• 86. LA ROSE D'OR

     

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     La

    Rose Or

     

     Or, oui, j'aime les roses

     Aux pétales de senteurs si délicates

     Parfumées discrètement au jardin des alizés montantes vers  le ciel si haut que les étoiles s'en souviennent encore !

     Ma pensée me conduit

     A ces tendres mots sur le sable au piano debout face à l'océan

     En retraite de trois jours au bord de la mer du nord

     

     

     

      Il fallait que l'on se rejoigne pour parler de nos roses

     Aux secrètes portes vers les allées de nos avenues

     Et nous échangeâmes les Clés pour entr'ouvrir

     A la filante étoile qui traversa nos coeurs

    La grande porte de l'Existence et...

     Ce jour-là nous accédions aux jardins de nos roses

     Dans la cour intérieure de nos châteaux respectifs

     Tu ouvris la porte vers le jardin de mes roses

     Tandis que j'ouvris

     La porte du jardin de tes roses

     Ils se confondirent, nos roses se connaissaient si bien

     Depuis l'éternité.

     Ces roses sans épine au jardin pacifique

     Où nulle vengeance de la beauté des choses ne se meut.

     Là, la dominance  fallacieuse  latéralement si relative

     Apportait sa mouvance émotionnelle sur un océan d'huile

     Et le soleil immense pleuvait en filet d'or

     Il poudra l'une de mes roses immortalisant ces instants figés

     Dans le temps qui ne se compta plus jamais !

     C'est pourquoi, lorsque  nous la contemplons

     Elle s'anime de feu de joie 

                 

    C'est la rose étoilée par un divin soleil : celle qui porte un nom qui ne se prononce jamais.

    Secret de roi, Secret si bien gardé, elle est discrète comme toutes ses compagnes

    Elle reste une lueur docile et douce, suave 

    Et le vent qui affole ses feuilles, ses pétales n'y pourront rien.

    Nos chemins alternatifs, reliés sans distance nous font connaître la simplicité car demain ne sera jamais qu'aujoud'hui et maintenant.

    Ces horloges au tic tac, le soleil qui se couche ?

     Allons ! Jamais, il ne dort !

    La lune semble se lever lorsqu'il l'éclaire ardemment ! ...

    Quartier de lune, lune noire, lune blanche : elle apparaît, semble disparaître à notre vue bien seulement ! C'est cela, l'Existence...

    Voir ce qui semble et ne ressemble pas à ce qui est : les couleurs chatoyantes, baisers de la nature, clins d'yeux... mystère... dévoilé en voyageant.

     Mon Dieu ces retards de train de nos jambes qui doivent courir tandis que nos âmes s'envolent sans locomotion...

    Que de labeur aux rythmes éreintants, obligés tandis que d'autres se cadencent en perfection avec un effort gourmand motivé !

          

    La rose d'Or, magicienne  a arrêté l'horloge de ce monde non contrainte !

    Ses lueurs battent la mesure assurémment !

     

    ©ColinearCenCiel, 26 mai 2007

     

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