• 70. S'élève mon âme


    posté le mercredi 23 juin 2010 02:06

    Blog de colinearcenciel :BIENVENUE DANS MON MONDE MUSICAL, AU LABEUR DUR

    Au temps des labeurs durs et des méfiances

    Au temps du doute et des défiances

    Au temps des tristesses aux maladies

    S'élève mon âme au ciel doré

    Et la pluie des étoiles s'agenouille à mes pieds

    O Saint Dieu Celui de tant de louanges

    Lorsque vint la présentation des anges

    Je ne savais pas à quel point tu m'aimais

    Et non plus combien tu m'éprouverais

    Châties-tu autant ceux que tu aimes ?

    Ainsi de ton fils bien aimé défait de sa croix lourde, cruelle et rude, il fallut sous la coupole du soleil qu'il soit lumière dans sa résurrection entouré d'enfants aux ailes blanches qui le glorifiaient et surtout son regard un jour plongeant dans le mien avec supplication pour que mon coeur soit définitivement à lui comme il m'avait offert le sien et, que je sois confondue par l'infinie douceur de sa tendresse, éveillée à cet amour puissant, malmenée d'une part ailleurs, et, consolée de l'autre par ce regard bleu du ciel béni ! Qu'il m'est aujourd'hui à nouveau au pied du présentoir, demandé encore et à nouveau de m'exclamer "s'il est possible mon Dieu, fais-le toi qui peut tout si tel est ton souhait !". Il me semble qu'une lumineuse présence comme le baiser d'un vent doux sur mes lèvres, une aurore nouvelle éclairée de rayons d'or fait scintiller discrètement ses lueurs d'espérance.

    O Dieu dont on dit qu'il peut être cruel, cruel de nous avoir laissé avoir tant et tant de peines profondes, tu ne peux être  celui qui déchire tout en mettant des baumes de nectar. Quelles sont donc ces forces si noires, tortueuses et misérables de nos chairs torturées.

    C'est qu'il est souvent dit :"délivres-nous du mal !". Ton amour débordant me fit déborder en parole te disant qu'il me serait capable de t'offrir tout ce que tu m'avais donné mais j'ai parlé trop vite dans mon exaltation.

    Dieu grand et véritable lorsqu'il est un seul signe, nous demeurons béat. Créature fragile, plus petit encore que des fourmis encore qu'elles soient si disciplinée toujours muées par l'instinct de bien faire les tâches. Ont t'elles ces émotions qui habitent nos esprits ? Ont t'elles ce besoin de te parler, d'exprimer la beauté des choses ou leur laideur ; ressentent t'elles la tristesse ou le bonheur ?

    Pardon pour nos offenses qui t'ont bien offensé dans la folie de la rude chair qui ne supporte pas les vilenies, les tricheries, qui s'en abîme d'être abîmée, défigurée comme il le fut sur la croix. Qu'il doit donc paraître stupide de dire "Il est mort sur la croix pour nous !" tandis que chaque jour nous mourrons à cette matière. De quelle douleur nous as tu affublé dans la souffrance de l'incarnation ? De toutes ces tâches pour nous nourrir, nous vêtir, nous chauffer, et tout le reste lorsque le malheur entre dans le destin comme une giffle et qu'il semble que la gifle en attire d'autres ; il est certain mon Dieu que la peur peut égarer, qu'elle attire les cruautés ; il est certain mon Dieu que les larmes de ton fils et ses tortures qu'il reçut bien à tort par l'aveuglement de ceux qui se croyaient si forts ; ses larmes devaient être les tiennes. Que sommes-nous donc devenus ? Qui étions-nous avant ? La bénédiction du soir vient à propos. Que nous sommes donc bien petits et jamais vainqueurs sous les lueurs brûlantes du feu dévorant de la faim du monde torturant les viscères : nos besoins terrestres sont importants dans la contrainte ! S'il n'était ton souffle et ton esprit vivant, nous ne sommes rien que de la terre formée douloureusement. Ainsi s'achève ce discours : dans le silence en respirant doucement en méditant sur le mystère de la souffrance de notre pauvre condition... que ta volonté soit faite puisque ta volonté c'est notre bonheur et non le contraire. Et tu me diras ce qu'il y a à faire à mes oreilles qui entendent !

    ©Colinearcenciel, 23 juin 2010

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