez,
    J'les vendis bon marché
    Ils m'avaient rien coûté.

    Ces messieurs de Grenoble
    Avec leurs longues robes
    Et leurs bonnets carrés
    M'eurent bientôt, vous m'entendez,
    Et leurs bonnets carrés
    M'eurent bientôt jugé.

    Ils m'ont jugé à pendre,
    Que c'est dur à entendre
    A pendre et étrangler
    Sur la place du, vous m'entendez,
    à pendre et étrangler
    Sur la place du marché.

    Monté sur la potence
    Je regardai la France
    Je vis mes compagnons
    A l'ombre d'un, vous m'entendez,
    Je vis mes compagnons
    A l'ombre d'un buisson.

    Compagnons de misère
    Allez dire à ma mère
    Qu'elle ne m'reverra plus
    J' suis un enfant, vous m'entendez,
    Qu'elle ne m'reverra plus
    J'suis un enfant perdu.
    lien permanent

    | JOIE DU PEUPLE REPUBLICAIN | CHANSON DE 1792 |  (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le jeudi 25 février 2010 19:08

     

    chanson datant de 1792 probablement après la déchéance de la monarchie et la proclamation de la république en septembre. paroles de la "citoyenne veuve Ferrand" , air : "Catiau dans son galetas"

    interprétation : enregistrement d'une émission TV des années 80 animée par J F Kahn

    Enfin v'la doncqu'est baclé !
    j'ons pu de roi dans la france
    on les a tous bien raclé
    tous ces biaux seigneurs d'importance
    je sons libre enfin cheu nous
    et pis j'sons égaux tretous (bis)

    a présent tout ira bien
    à paris comme à la guerre
    j'ne craindrons pus le venin
    qui gatait toute ct'affaire
    j'aurons vraiment la liberté
    en soutenant l'égalité (bis)

    allons au papa Pétion
    tirer notre révérence
    quoiqu'avec lui sans façon
    je lui devons c'te déférence
    menageant la chèvre et les choux
    il est toujours porté pour nous (bis)

    | ALSACE ET LORRAINE | CHANSON DE 1873 |  (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le dimanche 07 mars 2010 11:03

     

    ou : "vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine "
    Villemer-Nazet - Musique de Ben Tayoux (1873) ou 1871?
    une des nombreuses chansons sur le thème de la reconquète des provinces perdues en 1871... voir
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Alsace-L...

    interprétation : Georges Thill 1939

    France à bientôt ! car la sainte espérance
    Emplit nos coeurs en te disant : adieu.
    En attendant l'heure de la délivrance,
    Pour l'avenir... Nous allons prier Dieu.
    Nos monuments où flottent leur bannière
    Semble porter le deuil de ton drapeau.
    France entends-tu la dernière prière
    De tes enfants couchés dans leurs tombeaux ?

    Refrain :

    Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine
    Et, malgré vous, nous resterons Français
    Vous avez pu germaniser la plaine
    Mais notre cœur vous ne l'aurez jamais
    Eh quoi ! nos fils quitteraient leur chaumière
    Et s'en iraient grossir vos régiments !
    Pour égorger la France, notre mère,
    Vous armeriez le bras de ses enfants !
    C'est contre vous qu'elles leur serviront
    Le jour où, las de voir couler nos larmes
    Pour nous venger leurs bras se lèveront.

    [Au refrain]

    Ah ! jusqu'au jour où, drapeau tricolore,
    Tu flotteras sur nos murs exilés,
    Frères, étouffons la haine qui dévore
    Et fait bondir nos coeurs inconsolés.
    Mais le grand jour où la France meurtrie
    Reformera ses nouveaux bataillons,
    Au cri sauveur jeté par la patrie,
    Hommes enfants, femmes, nous répondrons.

    lien permanent

    | BRAVE MARIN | CHANSON DE 1792 | (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le dimanche 07 mars 2010 11:05

     
    "brave marin revient de guerre" ou "le retour du marin" chanson traditionelle et anonyme dont la première version de la mélodie donnée ici daterait de 1792. Cette chanson de marins serait en fait une adaptation d'un air plus ancien, peut être du 17e siècle , du retour du soldat ...

    interprétation : Yvonne Georges (
    http://www.chanson.udenap.org/fiches_bio/georges_yvonne.htm)

    Brave marin revient de guerre, tout doux (bis)
    Tout mal chaussé, tout mal vêtu,
    Brave marin, d'où reviens-tu, tout doux.

    Madame, je reviens de guerre, tout doux (bis)
    Apportez vite du vin blanc,
    Que le marin boive en passant, tout doux.

    Brave marin se met à boire, tout doux (bis)
    Se met à boire et à chanter,
    la belle hôtesse soupirait tout doux.

    Ah! Dites-moi, la belle hôtesse, tout doux (bis)
    Regrettez-vous votre vin blanc
    Que le marin boit en passant? tout doux.

    C'n'est pas mon vin que je regrette, tout doux (bis)
    Mais c'est la mort de mon mari,
    Monsieur, vous ressemblez à lui, tout doux.

    Ah! Dites-moi, la belle hôtesse, tout doux (bis)
    Vous aviez de lui trois enfants,
    Et j'en vois quatre maintenant, tout doux.

    On m'a écrit de ses nouvelles, tout doux (bis)
    Qu'il était mort et enterré,
    Que je me suis remariée, tout doux.

    Brave marin vide son verre, tout doux (bis)
    Sans remercier, tout en pleurant,
    S'en retourne à son bâtiment, tout doux.
    lien permanent

    | LES CINQ ETAGES | CHANSON DE 1830 |  (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le dimanche 07 mars 2010 11:10

     

    Air : dans cette maison à 15 ans
    chanson "sociologique" qui dépeint en fait la vie dans un immeuble typique du 19e siècle , ou les classes sociales se cotoyaient encore, des plus riches aux étages inférieurs aux plus pauvres sous les toits.

    Dans la soupente du portier,
    Je naquis au rez-de-chaussée
    Par tous les laquais du quartier
    A quinze ans, je fus pourchassée
    Mais bientôt, un jeune seigneur
    M'enlève à leurs doux caquetages
    Ma vertu me vaut cet honneur {x2}
    Et je monte au premier étage {x2}

    Là, dans un riche appartement,
    Mes mains deviennent des plus blanches
    Grâce à l'or de mon jeune amant
    Là, tous mes jours sont des dimanches
    Mais, par trop d'amour emporté,
    Il meurt ! Ah ! Pour moi, quel veuvage !
    Mes pleurs respectent ma beauté {x2}
    Et je monte au deuxième étage {x2}

    Là, je trompe un vieux duc et pair
    Dont le neveu touche mon âme
    Ils ont d'un feu payé bien cher
    L'un la cendre et l'autre la flamme
    Vient un danseur ! Nouveaux amours
    La noblesse alors déménage
    Mon miroir me sourit toujours {x2}
    Et je monte au troisième étage {x2}

    Là, je plume un bon gros Anglais
    Qui me croit et veuve et baronne
    Puis deux financiers vieux et laids
    Même un prélat ! Dieu me pardonne
    Mais un escroc que je chéris
    Me vole en parlant mariage
    Je perds tout, j'ai les cheveux gris {x2}
    Et je monte encore un étage {x2}

    Au quatrième, autre métier !
    Des nièces me sont nécessaires
    Nous scandalisons le quartier
    Nous nous moquons des commissaires
    Mangeant mon pain à la vapeur
    Des plaisirs, je fais le ménage
    Trop vieille, enfin, je leur fais peur {x2}
    Et je monte au cinquième étage {x2}

    Dans la mansarde me voilà,
    Me voilà, pauvre balayeuse !
    Seule et sans feu, je finis là
    Ma vie au printemps, si joyeuse
    Je conte à mes voisins surpris
    Ma fortune à différents âges
    Et j'en trouve encore des débris {x2}
    En balayant les cinq étages {x2}

     

    interprétation : Germaine Montero

    lien permanent

    | LES TROIS DRAGONS | CHANSON du XVII ou XVIIIème SIECLE |  (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le dimanche 07 mars 2010 11:13

     

    ou M'sieur l'dauphin pardonne

    chanson de soldats du 17e ou du 18e siècle, les régiments de dragons ayant été créés en France en 1635. sur le thème de la désertion et du pardon ;

    interprétation : choeur Montjoie St Denis


    1
    Nous étions trois dragons (bis)
    Pour l'amour d'un brune
    Triple nom, nom d'un escadron
    Nous avons billardé
    Triple sans quartier.

