• 34.Du mont Chomolhari, l'Everest et le temple de Paro : son nom découvert sans conteste!

     

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    Nous nous rendons compte qu'au Temple de Paro Taksang il y a différentes constructions et temples disséminé sur la montagne ce qui explique tous les temples dont parle Baird Thomas puisque nous revenons sans cesse en ces lieux même si d'autres lieux semblent décrits comme le Mont Everest que nous voyons sur plan et qui ne se trouve pas tout près de Paro Taksang : les cartes géographiques le démontre.

    Nous arrivâmes au sommet du col à trois heures de l’après-midi. À notre étonnement, au lieu des âpres montagnes auxquelles nous nous attendions, nous découvrîmes devant nous une magnifique vallée.

     

    C’était la vallée de Chubi. Bien qu’elle soit à plus de cinq mille mètres au-dessus du niveau de la mer, les deux côtés en sont garnis de belles forêts avec des arbres luxuriants à feuilles vertes. Nous apercevions devant nous des villages avec des temples admirables.

    (Il doit s'agir de la vallée de Chumbi. La vallée de Chumbi est une vallée du Tibet, à l'intersection de l'Inde (Sikkim), du Bhoutan et du Tibet dans les Himalayas.  Deux passages principaux entre l'Inde et le Tibet s'ouvrent ici : les cols de Nathu La et de Jelep La. 

    La vallée est à une altitude de 3 000 mètres et était au premier rang de la mission britannique de 1904 au Tibet. La vallée fleurit au printemps. Elle bénéficie d'un climat modéré).

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    Vallée de Chumbi en 1938 source : auteur Schäfer, Ernst

    Carte géographique de sa situation (via google map's)

    34.Du mont Chomolhari, l'Everest et le temple de ParoTaksang

     

    Nous ne longeâmes pas cette vallée, mais prîmes un chemin plus court par Tachi-Cho-Jong. Cette piste se révéla bonne. Au bout de très peu de temps, nous entrâmes dans une forêt magnifique traversée de tous côtés par des ruisseaux. Nous y vîmes une multitude d’oiseaux chanteurs et de volatiles sauvages. Pendant tout le voyage nous n’avions aperçu aucune bête de proie. C’est probablement pourquoi les animaux inoffensifs y vivaient en si grand nombre.

     

    Le prochain endroit où nous devions nous arrêter était Maha-Muni. Son temple semblable à une forteresse nous étonna. Comme partout ailleurs, nous y reçûmes une chaleureuse bienvenue. Les desservants firent observer qu’il était inutile d’essayer de nous retenir, car le Maître Pouridji nous avait précédé au temple de Pora-tat-Sanga (Taksang) où affluaient de nombreux yogis, sadhous, et gourous.  Le dernier jour de notre voyage se passerait donc en bonne compagnie. Le lendemain, les pèlerins s’assemblèrent de très bonne heure, désireux de partir le plus tôt possible pour honorer leur rendez-vous avec le grand Maître Pouridji.

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    Ils désiraient tous découvrir une première vue de Pora-tat-Sanga, le temple le plus élevé du monde, joyau incrusté dans un rebord rocheux. Le Disciple Rieur chanta : Comment resterions-nous à Maha-Muni devant le mirage de cette grande récompense ? C’est impossible. Adieu, Maha-Muni, nous t’aimons et reviendrons à ton tendre accueil, mais l’attrait de Pora-tat-Sanga est irrésistible. La cavalcade se mit donc en route.

     

    Le grand Everest se dressait devant nous, ressortant dans la lumière de la proche aurore et drapé dans sa robe blanche immaculée de pur cristal. Il semblait nous inviter à faire juste quelques pas de plus, puis à étendre la main et à toucher le bord de son vêtement. Mais chaque fois que nous avions fait les quelques pas, sa masse se dérobait de nouveau à nous.

     

    Nous avions passé le mont Chomolhari, son grand voisin qui s’élève à huit mille mètres, mais ce dernier nous apparaissait comme un pygmée comparé au géant dressé devant nous. Nous avions considéré comme rocailleux et périlleux le sentier qui longeait les flancs du Chomolhari, mais nous peinions maintenant sur un sentier où il fallait marcher souvent à quatre pattes.(Le Chomolarhi, aussi orthographié Jomo'lhari en dzongkha ou Qomo Lhari en tibétain, est un sommet de l'Himalaya situé sur la frontière entre le Bhoutan et la Chine).

    Chomolhari à l'aube depuis Jangothang au Bhoutan

    Altitude : 7 314 Le Chomolarhi, aussi orthographié Jomo'lhari en dzongkha ou Qomo Lhari en tibétain

    Cependant les chansons et les rires du chela nous portaient en avant comme des ailes. Dans notre enthousiasme, nous oubliâmes les dangers. Il semblait que nous franchissions instantanément les passages difficiles. Le soleil vint dissiper l’illusion qu’une enjambée de plus nous permettrait de toucher le puissant Everest et révéla des passages grandioses d’une beauté indescriptible.

     

     

     Fichier:Everest North Face toward Base Camp Tibet Luca Galuzzi 2006 edit 1.jpg

    Everest Altitude 8.848 m  en tibétain  ཇོ་མོ་གླང་མ, Qomolangma ou encore Chomolungma, en népalais सगरमाथाSagarmāthā, aussi appelé mont Everest, est une montagne  située dans la chaîne de lHimalaya à la frontière entre le Népal et la Chine (Tibet). 

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    Carte google situation du Mont Everest

    De tous côtés se dressaient des tours et d’immenses temples naturels couronnés de cristal, mais l’Everest, le grand Everest, se tenait toujours devant nous. Nous le vîmes à l’aurore tandis que les premiers rayons du soleil venaient baiser ses flancs. Nous le vîmes frappé par les rayons ardents du grand soleil de midi. Nous le vîmes enfin alors que le soleil déclinait à l’horizon et lui souhaitait le bonsoir. Ses derniers rayons le baignaient de gloire et les lueurs du crépuscule suscitaient sur sa crête une lueur correspondante dirigée vers le ciel.

     

    Cher Lecteur, vous comprendrez que le chemin de ce jour ne nous sembla ni long ni ardu. Il parut ne durer qu’un instant. Les vibrations de force, de paix, de puissance, et d’harmonie qui émanent toujours des temples ne servent qu’à attirer les voyageurs vers ces pics. Il n’y a rien d’étonnant à ce que les Himalayas n’engendrent pas la peur chez l’homme et que les poètes ne soient jamais fatigués de célébrer leur splendeur. 

     

    Finalement, à la tombée de la nuit, nous avions triomphé de toutes les difficultés du chemin et abouti haletants à une table rocheuse d’une étendue considérable.

     

    De nombreux temples étaient visibles dans le lointain, mais le joyau de Pora-tat-Sanga (appellé aujourd'hui  Paro Tak Song ou Paro Taksang) se dressait à sept cents mètres au-dessus de nous, baignant dans une lumière éblouissante. Il ressemblait à une grande lampe à arc installée dans un creux de la muraille verticale, avec sa lumière éclairant tous les rochers et temples des alentours. Dans l’amphithéâtre rocheux où nous nous tenions, il y avait un grand concours d’hommes et de femmes. Nous fûmes surpris de découvrir que les femmes n’étaient pas exclues du pèlerinage. Tous ceux qui voulaient venir le pouvaient.

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    Situation géographique du Temple de Paro Takstang ou Taksang situé dans le Bhoutan.Le Mont Everest se situe beaucoup plus loin de l'Everest.

    De grands Rishis ont vécu ici. Le Rishi Niri avait passé par les mêmes sentiers que nous. Les Cinq Frères avaient également passé trois fois par ces sentiers, une fois seuls, une fois avec leur grande mère, et une fois enfin avec la grande et bonne Darupati, orgueil de toute la féminité. Aujourd’hui, le grand et pur mais humble Yogi Santi était assis là en profonde extase. Nous demandâmes où tous ces pèlerins trouveraient abri et subsistance. Le Disciple Rieur chanta : Ne vous inquiétez ni d’abri ni de subsistance. Il y a ici abondance de nourriture, d’asiles, et de vêtements pour tous. Puis le chela chanta sur un ton exquis : « Que tout le monde s’asseye. »

     

    À peine fûmes-nous tous assis que de grands bols d’aliments chauds et nourrissants apparurent. Le Yogi Santi se leva et commença à faire circuler la nourriture, aidé par le chela et d’autres pèlerins. Quand l’appétit général fut calmé, tous les pèlerins se levèrent et on les conduisit par groupes dans les temples du voisinage pour y passer la nuit. Le chela nous mena dans un temple situé sur un éperon rocheux séparé du lieu où nous nous trouvions par une paroi verticale de vingt-cinq mètres.

     

    En approchant, nous remarquâmes un long poteau dont la base reposait sur le sol et le sommet sur l’épaulement rocheux du temple. Comme ce poteau paraissait le seul moyen d’accès, nous nous rassemblâmes à sa base et notre  groupe nous rejoignit.

     

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    Il y avait de nombreux autres temples bâtis dans des niches formées par d’autres épaulements rocheux juste au-dessus du premier. Pendant un moment, notre seul espoir de trouver un abri pour la nuit parut résider dans notre capacité d’escalader le poteau. Mais le chela dit : « Ne vous pressez pas. » Puis dans un grand éclat de voix il chanta : « O Bien-Aimé, nous nous tournons vers toi pour être abrités pendant cette nuit bénie. »

     

    Instantanément, tous ceux qui nous entouraient observèrent un moment de silence, puis d’une seule et même voix ils prononcèrent avec une puissance dynamique les paroles suivantes : « Tel est le pouvoir de Dieu, A.U.M. » Nous nous trouvâmes aussitôt tous debout sur l’épaulement rocheux, et nous nous rendîmes avec les autres pèlerins à nos temples respectifs.

     

    En arrivant, toute trace de fatigue nous avait quittés. Nous dormîmes cette nuit-là comme des enfants. Si les ondes de pouvoir émanant de ce groupe avaient reçu l’ordre de niveler des montagnes, elles l’auraient fait.

    Extrait du Livre des maîtres de Baird Thomas Spalding (page 338 à 340) (avec recherches géographique des lieux).

    Les recherches géographiques réalisées par  ©Colinearcenciel ajoutent des éléments tangibles au voyage de T. Baird Spalding inclu dans les 11 voyageurs et chercheurs. Ces éléments sont mis en itallique dans le texte constituant la recherche du cheminement terrestre et d'éveil.

    Des photos anciennes venant de ce site (extrait ici) ici

    Un train à Paglajhora Darjeeling Indes 1880 

    A Train in Upper Paglajhora in Darjeeling -  India c1880s

     

     Un camp dans les montagnes Himalayennes en 1880 montre les émouvantes conditions de voyage de cette époque. Alexandra David O'Neel resta de nombreuses années quant à elle au Tibet dans les neiges himalayennes qu'elle parcouru bien souvent à pieds. Ses récits sont d'une richesse remarquable.

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    Voir les magnifiques images anciennes sur https://www.oldindianphotos.in/search/label/Himalaya

     

     

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