• 71. Sur la Mélodie d'amour de Franz Liszt

    posté le dimanche 27 juin 2010 03:40

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    Comment dire avec des mots ce qui ne se dit pas et garder le silence des émotions cachées. Fuir lorsque l'on ne peut pas, vibrer de ces sentiments profonds qui ouvrent un chemin de lumière et d'amour.

    J'ai rêvé de lui et il semble avoir rêvé de moi, car il me l'a dit sans me le dire vraiment. Il a tant imaginé qu'il a crut une réalité qui ne s'était peut-être pas produite ou est-ce moi qui aurait vécu une absence ?

    La mémoire peut faire défaut lorsqu'il s'agit de peu ; il s'agissait d'un essentiel. Sans doute me disait-t'il : "Je pense à vous" et "plus que vous l'imaginez".  Il ne doit pas savoir qu'un jour j'ai pris conscience que je l'aimais.  Ce fut pour moi une révélation ce fut soudain et si évident. 

    Curieusement, on nous regardait comme si nous étions amants comme un soupçon, un regard soupçonneux et je me suis indignée en esprit, me disant "mais à quoi donc pensent les gens ?".  Il ne devait peut-être pas penser faux au niveau de l'esprit, c'est après que ce sentiment pour moi est devenu si évident.

    C'est un amour qui ne fait pas souffrir.  Il ne rend pas prisonnier : il est. Il vit comme un secret chuchoté à l'intérieur de soi "je l'aime, je l'aime ! Il me charme tant ! Il ne sait pas qu'il me charme à ce point. L'évidence est que je pense à lui et que j'en ai rêvé. 

    C'est que je fus dépourvue lorsque de loin, je le vis venir vers moi, en ligne droite, en me regardant dans les yeux pourtant : chacun de ses pas le rapprochait de moi et je le regardais aussi ; je pensais "non, il va prendre une autre direction" mais il avançait calmement et chaque pas le rapprochait de moi... Lentement, il avançait me regardant sans bouger son visage, c'était magique et ... impossible...  Je croyais rêver et pourtant c'était la réalité. J'allais défaillir. Je ne sais ce que disait mon regard : plus il avançait, plus cela me semblait impossible (c'était si beau que je n'oublierai jamais !) et pourtant je l'ai vu avancé ainsi : les secondes n'étaient plus des secondes, le temps restait suspendu et mon souffle aussi. Je  n'ai pu resté là où je me trouvais, j'étais, en ce lieu magique, fasciné par son geste : c'était comme un cérémonial, une déclaration silencieuse.  Lui, avait donc choisi de s'exprimer de cette façon, il a eut raison.

    Je restais suspendue, le voyant avancer encore et encore : combien de pas a t'il fait ?

    Je n'ai plus oser le regarder avancer, je me suis discrètement esquissée... malgré tout l'amour que j'ai pour lui et parceque je l'aime et je l'aime de tout mon coeur.  Il m'a surprise. Peut-être me suis-je dévoilée car jamais je ne veux qu'il sache que je l'aime tant.

    ©Colinearcenciel

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