    2
    En not' chemin rencontre (bis)
    Grans prévôt et archers
    Triple nom, nom dun escadron
    Voilà quon nous demande
    Triple sans quartier.

    3
    Voilà qu'on nous demande: (bis)
    - Où est votre congé ?
    Triple nom, nom d'un escadron
    - Il est sous mes souliers
    Triple sans quartier.


    4
    On nous prend, on nous mène (bis)
    Dans les prisons d'Angers.
    Triple nom, nom d'un escadron
    Dans les Prisons d'Angers
    Triple sans quartier.

    5
    Au bout de six semaines (bis)
    Not' procès fut jugé,
    Triple nom, nom d'un escadron
    Il fut jugé à pendre
    Triple sans quartier.

    6
    Il fut Juge à Pendre, (bis)
    A pendre, à étrangler
    Triple nom, nom d'un escadron
    En montant sur l'échelle,
    Triple sans quartier.

    7
    Nous nous mîmes à pleurer. (bis)
    Monsieur le Dauphin passe
    Triple nom, nom d'un escadron
    Il nous a pardonné
    Triple sans quartier.

    8
    Il nous a pardonné (bis)
    En descendant de l'échelle
    Triple nom, nom d'un escadron
    Nous nous mîmes à chanter
    Triple sans quartier.

    9
    Nous nous mîmes à chanter (bis)
    Monsieur l'Dauphin pardonne
    Triple nom, nom d'un escadron
    Faut l'aller remercier
    Triple sans quartier.

    lien permanent

    | LES CANUTS | CHANSON DE 1894 | (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le dimanche 07 mars 2010 11:15

     

    Paroles et musique : Aristide Bruant
    Créée par Aristide Bruant à l'occasion de l'exposition de Lyon en 1894. Il ne semble pas que cette chanson ait été celle des tisserands lyonnais lors de la révolte de 1831

    Interprétation : choeur Montjoie St Denis "chansons de France"

    Pour chanter Veni Creator
    Il faut une chasuble d'or.
    Nous en tissons pour vous, grands de l'église
    Et nous, pauvres canuts, n'avons pas de chemise.
    C'est nous les canuts
    Nous sommes tout nus.

    Pour gouverner, il faut avoir
    Manteaux ou rubans en sautoir.
    Nous en tissons pour vous, grands de la terre
    Et nous, pauvres canuts, sans drap on nous enterre.
    C'est nous les canuts
    Nous sommes tout nus.

    Mais notre règne arrivera
    Quand votre règne finira.
    Nous tisserons le linceul du vieux monde
    Car on entend déjà la tempête qui gronde.
    C'est nous les canuts
    Nous sommes tout nus.

    CONSIDERATIONS POLITIQUES CHANSON DE 1788 |  (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le dimanche 07 mars 2010 11:18

     
    "Considérations politiques de MM les Notables de la Halle au pain " chanson anonyme du tout début de la révolution de 89 (avant les états généraux !) , sur l'air de "Catiau dans son galetas ". chanson "poissarde" (faisant parler le petit peuple) contre les riches, clergé et noblesse accusés de contrarier les désirs de réforme du roi Louis XVI en faveur du tiers état. ...

    Interprétation : enregistrement d'une émission TV des années 80 animée par JF Kahn avec divers chansonniers ;

    Les notables ont fini
    comme ils zont fait les capables
    leurs sacrés brouillamini
    nous rendraient ben pu misérable
    mais leur complot est foutu
    ils s'en retournent la pelle au cul (bis)

    Y n'voulaient pas d'tiers état
    parcequ'il est l'soutien du trône
    leurs fallait d'zaristocrates
    et qu'le Roi leur r'mit sa couronne
    mais leur complot est foutu
    ils s'en retournent la pelle au cul (bis )

    les grands n'voulaient rien payer
    pacequ'y z'ont ruiné la France
    faut ben suer et nous tuer
    pour engraisser leurs excellences
    pour eux j'fsons venir du pain
    et pour nous y font v'nir la faim (bis)

    nos seigneurs les calotins
    aux curés laissiont l'service
    ce n'est que chez leurs catins
    qu'ces beaux messieurs font bien l'office
    j'nosons trouver ça mauvais
    d'peur d'être damné à jamais (bis)

    c'te noblesse et ce clergé
    ça n'fait qu'un , ça tire ensemble
    mais c'est si ben arrangé
    que ça fait deux quand bon leu semble
    ça leur double les moyens
    on sait qu'deux corps ont quatre mains (bis)

    pour nos seigneux les robins
    leurs écrits n'font qu'du grimoire
    c'est la robe aux jacobins (note : l'ordre religieux)
    qu'est moitié blanche et moitié noire
    ils ont leur oui ze leur non
    pour afin d'plumer les dindons (bis)

    j'pouvont t'y nourrir tout ça ?
    si l'état fait banqueroute
    faut ben qu'ces deux ordres là
    payont leur part ou qu'Las les foute (Las = Law)
    j'les front porter à leur taux
    a nos grands états généraux (bis)

    c'est là qu'le meilleur des Rois
    connnaitra ce'que veut la france
    j'aurons d'la règle et des lois
    on saura sur queu pied on danse
    un bon père et d'bons enfants
    se chériront et s'ront contents (bis)

    après qu'jon vu tant gruger
    les Brienne et les Calonne
    un brave et sage étranger
    soutient l'état comme un ' colonne
    Necker change le mal en bien
    et pour tant de peines, y n'l'y faut rien (bis)
    lien permanent

     BELLE EUGENIE  CHANSON DE 1861 | (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le dimanche 07 mars 2010 11:20

     

    Chanson de marins probablement plus ancienne (fin XVIIIe et Guerre d'indépendance Américaine ? ) et connue sous le nom de "belle Virginie" ou "Virginie" dans certaines provinces de France . Il semble qu'elle fut "réadaptée" au moment de la campagne au Mexique de Napoléon III qui débuta en 1861 , l'Amérique fut remplacé par le Mexique dans le texte et le prénom de Virginie par celui de l'impératrice Eugénie . Cette chanson est à l'origine de la chanson bien connue de la légion : "Eugénie" .

    interprétation : Les Vignerons chanteurs dans une des nombreuses versions possibles mais le sujet et l'histoire restent globalement toujours les mêmes .

    Belle Eugénie les larmes aux yeux,
    Je viens te faire mes adieux :
    Nous partons pour le Mexique,
    nous mettons les voiles au vent
    Adieu donc charmante belle
    je m'en vais droit au couchant

    droit au couchant mon cher amant,
    Cela me cause du tourment :
    s'il arrive une tempête
    Ou un orage seulement
    brisera ton équipage
    et moi je serai sans amant !

    CADET ROUSSEL - CHANSON DE 1792 (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le dimanche 07 mars 2010 11:36

     
    Cette chanson a été composée vers 1792 par un soldat cantonné dans un régiment en Brabant, du nom de Joseph Audé. C'est une redite française d'une vieille chanson brabançonne écrite sur le même air : "Jean de Nivelle". voir une version plus complète sur la composition de cette chanson :http://fr.wikipedia.org/wiki/Cadet_Ro...(chanson). Il semble que "cadet roussel" doit son succès aux soldats de la révolution qui s'identifiaient au personnage de la chanson et la firent ainsi connaitre partout .

    interprétation : enregistrement d'une émission TV des années 80 avec divers chansonniers animée par JF Kahn

    Cadet Rousselle a trois maisons
    Qui n'ont ni poutres ni chevrons.
    C'est pour loger les hirondelles,
    Que direz vous d'cadet Rousselle ?
    Ah ! Ah ! Ah ! mais vraiment,
    Cadet Rousselle est bon enfant.

    Cadet Rousselle a trois habits,
    Deux jaunes, l'autre en papier gris.
    Il met celui-ci quand il gèle,
    Ou quand il pleut ou quand il grêle,
    Ah ! Ah ! Ah ! mais vraiment,
    Cadet Rousselle est bon enfant.

    Cadet Rousselle a trois chapeaux,
    Les deux ronds ne sont pas très beaux.
    Et le troisième est à deux cornes,
    De sa tête il a pris la forme,
    Ah ! Ah ! Ah ! mais vraiment,
    Cadet Rousselle est bon enfant.

    Cadet Rousselle a trois beaux yeux,
    L'un regard' à Caen, l'autre à Bayeux.
    Comme il n'a pas la vue bien nette,
    Le troisième c'est sa lorgnette,
    Ah ! Ah ! Ah ! mais vraiment,
    Cadet Rousselle est bon enfant.

    Cadet Rousselle a une épée,
    Très longue, mais toute rouillée.
    On dit qu'elle ne cherche querelle,
    Qu'aux moineaux et aux hirondelles,
    Ah ! Ah ! Ah ! mais vraiment,
    Cadet Rousselle est bon enfant.

    Cadet Rousselle a trois souliers,
    Il en met deux dans ses deux pieds,
    Le troisièm' n'a pas de semelle,
    Il s'en sert pour chausser sa belle,
    Ah ! Ah ! Ah ! mais vraiment,
    Cadet Rousselle est bon enfant.

    Cadet Rousselle a trois cheveux,
    Un pour chaqu'face, un pour la queue,
    Pourtant parfois avec adresse,
    Il les met tous les trois en tresse,
    Ah ! Ah ! Ah ! mais vraiment,
    Cadet Rousselle est bon enfant.

    Cadet Rousselle a trois garçons,
    L'un est voleur, l'autre est fripon,
    Le troisième est un peu ficelle,
    Il ressemble à Cadet Rousselle.
    Ah ! Ah ! Ah ! mais vraiment,
    Cadet Rousselle est bon enfant.

    Cadet Rousselle a trois gros chiens,
    L'un court au lièvr', l'autre au lapin.
    L'troisièm' s'enfuit quand on l'appelle,
    Comm' le chien de Jean de Nivelle,
    Ah ! Ah ! Ah ! mais vraiment,
    Cadet Rousselle est bon enfant.

    Cadet Rousselle a trois beaux chats,
    Qui n'attrapent jamais les rats,
    Le troisièm' n'a pas de prunelle,
    Il monte au grenier sans chandelle,
    Ah ! Ah ! Ah ! mais vraiment,
    Cadet Rousselle est bon enfant.

    Cadet Rousselle a marié
    Ses trois filles dans trois quartiers,
    Les deux premièr's ne sont pas belles,
    La troisièm' n'a pas de cervelle,
    Ah ! Ah ! Ah ! mais vraiment,
    Cadet Rousselle est bon enfant.

    Cadet Rousselle a trois deniers,
    C'est pour payer ses créanciers,
    Quand il a montré ses ressources,
    Il les resserre dans sa bourse,
    Ah ! Ah ! Ah ! mais vraiment,
    Cadet Rousselle est bon enfant.

    Cadet Rousselle s'est fait acteur,
    Comme Chenier s'est fait auteur,
    Au café quand il joue son rôle,
    Seuls les aveugl's le trouvent drôle,
    Ah ! Ah ! Ah ! mais vraiment,
    Cadet Rousselle est bon enfant.

    Cadet Roussell' ne mourra pas,
    Car avant de sauter le pas,
    On dit qu'il apprend l'orthographe,
    Pour faire lui même son épitaphe,
    Ah ! Ah ! Ah ! mais vraiment,
    Cadet Rousselle est bon enfant.
     
     
    lien permanent

    | LA MARSEILLAISE DES COTIRONS | CHANSON DE 1848 |  (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le dimanche 07 mars 2010 11:39

     
    LA MARSElLLAlSE DES COTILLONS
    (Journal des Cotillons, juin 1848) - texte : Louise de Chaumont. - musique : air de la Marseillaise.
    •Cotillon : (vieilli) jupon des femmes ; ici, synonyme de femme.
    •Vénusienne : dans le contexte de l'époque, féministe radicale.
    •Lacédémone : Sparte ; ville de la Grèce antique réputée pour la rudesse de ses moeurs
    chanson féministe des "suffragettes" de la révolution de 1848 !

    interprétation : Rosalie Dubois "chants de révolte"


    Tremblez, tyrans portant culotte !
    Femmes, votre jour est venu :
    Point de pitié, mettons en note
    Tous les torts du sexe barbu ! (bis)
    Voilà trop longtemps que ça dure,
    Notre patience est à bout.
    Debout, Vésuviennes, debout,
    Et lavons notre vieille injure.

    Liberté sur nos fronts
    Verse tes chauds rayons;
    Tremblez, tremblez, maris jaloux,
    Respect aux cotillons !

    L'homme, ce despote sauvage,
    Eut soin de proclamer ses droits ;
    Créons des droits à notre usage,
    A notre usage ayons des lois ! (bis)
    Si l'homme en l'an quatre-vingt-treize
    Eut soin de ne songer qu'à lui,
    Travaillons pour nous aujourd'huî,
    Faisons-nous une Marseillaise !

    Jusqu'à ce jour, dans ce triste monde,
    Tout était borgne et de travers ;
    Partout, sur la machine ronde,
    La femme essuyait des revers ; (bis)
    Qu'un pareil chaos se débrouille.
    A nous de battre le tambour !
    Et vous, messieurs, à votre tour,
    Filez, filez notre quenouille.


    Combien de nous furent vexées
    Depuis le matin jusqu'au soir !
    Nos pauvres paupières lassées,
    De pleurs étaient le réservoir. (bis)
    Prenons, prenons notre revanche,
    Que le sexe battu jadis
    Aujourd'hui batte les maris,
    Ainsi, nous serons manche à manche.


    On dit qu'Eve, notre grand-mère,
    N'avait chemise ni maillot ;
    Supprimons notre couturière,
    Oui, la couturière est de trop. (bis)
    La liberté, chaste amazone,
    N'admet ni voiles ni verrous ;
    A la barbe de nos époux
    Luttons comme à Lacédémone.
    lien permanent

    | LA BATAILLE DE PARVIE | CHANSON DE 1525 |  (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le jeudi 22 avril 2010 02:07

     

    ce récit est tiré de la collection manuscrite de Maurepas que possède la Bibliothèque royale.
    cette chanson décrit la capture du roi de France François 1er lors de la désatreuse bataille de Pavie en 1525.

    interprétation : Choeur Montjoie St Denis "chansons de France" , version cependant assez différente du texte ci dessous dont il manquerait encore quelques couplets ...

    Quand le roy partit de France,
    A la malheur il partit ;
    Il en partit le dimanche,
    Et le lundy il fut pris.

    Il en partit le dimanche,
    Et le lundy il fut pris ;
    Rens-toy, rens-toy, roy de France,
    Rens-toy donc, car tu es pris.

    Rens-toy, rens-toy, roy de France,
    Rens-toy donc, car tu es pris,
    " Je ne suis point roy de France,
    Vous ne sçavez qui je suis.

    Je ne suis point roy de France,
    Vous ne sçavez qui je suis ;
    Je suis pauvre gentilhomme
    Qui s'en va par le païs.

    Je suis pauvre gentilhomme
    Qui s'en va par le païs. "
    Regardèrent à sa casaque,
    Avisèrent trois fleurs de lys.

    Regardèrent à sa casaque,
    Avisèrent trois fleurs de lys.
    Regardèrent à son espée :
    François ils virent escry.

    Regardèrent à son espée :
    François ils virent escry.
    Ils le prirent, et le menèrent
    Droit au château de Madry.

    Ils le prirent, et le menèrent
    Droit au château de Madry ;
    Et le mirent dans une chambre
    Qu'on ne voïoit jour ny nuit,

    Et le mirent dans une chambre
    Qu'on ne voïoit jour ny nuit,
    Que par une petite fenestre
    Qu'estoit au chevet du liet.

    Que par une petite fenestre
    Qu'estoit au chevet du liet.
    Regardant par la fenestre,
    Un courier par là passit.

    Regardant par la fenestre,
    Un courier par là passit.
    " Courier qui porte lettre,
    Que dit-on du roy à Paris ?

    Courier qui porte lettre,
    Que dit-on du roy à Paris ?
    " Par ma foy, mon gentilhomme,
    On ne sçait s'il est mort ou vif.

    Par ma foy, mon gentilhomme,
    On ne sçait s'il est mort ou vif.
    " Courier qui porte lettre,
    Retourne-t-en à Paris.

    Courier qui porte lettre,
    Retourne-t-en à Paris ;
    Et va-t-en dire à ma mère,
    Va dire à Montmorency (2).

    Et va-t-en dire à ma mère,
    Va dire à Montmorency :
    Qu'on fasse battre monnoye
    Aux quatre coins de Paris.

    Qu'on fasse battre monnoye
    Aux quatre coins de Paris ;
    S'il n'y a de l'or en France,
    Qu'on en prenne à Saint-Denis.

    S'il n'y a de l'or en France,
    Qu'on en prenne à Saint-Denis ;
    Que le Dauphin on amène,
    Et mon petit fils Henry (3).

    Que le Dauphin on amène,
    Et mon petit fils Henry ;
    Et à mon cousin de Guise (4),
    Qu'il vienne icy me requery.

    Et à mon cousin de Guise,
    Qu'il vienne icy me requery.-
    Pas plustost dit la parolle,
    Que monsieur de Guise arrivy (5).

    lien permanent

    | VIVE LOUIS XVI | CHANSON DE 1789 | (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le jeudi 22 avril 2010 02:11

     

     "voeux de la nation par divers citoyens"
    Chanson anonyme des débuts de la révolution quand le rois Louis XVI incarnait encore l'unité nationale dans une monarchie que l'on pensait devenue constitutionelle pour longtemps !

    interprétation : Simone Bartel , disque 33t " la révolution française, chants et chansons des rues et des salons "


    Vive Louis XVI ce bon roi citoyen
    son coeur est aise de faire notre bien
    vive Louis XVI ce bon roi citoyen

    vive sans cesse nos dignes députés
    dont la sagesse fait nos félicités
    vive sans cesse nos dignes députés

    vive la France , vive la liberté
    paix, abondance,justice , égalité
    vive la France , vive la liberté

    lien permanent

    | VIVE LE PINARD | CHANSON DE 1914-1918 |  (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le jeudi 22 avril 2010 02:14

     

    Créée par Bach ( http://www.chanson.udenap.org/fiches_... au 140eme de ligne plutôt vers 1916 semble t'il
    L.Bousquet (
     http://www.chanson.udenap.org/fiches_... - G.Picquet

    interprétation : Enregistrement d'une émission Tv des années 80 animée par JF Kahn avec divers chansonniers


    Sur les chemins de France et de Navarre
    Le soldat chante en portant son bazar
    Une chanson authentique et bizarre
    Dont le refrain est : " Vive le pinard ! "

    Refrain:
    Un ! deux!
    Le pinard c'est de la vinasse
    Ça réchauff' là oùsque ça passe
    Vas-y, Bidasse, remplis mon quart
    Viv' le pinard, viv' le pinard !

    Aimer sa sœur, sa tante, sa marraine
    Jusqu'à la mort, aimer son étendard,
    Aimer son frère, aimer son capitaine,
    Ça n'empêch' pas d'adorer le pinard.

    Fier inventeur de la pomme de terre
    On a donné ton nom à des esquarr's
    Mais dis nous donc, alors, que faut-il faire
    Pour honorer l'inventeur du pinard ?

    Jeune marmot, bois le lait de ta mère
    C'est ton devoir, mais songe que plus tard,
    Cette boisson te paraîtra z'amer,
    Un vrai poilu ne boit que du pinard.

    Le vieux garçon : on s'éloigne à sa vue
    Le vieux laid'ron : on le met z'au rencard,
    La vieill' bouteille est toujours bienvenue,
    Plus il est vieux, plus on aim' le pinard.

    Cèpe des bois, nourriture bien digne
    De parfumer le repas d'un boyard
    Tu ne vaudra jamais le cep de la vigne
    Vu que c'est lui qui donne le pinard.

    Dans le désert, on dit qu'le dromadaire
    N'a jamais soif, mais c'est des racontars,
    S'il ne boit pas, c'est qu'il n'a que d'l'eau claire,
    Il boirait bien s'il avait du pinard.

    On tu' les poux avec l'insecticide,
    On tu' les puc's avecque du coaltar,
    On tu' les rats avecque des acides
    Et le cafard en buvant du pinard.

    On tend l'jarret pour avoir de l'allure,
    On tend des pièg's pour prendre le renard
    On tend son arc pou avoir la main sûre,
    Moi j'tends mon quart pour avoir du pinard.

    Si vous avez compris ma chansonnette
    Je vous en pri', ne soyez pas flemmards
    Prouvez moi-le, en chantant z'à tu'-tête
    Le gai refrain de : "Vive le pinard" !



    Belle Eugénie, va ne crains rien,
    Car j'en suis un très bon marin
    Je connais le pilotage
    j'en suis sur de mon vaisseau.
    n'arrivera aucun naufrage
    tant que je serai sur l'eau

    belle Eugénie à mon retour,
    sois donc fidèle à nos amours.
    je te promet ma mignonne
    si je reviens au pays .
    Nous nous marierons ensemble,
    toi et moi, belle Eugènie !

    lien permanent

     COMPLAINTE SUR LA MORT D'HENRI III  CHANSON DE 1589 |  (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le dimanche 07 mars 2010 11:23

     
    Cette chanson raconte l'assassinat du roi Henri III par le moine jacques Clément le 1er aout 1589 (http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_III_ de_France) en pleines guerres de religion.

    interprétation : Françoise Hanout , disque 33t :"chants et refrains royalistes" Serp

    Pleurez, Pleurez, fideles royalistes
    Et vous aussi que l'on dit Politiques
    Vous devez bien pleurer a ceste fois
    D'avoir perdu noble, Henri de Valois.

    Ce noble roy de France et de Pologne
    Qui vous aymoit autant que sa personne
    Il fut tué par un meschant mutin
    Jacques Clément qui estoit Jacopin.

    Jacques Clément si tu estois à naistre
    Las ! nous aurions nostre roy, nostre maistre
    Tu l'as occis avecques un couteau
    Tu as faict pis que fit oncques bourreau.

    Incontinent que tu reçus baptême
    Te fust venu quelque mort bien extresme
    L'on te tiendrait au rang des innocents
    Là où tu es le meschant des meschants.

    Ce fut en Aoust, en sortant de l'église
    Estant remply de toutes meschantises
    Comme celui qui n'a ne foy ne loy
    Tu t'en allas pour massacrer le roy.

    Quand de Sainct Pierre aux liens on faict feste
    Droict au faux bourg ce traistre se transfère
    Devant le roy se mettant a genoux
    Avant toujours son malheureux courroux.

    En lui disant : Bonjour mon roy et maistre
    Je suis icy vous portant une lettre
    Que vous transmet de Brienne le seigneur
    Qui prisonnier a besoin de faveur.

    Ils ont cogneu la faulte qu'ils ont faicte
    D'avoir voulu eslire un autre maistre,
    Et ce voudroient bien tous estre endormis
    Alors que vous sortistes de Paris.

    Le noble roy voulant lire la lettre
    Ne se doubtant pas de ce malheureux traistre
    De sa gran'manche en sortit un cousteau
    Qui lui perça le ventre et le boyau.

    Incontinent les archers de la garde
    Subitement à grands coups d'hallebarde
    Se sont jetés dessus le Jacopin
    Jusques à tant qu'ils en ont veu la fin

    Après cela que tous ces Seigneurs virent
    Que pensez vous les regrets qu'ils en firent ?
    Chacun croit que pour ce grand pesché
    Cet assasin en avoit bon marché.

    Quand le roy vit que la mort falloit prendre
    A Jésus Christ son âme il recommande
    En lui disant : Ayez de moy mercy
    Car je suis mort sans l'avoir déservi.

    Et vous aussi, noble roy de Navarre
    Soyez toujours suivi de bonne garde
    Ne vous fiez en ces traistres ligueux
    Car vous voyez le malheur qui vient d'eux.

    Si l'on a veu un grand malheur en France
    Cest aujourd'hui, hélas ! car il avance
    Le cours de vie du noble roy Henry
    Je prie Dieu qu'il lui doint Paradis.

    Mais, ce grand roy de Navarre et de France
    Nous ostera trestous hors de souffrance ;
    Ainsi il est à toutes vertus né
    Et pour nostre heur du haut ciel destiné
     
     
    lien permanent

    QUAND LES LYS BLANCS REFLEURERIRONT  CHANSON DE 1934 | (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le dimanche 07 mars 2010 11:25

     
    Chanson royaliste de l'entre deux guerre de l'Action Française (http://fr.wikipedia.org/wiki/Action_fran%C3%A7aise) sur l'air de "quand les lilas refleuriront" (1890 de George Auriol et Désiré Dihau) , paroles de Gabriel Neyron de Méons,résumant l'espoir des "camelots du Roi" dans le retour à la Monarchie...

    interprétation : enregistrement d'époque par Fanny Lancret

    Quand les lys blancs refleuriront
    bientot finira notre peine
    avec entrain nous chanterons
    quand les lys blancs refleuriront

    de la délivrance prochaine
    notre espérance n'est pas vaine
    quand les lys blancs refleuriront
    allez dire au roi qu'il revienne

    quand les lys blancs refleuriront
    vive le roi vive la reine
    a pleine voix nous crierons
    quand les lys blancs refleuriront

    ah pour la france quelle aubaine
    quand elle brisera ses chaines
    quand les lys blancs refleuriront
    allez dire au Roi qu'il revienne

    quand les lys blancs refleuriront
    parfumant l'air de leur haleine
    délivrés enfin nous serons
    quand les lys blancs refleuriront

    personne alors qui ne comprenne
    que notre victoire est certaine
    quand les lys blancs refleuriront
    allez dire au roi qu'il revienne

    quand les lys blancs refleuriront
    la joie au coeur l'ame sereine
    au combat gaiement nous irons
    quand les lys blancs refleuriront

    notre sang rougira la plaine
    c'est Charette qui nous entraine
    quand les lys blancs refleuriront
    allez dire au Roi qu'il revienne !
    lien permanent

     QUAND VIENDRA T'ELLE | CHANSON DE 1870 |  (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le dimanche 07 mars 2010 11:30

     

    Eugène Pottier. musique : Pierre Forest 1896.

    interprétation : Groupe 17, disque 33t "chants de la Commune de Paris " 1977

    J'attends une belle,
    Une belle enfant,
    J'appelle, j'appelle,
    J'en parle au passant.
    Ah! je l'attends, je l'attends!
    L'attendrai-je encor longtemps?

    J'appelle, j'appelle,
    J'en parle au passant.
    Que suis-je sans elle?
    Un agonisant.
    Ah! je l'attends, je l'attends!
    L'attendrai-je encor longtemps?

    Que suis-je sans elle?
    Un agonisant.
    Je vais sans semelle,
    Sans rien sous la dent...
    Ah! je l'attends, je l'attends!
    L'attendrai-je encor longtemps?

    Je vais sans semelle,
    Sans rien sous la dent
    Transi quand il gèle,
    Sans gîte souvent.
    Ah! je l'attends, je l'attends!
    L'attendrai-je encor longtemps?

    Transi quand il gèle,
    Sans gîte souvent,
    J'ai dans la cervelle
    Des mots et du vent...
    Ah! je l'attends, je l'attends!
    L'attendrai-je encor longtemps?

    J'ai dans la cervelle
    Des mots et du vent.
    Bétail on m'attelle
    Esclave on me vend.
    Ah! je l'attends, je l'attends!
    L'attendrai-je encor longtemps?

    Bétail, on m'attelle.
    Esclave, on me vend.
    La guerre est cruelle,
    L'usurier pressant.
    Ah! je l'attends, je l'attends!
    L'attendrai-je encor longtemps?

    La guerre est cruelle,
    L'usurier pressant.
    L'un suce ma moelle,
    L'autre boit mon sang.
    Ah! je l'attends, je l'attends!
    L'attendrai-je encor longtemps?

    L'un suce ma moelle,
    L'autre boit mon sang.
    Ma misère est telle
    Que j'en suis méchant.
    Ah je l'attends, je l'attends!
    L'attendrai-je encor longtemps?

    Ma misère est telle
    Que j'en suis méchant.
    Ah! viens donc, la belle
    Guérir ton amant!
    Ah! je l'attends, je l'attends!
    L'attendrai-je encor longtemps ?

     

    | LES PANTOUFFLETTES | CHANSON DE 1733 |  (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le jeudi 22 avril 2010 02:17

     

    Paroles et musique de Jean Jacques Rousseau.
    les Pantouflettes font partie de la série de cantates et chansons qu'il composa et exécuta à Chambery entre 1733 et 1737.


    interprétation : Enregistrement d'une émission TV des années 80 animée par JF Kahn avec divers chansonniers

    1 J'avois pris mes pantouflettes,
    Qui vont faisant cric et crac.(bis)
    Je me suis mis à la fenêtre,
    Voir si mon ami n'vient pas.

    La Ritournelle :
    Et pensez-vous qu'il m'ennuye,
    Et oh, la, la il ne m'ennuye pas.(bis)

    2 Je m'suis mis à la fenêtre,
    Voir si mon ami n'vient pas.(bis)
    J'apperçus la claire lune,
    Claire Lune, Dieu te garde.
    Ritournelle

    3 J'apperçus la claire lune,
    Claire Lune, Dieu te garde. (bis)
    Hélas que les nuits sont longues,
    Quand les amis n'y sont pas !
    Ritournelle

    4 Hélas que les nuits sont longues,
    Quand les amis n'y sont pas !(bis)
    Ma mère est à la fenêtre,
    Elle entend ce discours là.
    Ritournelle

    5 Ma mère est à la fenêtre,
    Elle entend ce discours là.(bis)
    Taisez-vous petite sotte,
    Votre père le saura.
    Ritournelle

    6 Taisez-vous petite sotte,
    Votre père le saura.(bis)
    Ma mère, ma bonne mère,
    Savez-vous ce qu'il y a ?
    Ritournelle

    7 Ma mère, ma bonne mère,
    Savez-vous ce qu'il y a ?(bis)
    Si vous êtes à votre aise,
    Tout le monde n'y est pas.
    Ritournelle

    lien permanent

    COMPRENEZ-VOUS ? |TRES BELLE CHANSON DE 1757  (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le vendredi 23 avril 2010 23:56

     

    ou "les reproches de la Tulipe à Mme de Pompadour".
    Cette chanson retrace un cruel épisode de la Guerre de Sept Ans, la bataille de Rossbach ou l'armée française fut étrillée par les prussiens (
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Rossbach). Les paroles ont été attribuées, sans qu'on ait la certitude qu'il en fût le véritable auteur, à Voltaire. Dans ce texte, il est reproché à La Pompadour (http://fr.wikipedia.org/wiki/Madame_de_Pompadour) d'avoir usé de son influence pour mettre à la tête d'une armée française un incapable notoire, le général Charles de Soubise. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_de_Rohan,_prince_de_Soubise)

    interprétation : Gabriel Yacoub (Anthologie de la chanson française traditionnelle )

    si vous vous contentiez madame de rendre le roi fou de vous
    l'amour étant l'affaire des femmes nous n'en aurions aucun courroux
    comprenez-vous ?
    Mais depuis quelque temps marquise vous voulez gouverner en tout
    laissez-moi dire avec franchise que ce n'est pas de notre goût
    comprenez-vous ?

    Que vous nommiez des éminences et des abbés tout votre saoul
    que vous régentiez les finances après tout le soldat s'en fout
    comprenez-vous ?

    Mais quand vous nommez pour la guerre certain général archi fou
    il est normal que l' militaire vienne un peu vous chercher des poux
    comprenez-vous ?

    Parce qu'un beau soir à versailles vous avez joué les touche à tout
    nous avons perdu la bataille et moi je n'ai plus qu'un genou
    comprenez-vous ?

    Je ne suis pas méchant marquise mais vous savez j'aimais beaucoup
    tous ces amis qui sous la bise ce soir ne craignent plus le loup
    comprenez-vous ?

    Je l'aimais bien mon capitaine il est tombé percé de coups
    c'était un bon gars de touraine il ne rira plus avec nous
    comprenez-vous ?

    Tous ces amis chère marquise seraient aujourd'hui parmi nous
    si vous n'aviez nommé soubise cet incapable ce filou
    comprenez-vous ?

    Car ce nest pas un jeu la guerre madame il s'en faut de beaucoup
    on peut y perdre comme mon frère ses entrailles sur les cailloux
    comprenez-vous ?

    Mais je ne fais pas de manières et si je pleure devant vous
    c'est que mon père est dans la terre et que ma soeur n'a plus d'époux
    comprenez-vous ?

    Du sang de mes chers camarades un ruisseau rougit tout à coup
    aucun poisson ne fut malade car les poissons avalent tout
    comprenez-vous ?

    Mais quand nous n'aurons plus de larmes quand nous serons à bout de tout
    nous saurons bien à qui madame il nous faudra tordre le cou
    comprenez-vous ?

    lien permanent

    | FILLES D'OUVRIERS | CHANSON DE 1898 |  (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le vendredi 23 avril 2010 23:58

     

    Cette chanson décrit une vie d'ouvrière semée de malheurs (viol, alcool, prostitution...) depuis son exploitation à l'usine ("chair à travail") jusqu'à sa déchéance physique ("chair à scalpel"). Véritable appel à la révolte, elle dénonce les conditions de vie des ouvrières et condamne le patron, le comparant au tyran Héliogabale, empereur romain dont le règne fut une suite de persécutions et qui finit assassiné par sa garde prétorienne.
    Jules Jouy (1855-1897) est à lorigine de textes de chansons s'inspirant des faits d'actualité, destinés à être publiés dans les journaux socialement engagés comme Le cri du peuple ou Le parti ouvrier. La chanson ouvrière est à l'époque un genre si répandu que de nombreux compositeurs s'y exercent. Ainsi, Gustave Goublier, chef d'orchestre à l'Eldorado, puis aux Folies Bergères, accepte-t-il tout naturellement d'écrire la musique de ce texte.

    interprétation : Michelle Bernard (cantate pour Louise Michel )
    http://www.pressibus.org/chanson/bern...

    Pâle ou vermeille, brune ou blonde,
    Bébé mignon,
    Dans les larmes ça vient au monde,
    Chair à guignon.
    Ébouriffé, suçant son pouce,
    Jamais lavé,
    Comme un vrai champignon ça pousse
    Chair à pavé

    A quinze ans, ça rentre à l'usine,
    Sans éventail,
    Du matin au soir ça turbine,
    Chair à travail.
    Fleur des fortifs, ça s'étiole,
    Quand c'est girond,
    Dans un guet-apens, ça se viole,
    Chair à patron.

    Jusque dans la moelle pourrie,
    Rien sous la dent,
    Alors, ça rentre "en brasserie",
    Chair à client.
    Ça tombe encore: de chute en chute,
    Honteuse, un soir,
    Pour deux francs, ça fait la culbute,
    Chair à trottoir.

    Ça vieilli, et plus bas ça glisse...
    Un beau matin,
    Ça va s'inscrire à la police,
    Chair à roussin;
    Ou bien, "sans carte", ça travaille
    Dans sa maison;
    Alors, ça se fout sur la paille,
    Chair à prison.

    D'un mal lent souffrant le supplice,
    Vieux et tremblant,
    Ça va geindre dans un hospice,
    Chair à savant.
    Enfin, ayant vidé la coupe.
    Bu tout le fiel,
    Quand c'est crevé, ça se découpe.
    Chair à scalpel.

    Patrons! Tas d'Héliogabales,
    D'effroi saisis
    Quand vous tomberez sous nos balles,
    Chair à fusils,
    Pour que chaque chien sur vos trognes
    Pisse, à l'écart,
    Nous les laisserons vos charognes,
    Chair à Macquart!

    lien permanent

    | L'EMIGRANTE NOBLESSE | CHANSON DE 1792 |  (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le samedi 24 avril 2010 00:03

     

     Air : la bourbonnaise , chanson anonyme et satyrique sur l'émigration noble et religieuse qui fuit la france révolutionnaire dès 1791... (http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89migr%C3%A9s)

    interprétation : Denise Benoit (la révolution française en chansons , cassette le chant du monde 1989)

    l'émigrante noblesse
    qui nous narguait sans cesse (bis)
    est en grande détresse
    au pays des frimas
    ah ah ah ah !
    au pays des frimas
    cette cohorte infame
    dans l'ardeur qui l'enflamme
    voudrait avec sa lame
    nous couper tête et bras
    ah ah ah ah !

    voudrait avec sa lame
    nous couper tête et bras (bis)

    ces preux dans l'abondance
    s'ennuyaient trop en France (bis)
    les ris , les jeux , la danse
    pour eux n'ont plus d'appats
    ah ah ah ah !
    pour eux n'ont plus d'appats
    vivre avec la roture
    fi donc ! c'est une injure
    pire que le parjure
    qu'un noble ne craint pas
    ah ah ah ah

    pire que le parjure
    qu'un noble ne craint pas (bis)

    de leurs compatriotes
    ces nouveaux don Quichotte (bis)
    vont faire des compotes
    tout le monde sait ça
    ah ah ah ah !
    tout le monde sait ça
    leurs novices sousquenilles
    ne feront peur qu'aux filles
    mais non pas aux bons drilles
    partout on en rira
    ah ah ah ah !

    mais non pas aux bons drilles
    partout on en rira (bis)

    chez toutes les puissances
    ils cherchent des finances (bis)
    par courbette et jactance
    charmant que tout cela
    ah ah ah ah !
    charmant que tout cela
    on vous les exorcise
    d'un grand Dieu vous bénisse
    chaque pauvre jocrisse
    est enfin a quia
    ah ah ah ah !

    chaque pauvre jocrisse
    est enfin a quia (bis)

    toute la noble clique
    la nouvelle et l'antique (bis)
    en a grande colique
    sans doute elle en mourra
    ah ah ah ah !
    sans doute elle en mourra
    dans ce moment critique
    puisqu'elle est catholique
    il lui faut en musique
    chanter un Libera
    ah ah ah ah !

    il lui faut en musique
    chanter un Libera (bis)

    avant de rendre l'ame
    la très bigote dame (bis)
    pour confesseur réclame
    Rohan le saint prélat
    ah ah ah ah !
    Rohan le saint prélat
    avant d'aller en terre
    Calonne son notaire
    fera son inventaire
    puis elle testera
    ah ah ah ah !

    fera son inventaire
    puis elle testera (bis)

    ses parchemins gothiques
    ses titres chimériques (bis)
    aux princes germaniques
    la belle laissera
    ah ah ah ah !
    la belle laissera
    la reine des russies
    aura ses armoiries
    ses carcans ses voieries
    blasons et coetera
    ah ah ah ah !

    ses carcans ses voieries
    blasons et coetera (bis)

    lien permanent

    MIGNONNE ALLONS VOIR SI LA ROSE | CHANSON DE 1576  (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le samedi 24 avril 2010 00:10

     

    Ode à Cassandre de Pierre de Ronsard mise en Musique de Jehan Chardavoine en 1576

    Une trentaine de compositeurs s'essaieront à mettre en musique ce poème célébrissime ...

    interprétation : The King's singers (Album " Madrigal History Tour")

    Mignonne, allons voir si la rose
    Qui ce matin avoit desclose
    Sa robe de pourpre au Soleil,
    A point perdu ceste vesprée
    Les plis de sa robe pourprée,
    Et son teint au vostre pareil.

    Las ! voyez comme en peu d'espace,
    Mignonne, elle a dessus la place
    Las ! las ses beautez laissé cheoir !
    Ô vrayment marastre Nature,
    Puis qu'une telle fleur ne dure
    Que du matin jusques au soir !

    Donc, si vous me croyez, mignonne,
    Tandis que vostre âge fleuronne
    En sa plus verte nouveauté,
    Cueillez, cueillez vostre jeunesse :
    Comme à ceste fleur la vieillesse
    Fera ternir vostre beauté.

    | DEBOUT LES ZOUAVES | CHANSON DE 1940 |  (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le dimanche 23 mai 2010 02:10

     

    Interprétation : Nadia Dauty (enregistrement d'époque)

    refrain
    fils de france et fils d'outre mer
    sous les plis du drapeau
    qui flotte dans les airs
    la vailance les mène au combat
    ils ne passeront pas
    car les zouaves sont là !
    les zouaves sont là !

    car le 4eme
    la vailance même
    compte dans ses rangs le meilleur des enfants
    de notre patrie
    la france chérie
    dont les défenseurs sont tous des gens de coeur
    et dans la dernière
    leur valeur guerrière
    fut dans maints combats
    la cause du trépas
    de la horde infame
    qui sans grandeur d'âme
    voulait asservir le pays des menhirs

    refrain

    de Tunis ou de Rabbat
    de la brousse ou de Sousse
    de la Corse ou de Paris
    ce sont des gars du pays

    fils de france et fils d'outre mer
    sous les plis du drapeau
    qui flotte dans les airs
    la vailance les mène au combat
    ils ne passeront pas
    car les zouaves sont là !

    lien permanent

    | LES CUIRASSES | CHANSON DE 1871 | (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le dimanche 23 mai 2010 02:13

     

     paroles de Henri NAZET et Gaston VILLEMER, musique de Francisque CHASSAIGNE,
    édité chez Joubert. Chanson chantée dès 1871 ( Créé par Gauthier aux Ambassadeurs ) et reprise en 1899, 1907 et 1971 . La bataille de Frœschwiller-Wœrth (ou bataille de Reichshoffen) s'est déroulée le 6 août 1870 en Alsace, au début de la Guerre franco-allemande. Elle est célèbre pour une série de charges de cuirassiers français . Il y eut deux charges : celle sous les ordres du général Michel à Morsbronn aux environs de 13 h 30 et celle de Bonnemains à Elsasshausen (hameau de Frœschwiller) aux environs de 15 h 30, toutes deux faces à la IIIe armée prussienne qui avait un avantage numérique de trois contre un s'ajoutant à une supériorité du matériel. Le sacrifice de ces hommes fut totalement inutile d'un point de vue militaire mais a été copieusement utilisé par la propagande, notamment pour la reprise de l'Alsace. Les survivants furent abondamment décorés.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille...

    interprétation : M Hetzel , disque 33t "histoire de France par les chansons " Vernillat/Barbier 1974

    1er couplet :
    « Ils reculaient, nos soldats invincibles
    A Reichshoffen la mort fauchait leurs rangs.
    Nos ennemis, dans les bois, invisibles,
    Comme des loups poursuivaient ces géants.
    Depuis le jour disputant la bataille,
    France ! ils portaient ton drapeau glorieux.
    Ils sont tombés, vaincus par la mitraille
    Et non par ceux qui tremblaient devant eux. »

    Refrain :
    « Voyez là-bas, comme un éclair dacier,
    Ces escadrons passer dans la fumée,
    Ils vont mourir et, pour sauver larmée,
    Donner le sang du dernier cuirassier,
    Donner le sang du dernier cuirassier ».

    2ème couplet :
    « On leur a dit : il faut sauver la France,
    Cest de vous seul que dépend lavenir.
    De Waterloo, gardez la souvenance ;
    Ainsi qualors, il faut vaincre ou mourir.
    Le vent du soir, soulevant leurs crinières
    Et secouant leurs cuirasses dairain,
    Fit tressaillir, au fond de leurs tanières,
    Ces Allemands qui se serraient en vain ».

