• 30. Un arrêt sur un site cité dans le récit de Bair Spalding

     

     

     

    3.6. Le Muni. - Évolution de la pensée humaine – Fin des tyrannies et des superstitions

    Je m’excuse d’avoir relaté avec tant de détails les expériences de ces quelques jours concernant les brigands.

    J’ai voulu décrire d’une façon aussi probante que possible le pouvoir d’un seul homme complètement drapé dans sa maîtrise divine ainsi que sa manière de faire pour transformer l’énergie déployée par une horde sans foi ni loi en une force de protection pour lui-même et pour tout le district.

    Non seulement nous fûmes protégés, mais l’énergie de cette horde était telle qu’après avoir été amplifiée, vivifiée, et retournée vers elle-même, le résultat fut que les fauteurs de destruction s’entre-détruisirent.

    La protection du pays fut complète sur des kilomètres à la ronde, bien que les habitants fussent trois fois moins nombreux que les bandits et n’eussent aucune arme de défense apparente. Dès que la surexcitation et le choc nerveux des jours précédents furent calmés, nous reprîmes nos occupations avec un intérêt renouvelé.

    La saison de Pâques approchait rapidement et nous désirions terminer notre travail du village de la Croix en « T » avant de retourner aux Indes. Il fut en effet rapidement achevé. Les derniers préparatifs de retour furent terminés la veille de Pâques, et nous comptions que le dimanche serait un jour de détente et de repos complets.

    En partant pour le temple bien avant l’aurore, nous trouvâmes Chander Sen assis dans le jardin de l’auberge. Il se leva pour nous accompagner, disant que Thomas nous retrouverait au sanctuaire.

    Il suggéra que nous devrions retourner aux Indes par Lhassa, puis par Mouktinath en passant par le col transhimalayen de Kandernath. De là, nous nous dirigerions sur Darjeeling. En arrivant au pied de l’échelle qui conduisait à l’entrée du temple, nous nous arrêtâmes un instant pour regarder poindre l’aurore.

    Chander Sen posa une main sur l’échelle, comme prêt à monter vers l’entrée du tunnel, et dans cette attitude se mit à parler. Il dit : La Lumière ne comprend pas les ténèbres, car elle brille à travers les ténèbres. Quand Jésus se vit sur le point d’être trahi par Judas, il dit : « C’est maintenant que le Fils  de l’Homme est glorifié, et Dieu se glorifie en lui. »

    Le Maître ne dit pas : « Judas m’a trahi », il ne fit aucune allusion à Judas. Il s’appuya uniquement sur l’universalité du Christ de Dieu glorifié en lui-même.

     

    L’homme est glorifié en Dieu. Dieu glorifie l’homme en lui-même. Cette parfaite action et réaction de Dieu détruit toute inharmonie d’une manière caractéristique. C’est alors que l’on peut commander : « Christ, apparait d’une manière de plus en plus précise, tellement précise que tu es moi-même. » En fait nous ne formons plus qu’un corps, une pensée, un esprit, un tout, un principe complet. Vous êtes « JE SUIS », et ensemble nous sommes Dieu.

    Au moment où Chander Sen se tut, nous nous trouvâmes dans notre sanctuaire, la salle centrale du temple de la Croix en « T ».

    À peine avions-nous eu le temps de reprendre nos esprits que Jésus et plusieurs autres personnages, dont Thomas, entrèrent par la porte qui donnait sur le balcon. À leur entrée, la salle s’embrasa de lumière.

    Nous échangeâmes des salutations et fûmes présentés à un étranger qui accompagnait les arrivants. Il avait l’air d’un homme entre deux âges et cependant plein de sève.

    On nous informa qu’il était l’un des Munis qui avaient la garde des souterrains de Hastinapur. Il retournait dans cette région et se tenait prêt à nous accompagner.

    XX

    Il avait connu les grands Rishis (Maîtres) Végas et aussi le Rishi Agastya dont l’ermitage est situé dans cet endroit remarquable quoique très isolé.

    Notre bonne fortune nous remplit de joie. Nous formâmes un cercle et nous tînmes debout en silence pendant quelques instants, les deux mains appuyées sur la table. Bien qu’aucun mot ne fût prononcé, la salle était entièrement remplie des pulsations vibrantes d’une étrange émanation.

    Nous éprouvions des sensations absolument inconnues qui commencèrent par nous accabler. Les rochers avaient des battements et vibraient avec des résonances musicales.

    Cela ne dura que quelques instants. Un Maître rompit le silence en nous disant que ce matin nous allions voir en images la création d’un univers. Ces images représenteraient les événements qui accompagnèrent la naissance de notre système planétaire. Nous sortîmes et avançâmes jusqu’au bord du balcon naturel. Il s’en fallait encore d’une heure que le soleil fût levé. Nous étions ensevelis dans un calme de mort et un silence absolu.

    L’heure était propice pour le déroulement d’une nouvelle naissance. Nous regardions éperdument  loin, dans l’espace infini, l’âme remplie d’une espérance attentive.

     

     

    Le Muni commença par dire : Il n’y a que deux sortes d’événements dans le monde. D’une part ceux qui existaient avant que la conscience ne commençât de s’affirmer. Ils existent maintenant et existeront éternellement. D’autre part ceux que l’humanité a pensé et pensera.

    Ce qui existait avant le commencement de la conscience est éternel. Ce que l’humanité pense est variable et inconsistant. Ce qui existait avant le commencement de la conscience est la Vérité. Ce que les hommes pensent n’est vérité que pour eux.

    Quand ils prendront conscience de la Loi de Vérité, cette loi supprimera toutes les pensées erronées de l’humanité. À mesure de leur écoulement, les siècles repoussent le voile matériel par le processus de l’évolution. En même temps, certaines idées se font jour dans la pensée de l’humanité et la font revenir vers la Vérité, ou, comme nous disons, vers le fait cosmique originel. Ces idées, qui remplissent la mémoire du passé, se confrontent aux faits du présent, et se nuancent d’après les prophéties de l’avenir. Dans l’ensemble, elles se tiennent nettement sur le chemin que parcourt la conscience évoluante de la race humaine. Celle-ci est donc continuellement ramenée à la considération du principe originel.

    Par la répétition de ces retours en arrière, l’humanité découvre que la création est éternelle et semblable dans tous les pays. Les créatures humaines varient continuellement sous l’effet de la loi d’action et de réaction. Quand les hommes ont été trop loin dans leurs créations personnelles, la grande loi de la Vérité Absolue intervient pour les ramener en face du plan originel. La loi cosmique, toujours polarisée dans le sens de l’égalisation, de l’équilibre, et de l’harmonie, ne permet donc jamais à la vie de s’égarer trop loin sur la tangente. Malgré les idoles et les dogmes, elle rassemblera l’humanité dans une union complète avec les réalités absolues.

    Quand la loi de vérité absolue sera prépondérante dans la conscience humaine, tout ce qui n’est pas en accord et en union parfaite avec la vérité cosmique expérimentale disparaîtra de soi-même. Les pensées de l’humanité se forment toujours de telle sorte que les conséquences imparfaites nées de demi-vérités sont abandonnées aussitôt que la vérité arrive.

     

    Il faut que la loi cosmique absolue s’accomplisse complètement. Quand l’humanité pense, parle, et agit selon la loi de réalité, elle est forcément conduite vers la loi elle-même, c’est-à-dire vers la vérité.

    Les anciens nous ont dit que tout arbre non planté par le Père Céleste sera déraciné : « Ne vous occupez pas des aveugles conducteurs d’aveugles. Si des aveugles conduisent toujours les aveugles, ne tomberont-ils pas tous dans la même fosse ? »

    Le cycle au cours duquel les guides aveugles ont conduit la race aveugle dans un marais d’ignorance, de superstition, et d’illusion est en train de se clore rapidement.

    Ce marécage a été créé par les idées personnelles, et non par ceux qui s’efforcent de découvrir la vérité. La civilisation née des illusions et des superstitions des derniers siècles s’engloutit elle-même dans le marécage. Une nouvelle conscience raciale a été conçue et grandit rapidement sous le stimulus des souffrances et du tragique désordre des créations humaines.

    En fait, la porte s’ouvre toute grande à cette nouvelle naissance. On ne peut donner d’autre conseil que celui d’avancer dans le sentier cosmique en s’élevant à des plans de conscience supérieurs.

    Une seule sorte de pensée est interdite dans le système vibratoire du grand cosmos. C’est celle qui permet à la race humaine de s’attacher si solidement à ses croyances, de s’accrocher si désespérément à ses illusions, qu’elle ne veut plus abandonner le passé. Elle ne peut alors participer au mouvement d’expansion de la pensée universelle.

    Quand une race est absorbée par ses idées personnelles, elle est obligée de continuer dans ce sens Jusqu’à ce que ses croyances aient épuisé leurs effets naturels et que ses expériences ne lui permettent plus d’aller de l’avant. Alors la Loi absolue intervient spontanément et progressivement par le moyen de maladies, de souffrances et de pertes jusqu’a ce que l’homme ait compris et finisse par découvrir que la malédiction d’une idée fausse réside dans la fausseté de l’idée.

    Il arrive que les pensées humaines créent dans les races et les nations un état d’esprit non conforme à la réalité pure. Si la race ou la nation refuse d’abandonner cet état d’esprit, la Loi interfère avec ses progrès en permettant aux vibrations accumulées par l’ancien état d’esprit de se réfléchir sur elles-mêmes au moyen du Rayon de lumière. Alors cette race ou cette nation est effacée du monde par des  guerres, des luttes, des dissensions, et des décès survenant de tous côtés.

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    Elle est ensuite replacée dans le courant ascendant de la création pour reprendre son évolution après un nouveau contact avec la Vérité qui existait avant le commencement de la conscience humaine. Aujourd’hui la civilisation approche rapidement d’une grande époque de reconstruction. Toutes les choses qui paraissent actuellement si stables et si bien fondées se trouveront bientôt immergées dans un courant de reflux. Tout arbre qui n’aura pas été planté par la Vérité sera déraciné.

    Nous voyons poindre un bouleversement cosmique complet des présentes institutions sociales, politiques, financières, et religieuses. Ce bouleversement fera place à une ère nouvelle qui prendra plus étroitement contact avec la Vérité que la conscience humaine a submergée ou mise de côté. 

    La Vérité reste drapée dans sa bienfaisance attentive, aimante et radieuse. Elle attend que les .hommes se rendent compte que leur conscience peut embrasser les choses éternelles.

    L’humanité est en train d’émerger des contes de fées de la génération précédente. La nouvelle génération s’éveille à une individualité et à un discernement spirituels où toutes ces anciennes histoires ne lui serviront plus de rien. La fin des illusions, des traditions, et des superstitions approche, ainsi d’ailleurs que la fin de la civilisation fondée sur elles. Les vieilles idoles sont bonnes pour les consciences naïves qui aboutissent maintenant à une impasse. Leur destruction résultera des illusions qu’elles ont provoquées. Il apparaîtra évident qu’elles ne représentaient que des histoires pour des enfants au berceau, inventées par un état-major de prêtres et de précepteurs pour endormir les enfants vagissants d’une race qui évolue. 

    Ceux qui voient plus loin n’ont pas vagi, et l’on n’a pu les conduire au sommeil. La plupart ont perçu la fausseté de ces contes pour bébés, et beaucoup d’entre eux se sont courageusement portés en avant pour détruire les mensonges.

    Leur vision s’étend jusqu’à l’absolu qui a toujours existé, et avec quoi une faible fraction de l’humanité a toujours gardé contact par connaissance directe.

    C’est de cette fraction que s’élèvera une nouvelle conscience raciale plus vivifiante, pleinement éveillée, et prête à détrôner les idoles instaurées par certains hommes pour dominer leurs compagnons. Elle fera place aux nouveaux idéaux qui sont aussi anciens que l’aurore de la création. Il sera indispensable que ceux qui enseignent, conduisent, ou inspirent la conscience de race travaillent sur un plan de contact réellement vivant. Ce plan devra être si élevé qu’il ne pourra comporter ni erreurs ni contradictions. Son interprétation devra être si simple qu’il ne pourra y avoir de malentendus. Le tigre de la spiritualité et de l’intelligence supérieure est réveillé. Il refusera de se rendormir, car il est déjà blessé par les fragments du passé et déçu par les tortures résultant de sa confiance mal placée. Il va exiger une pensée directrice plus forte et plus vivante, basée sur la Vérité elle-même. 

    Extrait de la vie des maîtres de Baird Spalding.

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    Hastinapur fut la capitale légendaire du royaume des Kaurava, appartenant à la dynastie des rois de Kuru. Le trône de la ville était l'enjeu de la guerre de Kurukshetraque met en scène le Mahābhārata, la grande épopée indienne. Tous les évènements du Mahābhārata eurent lieu dans cette cité. La toute première référence à Hastinapur, dans l'histoire indienne, est la mention de la ville en tant que capitale de l'empereur légendaire Bharata.

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    Carte Védique de Hastinapur dans le Kuru.

    À l'époque moghole,Hastinapur  et sa région étaient gouvernés par un Gujjar, le Raja Nain Singh Nagar, qui construisit de nombreux temples dans Hastinapur et en dehors.

    PS : "ils" auraient détruit les vestiges historiques de cette ancienne capitale où il y avait de nombreux temples et des souterrains tels que Baird Spalding évoque. Curieuse idée de détruire des vestiges aussi précieux.

    Bharata (Sanskrit : भरतः) est un empereur légendaire de l'Inde, ancêtre éponyme de la nation indienne auquel se réfèrent les mythologies hindoue et jaïn. Sa capitale était Hastinapur. Il est le fils du roi Dushyanta et de son épouse Shâkuntalâ.

     

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