• 33. Voyages et visites de lieux géographiquement précisés

     

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     Monastère de Taktsang appellé aussi "La tanière du tigre"

     

    3.11.Folklore tibétain. - Les Lamas errants. - Le Chela rieur. - L’Everest. -

     

    Le Temple de Pora-tat-Sanga (actuellement le temple Taktsang) Je compte que mes lecteurs me pardonneront la liberté que j’ai prise de faire une si longue digression à mon texte principal. Elle m’a paru nécessaire pour leur présenter aussi succinctement que possible quelques-uns des nombreux endroits éloignés les uns des autres où l’on a trouvé des documents qui se rapportent directement aux plus anciennes civilisations.

     

    J’aurai donné une idée de leurs arts et de leur culture, ainsi que des pensées décisives et des motifs qui ont permis à ces civilisations de se maintenir à un niveau de manifestation extrêmement élevé.

     

    Quelques rares groupes d’hommes continuent à pratiquer le mode de vie supérieur. En présentant leurs accomplissements au monde, ces groupes deviennent dans une certaine mesure des phares pour l’humanité qui s’avance vers un nouveau sommet de la courbe ascendante de la civilisation. Reste à voir si les fautes d’une minorité, entérinées par la majorité, pourront de nouveau submerger le monde et entraîner la majeure partie des hommes dans l’oubli pour un grand cycle de temps.

     

    Notre vision nous montre que le présent contient en germe tout l’avenir. Seules les œuvres du présent donnent sa forme à l’avenir. Si le présent est parfait, l’avenir ne peut manquer de l’être. Il ne s’agit pas d’une perfection actuelle REPORTÉE dans l’avenir. C’est la conscience de la perfection présente qui produit la conscience de l’avenir parfait. Où que nous allions, nous découvrirons les traces d’un peuple qui, à une époque donnée, a vécu totalement dans le présent. Tout son avenir était en accord parfait avec ses œuvres présentes, si bien que l’avenir ne pouvait s’écarter de la perfection.

     

    C’est l’origine du commandement : « Ne vous inquiétez pas de l’avenir. » Ils observaient le précepte suivant : « Vivez sincèrement dans le présent, et l’avenir correspondra nécessairement au présent. »

     

    Cette pensée se retrouve dans leur folklore, dans leurs chansons, et dans leurs prières, même dans celles qui sont écrites pour les moulins à prières. La danse du Diable, à laquelle les Tibétains participent si volontiers, fut inventée  pour effrayer et chasser le Malin qui avait détruit leur conscience de race.

     

    À l’usage, elle a dégénéré en une simple cérémonie pour chasser les mauvais esprits. Les gens se sont tellement préoccupés des esprits qu’ils ont oublié le domaine spirituel qui inclut tout.

     

    Ce phénomène n’est pas limité à une seule race ou à une seule croyance. Il est universel. La première danse représentait la beauté et la pureté tellement parfaitement implantées qu’elles ne pouvaient être déracinées, même par une suggestion mauvaise.

     

    Nous étudiâmes aussi les contes des lutins de la « Mer de sable » comme on appelle le Gobi en Chine. En maints endroits on entend des voix étranges. Bien des fois nous nous sommes entendu appeler par nos propres noms. Il nous est arrivé de percevoir la rumeur d’une grande foule qui paraissait toute proche. Nous avons fréquemment entendu des instruments musicaux variés accompagnés de voix chantantes très douces.

     

    Nous avons aperçu bien des mirages et entendu le bruit des sables mouvants. Nous sommes certains que les couches d’air situées à une certaine hauteur au-dessus du désert sont tellement clarifiées qu’à certains moments où toutes les conditions extérieures sont en accord harmonieux elles agissent comme des tables de résonance qui réfléchissent les vibrations émises antérieurement.

     

    Nous croyons que des événements du Moyen-Âge sont reproduits de cette manière. Notre travail nous absorbait tellement que le temps paraissait avoir des ailes.

     

    Sous la direction du vieux Lama, nous fîmes des copies et des dessins cotés de beaucoup de tablettes et autres documents.

     

    Au matin de notre départ le temps était brillant et clair, et tout était prêt pour notre voyage à Shigatsé. Nous avions pris congé de tout l’entourage du Dalaï-Lama. Une foule se pressait cependant dans les rues, anxieuse de nous dire au revoir. Des mains s’agitaient partout en signe d’adieu ou en offrande de prière pour notre sécurité. Une délégation nous précéda pendant des kilomètres, en tournant des moulins à prières au bout de longs bâtons. Cinquante personnes nous accompagnèrent jusqu’à Shigatzé, sur le cours supérieur du Brahmapoutre.

     

    32. Les tablettes parlantes

     

    Carte actuelle du parcours par la route de google map''s

     

     

    Tandis que nous approchions de cette ville qui est la seconde en importance du Tibet, nous aperçûmes la grande lamasserie de Tashi-Lumpo, située à deux kilomètres de la ville ((Thashilhunpo se trouve à 40 kms de Lhassa) Il existe un autre temple celui de Drepung qui se trouve à 5 kilomètres de Lhassa).

    Voici le temple de DREPUNG ici :

    32. Les tablettes parlantes

     

    Monastère de Drépung

    Une partie de ce temple détruite en 1993.

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    Ce temple connut beaucoup de tragédies avec les chinois. Il fut fondé en 1416. Il est nouvellement reconstruit. Plus de détails ici 

     

    Voici le monastère de Tashilhunpo actuellement, il date également du XIVème siècle.

    En 1447, le monastère de Tashilhunpo est fondé par Gendun Drup, 1er dalaï lama  à titre posthume, à Shigatsé, deuxième plus grande ville du Tibet central.

    En 1600, Lobsang Chökyi Gyaltsen, le 4ème panchem lama, entreprend l'extension du monastère.

    En 1642, le Tibet passe sous le contrôle des Mongols goshots,  lesquels font de l'école des bonnets jaunes la principale école du bouddhisme tibétain, supplantant l'école kagyu. C'est la fin de la période Phagmodrupa  (1351-1642) et des rois tibétains, et le début du gouvernement tibétain ou Ganden Phodrang (1642-1959), où le Tibet sera contrôlé tour à tour par les Mongols et les Mandchoux. Soutenu par ces pouvoirs, le monastère devient un des monastères les plus importants du Tibet.Voir plus de détails ici.

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    Monastère de Tashilhunpo 

    D'autres temples se trouvent aux alentours, pas loin de Lhassa dont le  monastère de Nechung dont on parle ici. (Des articles pourraient être consacré à chaque temple dans la rubrique TIBET).

     

    Une délégation de cette lamasserie fit cinq kilomètres  pour venir à notre rencontre et nous offrir l’hospitalité pendant notre séjour. 

    (ce qui confirmerait qu'il s'agirait probablement du monastère de Drepung situé à 5 kilomètres de Lhassa,tandis que celui de Tashilhunpo de Shigatsé se trouve à 40 kms de nos jours (si l'espace n'a pas changé entretemps (sourire)) 

    De tous côtés on nous souhaita la bienvenue. En entrant dans la lamasserie, nous ressentîmes le calme et la paix qui imprégnaient ses salles comme une grande présence. En vérité, l’endroit était idéal pour se reposer avant d’aborder l’étape qui devait nous conduire au lac Dolma et à Sansrawar.

    (Voici de quoi lire sur le Tibet historique et autres données sur ce pays des neiges ici )

     

     

     

                                                                                            

    Nous étions très désireux d’examiner les archives de ce monastère. De là, nous voulions avancer aussi vite que possible, car des dispositions avaient été prises pour que nous rencontrions le Maître Bhagavanzi au temple de Pora-tat-Sanga.

    (Actuellement ce monastère s'appelle le Monastère de Taktsang et il se trouve au Bhoutan! Le monastère de Tak-Sang Lakhang, au Bouthan est bien le temple de Pora tat Shanga dont parle l'auteur de La vie des maîtres, dans la vallée de Paro (Pora Tat Sanga = Paro Tak Sang or nous avons déjà des vues dans mes articles lorsqu'il est parlé de la vie secrète de Jésus qui serait également passé par le Bhoutan il y a deux mille ans.
    Il y est dit que ce temple est bâti en face d'une grotte, la grotte du Tigre ou de la Tigresse, et que l'on y entend des sons (des éons, de l'Univers) qu'aucun esprit occidental ne peut accepter).

    Nous savons que Baird Spalding et toute l'équipe de chercheurs sont allés au Népal et au Bhoutan, le désert de Gobi, l'Inde, etc.). Ce monastère a brûlé en 1998. Il fut visité selon l'histoire ou la légende par le Bouddha Padmasambhava voyageant sur le dos d'un tigre). Voici une photo datant de 1998 : je n'ai pu obtenir un format plus grand. Avant ce monastère s'appellait bien Pora tat Sangha).

    32. Les tablettes parlantes

     

     

    1998

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     Monastère de Taktsang appellé aussi "La tanière du tigre"

     

    Géographiquement : le Bhoutan se situe sous le Tibet. Voici sa situation.

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    Après le repas du soir avec les Lamas, nous parlâmes du nombre et de la beauté des temples, puis la conversation s’orienta sur les divergences entre croyances religieuses.

     

    Un très vieux Lama dit : Les Lamas et les Yogis ne partagent pas, les mêmes croyances. Les Yogis ne peuvent admettre que la doctrine d’un homme quelconque puisse être définitive. Il faut que tous les êtres humains aient accès à toute connaissance à l’intérieur d’eux-mêmes. Les Lamas, eux, adhèrent strictement à la doctrine de Bouddha. Selon toute probabilité, chaque être humain se développera et atteindra sa grandeur.

     

    Un Chrétien atteindra la conscience du Christ. Un Bouddhiste aboutira comme Bouddha, etc. Chacun a son Dieu, et partout on dit que Dieu a fait l’homme à son image. Toutes les nations et tous les peuples ont leurs dieux propres. Les uns ont le dieu du feu, d’autres celui des récoltes, etc. Chacun a un meilleur dieu que son frère. Comment puis-je comprendre que Dieu ait fait l’homme à son image ? Devant cette multitude de dieux, je dirais plutôt que chaque homme a fait Dieu à son image.

     

    Nous vîmes six Lamas qui étaient à la tête d’un groupe connu sous le nom de Lamas Errants. Ceux-ci vont de-ci de-là, sans argent. Jamais ils ne mendient. Ils n’acceptent de nourriture ou d’argent de personne. Ils restent toujours en contact les uns avec les autres et avec les six du monastère. Il y a trois sections de cet ordre, chacune avec un Lama à sa tête, ce qui forme un état-major de neuf Lamas. Les trois chefs de division peuvent se trouver en trois pays différents. Chacun des Lamas qui voyage reste en contact direct avec le chef de sa division, et ce chef lui-même reste en contact avec les six.

     

    Pour communiquerils emploient une méthode que nous appellerons transmission de pensée  (télépathie, ce qui est utilisé dans l'une des quatre lignées tibétaines chez les Kagyus donc les kagyupas pour les enseignements et autres communications ce qui est bien pratique) plus subtile et plus précise. On l’appelle atma, c’est-à-dire conversation d’âme à âme sans intermédiaire.

     

    Nous rencontrâmes six de ces Lamas et déjeunâmes avec eux le lendemain. Le vieux Lama nous informa qu’il nous accompagnerait au temple de Pora-tat-Sanga quand notre travail serait terminé. Nous acceptâmes son offre, car il était un ami du Muni qui nous servait de guide et d’interprète. Tous deux nous aidèrent grandement dans l’étude des documents.

     

    Au cours d’une conversation, le vieux Lama fit incidemment la remarque suivante : Deux de vos camarades qui vous ont quittés lundi dernier vont arriver à Calcutta aujourd’hui à onze heures et demie. Si vous voulez correspondre avec eux, vous le pouvez. Notre chef écrivit un message invitant nos camarades à se rendre directement à Darjeeling pour s’occuper d’une certaine affaire qui réclamait des soins et de compter sur notre arrivée pour le 24 août. Il data son message, en prit copie, et tendit l’original au Lama. Celui-ci le lut, plia soigneusement le papier, et le mit de côté.

     

    Nos camarades nous rencontrèrent en effet à Darjeeling le 24 août. Ils nous montrèrent un message écrit qui leur avait été remis en main propre moins de vingt minutes après leur arrivée à Calcutta. Ils avaient supposé que le porteur était un messager envoyé d’avance avec les instructions. Nous avions donc maintenant la preuve matérielle des facultés de certains de ces Lamas.

     

    Si elles pouvaient s’étendre dans une direction, pourquoi ne pourraient-elles pas s’étendre dans toutes ? Nous étions désireux de nous hâter vers Pora-tat-Sanga, car un grand nombre de pèlerins devaient s’y réunir en cette saison qui était très favorable pour une telle visité.

     

    Nous fîmes le chemin par Gyantzé (Gyantsé est une ville située plus bas menant vers le Bhoutan) où l’on nous informa que nous rencontrerions un très remarquable chela (disciple) connu sous le nom de « Disciple Rieur ». Ses chants et ses rires guérissaient ses auditeurs et aidaient ses compagnons à franchir les passages difficiles de leur chemin.

     

    Quand nous entrâmes dans la cour de la lamasserie, un jeune homme fort bien campé s’approcha de nous avec des souhaits de bienvenue. Il nous informa que les Lamas comptaient bien que nous vivrions à leur foyer pendant notre séjour dans le village. Nous lui dîmes que nous repartirions dès le lendemain, car nous étions pressés   d’atteindre le col de Phari.

     

     

    Il répondit : Nous comprenons que vous êtes sur le chemin de Pora-tat-Sanga. J’y retourne demain matin et serai heureux de vous accompagner si cela vous convient. Nous acceptâmes. Riant de tout son cœur, il nous conduisit à notre dortoir, dans le grand hall de la lamasserie. Après nous avoir confortablement installés, il nous souhaita le bonsoir, et nous quitta en nous disant qu’il nous retrouverait de très bonne heure le lendemain matin. Il s’en alla en chantant d’une voix bien timbrée. C’était le Disciple Rieur.

     

    Il nous réveilla le lendemain matin par son annonce chantée que le petit déjeuner était prêt. Nous prîmes congé des Lamas, reçûmes leur bénédiction, et trouvâmes que tout était préparé pour notre étape vers le col de PhariCe col conduisait au-delà des pics de Phari et Kang-La.

    Dans l’ensemble, la route de la matinée fut très dure, mais dans les endroits difficiles, le chela nous précédait en riant et en chantant. Dans les passages les plus scabreux, sa voix retentissait et paraissait nous transporter sans effort.

     

    Page 333 à 337 de La vie des maîtres de Baird Spalding.

    Notes :

    Pour ce passage en particulier, je me suis permise d'inscrire des notes fort utiles pour le parcours de Baird Spalding afin d'avoir des précisions sur les lieux visités géographiquement comme je le fis pour la vie secrète de Jésus Christ (Issa est le nom donné à Jésus par les musulmans). Ce travail fut un peu fastidieux mais apporte du concret sans avoir encore trouvé complètement ce que je souhaitais au sujet du temple bibliothèque décrite par l'inconnue dont il est parlé dans l'article précédent. Pourtant, je pense avoir déjà trouvé ce lieu lors de recherches dans le passé. J'espère que les interventions en italique n'auront pas perturbé la lecture de cette page très instructive. 

    Salut à vous qui passez par ici. Vous avez la primeur d'une partie du parcours de Baird Spalding, ce que beaucoup de passionnés ont eu des difficultés à obtenir. Cette recherche définit de très hauts lieux de spiritualité. Voici pour terminer un document sur l'Ermitage de Taktsang ou le Monastère de Taktsang.

    PS : d'autres temples se trouvent aux alentours de Lhassa à quelques kms. Je me documente car 6.000 temples ont disparu détruits par les chinois à partir de 1966. Je pense pouvoir obtenir de la documentation au cours de cette année et aller au plus juste pour les répertorier et ce sera ajouter, réintégré avec un bilan à la fin de l'ouvrage ou dans la rubrique TIBET, un  lien sera déposé. Om mani padme om

    ©Colinearcenciel

     

     

     

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