    Au refrain. 3ème et dernier couplet :
    « Par quatre fois, torrent irrésistible,
    Ce flot humain troua les rangs pressés
    Des Allemands que cet élan terrible
    Sur les blés verts couchait comme les blés.
    Ils sont passés ! mais après la bataille,
    Quand on chercha ces régiments de fer,
    Les corbeaux noirs déjà faisaient déjà ripaille
    De sang fumant et de lambeaux de chair ! »

    Dernier refrain :
    « Ils sont là-bas , ces régiments dacier
    Quon vit jadis, à travers la fumée,
    Pour essayer de sauver notre armée,
    Donner le sang du dernier cuirassier,
    Donner le sang du dernier cuirassier ».

    lien permanent

    |LA LECON DE VALSE DU PETIT FRANCOIS | CHANSON 1834 | (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le dimanche 23 mai 2010 02:16

     

    Amédée de Beauplan (Amédée Rousseau 1790-1853)
    il fit paraître un grand nombre de partitions de musique et dont plusieurs de ses romances eurent beaucoup de succès parmi lesquelles Bonheur de se revoir, L'ingénue, le Pardon ou encore le ravissant nocturne Dormez, mes chères amours, que toute la France a chanté.
    cette chanson est Une amusante leçon de danse qui évoque avec humour le souvenir glorieux du passage des officiers français à Vienne pendant l'épopée Napoléonienne. La dame est une bavaroise ou une strasbourgeoise, au choix ...

    interprétation : Caroline Clerc (disque 33t , "chants et musiques de France" coffret sélection du reader digest)

    Mon béti Vrançois, Mon béti Vrançois, Toi fouloir que che t'apprenne
    Comment audrefois, comment audrefois, Che falsais à la prussienne
    Ou pien à la Tyrolien-ne, Ecoute pien-en, ecoute pien-en,La lezon de ton bonne ami-e
    Recarte pien-en, Recarte Pien-en, Gomme fait la grosse Marie

    Tu met-tre ton pied là, Trin,trin,trin,trin,trin,trin,trin,trin,Zer-re moi mieux que ça,
    Vass flin floun der crass nich plus d'clack, Mar-que tonc lé mesure,
    Oh! Que ton têt' est tu-u-re !
    Trin,trin,trin,trin, La la,la,la,la,la,la,la,la,la-a,la,la,la,Trin,trin,trin,trin,la,la,la,la,la,
    La,la,la,la,la, La la la la la-a la la la la la-a la la la la la-a la la la la la,

    Sur les pords du Rhin
    A Fienne à Perlin
    Ch'ai connu l'armée française
    Plus t'un caporal
    Plus t'un général
    Afec moi, ne t'en déplaise
    De falser était pien aise !
    Ch'avais fingt ans
    Des gross's couleurs
    Ch'étais titue, un peu sournoise
    Il m'appelaient tous ces messieurs
    La séduisante pafaroisse (ou strasbourgeoise )
    Les bras plus près du corps
    Trin,trin,trin,trin,trin,trin,trin,trin,
    On tirais que tu tors
    Vass etc...

    j'ai connu Moreau, Victor , Augereau
    quand j'étais à Varsovie
    j'ai connu Murat , avec Masséna
    j'ai valsé à Cracovie
    c'est le bon temps de ma vie
    A Vienne un jour , Napoléon
    m'avait rendu bien glorieuse
    à mon valseur, il dit Dragon
    quel crenadier que ta valseuse !

    prends tonc l'air gracieux
    trin trin etc...
    fais moi dons les doux yeux
    vass etc...

    j'étouffe de chaleur
    ça m'tombe sur le coeur
    j'vais trouvé mon capitaine
    non tu valseras !
    j'te dis que j'veux pas !
    j'te dis qu'y faut que j'aprenne
    est elle entétée l'ancienne
    un peutit tour , za va venir
    j'veux m'en aller , j'veux pas qu'on m'tienne
    mon p'tit François vaut pas partir
    me v'la mouché par l'alsacienne
    Franzois mets ton pied là
    trin trin...
    c'est beaucoup mieux decha !
    vass etc...
    pravo c'est en mesure !
    ton tête est bien moins dure
    trin trin etc ....

    lien permanent

    COMPLAINTE DE MARIE-ANTOINETTE CHANSON DE 1789 ||  (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le dimanche 23 mai 2010 02:20

     

     "complainte de Marie Antoinette , reine de France nuit du 5 au 6 octobre 1789 "
    air : complainte de Marie Stuart
    chanson sur les journées d'octobre 1789 et cette nuit du 5 au 6 ou la reine fut particulièrement menacée d'être tondue et menée au couvent (
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Journ%C3%A9es_des_5_et_6_octobre_1789)

    interprétation : Simone Bartel (disque 33t la révolution française , chants et chansons des rues et des salons 1989)

    De votre reine infortunée,
    français , écoutez les remords
    à la coupable destinée
    demander raison de mes torts
    près de mon palais solitaire
    autrefois plein de faux amis

    du peuple j'entend la colère
    il m'accuse et mois je gémis (bis)

    à tous les coups mon âme est prête
    mais ... ou m'entrainent ces boureaux ?
    ou suis je ? j'entend sur ma tête
    se croiser de fatals ciseaux
    on m'arrache le diadème
    un voile est posé sur mon front

    je vais donc survivre à moi-même ?
    non, je mourrai de cet affront (bis)

    O vous pastourelles naives
    qui portiez envie à mon sort
    dans quelques romances plaintives
    placez mon nom apès ma mort
    dites de Marie Antoinette
    l'ambition et les malheurs

    j'expire un peu plus satisfaite
    si votre reine obtient des pleurs (bis)

    lien permanent

    MARCHE DE LA 9ème DIC  (CHANSONS POPULAIRES D'AVANT LE XIXeme)posté le samedi 03 juillet 2010 03:26

     

    Paroles et musique de l'aspirant Froment mort dans les combats pour la libération de l'ile dElbe le 17 juin 1944. cette marche était dédiée au général Magnan qui commandait la 9e division d'infanterie coloniale à l'époque (voir :http://fr.wikipedia.org/wiki/9e_division_d'infanterie_coloniale)

    interprétation : CD chants des troupes de marine
    http://bmarcore.club.fr/mil/top-49.html)

    Quand le lourd ennui passe et que viennent les peines,
    Quand le vain désespoir veut tout nous enlever
    Il est pourtant encore une image sereine
    Qu'au fond de moi, qu'au fond de moi, j'aime voir se lever

    Nous rentrerons tous en France
    Retrouver nos parents, nos amours
    C'est notre chère espérance
    Te revoir, te revoir un beau jour.
    Nous reverrons là-bas nos chères promises
    Dont les beaux yeux pour nous ont tant pleurés
    Nous leurs dirons la victoire est acquise
    Et maintenant c'est le vrai temps d'aimer.
    C'est notre chère espérance
    Te revoir, pays de nos amours,
    Nous rentrerons tous en France
    Y goûter la paix et les beaux jours

    Quand nous entamerons la guerre vengeresse
    Quand le boche mourra sous nos coups redoublés
    S'il en est parmi vous quelques âmes en détresse
    Allons les gars, allons les gars, il faut vous rappeler

     

     

    « GLOIRE AU XVIIème CHANSON DE 1907 * LE BOUT DE MONSIEUR d'Argenson CHANSON DE 1698Page en chantier »

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :