• Concerto "APPASSIONATA" de Beethoven et anecdotes

     

    Résultat de recherche d'images pour "Image Beethoven"

     

    C'est toujours émouvant d'écouter cette oeuvre absolument magnifique et remplie de vigueur du Maitre Ludwig van Beethoven, lui que l'on décrivait comme étant "petit, très mince, marqué de la petite vérole ; le visage rond, le nez épaté, les yeux assez enfoncé dans l'orbite, le regard perçant ; des cheveux noirs tout plats et pauvrement vêtu, qui n'a ni manière, ni conversation et que l'on dirait bien qu'il se fait un point d'honneur à n'en pas avoir ! " "Une sorte de jacobin ". C'était bien le jeune homme qui était allé voir Mozart mais oui, c'était bien lui dont Wolfgang Amadeus Mozart avait fait l'éloge ! L'auteur du livre "Le roman d'un génie" qui a réellement approché de près le Maitre, raconte à quel point il fut bouleversé de l'entendre jouer !

    Résultat de recherche d'images pour "ludwig van beethoven piano"

     

     

    "Oh certes, la musique m'avait souvent ému avant que je ne rencontre Beethoven. Mais l'émotion était différente, indirecte, et en quelque sorte furtive. Depuis que Beethoven nous a appris à saisir la beauté artistique et la signification d'une oeuvre musicale tandis que l'émotion nous tient, je trouve évidemment ridicule d'avoir pu être déconcerté à cette première audition. Mais, à l'époque, c'était normal. Pour nous, son jeu révélait un mépris total de certaines règles, un acte pourrait on dire, de folie révolutionnaire, une chose qui dépassait toute limite établie, comme le Räuber de Schiller ou Les confessions de Rousseau. Aujourd'hui peut être, je devrais être néanmoins surpris par la façon dont Beethoven nous laisse interdits et perplexes lors de ce  fameux après midi chez Lichnowski, que par son adresse à nous imposer malgré tout son talent. Je sais maintenant que, si nous nous laissâmes prendre par son art, c'est que nous étions mûrs pour l'ère nouvelle qu'il personnifiait. Je sais maintenant que Mozart et Haydn, au nom desquels beaucoup voulurent d'abord condamner Beethoven et qui nous aidèrent directement à le comprendre. Mais je sais aussi qu'en ce temps là, je n'aurais pas pu le comprendre.

    Je me souviens des questions auxquelles mon coeur seul pouvait suggérer la réponse, à savoir que le jeune homme qui nous venait de Bonn était un génie extraordinaire, qu'il valait beaucoup mieux pour moi que je lui donne ma confiance et que j'écoute attentivement ce qu'il avait à nous apprendre au lieu de me perdre en sottes et vaines critiques. En vérité, Beethoven y avait déjà réussi,que je le voulusse ou non".

     

    D'autres extraits vont nous permettrent d'approcher le Maître dans toute l'ardeur qui l'habitait et le courage, le travail intense et les exigences qui étaient les siennes avec la musique au centre de sa vie et de sa vocation intrinsèque ! Un vrai délice de découvrir cette personnalité remarquable et cette âme si bonne et généreuse,cette force de la nature qui l'habitait !

     

    La Sonate pour piano no 23 en fa mineur, op.  57, dite l'Appassionata, a été composée entre 1804 et 1805. Elle est dédiée au comte Franz von Brunswick, ami et admirateur du musicien. La première édition a été publiée en février 1807 à Vienne.  Elle fait partie avec la Waldstien, op. 81a des  trois sonates pour piano les plus célèbres de sa période dite « Héroïque ».

    Contrairement à la Pathétique, op. 13. l'Appassionata n'a pas été surnommée ainsi du vivant de Beethoven, mais en 1838 par un éditeur qui en a publié un arrangement pour piano à quatre mains ! 

    L'Appassionata, qui est une de ses plus grandes sonates pour piano et l'une des plus difficiles techniquement, a été considérée par Beethoven comme sa sonate la plus impétueuse avant sa 29ème l'Hammerklavier.

    L'exécution de l'Appassionata dure en moyenne vingt-trois minutes.

    Voici la notation des quatre thèmes utilisés dans cette Sonate :

     

    Concerto "APPASSIONATA" de Beethoven et anecdotes

     

    Concerto "APPASSIONATA" de Beethoven et anecdotes

     

    Concerto "APPASSIONATA" de Beethoven et anecdotes

     

    Concerto "APPASSIONATA" de Beethoven et anecdotes

     

    Si l'on considère les thèmes ci dessus, l'on se rend compte, en effet, que Ludwig van Beethoven allait jusqu'au bout de ses peines dans tout le travail qu'il exigeait de lui même, et c'est pourquoi, oui cette oeuvre est difficile à interpréter, mais surtout, il faut entendre parler le Maïtre de son travail et de son exigence à souhaiter maîtriser tout ce qui était possible à l'époque, c'est à dire : tout !

    Cette Sonate représente son impétuosité et son besoin d'absolu dicté par le fond de son âme, il savait qu'il allait apporter une oeuvre nouvelle au monde, tout jeune, il l'exprima, ce que nous verrons ou entendrons par le biais de conversations retranscrites par un témoin direct avec qui, il pouvait parler intimement mais surtout, il ne savait être autrement que vrai et de ses paroles suivaient des actes qu'ils prouvaient.

    L'on pourra aussi voir comment il s'est amusé  improviser avec des thèmes imposés !

    Sa vie, son exemple demeurent à jamais un nectar de beauté, de bonté et de générosité musicale outre l'être humain qui savait s'émouvoir face aux drames de la vie en gardant une justesse de propos avec une grande sensibilité, si grande , par ailleurs, qu'elle ne servait qu'à cacher tous les mouvements qui agitaient son âme et son coeur face à la grandeur de son Destin et son Union intime avec la Nature, sa mère dans laquelle il se nourrissait en son sein comme un enfant allaité abondamment par cette Déesse inspiratrice et primodiale dans sa vie si remplie, il partait en promenade des heures durant, résistant à tous ses assauts des froidures,aux vents et aux tempêtes qu'elle représentait et avec lesquelles il communiait comme faisant partie intégrante de ces forces et des sentiments qui l'animaient. Il eut aimé les femmes qu'il se serait privé pour la musique, sachant au fond de lui, que la solitude lui était propice et sacrifiait simplement à ses besoins de manière qui semblerait rustre, consciemment, il se permettait ce que des indélicats ont trouvé dans ses comptes et répètent en riant de lui pour lui trouver une faiblesse qui n'en n'était évidemment pas une. Car ses comptes,il les tenaient minutieusement jusqu'à tout noter d'où la sobriété, la retenue dont il faisait preuve dans certains domaines afin qu'il eut le temps d'un loisir et plus de temps encore pour la Musique qui l'habitait comme un être vivant ne cherchant à Vivre et à s'exprimer au travers de lui. D'ailleurs il s'agit d'un divin passage dont il était, au plus fort, de manière innée le destinataire et le récepteur provoquant de ce fait la réalisation totale de lui même : Beethoven, Ludwig van Beethoven. 

    Voyez dans ce lien  très savant comment est analysé cette oeuvre et le génie du Maître :

    ©Colinearcenciel

     

     

     

     

     

     

     

    « Le feu et la fuméeLes Sonates pour piano et, la Sonate du printemps »

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :