• ☼~~☼Comment les Cents mille chants de Milarépa ont traversé le temps☼~~☼

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    Ses paroles et ses chants furent recueillis par des auditeurs, partout où il passait en retraçant leur contexte historique, géographique et social. La source de la transmission fut verbale. Milarépa vécu “nu”, sans livre, loin des institutions et des pouvoirs, pour se livrer à ses expérimentations.

    ☼~~☼Comment les Cents mille chants de Milarépa ont traversé le temps☼~~☼

     
    Ses chants recèlent : (Les Cents mille Chants de Milarépa)
     
    1- les bases de la voie tantriques vers l’Eveil ; elles initient de façon claires, précises, vivantes la doctrine suprême de l’école Kagyupa
     
    2- le yoga de Mâhâmudra, la Grande Attitude, le Grand Geste.
     
    3- le Grand Sage indien TILOPA, premier maître de la lignée, transmit cette instruction à Naropa, lui-même à Marpa et ce dernier la traduisit du sanskrit en tibétain. C’est pourquoi Marpa le traducteur est nommé toujours ainsi.
     
    PS : r i t u e l s et e x e r c i c e s de yoga (les tantras) sont diffusés oralement sous le nom de “Quatre-vingt-quatre Siddha”. Plusieurs formes de yoga qui peuvent se traduire sur le plan pratique au travers du BHAKTI YOGA, SIDDHA YOGA, kryia YOGA. Qu’est ce que le siddha yoga , le bhakti yoga et le kriya yoga ....

    ☼~~☼Comment les Cents mille chants de Milarépa ont traversé le temps☼~~☼

     
    ☼~~☼Milarépa : Chant des six souvenirs du Lama - La bourrasque☼~~☼
     
    Milarépa se trouvait au Ford de Garuda (ce terme signifie le roi des races à plumes) de la vallée du joyau, dans la sphère de Mâhâmudrâ (c’est-à-dire qu’il se trouvait dans la grande attitude de la sagesse intérieurement née et dans l’enseignement pratique de la vacuité “si tu réalises la non - réalisation alors tu as réalisé le Mâhâmudrâ”. Il se trouvait simplement dans la voie de l’ultime réalisation dans la tradition Kagyüpa.).
     
    Un jour, il se leva pour préparer sa nourriture et constata qu’il n’y avait pas de bois, et encore moins de farine, de sel et de condiments. Il n’y avait pas non plus d’eau, ni de feu dans le foyer . Il se dit : “j’ai manifestement ignoré mes intérêts de façon excessive”.
     
    Et, pensant qu’il devait aller chercher des branchages, il vit quelques brindilles mais un vent violent soudainement déferla si fort qu’il arracha son habit de coton au moment où il avait du bois dans les bras tout en tentant de retenir son vêtement.
     
    Il se dit :” bien qu’ayant vécu longtemps en solitaire, en ermite, je n’ai pas encore abandonné mon attachement à mon ego. Celui qui n’a pas abandonné son ego à quoi peut t’il prétendre avec ses méditations et la pratique du Dharma ?”. Si le vent se réjouit du bois qu’il l’emporte ! Si le vent se complaît avec le coton, qu’il emporte ma robe !”. Il cessa donc de lutter , renonçant à ces deux exigences. Mais en raison de ses misérables moyens de subsistance et de la bise glaciale, il perdit connaissance.
    Lors qu’il revint à lui, il vit tout de suite, son vêtement qui se balançait sur une branche. Il apaisa son esprit et s’assis sur un bloc de pierre et médita sur l’immense tristesse qui était la sienne. Il pensait à Marpa le Traducteur , son Lama, son maître, et se remémorra la façon dont il fut instruit et il voulu aller le retrouver tellement sa douleur était forte par le souvenir de son Guru qui lui manquait cruellement. Dans cet état de désolation, il dit son premier chant “Les Six souvenirs du lama”, un chant de chagrin ardent qui exprimait l’étendue de son désarroi.
     
    "Le souvenir du Père adoucit la détresse, 
    Le cri de douleur éteint, 
    Le mendiant se jette aux pieds de Marpa. 
    A l'est de la Vallée du Joyau de la Roche Rouge Emerge un nuage blanc, 
    Les nuées blêmes ondoient, 
    La montagne semble un puissant éléphant 
    Et le sommet paraît tel un grand lion assis. 
    Dans le temple de la Vallée du Drowo, sublime sanctuaire, 
    Il est un trône en belle pierre 
    Dont le siège est couvert d'une peau d'antilope noire. 
    Qui donc ici demeure ? 
    Ici demeure Marpa le Traducteur 
    Quelle joie si vous étiez là maintenant 
    Bien que ma dévotion soit mince, je désire tant vous rencontrer ! 
    Quand je pense, je me languis de mon Lama. 
    Quand je médite, je revois Marpa. 
    O Dagméma, Mère meilleure encore que ma propre mère, 
    Je me réjouirais si vous séjourniez là aujourd'hui 
    Bien que le voyage soit long, je désire tant vous rencontrer, 
    Même si la route est périlleuse, j'aspire tant à vous revoir ! 
    Quand je pense, je me languis de mon Lama. 
    Quand je médite, je revois Marpa.
    Quel bonheur ce serait si vous disiez en ce moment 
    Le Tantra profond de Gyépa Dordjé ! 
    Bien que mon intuition soit faible, je désire l'embrasser, 
    Même avec peu d'intelligence, j'aspire à le réciter. 
    Quand je pense, je me languis de mon Lama. 
    Quand je médite, je revois Marpa.
    Quelle béatitude si vous confériez justement 
    Les quatre initiations, symboles de la transmission orale ! 
    Bien que mes offrandes crient misère, je désire les demander, 
    Même si je manque de présents, j'aspire à les recevoir. 
    Quand je pense, je me languis de mon Lama. 
    Quand je médite, je revois Marpa. 
    Quelle satisfaction si vous transmettiez maintenant 
    Les Six Doctrines de Naropa, ces instructions parfaites ! 
     Bien que peu assidu, je désire les solliciter 
    Même si mon endurance est fragile, j'aspire à les pratiquer. 
     
    Quand je pense, je me languis de mon Lama. 
    Quand je médite, je revois Marpa. 
    Quelle allégresse si pour une fois 
    Nous étions réunis avec mes frères de Ü et de Tsang ! 
    Bien que mes investigations soient malhabiles 
    Et ma compréhension mauvaise, je désire me mesurer à vous.
      
    Quand je pense, je me languis de mon Lama. 
    Quand je médite, je revois Marpa.
    Bien qu'il ne se soit pas écarté de la vénération, 
    Le mendiant ne peut plus endurer le tourment 
    Causé par le désir et le souvenir ardent du Lama. 
    Je suis oppressé, manque d'air, perds la voix, 
    De grâce, de votre fils, soulagez le chagrin"
     
    Ainsi il a chanté.
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    Au sommet d'un nuage qui chatoyait comme une soierie déployée de cinq couleurs, le Seigneur Marpa vint en personne. Il chevauchait une lionne blanche parée jusques aux pattes et paraissait plus beau, plus resplendissant que jamais.
     
    - Grand sorcier mon fils, que t'est-il donc arrivé pour que ta terrible détresse m'appelle ? Es-tu las des Trois Précieux Joyaux , de ton voeu, de ton Lama ?
    As-tu régressé vers les régions des influences mauvaises et des pensées troublantes ?
    Es-tu entraîné, dans ta cellule même, par les dangers des huit phénomènes mondains ?
    Es-tu chagriné par la persécution de ces magiciens que sont l'espoir et la crainte ?
    De plus, n'es-tu pas parvenu à cette harmonie génératrice de vertus et qui purifie des souillures ?
    N'as-tu pas offert ces mérites-là aux êtres vivants des six mondes et accompli le service des Trois Joyaux et du Guru ?
    Quoi qu'il puisse en être, en aucune circonstance, et d'aucune façon, nous ne serons séparés, toi et moi. Par la méditation, pour le bénéfice de tous, pour celui de la Doctrine, abolis les pensées créatrices de ton appel !
    Réjoui, ébloui par le rayonnement de Marpa, Milarépa chanta. 
     
    Le mendiant a retrouvé ses forces vitales, Il a entendu les paroles et vu le visage du Lama son Père. Du plus profond de la dévotion naît la réalisation. Le souvenir de la vie du Lama, Sa compassion, sa grâce, véritablement incarnées en moi, Ont fait obstacle aux conceptions qui ne sont pas la Loi. Le mendiant ne possède rien que cette vision.
    Et votre écoute, ô Vénérable, De ce chant de chagrin ardent en mémoire du Guru. Faites encore plus !
    Par votre amour protégez-moi 
    La perfection de la patience, de la persévérance 
    Est le service qu'apprécie le Lama mon Père. 
    L'errance, la solitude des ermitages 
    Est le culte qu'affectionnent les Dakinis, Cette Doctrine sacrée, suivie sans complaisance 
    Est célébration du bouddhisme. 
    Cette uniformité de la pratique et de la vie 
    Est offrande aux êtres vivants sans protection. 
    Cette volonté de joie dans la maladie et la mort 
    Est une brosse qui défait des souillures. 
    Cet ascétisme, abandon des nourritures contaminées,  
    Est le climat propice créant l'expérience et la réalisation. 
    Le fils répond par la méditation aux bontés de son Père. 
    Seigneur Guru ! Par votre amour protégez le mendiant !
     Bénissez-le, qu'il achève sa retraite
    Ainsi il a chanté.
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    ☼~~☼Comment les Cents mille chants de Milarépa ont traversé le temps☼~~☼

    Bouddha - 37 Citations

     
    Tantra  
     
    Les trois joyaux   :
    Les étapes du chemin, comme ce Flambeau de la Certitude, apprendre ce qui est essentiel et annexe, et ensuite mettre en pratique ce que nous avons appris.
     
    Ainsi, lorsque la pratique est fondée sur l’écoute et la réflexion, nous gagnons en confiance et en foi. Nous devenons aussi des bouddhistes actuels, non parce que nous aurons choisi le bouddhisme par préférence à une autre tradition, mais parce que nous aurons utilisé notre intelligence pour examiner les raisons qui nous font prendre refuge dans les Trois Joyaux Bouddha, Dharma, Sangha.
     
    Il nous appartient donc de nous engager dans les pratiques qui nous conduisent à l’éveil. Et la première étape consiste à prendre refuge de tout notre être dans ce qui est le plus précieux, les trois Joyaux que sont le Bouddha, le Dharma (***) et la Sangha (****).
     
    (***)Dharma : Dans l'hindouisme, le mot a les sens suivants : Ordre universel cosmique ; loi éternelle ; morale, devoir ; vertu ; droiture. L’hindouisme se désigne lui-même en tant que Sanātana-Dharma (सनातन धर्म), « loi éternelle ».
     
    Le dharma est aussi « la Vérité éternelle qui règne sur le monde. »
     
    Le Dharma désigne “Non violence véracité, absence de tout désir de dérober, non-soumission au désir, à la colère et à la convoitise, activité dirigée vers ce qui est bon et agréable pour tous les êtres, tel est le dharma commun à toutes les castes”. Dharma « le Juste », peut être un sage ( Dharma « le Juste », peut être un sage (rishi) ou un saint personnifiant la justice et l'ordre naturel. Tout comme les anges, les saints ont aussi quelques défauts, ils ne sont pas parfait et pourtant reste des rishi et des saints dans leur destin : ils naissent dans l’incarnation dans l’état de rishi.
     
    (****) Sangha 
     
     
    Le Sangha est un des trois lieux de refuge dans lesquels tout bouddhiste se place quotidiennement.
    Sangha ( सङ्घ ) sanskrit voulant dire « association », « assemblée », « compagnie » ou « communauté ». Il se réfère le plus souvent aux communautés monastiques bouddhistes de moines ou de soeurs.
    À l'intérieur de cette communauté, celles et ceux qui ont atteint un plus haut niveau de réalisation sont identifiés comme étant ariya-sangha ou « noble Sangha ».
     
    D'un point de vue plus large, la sangha inclut aussi les laïcs et il y a aussi une connotation liée à l'ensemble des personnes qui possèdent un haut niveau de réalisation spirituelle.
     
    Un sangha est un rassemblement, une communauté de personnes qui pensent de la même façon et qui pratiquent une sadhana favorisant une spiritualité qui mène vers l'éveil.
     
    Le Sangha original se considérait comme suivant la mission dictée par le Maître (sans connotation hiérarchisante), à savoir aller de l'avant (…) pour le bien du plus grand nombre, pour le bonheur du plus grand nombre, par compassion pour le monde, pour le bonheur des dieux (deva) et des hommes.
     
    Ainsi, l’incarnation est pour certain le seul but : la sangha dans ce sens précis d’apporter ce bien et ne limite pas l’incarnation à la lourdeur des erreurs sans cesse commise afin de les surmonter au fur et à mesure de leurs diverses incarnations, une vue un peu lourde et terre à terre qui ne permet pas de ressentir la noblesse de telles incarnations au niveau spirituel et accomplissement du karma dont la définition demeurerait de se fait assez limité : le karma signifie subtilement : le travail, la tâche, l’action .
     
    Le Bouddha  quant à lui est l’Etre totalement Eveillé, pur et parfait.
     
    Les Bouddhas ayant chacun leur particularité.
     
    Ce sont des êtres totalement réalisé ayant atteint la pleine conscience et signifie également “celui qui a vaincu”.
    Nous reviendrons sur les particularités des Bouddhas et des Boddhisattva qui sont eux aussi en pleine Conscience et des êtres pleinement réalisés ce qui ne veut pas dire qu’ils soient “débarrassés” d’un karma dans le sens profond et subtil du terme.
    With all my love for you take care
    ©Karma Samten Tcheu Dreun/Colinearcenciel pour le rassemblement de ces données avec reconnaissance pour tous ceux qui  les ont apporté à des fins de Bienveillance.
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