• 81. En cette nuit bénie


    posté le mercredi 06 juin 2007 00:56

     

    En cette nuit bénie

    Bénie par le ciel étoilé

    En cette nuit bénie

    Je songe aux guerres menées contre mon gré

    Dans cette vie où il me semblait pouvoir

    Représenter une part de sérénité

    Tandis qu'un grand danger Nous a surpris comme un abîme qui s'ouvre sous les pieds

    Et ce vertigineux plongeon en enfer parmi les monstres

    Fut un implacable calvaire commandé par des hommes

    Cette traversée infernale émerge en moi le jour A l'improviste, me surprend avec traîtrise Un cauchemar qui poursuit malgré vous non pas à l'intérieur mais à l'extérieur, la chair en est blessée ... Une trajectoire, comme si une part de lui était entrée en vous, ce mal commandité, sauvage par des mains fines et propres. Et c'est vous, Monsieur, Madame qui me voyez comme je ne suis pas.

    Le monde vous sent comme une proie, comme si une blessure ne laissait pas de cicatrices... que l'on tente de masquer à tout prix par fierté, tandis qu'au fond de soi, l'on sait que toutes ces trahisons, ces mensonges, ces sornettes, ne sont rien aux pires sorts et aux enfers existants créés pour des enfants d'humain par des êtres infernaux sous l'apparence d'humains de si bonne composition qui, lorsque vous leur metter des interdits à leurs macabres jeux, sont capables de tout pour tenter de le poursuivre tout comme les nazis dans les camps de concentration exerçaient leur sadisme en toute impunité.

    Ils ne peuvent imaginer, ceux qui ne savent pas, qu'avant, j'étais si calme comme une eau tranquille dont il fallait certes se méfier : elle dormait du doux sommeil de l'ange.

    Ia fallu qu'elle prenne une épée Monsieur, elle n'avait jamais dû combattre ...

    Tandis qu'on lui taillardait les ailes jusqu'à lui ôter tous ses rêves... l'eau dormante (car en elle, il y avait cette force insoupçonnée) se mit à jaillir comme un torrent.

    C'est ensuite aux Saintes Marie de la Mer où elles furent conduites par une main invisible, on lui souffla à l'oreille la Délivrance.

    Après l'Espagne, tout au sud, où son souffle prévenait chaque danger. Le Graal ! C'est comme des bras ouverts vers le ciel ! Les vôtres Madame, ceux que vous aviez ouverts bien avant ! Bien avant les malédictions !

     

    Ce rubis... ce rubis oublié dans un calice en Orient, quelques années auparavant

    sur une bague qui avait plus de cent cinquante ans : l'alliance d'une aïeule en or rouge , disparue mystérieusement dans la chambre au lit délicatement recouvert de fleurs pour une nuit de noce...

    Le Graal !

    A la dilution de la précieuse pierre blessée par l'erraflure sanguinaire de la griffe de celui que l'on ne nomme pas aux feux de ses enfers : les bras ouverts ne fléchissaient point !

    Et, outre les sabotages , les menteries"tendant à créer un climat de psychose" en intimidations officieuses, sans aucune ambiguïté, ses pas portaient les miens en loques et en guenilles assurémment ! Il ne semblait pas avoir la notion du temps qui passait si lentement ! L'âme forte, elle brava les autorités jusqu'à la servilité demandée, lucide ! Nouée de l'intérieur dans la douleur, il ne fut pas indifférent, mais quoi que l'on en dise, il n'est pas si puissant... 

    Il vous montre avec humilité, l'autre face, cette dimension dite inconnue, l'autre face de toutes les interfaces, une réalité abasourdissante où il n'y a plus de juste milieu : le Bien et le Mal. Le Graal ! Pandore ouverte...

    Le monde vous malmène tandis que la nuit est bénie. Cette nuit toute simple. Après un tel combat, le corps est très fatigué par de si denses émotions, les chocs, les intimidations où viennent s'ajouter tous les autres aspects qui ont été brisés.

    Une vie cassée en somme. Cassée en deux : il y a l'avant et puis l'après.

    Paradis, enfer, purgatoire...

    Pour purger quoi ? On l'aurait donc condamnée à vivre ce purgatoire ? Mais qui ?.... Qui en aurait l'autorité ? Vous allez me dire : si les hommes ont le pouvoir de jeter aux enfers, ils ont également le pouvoir de jeter au purgatoire... Là je vous donne raison.

    Mais qui donc a la pouvoir, la faculté de vous remettre au paradis ?

    Le Graal ne possède aucune valeur marchande, ce qui veut dire en somme, qu'il ne se marchande pas. Le Graal, aux multiplicités cachées, l'humilité du Devenir, la délivrance - conquête d'avidité brûlée à ses feux dévorants les stupidités- absorbe en profonde dignité et sublime Amour, les scories apparentielles étapes par étapes numérologiquement arbitrées, destinées prémontrées et il demeure là où il doit demeurer sans qualificatif, sans définition, sans langage intelligible aux paroles sans capacité de verbiage, de nom, de pronom,...

    Il se définit lui seul avec autorité surpassant toute imagination.

     

     

    ColinearCenCiel©, 6 juin 2007

    Blog de colinearcenciel : BIENVENUE DANS MON MONDE MUSICAL, LA CONQUETE DU GRAAL

    « 111. Son bonsoir en une seule phrasePOUR TOI QUI PLEURE VIII - Poème de © ColinearCenCiel »

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :