• 78. Le secret serment (extrait)

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    Le secret serment, extrait

     

     

    Liée par le secret  serment de ma vie parallèle

    La solitude aidant à me pousser des ailes 

    Je m'envole au loin vers les sommets miraculeux

    D'où jaillissent du ciel des mots couleurs de bleu

    Des mots comme ceux que j'écris maintenant

    Comme des mélodies sans devoir réfléchir

     

    Mon coeur est comme le ciel serein

    J'entends les phrases se dire

    Elles viennent des sommets miraculeux

    D'en bas, de tout en bas, dans les tréfonds

    Des fonds océaniques mystérieux

    Et ce mystère je l'entends

    Oui j'entends ce mystère

    Comme les chants des anges

    La lyre je l'ai vue dans ses petites mains

    Il n'y a rien de bien étrange

    Lorsque tout se tait dans le silence

    Ce ne sont pas des refrains

    Jamais,ô c'est bien autre chose...

     

    Un accord infini et immortel

    .

    Cette enfant ce matin là

    Reçu ce cadeau un jour de grâce

    Il y eut un serment sans parole

    Toute sa vie le suivi infiniment

    Personne ne le sait, c'est un secret de roi

    C'est un secret qu'il faut taire

    Un secret comme un coffret

    Tout rempli d'or fin ciselé

    Une vigne abondante ô mon roi !

     

    Tu me fis fiancée et puis reine

    Et tu me couronnas de roses

    Les épines me blessèrent

    Il est bien vrai, tu me l'avais dit

    Eraflures sanguinaires mes larmes ne tarirent point

    Tu les as reccueillies toi

    Tu as permis ma chute aux enfers

    Pour mieux me libérer

    Des souffrances passagères

    Qui durèrent tant d'années

     

    Les anges souriaient avant ton arrivée

    Tandis que je chantais comme une religieuse

    Et ils dansaient des ailes si gracieusement

    Leurs visages si beaux impossibles à reproduire

    Ici, dans ce monde hors du monde parallèle

    Ah je vis ici et là ; ici et près de toi

    Et toi tu es là bàs et puis tu viens ici

    Comme un mendiant de l'amour

    Toi qui a tout donné

    Tant d'humilité Tu m'as mendié ma présence

    J'ai failli te rejeter, ta beauté transperce les os

    Ton amour irradie et fais si mal

    De n'être pas de ce monde

    Toi si proche pourtant, le plus proche des amis

    Là où tu résides au sommet des montagnes

    Dans le tréfond du fond de l'océan

    De l'est  à l'ouest

    Du sud au nord

    Et bien au delà de tout infiniment

    Au dessus et en dessous

     

    Une à une tu me les ôtées

    Les épines qui me blessaient

    Celles des buissons épineux

    Où l'on m'avait jetée

    Défigurée par les humiliations

    Tu m'as relevée dans la dignité

    Oui tu m'emmenas sur un tapis de fleurs

    Tu m'y fis asseoir comme une fiancée

    Toi le roi, et je rêvais sous l'olivier

    Tes cheveux frôlaient les miens

    Tes paroles suaves coulaient en mon oreille

    Ta main dans la mienne tu m'enmenais

    Au pays des merveilles

     

    Le jour où tu me pris dans tes bras

    Ton regard tout rempli de peurs

    Toi le roi

    Tes yeux suppliants et angoissés

    Toi le roi

    Tu étais si seul et tu n'avais que moi

    C'est toi qui me l'a fait comprendre

    Ce que je pouvais être ce jour là

    Toi le roi

    Au pied du calvaire tu as prononcé mon nom

    Avec douceur, la peur se lisait sur toi

    Blessé à sang et presque nu

    Toi le roi

    Amaigri tu t'es reposé sur moi

    Toi qui n'avait pu reposer ta tête nulle part.

     

    O si confuse je fus de ce qui te fut infligé

    O toi l'amour personnifié crucifié

    Sur moi tu t'es appuyé

    Toi qui pouvait ôter mes épines

    Tu laissas les tiennes te blesser

    Tu laissas la lance te transpercer

    Toi le roi

    Toi qui a souffert deux fois

    Sachant en détail par avance

    Tout ce que tu allais souffrir

    Tout ce que tu allais subir

    Ces terribles souffrances

    Sur ton corps adorable

    Tu savais qui te trahirait

    Mais tu te rendis au sacrifice

    T'offrant à nous dans un calice

    Je ne peux boire de ton sang

    Celui de la grande secte

    Ma mémoire mon roi

    C'est que tu as vaincu la mort

    Car elle n'existe pas et seul survit l'amour

     

    Je brûle de l'encens

    J'allume un feu de joie

    En allumant une bougie

    Pour toi mon roi

    Cette joie que tu m'as donnée

    Toi seul pouvait me soutenir

    Toi seul pouvait me porter

    Dans le désert où tout n'est que désolation

    Tu m'as donné l'eau douce de la consolation

    Tu m'as gardée sur ton épaule

    En toi j'ai pu me reposer

    Jamais je n'ai pu t'accuser

    Des vilenies qui venaient dans ma vie

    Je t'ai compris mon roi

    Toi l'incompris

    Le solitaire, le rejeté

    Le gêneur par ta vérité qui blesse

    Et ta lumière qui aveugle les insensés

    Tes paroles sont comme des couteaux

    Pour celui qui ne veut point entendre

    Un glaive pour ceux qui ne veulent pas voir

    Et ne le peuvent dans la souffrance emprisonnée

    Qui peut donc les condamner

    Ceux qui n'ont pas vu ton visage ?

    Nous qui savons étant ses fils

    Que nous en avons la mémoire enfouie

    Enfouie derrière les apparences

    Qui sait que tu es le plus humble des humbles

    Qui jamais ne s'impose

    ;

    Qu'il nous faut donc un coeur ouvert

    Ouvrir la porte de notre coeur

    Là où la vie coule éternellement

    Il faut arriver à prendre la clenche

    Entrer dans cet espace inconnu

    Chercher cette porte existante

    En bannissant tout raisonnement

    Autre que l'inssassiable Amour

    Que tu déployes sur les horizons de l'aube

    Sur les étendues crépusculaires

    Etre vivant en sachant que l'on est mort

    Et que l'on vit d'une autre vie déjà

    Non pas dans les tourbillons étourdissants

    Mais dans la densité de chaque instant

    Ne confondant point cette âme et ce corps unifiés

    En une seule et unique entité.

    Passagère ou passager j'ai des ailes

    Là tout à l'intérieur dans le temple de mon château

    Et toutes fenêtres ouvertes au gré de mon bon gré

    O que bien sûr je puis m'envoler !

    Ainsi nous semble t'il être prisonnier

    Lorsque l'on se compactise dans la confusion

    L'obscurité des angoisses et des lourdeurs

    Les gourmandises, les errements, les insassiables désirs

    Transformés en voracité tenace, le regard fixé sur

    Des choses sans objet

    Fugaces et passe le temps d'une horloge simplement terrestre

    Où l'on se rallie aux sens physiques et sans espace

    Sans rafraîchissement de l'aération

    Aération pleine, souveraine, les ailes...

     

    L'âme subtile, se rappelle à notre intellect

    Et l'intellect transmet à la conscience

    La conscience transmet à l'intelligence

    L'intelligence se rallie à la conscience

    La conscience omniprésente du regard intérieur

    Sur tout cet extérieur, reflet, reflet, simple reflet

    Flou, confus comme une ombre peut l'être

    Et, en un gymnastique gymnopédique

    Les éléments se transmettent les uns autres autres

    Un vase contenant un diamant inaltérable

    Puis le vase se brise, le diamant est un feu dévorant

    Qui jamais ne dévore : non jamais !

    Il enlumine, il rayonne, il éclaire les jours et les nuits

    Il ne s'éteind jamais et jamais ne se meurt

    Il suit sa trajectoire au quatre saisons inaltérablement

    Autour de lui s'accrochent des amas de matières

    Qui fondent et se refondent

    S'agglutinent parfois ou semble s'agglutiner

    Puisqu'il semble disparaître mais ne disparaît pas

    Il n'a qu'une loi pour lui : celle de l'Amour

    La loi du coeur, la loi du Choeur

    Absolue, ultime bonheur,

    Il est le fil conducteur

     

    Colinearcenciel

     

     

     

     

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