• CHIO PARTA de Georg FRIEDRICH HAENDEL

     

     

    CH'IO PARTA

    Philippe Jaroussky

    Georg Friedrich Handel

     

     

    En 1710, Händel prend congé de l'Electeur de Hanovre et part à Londres où des propositions lui avaient été offertes. Pour son premier opéra londonien, Händel prépare une œuvre à grand spectacle : la riche orchestration, les airs enlevés et le recours à de nombreuses machineries doivent éblouir le public anglais. Le résultat est en réalité une vaste re-utilisation/ adaptation d'œuvres antérieures, telles Agrippina, Aci, Galateo e Polifemo ou encore Rodrigo. Le livret chevaleresque est un mélange du Tasse et de l'Arioste où les péripéties les plus inimaginables se succèdent à un rythme effréné. Le spectateur est pris dans les remous d'une sombre histoire d'amour sur fond de bataille et de magie, entre dragons et sirènes, prétexte à des airs guerriers puis champêtres, triomphants ou désespérés. Diversité est le maître mot de ce salmigondis christiano-merveilleux (il y a même un "Mage chrétien" !). Qu'importe si l'intrigue est artificielle et embrouillée, le vraisemblable n'a pas ici sa place. Le succès de Händel fut immédiat et s'avéra durable puisque Rinaldo ouvrira la voie à une quarantaine de consorts et que les airs "Cara sposa" ou "Lascia ch'io pianga" resteront des "tubes" jusqu'à aujourd'hui. 

     

    Commençons par les mauvais côtés. La version de Malgoire est sans nul doute stylistiquement datée (1977) et l'interprétation baroque a bien évoluée depuis. On retrouve dans cet enregistrement pionnier une approche descriptive et statique, une totale absence de mouvement et de sens dramatique qui est à la fois caractéristique de l'époque mais aussi du chef. Seuls les airs guerriers sont particulièrement bien réussis : on retrouve là l'affinité de Malgoire avec les trompettes et les vents en général (voir son superbe enregistrement de la Water Music). Mis à part ces derniers, les tempi sont relativement uniformes et seule une bonne connaissance du livret sauve l'auditeur d'un sommeil d'Armide...

     

     

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